Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Le Passage (Louis Sachar)

Amis du jeudi, bonjour !

J’aime pas les jeudis, ils n’ont jamais eu bon karma chez moi. Mais là, on va faire un bon billet du jeudi, parce que je viens de (re)finir un bouquin que j’avais lu… mon dieu, il y a plus de 12 ans ! Je faisais alors partie du comité de présélection du prix littéraire du collège. Le Passage avait été un vrai coup de cœur. 12 ans après, il n’a pas pris une ride…

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Sarakontkoi ?
Stanley Yelnats est grand, il est gras, mais il n’est pas méchant ; pour preuve, la petite teigne du collège lui en fait voir de toutes les couleurs. Et Stanley Yelnats a le don de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, comme lorsqu’il reçoit sur la tête les baskets d’un grand joueur de baseball, volées quelques minutes auparavant alors qu’elle étaient destinées à être vendues à une vente de charité… Pour ce forfait, qu’il n’a pas commis, il est condamné à creuser, au camp du Lac Vert, des trous de 1m50 de large sur 1m50 de haut sous une chaleur torride. Point de lac, mais un désert, des coéquipiers pas toujours fair-play, et des bestioles dangereuses. Mais que cherche le directeur du camp ?

Tenpenskoi?
Je ne sais pas quoi dire sur ce bouquin. Peut-être commencer par : je l’ai AD-DO-RÉ. Pourquoi ? Eh bien parce que l’auteur vous tient dans sa main, à coup de flashbacks savamment éparpillés qui vous expliquent juste ce que vous devez savoir de la malédiction qui s’est abattue sur la famille de Stanley. Parce que les personnages EXISTENT sur ce foutu papier : attendrissants, détestables, minables, généreux. Parce que vous souffrez avec eux, vous craignez et vous espérez. Parce que la toile qui a été tissée est parfaite et sans défauts, que tout concorde. Parce que le tout est extrêmement bien rythmé. Louis Sachar est un sacré chef d’orchestre ! Un détail cependant : je trouve le titre de la version originale, Holes (« trous » en anglais), bien plus adéquat. Parce que des trous, il y en a !

Pour infos :
L’école des loisirs, collection Médium, 280 pages, 9,50€ chez votre libraire.

PS : j’avais même pas grillé que Disney en avait fait un film, La morsure du lézard, qui me semble un peu fade face au bouquin.

 

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Animale (Victor Dixen)

Chers amis du dimanche, bonjour ! (oui, on était dimanche quand j’ai écrit le premier jet…)

La grasse-matinée hebdomadaire doit être terminée à cette heure-ci, et vous grognez probablement à l’idée de reprendre demain le chemin des pupitres et bureaux. Du moins une partie d’entre vous. Quant à moi, j’entame dès ce soir ma première semaine de vacances depuis bien longtemps. Et je signe pour un VDI (« Vacances à Durée Indéterminée »). En bref, je cherche du boulot. Les longues files d’attente de Pôle Emploi, les heures à rédiger des lettres personnalisées, à me justifier de mes diplômes et de mes expériences… ah, j’en salive ! Pour l’heure, parlons bouquin, nom d’une pipe en bois. Un conseil avisé de mon amie libraire, pas Pierrot (blague pourrie), mais Charlotte !

animale

Sarakontkoi ?
Fin du XVIIIe, début du XIXe. Blonde, 16 ans, vit une vie léthargique dans un couvent où elle ne voit la vie qu’à travers les verres bleus des lunettes que les sœurs l’obligent à porter. Éduquée avec les jeunes filles de son âge, qui jalousent sa magnifique chevelure blonde, elle ignore tout de ses origines. Jusqu’à ce qu’un jeune sculpteur la prenne pour modèle et révèle son corps et ses sens à la lumière ; le dossier de police sur l’étrange disparition d’une jeune noble 16 ans auparavant porte alors Blonde sur le chemin de ses origines, semé de monstres, de légendes, et d’amours profanes.

Quelle épopée ! Du genre qu’on n’a pas envie de lâcher. Les premier chapitres nous plongent directement dans une quête d’identité, et le changement de point de vue (de la jeune fille au sculpteur pour revenir à Blonde) nous plonge dans les méandres d’un mystère qui demande résolution. Quelque chose d’épique, comme un combat, une fougueuse envie de vivre, d’amour et de reconnaissance flotte sur ce récit. Pas toujours sous la forme où l’on s’attendrait à les trouver, mais le tout n’en est pas moins extrêmement émouvant.

Tenpenskoi ?
Première impression, en voyant la couverture : mon dieu, encore un de ces machins bâclés pour ados, lecture prémâchée au style simplet. Genre Anne Robillard. FAUX ! On a déjà parlé de réécritures de contes par le passé, notamment celles de La Belle au bois dormant et La Belle et la Bête. Des contes populaires transposés sur fond d’actualité sociale. Ici, rien à voir : on conserve le côté historique, les capes et les épées, et on saupoudre de folklore étranger exotique. Bam ! On a une version de Boucle d’Or vachement plus rock’n’roll que la version originale, sans la morale à la fin et tout le bla bla.  Essoufflant, mais à lire !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature, 400 pages, 17,90€ chez votre libraire.

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La passe-miroir, livre 1 : Les fiancés de l’hiver (Christelle Dabos)

Amis lecteurs / blogeurs, bonsoir !

Les jours raccourcissent, il fait de plus en plus froid. Avant même l’orgie de bonbons d’Halloween, on reçoit déjà les catalogues de Noël. Alors, la seule chose dont on ait vraiment envie en ce moment, c’est de se caler devant un feu de cheminée avec un bon bouquin. Bon, d’accord, je parle surtout pour moi. Mais croyez-moi, ce bon feu de cheminée, vous l’apprécierez d’autant plus avec le bouquin qui arrive ! (Vous avez vu ce titre ?)

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Sarakontkoi ?
Un monde, que l’on suppose être le nôtre, a explosé en plusieurs morceaux, appelés des Arches. Sur chaque Arche, un esprit de famille, sorte de Dieu immortel et vestige de l’ancien monde, règne en maître sur les habitants. Ophélie, jeune fille frêle et effacée, s’occupe tranquillement de son musée sur Anima. Sa spécialité ? Lire les objets, c’est à dire voir le passé de leur ancien propriétaire. Du jour au lendemain, elle se retrouve fiancée à un haut dignitaire d’une Arche hostile et glaciale, le Pôle. Elle devra y suivre son fiancé dans le flot perpétuel des complots de cour. Mais elle découvrira qu’elle n’a pas été choisie au hasard…

Tenpenskoi ?
Lauréat du prix du premier roman Gallimard Jeunesse, quelle aubaine ! Finaliste du choix du jury, choix final du public, c’est donc le premier tome d’une (probable) quadrilogie que vous avez dans les mains. J’avoue que j’étais sceptique au départ : encore une série ? Encore de la fantasy ? Encore des histoire d’amour prémâchées ? Sceptique quant au titre. Mais aussi à l’histoire. Tous ces trucs d’uchronie futuriste un peu fantasy, ça devient d’un banal… Et puis, en fait, vous vous retrouvez avec des personnages bien plus profonds qu’il ne semblent l’être, des complots plus sombres, plus compliqués que ne le laisse présager le synopsis.

Au final, on tient dans ce tome (et quel tome ! plus de 500 pages) : une intrigue bien ficelée, des personnages atypiques, une conspiration, et un univers extrêmement plausible, avec ce quelque chose de familier, mais de totalement nouveau aussi ! Tout ça emballé dans un style léger et très simple, de ceux qui portent, sans qu’on en voie réellement les mots, les plus grandes histoires. Mais c’est que ça laisse présager de très longues heures de plaisir à dévorer les tomes suivants ! À lire !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature, 528 pages, 18€ chez votre libraire !

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Mathieu Hidalf, tome 4 : La bataille de l’aube (Christophe Mauri)

Amis du jour, bonjour !

Je ne suis qu’une voix du passé — nous sommes le 2 septembre — et je viens de terminer le tome 4 des aventures de notre tête brûlée préférée. Oui, certains sont privilégiés. Le livre sort dans plus d’un mois, et je ne peux déjà plus attendre de lire le tome 5. Pour vous, en avant-première…

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Attention, SPOILER ! Si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas le paragraphe qui suit !

Sarakontkoi ?
Mathieu a été banni de l’école pour avoir suivi les ordres qu’il pensait venir du capitaine Louis Serra. Il a fait l’indéfaisable : il a prononcé le Serment Noir pour sauver l’école, et a ainsi tué son arbre doré. Face à la douloureuse évidence qu’il ne sera jamais Élitien, Mathieu fait en sorte de sombrer dans un profond sommeil enchanté, dont il ne s’éveillera que sous une impossible condition… ou à sa majorité. Mais en faisant cela, il ignore le danger qu’il fait courir à son école bien aimée.

Tenpenskoi ?
Avant de commencer un nouveau tome de Mathieu Hidalf, je suis toujours un peu nerveuse. Pas que je n’aie pas confiance en Christophe, mais j’attends les réponses aux questions qu’il a semées dans les tomes précédents, et je me demande toujours s’il n’en oubliera pas une ou deux, genre questions improbables… Mais jamais il ne nous laisse tomber. Mathieu reste égal à lui même, comme dans chaque tome. Plus ça va, moins le personnage est centré sur lui-même, il commence à grandir. Il est également le bénéficiaire d’un présent qui va changer sa vie.

Un mystère de plus en plus épais entoure Mathieu et l’école. On se demande pendant tout le bouquin où sont les faux-semblants, et — chose que j’ai vraiment appréciée — on a quand même quelques réponses. (Oui, je trouve incroyablement chiants les bouquins où on n’apprend tout que dans le dernier tome). Et puis, c’est toujours aussi génial ! Tellement génial que j’ai piqué une crise quand j’ai cru avoir perdu mon tome 3 dédicacé, au point de râler après ma frangine à qui je l’avais prêté… Encore quelques jours de patience !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Romans Jeunesse, 320 pages, 13,50€, mais dans deux jours 😉

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Mathieu Hidalf, tome 4 : La bataille de l’aube (Christophe Mauri)

Amis du jour, bonjour !

Fans de Mathieu Hidalf, beware, le tome 4 est prévu pour le 17 octobre. Votre serviteur (-euse, mais ça se dit pas) vient de le terminer. Effacés les doutes de l’auteur, ce tome charnière n’aura pas fini de vous surprendre. Alors seulement, vous comprendrez la torture littéraire qui m’est infligée face à l’attente du dernier tome (le 5e).

Encore un mois et demi pour lire la critique… je la posterai quelques jours avant la sortie 😉

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Stardust (Neil Gaiman)

Amis du mercredi, bonjour !

Je prends 5 minutes, parce que, comme vous pouvez le voir dans la PAL (Pile À Lire), Stardust a (enfin) disparu. Et pour cause, après m’être endormie des centaines de fois au bout de 3 lignes, j’ai enfin trouvé la force de terminer ce dernier chapitre. Tout a commencé lors d’une visite chez Maëlle, mon amie parisienne — peu avant qu’on ne parle koala (que j’ai trouvé, enfin !) pour la première fois. Elle avait posé sur la table de son salon un bouquin, de taille un peu batarde (entre une BD et un roman grand format) et paraissait toute excitée d’avoir trouvé la version illustrée du livre de Gaiman. « Stardust, comme le film ? », ai-je naïvement demandé. « Oui, mais ça n’a pas grand chose à voir », m’a-t-elle répondu. Bref, tout ça m’a turlupinée, et j’avais trouvé les illustrations super jolies en plus. Alors ni une ni deux, je me suis mise en chasse. Amazon a été mon seul recours (pardonnez-moi mon Père parce que j’ai péché), mais je l’ai enfin trouvé. En poche d’abord (je me suis plantée dans ma commande), puis en grand format, illustré. Voilà pour la petite histoire. Comme quoi, faut pas grand chose…

stardust

Sarakontkoi ?
Petit village de Mur, Angleterre – début du XIXe siècle. Le village est bordé par un mur (d’où son nom) dont la seule brèche est étroitement surveillée afin de ne permettre aucun passage ni dans un sens, ni dans l’autre. Tristran Thorn est un individu pour le moins curieux. Un peu lunaire, pas vraiment intégré, ce jeune homme au physique atypique est follement amoureux de Victoria, « la plus belle fille du compté, et même du monde ». Un soir, alors qu’il la raccompagne chez elle, et qu’il énumère les folies qu’il pourrait accomplir pour son amour, une étoile tombe de l’autre côté du mur. Commence alors un long voyage au cours duquel Tristran, dans le but de ramener à sa chère Victoria son étoile chue des cieux, se découvre lui-même dans un pays inconnu et pourtant si familier. Et rencontre chemin faisant des personnages hauts en couleur. Mais il n’est pas le seul à s’intéresser au sort de l’étoile…

Tenpenskoi ?
Un magnifique conte dans la lignée des romans jeunesse de Neil Gaiman, toujours un peu borderline, jamais vraiment incorrecte, mais toujours un peu dérangeant. On retrouve ici toute la naïveté des contes de notre enfance, saupoudrée d’une pincée de cette amertume des adultes qui aimeraient ne pas grandir.

Pour la première fois, je regrette d’avoir vu le film avant d’avoir lu le livre… Bien que très bien adapté, et disposant d’un excellent casting, il révèle néanmoins toutes les clefs du bouquins tout en s’en éloignant pas mal parfois. Les effets de surprise sur la découverte progressive des personnages n’ont donc pas fonctionné. Pour le coup, c’est presque dommage, parce que le film était sympa aussi… Mais à lire, surtout si vous pouvez vous procurer la version originale illustrée par Charles Vess !

Pour info :
J’ai Lu (entre autres), 211 pages (en l’occurrence), 5,80€ chez votre libraire.

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A comme Association, tome 7 : Car nos cœurs sont hantés (Erik L’Homme)

Amis du jour bonjour !

Les chroniques s’enchaînent malheureusement un peu lentement en ce moment, faute de temps. Mais voici celle de l’avant-dernier A comme Association, dont vous trouverez les chroniques des tomes précédents ici.

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Sarakontkoi ?
Jasper est devenu, sans le savoir, l’ennemi public numéro 1. Il pourchasse le mystérieux mage, qui lui-même recherche, pour des raisons obscures, le patron de l’Association. Alors que même les Anormaux semblent en avoir après lui, il est victime d’hallucinations contre lesquels il est impuissant, se découvre des pouvoirs qu’il ne pensait pas avoir, tombe amoureux de l’agent stagiaire Nina, et découvre le lien étrange qui l’unit à Ombe. De quoi perdre ses repères…

Tenpenskoi ?
Au lieu de nous éclairer comme je le pensais, ce tome nous plonge dans une perplexité bien plus grande encore. Pas tout à fait un livre de transition, mais pas non plus un tome plein de révélations, Erik L’Homme nous en donne pourtant suffisamment pour que nous ayons envie de terminer la saga. Et quand je vois la taille du tome 8, je me dis qu’on n’est pas sortis de l’auberge…

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand Format, 208 pages, 10,05€ chez votre libraire

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Les Royaumes du Nord (Philip Pullman)

Amis du jour, bonjour !

Laissez-moi donc commencer par vous souhaiter à tous une bonne année, pleine de résolutions tenues (incluant la ponctualité, les régimes et l’abolition de la procrastination)… du moins jusqu’à fin janvier. Me voici me voilà, avec une surprise en revenant sur le blog et en jetant un œil aux stats : mais que vous est-il arrivé ? J’ai un pic monstrueux de visites le 2 janvier ! Plusieurs options :

– après les fêtes, je vous ai tellement manqué que la première chose que vous avez faite en vous relevant de votre indigestion d’huîtres au champagne (avec un peu de bûche glacée dans le vinaigre aux échalotes, ce que je vous pardonne, on n’a pas toujours les idées très claires après quelques verres), je vous ai tellement manqué, disais-je, que vous vous êtes jetés désespérément sur votre PC pour venir checker les nouvelles.

– on vous a offert le bouquin d’un sombre inconnu, vous avez tapé son nom sur Google histoire de voir un peu ce que c’est et de décider si vous allez le laisser croupir à côté de votre lit en vous promettant de vous mettre à lire (tiens, une autre résolution) ou bien vous créer un compte Priceminister pour le revendre (on sait jamais, un pignouf peut très bien être intéressé, lui).

– maman, l’ordi un 2 janvier, c’est pas cool !

Bref, toujours est-il que je vous remercie de la fidélité que vous avez témoignée en 2012. J’espère que notre petite communauté s’étendra, histoire de partager encore et encore ! Et ça promet, parce, eh, pendant les vacances, Super Papa a terminé la bibliothèque dans la maison de campagne familiale ! Un rêve de môme qui se réalise. Une. Vraie. Bibliothèque ! Bref, voici donc ma lecture de Noël, que j’avais sur mes étagères depuis un bout de temps, mais que ma coupine Maëlle et son amour pour Pullman m’ont plus ou moins poussée à lire. Si vous êtes arrivés jusqu’à ce stade du post, félicitations, attachez vos ceintures et c’est parti !

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Sarakontkoi ?
Dans une Angleterre quasi intemporelle, les hommes, les femmes et les enfants naissent avec un daemon, sorte d’appendice de leur âme qui se promène à leur côté sous la forme d’animaux. La jeune Lyra a grandi parmi les érudits de Jordan College à Oxford, sous la tutelle d’un oncle absent. Elle y a développé une grande curiosité et une assurance insolente, et commence à se poser des questions sur les nombreuses disparitions d’enfants. Lorsque son oncle revient à Jordan College, après une de ses expéditions dans le grand Nord, et parle aux érudits de ce qu’il appelle la Poussière, chacun semble mal à l’aise. Lyra ne comprend pas ce qu’est la Poussière, ni pourquoi la belle et brillante Mme Coulter s’intéresse à elle au point de l’emmener avec elle à Londres. Mais lorsque le manteau de charme et d’intelligence de cette dernière se déchire, Lyra s’enfuit pour un voyage dans le Nord, sur les traces de son oncle et des enfants disparus, accompagnée d’une troupe de gitans. Commence un périple semé de dangers, mais aussi de découvertes et de drames.

Je me souviens avoir vu le film il y a quelques années. « Une honte », s’est exclamée Maëlle lorsque je le lui ai dit. « Rien à voir avec le bouquin ». Alors je lui ai répondu que je le lirais. « Fais-le dans un moment de détente, pendant des vacances », m’a-t-elle suggéré. Pullman, c’est un de ses héros. Bref, me voilà donc à me lancer dans cette aventure (une trilogie dont je n’ai pour le moment lu que le premier tome). Je m’attendais à un roman pour enfants. Il n’en est rien, même si, comme vous pouvez le voir sur la couverture, Gallimard l’a publié dans sa collection « Folio Junior ». Je vous accorde cependant que c’est un roman dont le personnage principal est un enfant.

Tenpenskoi ?
On plonge en fait dans un univers un peu « steampunk » (genre révolution industrielle, charbon, vapeur, acier et machines volantes type Zeppelin), sans vraiment connaître l’époque. On explore de nouvelles croyances, une nouvelle façon d’aborder la religion, tellement proche de la nôtre par ses pratiques, mais dont le contenu est légèrement modifié. Et on fait avec les personnages des découvertes scientifiques majeures, effrayantes et captivantes. J’ai aimé les personnages, la fraîcheur de leur franchise, et leur diversité. J’ai aimé ces nouvelles croyances, à la fois proches des nôtres et pourtant différentes par leur contenu. J’ai aimé la complexité de ce monde aux règles étranges, cette idée d’un petit bout de nôtre âme que l’on ne contrôlerait pas. Bref, Maëlle avait raison, du concept à l’écriture, des personnages aux péripéties, ce livre a tout d’une grande épopée. Le tome 2 pour dans pas longtemps (là je suis plongée dans la relecture de The Host, de Stephenie Meyer).

Bisous mes choux (avec un x à la fin, parce que c’est comme ça que se pluralisent bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, et pou).

Pour info :
Pour cette édition : Gallimard Jeunesse, collection Folio Junior, 504 pages, 8,40€ chez votre libraire !
Pour l’édition grand format : Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature, 360 pages, 17,80€ chez votre libraire.
Pour l’édition adulte : Gallimard, collection Folio SF, 533 pages, 7,50€ chez votre libraire.

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Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas (Tahereh Mafi)

Re-re-re bonjour !

Oui, quand je vous dis que je rattrape le retard, je ne fais pas semblant. Donc, quatrième billet de l’après-midi, sur une lecture somme toute fort sympathique envoyée par une petite Comète. Fini dans le train pour Londres !

insaisissable

Sarakontkoi ?
Juliette est enfermée dans un asile depuis plus de 3 ans pour un crime qu’elle n’a pas voulu commettre. Parce que Juliette a un don, sa malédiction : lorsque sa peau entre en contact avec la peau d’un autre être humain, elle absorbe sa vie. Depuis son enfermement, le nouveau régime s’est renforcé, un régime de rigueur qui proclame que la Terre meurt, qu’on ne peut plus nourrir tout le monde et qui utilise cette excuse pour parquer les citoyens et créer des lois de privation absurdes. C’est dans ce contexte que Juliette va revoir Adam, enfermé avec elle dans sa cellule pour elle ne sait quelle raison, alors qu’elle n’a pas parlé à un être humain depuis 3 ans. Adam dont elle se souvient pour être allée à l’école avec lui. Adam qui l’a probablement oubliée. Adam qui a avec elle un comportement plus qu’étrange…

Au début du bouquin, on se retrouve avec Juliette, dans sa cellule. On vit avec elle l’enfermement, la solitude. La peur lorsqu’Adam arrive, potentielle victime de son don. Sa réaction presque animale. Sa passion qui se développe peu à peu, qu’elle étouffe, en nous étouffant nous aussi, lecteurs. Sa déroute devant les humeurs changeantes d’Adam, et le besoin viscéral qui lui brûle la peau d’être touchée, aimée, humaine. Son dégoût d’elle-même, alors que le régime cherche à utiliser son don pour torturer les rebelles…

Tenpenskoi ?
Un style très lapidaire, des mots qui suffoquent, qui disent l’enfermement, et la mise en page originale où le personnage rature ses notes, nous permettant ainsi de connaître les désirs profonds qu’elle camoufle derrière la bienséance. Des désirs qu’elle répète comme des litanies, qu’elle martèle avec force, toute une tension sensuelle qu’elle met en place… on compare avec Twilight, pourquoi pas. M’enfin, les désirs des personnages de Stephenie Meyer sont bien plus sages que la passion qui semble dévorer Juliette. Oui, c’est pas de la littérature érotique non plus ! Les amoureux du genre, vous pouvez essayer, j’ai passé un bon moment.

Pour info :
Michel Lafon, 384 pages, 16,95€ chez votre libraire.

 

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A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit (Erik L’Homme)

Pour le coup, je suis un peu à la bourre dans la série, parce que le tome 8 vient de sortir, et que moi, je n’en suis qu’au 6. Mais enfin, c’est que j’essaie de prêter attention à chacun des petits locataires de ma bibliothèque (pas facile).

Bien, donc mes chères collègues m’ayant fait l’honneur de m’envoyer le dernier tome, je me suis dit qu’il serait peut-être temps de m’y remettre quand même ! Lentement mais sûrement… (Attention, spoil ! Je peux pas faire autrement ! Passez le paragraphe suivant si vous n’avez pas lu le tome 5).

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Sarakontkoi ?
Jasper a éliminé l’assassin d’Ombe. Reste maintenant à trouver le commanditaire du meurtre. Mais pour l’heure, personne ne répond à l’Association, malgré l’ordre que mademoiselle Rose a donné à Jasper de se présenter au bureau à la première heure après les fêtes. Personne, mais deux hommes étranges qui sortent des locaux. Ni une ni deux, Jasper part en chasse et tombe sur un petit mage hyper puissant copain des vampires qui fait des trucs chamaniques bizarres… Reste à sauver l’agent-stagiaire Nina, qui s’est fait kidnapper par lesdits vampires. Mais quelle n’est pas la surprise de Jasper en sauvant Nina… d’un tas de CADAVRES de vampires. Les voilà donc lancés sur la piste du petit sorcier, pendant qu’à l’Association, mademoiselle Rose est de plus en plus inquiète de la tournure que prennent les événements.

Tenpenskoi ?
Une sixième aventure de l’agent-stagiaire Jasper, de transition dirons-nous, puisque les rouages des deux derniers tomes s’y mettent en place. On se pose de plus en plus de questions sur l’Association, son véritable but. Qui sont les gentils, les méchants ? Erik L’Homme nous tient par le bout de sa plume, mélangeant humour et suspens. Entre le côté geek lourdingue de Jasper et l’intrigue qui devient de plus en plus complexe, nous, lecteurs, en prenons pour notre grade en attendant le tome suivant. Mais, petits veinards que nous sommes, la série est terminée, donc on peut enchaîner, et c’est tant mieux ! On attend donc le suivant, tout en sachant que les réponses qui se profilent ne seront pas forcément conformes à l’idée qu’on se fait, parole de fans rencontrés à Montreuil (qui EUX ont déjà terminé la série). Bientôt la prochaine aventure, donc…

Ici, les tomes 1 à 5.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand Format Littérature, 208 pages, 10,05€ chez votre libraire