Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Terraperia : L’héritage du Caballarius Rex (Florian Martin)

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, j’ai un million de trucs à te dire. Mais je ne peux pas tout mettre dans le même billet, parce que je veux te parler bouquin (ce que je vais faire ici), endo, ce qui se casera direct dans la catégorie Highway to FIV, et j’ai un billet d’humeur qui me trotte dans la tête, alors je pense te sortir une Pensée qui panse. Et on sera bien.

Je commence par ma lecture du moment. Il faut d’abord que tu saches qu’il s’agit d’un billet un peu spécial… parce que le livre en question n’existe qu’en deux exemplaires : le mien et celui de l’auteur. Pour la faire courte, j’ai eu 30 ans il y a 3 semaines, et la consigne était la suivante : pas de cadeau s’il n’est pas fait main. Mon ami Florian, dont il va être question ici, s’est dit : « quoi de mieux qu’un bouquin ? » et BIM, voilà qu’il me pond 175 pages (pour le moment) avec une histoire qui tient la route, un truc vachement bien ficelé. Alors, en attendant que le texte soit retravaillé, et pourquoi pas dispo à la lecture, je me suis dit que j’allais t’en toucher deux mots.

Je tiens à préciser que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé par l’auteur, et que rien de ce que je vais dire n’est motivé par autre chose que mon enthousiasme à cette lecture (sinon, je me serais abstenue de faire un billet, et j’aurais rapidement remercié Florian).

terraperia.jpg

Sarakontkoi ?
À Terraperia court une légende qui a fondé l’empire actuel : on raconte que le premier empereur, le puissant Tyrannus, pouvait chevaucher les Tyrannosaurus Rex, ces puissants et dangeureux dinosaures carnassiers. Le secret est depuis longtemps perdu, mais il se peut que l’Imperium le déterre bientôt, pour s’en servir à de bien mauvaises fins. Mia, la jeune archéologue, Billy, le xénobiologiste en herbe, ainsi que Tak’ori, le puissant guerrier, entamment une course contre la montre, pour protéger le secret de leurs ancêtres et la liberté des peuples de Terraperia.

Tenpenskoi ?
Oui, tu as bien lu, des dinos ! Parce que je kiffe les dinosaures à mort (tu l’auras peut-être compris dans mon billet sur Jurassic Park). L’auteur, quant à lui, est fan de jeux vidéos, de fantasy, de SF et… de dinos, évidemment. Et le bouquin est bourré de références : Uncharted, Jurassic Park, Indiana Jones, le tout dans un scénar’ qui ferait trembler Mickael Bay. Pas dans son manque de contenu (pardon Mickael, mais c’est vrai quand même des fois), mais dans l’aspect très visuel des scènes d’action.

Bien sûr, le texte doit être corrigé et étoffé (en deux mois, pas évident de pondre un truc de cette qualité). Donc avant une quelconque diffusion, je préconise une bonne relecture, et quelques arrangements, notamment dans le développement des personnages qui ont tendance à passer au second plan par rapport à l’intrigue. Je pense aussi qu’il faudrait développer le contexte géo-politique, et pourquoi pas nous faire un petit truc à la Star Wars au début, parce que quand même, il y a des DINOSAURES !

Ceci dit, une fois que vous avez commencé votre lecture, et admis le fait que dinos et humains cohabitent, ça va. Et Florian sème 2-3 indices qui nous font réfléchir sur le pourquoi de leur présence, et nous montre que non, il ne s’est pas juste fait un gros kiffe en nous laissant de côté. C’est réfléchi quand même ! Mais quelle qualité sur l’articulation du récit ! C’est logique sans être plat, on ne s’ennuie pas. Et ça a comme un goût de Sydney Fox (ne levez pas les yeux au ciel) : celui du bon divertissement, drôle, jamais trop, sans être insuffisant, avec cette touche d’humour nostalgique qu’on ne trouve que chez ceux qui ont grandi dans les années 90.

J’espère que vous pourrez bientôt le découvir !

Pour info :
impression simple, 175 pages, pas encore de prix

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Jurassic Park (Michael Crichton)

Ami du jour, bonjour !

Un billet matinal, aujourd’hui. Rien de tel que d’écrire à la fraîche. Chéri est parti à une importante réunion de chasse (parce que oui, il chasse, mais pas les Bambi, non, eux il a plutôt tendance à les laisser filer). Je suis donc seule à la maison, et avant de m’atteler aux tâches ménagères (enfin, en attendant que la machine à laver ait fini de tourner), je prends 2 minutes pour te présenter ce chef-d’œuvre de la SF.

jurassic_park.jpg

Sarakontkoi ?
À moins de vivre sur une autre planète, tu sais déjà que ça cause de dinos. John Hammond invite en avant-première dans son nouveau parc les professeurs Grant (paléontologue) et Satler (paléobotanologiste => comme un paléontologue, mais spécialisé dans les plantes). Bref, ils étudient les dinosaures. Hammond a plus que jamais besoin d’un aval et d’un soutien scientifique pour convaincre ses actionnaires de le laisser ouvrir son parc révolutionnaire : un parc à dinosaures. Et croyez-moi, il ne s’agit pas d’animatronics…

Tenpenskoi ?
Je n’en ai pas dit beaucoup plus, parce que normalement tu as vu le film, et si tu ne l’as pas vu, tu en as entendu parler, tout de même. Sauf si tu as élevé les marsupiaux en Papouasie ces 25 dernières années. Chacun son truc. Moi, le mien, depuis toute gamine, c’est les dinosaures. Alors, quand j’ai vu que mon ami Flo avait dans sa bibliothèque un exemplaire de Jurassic Park, je lui ai dit : « mais, ils en ont fait un livre aussi ?! » Après quoi, il s’est esclaffé et m’a corrigée : « non, ils ont fait un film à partir du bouquin ! » La quiche. Je lui ai tout de même fait promettre de me le prêter une fois que j’aurais terminé ma lecture du moment.

Quelques semaines après ça, il rapplique avec un exemplaire poche dudit bouquin, trouvé d’occas’. Je ne te raconte pas l’euphorie qui s’est emparée de moi ! Mille mercis, Flo. Mais tout ça ne te dit pas ce que j’en ai pensé.

Toi, tu connais le petit vieux sympa habillé tout en blanc, tellement passionné qu’il en est émouvant, adorant ses petits enfants et peu avare quand il investit dans son rêve : monter un parc avec des dinos. Moi je vais te raconter celle d’un homme qui a fait une avancée scientifique majeure dans le domaine du clonage, qu’il est bien décidé à monétiser au moyen d’un parc sensationnel. Oui, il est beaucoup question d’argent.

Jurassic Park le livre m’a fait ouvrir les yeux sur Jurassic Park le film, parce que le (magnifique, merveilleux) Tyrannosaurus Rex (qui me fiche des frissons de bonheur à chaque apparition) a détourné mon attention du réel sujet du film, comme du livre. Est-ce parce qu’on peut le faire qu’on doit le faire ?

Le livre donne la part belle à toute une réflexion philosophique sur la Vie, la Nature, et sur la science, mais éclaire également le manque de contrôle, voire de législation, qui permet à des apprentis sorciers d’exploiter ces failles légales pour satisfaire leur égo en allant toujours plus loin. On nous pose une question d’éthique.

Au-delà de ça, je me suis toujours dit Jurassic World, la suite de la trilogie de films originale, était simplement une pompe à fric, où l’on nous montrait de plus gros dinos pour faire sensation. Mais pas du tout ! En lisant Jurassic Park, j’ai vu Jurassic World en filigrane tout le long ! Parce que Jurassic World est l’exacte concrétisation de ce que voulait faire John Hammond. Alors que son parc part en cacahouète tout au long du livre, il n’a de cesse de nous décrire sa vision des choses… qui correspond à la lettre à ce que nous montre Jurassic World. Donc, pour bien compléter l’expérience, je te propose de voir le film original (celui de 93) si ce n’est pas fait, de lire Jurassic Park, et de regarder Jurassic World.

Je te touche deux mots du style : ce n’est pas pour rien que Spielberg en a fait un film. Crichton écrit l’action. Si bien qu’une ou deux fois, il m’a une peu perdue tellement il avaçait vite, alors que moi, j’essayais encore de trouver mes repères. Mais ce n’est qu’un point de détail, tellement j’ai aimé le sujet de sa réflexion.

Je ne résiste pas à l’envie de partager avec toi le passage qui m’a le plus marquée. C’est Malcolm qui explique sa théorie. Dans le film, il s’agit de la scène où ils déjeunent après avoir nourri les raptors, à laquelle je n’avais jamais vraiment fait attention avant de la lire telle quelle :

Les scientifiques nous répètent à l’envi qu’ils cherchent à découvrir la vérité sur la nature. Il y a du vrai là-dedans, mais ce n’est pas ce qui les motive.[…] La véritable préoccupation des scientifiques est la réussite. Tout ce qui les intéresse, c’est de savoir s’il peuvent faire quelque chose, et ils ne prennent jamais le temps de se demander s’ils devraient le faire.[…] S’ils ne le font pas « eux », ce sera quelqu’un d’autre. Ils ont la conviction que les découvertes sont inévitables et essaient simplement d’être les premiers.[…] Toute découverte scientifique est un viol du monde naturel. Ce sont les scientifiques qui le veulent.[…] Ils ne peuvent se contenter de regarder, d’évaluer. Ils sont incapables de s’intégrer à l’ordre naturel des choses. Il leur faut provoquer quelque chose de non naturel.[…] Je voudrais que les gens se réveillent. La science moderne se développe depuis quatre siècles, nous devrions maintenant savoir à quoi nous en tenir et ce qu’elle peut nous apporter.

Merci Flo, ce fut une fantastique expérience de lecture.

Pour info :
éditions Pocket, 512 pages, 7,90€

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Mathieu Hidalf (Christophe Mauri)

Amis du jour, bonjour !

Si certains d’entre vous suivent la page Facebook en même temps que le blog, vous aurez remarqué qu’à l’occasion du festival jeune public Puy de Mômes (organisé par la ville de Cournon d’Auvergne), je ressors chaque jour de mes tiroirs une de mes lectures jeunesse favorites.

Aujourd’hui ne fait pas exception, mais je refais également un billet, parce qu’il s’agit non pas d’un livre, mais d’une série. Je veux bien entendu parler de Mathieu Hidalf.

Donc, bien que les tomes 1 à 5 aient chacun leur billet, je vous fais un super résumé ici pour ceux qui n’auraient pas suivi (ou qui ne veulent pas se farcir les  articles !).

Sarakontkoi ?
Mathieu Hidalf a dix ans et deux passions : faire tourner son père en bourrique et les bêtises. Les vraies. Qui se répercutent dans tout le royaume Astrien. Et ces bêtises, savamment orchestrées par le jeune esprit de notre héros, ne se déroulent pas n’importe quel jour. Non. C’est précisément le jour de l’anniversaire du roi, et accessoirement du sien, que Mathieu accomplit ses méfaits. Tout commence pour ses dix ans, lorsque Mathieu met en place la plus énorme bêtise de sa vie… dont l’accomplissement se trouvera mis à mal par la rupture d’un contrat de paix et la menace pesant sur le capitaine de l’Élite, le héros de Mathieu.

Tenpenskoi ?
Ca, c’est le point de départ. Les bêtises. Mathieu n’aura de cesse d’imaginer les pires complots, se compliquant parfois plus la vie que s’il avait fait ce qu’on lui demande. Jusqu’au jour où il ne s’agit plus que de lui, mais de l’avenir de l’école de l’Élite et de celui des gens qui comptent pour lui. Un petit d’homme qui n’a de cesse de vouloir grandir trop vite.
Le récit peut dérouter, parce que Christophe Mauri raconte les histoires de son héros à la façon d’un enfant : de manière désordonnée, détaillée, exagérée. Le tout est délicieusement désolpilant, et touchant.

Pour les billets individuels, c’est par ici :
Tome 1 : Le premier défi de Mathieu Hidalf
Tome 2 : La Foudre fantôme
Tome 3 : Le sortilège de Ronce
Tome 4 : La bataille de l’aube
Tome 5 : La dernière épreuve de Mathieu Hidalf

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Neverwhere (Neil Gaiman)

Amis du jour, bonjour !

Pour changer un peu, un roman terminé samedi, gagné lors d’un sympatique concours J’ai Lu. Je dois dire que je lis peu de Gaiman, même si je m’emploie à réparer cette méprise (j’en ai quelques autres qui attendent). J’avais déjà lu L’Étrange Vie de Nobody Owens et Stardust en jeunesse, et encore une fois, je dois dire que ce monsieur est… déroutant.

neverwhere

Sarakontkoi ?
Richard Mayhew a une vie on ne peut plus ordinaire, sans histoires. Il est même très effacé face à une fiancée directive. Un soir, alors qu’ils se rendent au restaurant, Richard aperçoit sur le trottoir une jeune fille gravement blessée. N’écoutant que son instinct et contre l’avis de Jessica, il porte secours à la jeune fille. Il apprend qu’elle est une habitante de la Londres d’En Bas, que sa famille a été massacrée et qu’elle est elle-même pourchassée. Commence alors une éprouvante course poursuite pour découvrir qui a tué la Famille de Porte et rendre à Richard la vie tranquille qu’il a quittée.

Tenpenskoi ?
Je me rends compte que mon résumé est un peu pauvre. Mais résumer un livre de Neil Gaiman n’est jamais facile. Parce qu’il va au-delà du texte et au-delà du livre. Il est une caméra qui nous montre, sous différents points de vue qui finissent par se recouper, les aventures de Porte et de Richard. D’ailleurs, le roman est à la base une série écrite par Neil Gaiman, qui a décidé de développer certains points qu’il avait dû laisser de côté dans le bouquin. Personnellement, je suis curieuse de voir la série en question.

Je vous disais plus haut que le roman était déroutant. Je ne me l’explique pas, mais lorsque je lis du Gaiman, je n’ai aucun repère. C’est comme s’il créait ses univers à partir du néans, que ses personnages avançaient seuls. Les personnages, parlons-en. Il sont hauts en couleur et je dois le dire assez hors du commun. Une jeune fille nomée Porte qui peut ouvrir n’importe quelle porte, une autre qui parle aux rats, un bandit-dandy qui se fait appeler Marquis de Carabas… Le concept de double ville (En Haut et En Bas) est surprenant, et nous fais ramper dans des tunnels secrets, des égouts, et des endroits dont on n’est pas certains qu’ils aient une réelle existance. Donc, pas de point de comparaison. L’aventure n’en reste pas moins haletante, très bien écrite. Quelques couaks de traduction pour cette version-ci, mais rien de bien méchant.

Pour info :
Poche : éditions J’ai Lu, collection Science-Fiction, 380 pages, 7,80€
Grand Format : Au Diable Vauvert, collection Jeunesse, 493 pages, 20€

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L’épouvanteur (Joseph Delaney)

Amis lecteurs, bonjour !

Aujourd’hui, une lecture qui nous a bien occupés l’année passée, Chéri et moi, puisqu’il s’agit d’une série de 13 romans (pour la série principale). Laissez-moi vous raconter les circonstances de l’achat du premier tome. Nous étions, Chéri, mes amis Aurel, Maëlle, Romain et moi-même dans une librairie plutôt branchée litté de l’imaginaire. Imaginez, 2 éditrices (+ moi) dans une librairie… Maëlle s’est avérée curieuse de lire des grands classiques SF. Aurélia flânait… quant à moi, pour la première fois de ma vie, je n’avais envie de rien. Le vide. Et pour moi, ne pas avoir envie de livre, c’est douloureux. C’est alors que j’ai vu la jolie couverture en haut d’un rayon jeunesse. J’avais entendu parler du bouquin mais je ne l’avais jamais lu. Aurélia en était choquée : « quoi ? mais c’est un classique ! » m’a-t-elle gentiment morigénée. Alors du coup, je me suis lancée. Et j’avais 13 tomes devant moi !

Je ne fais donc qu’un billet pour toute la saga, parce que la commencer, c’est ne pas la lâcher…

epouvanteur

Sarakontkoi ?
Il y a longtemps, en Angleterre. Depuis toujours, Thomas Ward voit en entend des choses que le commun des mortels ne voit et n’entend pas. C’est normal, il est le septième fils d’un septième fils. C’est pourquoi, lorsqu’il atteint l’âge de 13 ans, sa mère l’envoie faire son apprentissage avec le célèbre épouvanteur John Gregory. Avec lui, il apprendra à détruire les créatures féroces et cruelles qui hantent nos cauchemars. Thomas l’ignore, mais sa vie est liée au destin du Malin.

Tenpenskoi ?
Les 13 tomes s’enchaînent à une vitesse irréelle. Thomas apprend, grandit, fait une confiance aveugle à son maître puis questionne ses décisions. Et il combat, sans jamais abandonner, même lorsque la situation paraît désespérée. Accompagné de sa fidèle amie Alice, une sorcière, il n’a de cesse de déjouer les plans du Malin, pour accomplir son destin.

Si la majorité des tomes empruntent la voie de Tom à travers son journal d’Épouvanteur, trois d’entre eux changent de point de vue pour suivre les aventures de personnages secondaires : Le Pacte de Sliter, Grimalkin et l’Épouvanteur et Alice et l’Épouvanteur. Le tout est très dynamique et j’avoue que les premiers tomes m’ont foutu une petite flipette quand même (de l’épouvante pour les enfants, c’est pas bien méchant, et celle-ci est intelligemment écrite). Donc pour les moins trouillards, on commence vers 10 ans, pour les autres, on attend 12-13 ans…

Pour info, le film Le septième fils, tiré des bouquins, est nullissime ! Pas abouti, aucun respect des personnages, de leurs relations, d’une lenteur à faire peur et bourré de clichés. On dirait un Eragon du pauvre, ça fait peur. Dommage, le casting était sympa.

Pour info :
Tome 1 : L’Apprenti Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 290 pages, 7,90€
Tome 2 : La Malédiction de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 368 pages, 7,90€
Tome 3 : Le Secret de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 371 pages, 14,90€
Tome 4 : Le Combat de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 406 pages, 14,90€
Tome 5 : L’Erreur de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 393 pages, 14,90€
Tome 6 : Le Sacrifice de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 322 pages, 14,90€
Tome 7 : Le Cauchemar de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 350 pages, 14,90€
Tome 8 : Grimalkin et l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 320 pages, 14,90€
Tome 9 : Le Sang de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 330 pages, 14,90€
Tome 10 : Le Pacte de Sliter, Bayard Jeunesse, 308 pages, 14,90€
Tome 11 : Le Combat de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 406 pages, 14,90€
Tome 12 : Alice et l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 329 pages, 14,90€
Tome 13 : La Revanche de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 352 pages, 14,90€

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Le Chaos en marche (Patrick Ness)

Lecteurs du vendredi, bonjour !

Aujourd’hui, une trilogie que j’ai dévorée il y a fort fort longtemps (bien 2 ans), et que je n’ai pas encore osé chroniquer tellement le contenu est dense. J’ai vraiment peur de ne pas lui rendre justice… Nolwenn (toi qui m’as conseillé cette fantastique aventure), n’hésite pas à me corriger, ou à me compléter !

Sarakontkoi ?
Le monde est fait de bruit. Du bruit des pensées et des sentiments des Hommes. Tout baigne dans un constant brouhaha. Todd vient d’avoir 13 ans. À 13 ans, chez lui, on devient un homme. Et pour devenir un homme, chez lui, il faut commettre la faute ultime : un meurtre. Mais Todd, contrairement à ses congénères, est incapable de tuer. Alors il fuit… et trouve un endroit sans bruit. S’engage une guerre contre la différence, une guerre pour le pouvoir. Une guerre du bruit.

L’infinie boucle de l’Histoire, les erreurs oubliées, répétées inlassablement. Le jugement et la condamnation de la différence. L’absence de pensée individuelle, lorsque par son Bruit, on peut imposer sa volonté. Lorsqu’on vole une terre qui n’est pas la nôtre, que les vérités éclatent. Le monde n’est pas le nôtre. Les Hommes ne sont pas nous. Mais les guerres, la cruauté, la marche sans âme des armées fait douloureusement échos à notre réalité. Celle où tout le monde hurle sans écouter.

Tenpenskoi ?
Quelle écriture percutante ! Lapidaire, claire. Sans filtre, comme les mots d’un enfant. Parfois sans cohérence, en flot continu. Comme ce bruit constant qui nous écrase les tympans à la lecture de cette trilogie. Une bonne claque littéraire, qui marche autant en jeunesse qu’en adulte. La preuve, elle a été publiée dans les deux collections.

Pour info (version Poche) :
La Voix du couteau (T.1) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 544 pages, 8,65€ chez votre libraire
Le Cercle et la Flèche (T.2) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 576 pages, 8,65€ chez votre libraire
La Guerre du Bruit (T.3) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 640 pages, 8,90€ chez votre libraire

 

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Lady Helen (Alison Goodman)

Amis du jour, re-bonjour !

Vous pensez bien qu’en un an d’absence (ou plus ?), j’ai pris du retard dans mes lectures ! Qui n’ont pas toutes été fameuses, comme vous avez pu le voir hier. Et le livre dont je vais vous parler aujourd’hui… eh bien, disons que c’est une lecture en demi-teinte…

helen

Sarakontkoi ?
Londres, 1812. La jeune Lady Helen, une orpheline sous la tutelle de son oncle et de sa tante, s’apprête à faire son entrée dans le monde. Son oncle compte bien étouffer sous une bonne éducation la réputation sulfureuse de la mère d’Helen. Mais lorsqu’elle fait la connaissance de Lord Carlston, sa vie bascule. Cet homme, accusé d’avoir assassiné sa femme, ouvre à Helen les portes du Club des Mauvais Jours, une société secrète constituée d’êtres aux capacités extraordinaires qui combattent dans l’ombre les Abuseurs, ces abominations qui se nourrissent de l’énergie humaine. Helen pourra tendre la main vers son destin, ou lui tourner le dos…

Une histoire de bienséance, de choix, de destinée. La place d’une jeune fille dans une société qui n’accepte des femmes que leurs tendres sourires et leurs jolies parures. Eventuellement quelques conseils sur la tenue d’une maison. Son combat pour exister et se faire entendre.

Tenpenskoi ?
Une lecture bien sympa. J’avoue qu’à l’origine, j’ai acheté ce bouquin parce que je trouvais la couverture jolie… victime du marketing ! Après, l’histoire est bien écrite, bien que peu originale sur le contenu. Et même si j’avoue que j’ai trouvé la mise en place longue (aucun réel élément perturbateur avant la moitié du bouquin), la lecture reste agréable. On ressent l’appel du pied fait aux adulescentes, fait de scènes toutes en tension sexuelle (si je puis dire, puisque le tout reste très chaste). Leture en demi-teinte donc. Si vous aimez le thé et les petits biscuits sur fond d’apocalypse, ce livre est fait pour vous.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Romans Ado, 576 pages, 19,50€ chez votre libraire

 

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Red Rising (Pierce Brown)

Amis du jour, bonjour !

Bon, d’autres livres attendent depuis bien longtemps de trouver leur place entre deux billets sur ce blog. Ils sont même tellement impatients qu’ils se bousculent dans le sac en papier qui leur tient lieu de maison temporaire en attendant le déménagement… mais malgré tout le plaisir que j’ai pu prendre à les lire, ce n’est rien comparé au cadeau que m’a fait mon amie Aurélia en me recommandant…

Sarakontkoi ?
Les humains ont depuis longtemps étendu leur conquête au reste du système solaire. Les planètes et autres astres doivent être « terraformés », rendus viables pour les humains. Darrow est un Rouge, il vit dans les mines de Mars, en pionnier qu’il est, et trime jour et nuit dans sa Main des Enfers pour préparer la planète rouge à l’arrivée des autres castes : les Marrons, les Roses, les Violets, les Oranges, les Gris, les Obsidiens, les Jaunes, les Bleus, les Verts, les Bronzes, les Argents, les Blancs et les Ors.
À chaque caste sa spécialité : l’art, les sciences, la technologie, la religion… et le Pouvoir. Depuis des siècles, les Ors exploitent les autres castes, notamment les Rouges, en les maintenant dans l’ignorance. Mais la chance est donnée à Darrow par les Fils d’Arès, une cellule résistante, de se mêler aux castes hautes. Doit-il détruire la Société de l’intérieur ? Comment reconstruire un schéma plus égalitaire ? Dans ses succès comme dans ses chutes, il ne sera jamais seul.

Tenpenskoi ?
Une réelle réflexion, miroir de la société actuelle, poussée au paroxysme d’un avenir lointain. La stigmatisation, la division en castes, le mensonge sont le quotidien de cette Société dystopique, qui utilise les plus bas instincts des Hommes pour les manipuler.

Pierce Brown est un merveilleux narrateur — non ! raconteur d’histoire ! Il manipule ses propres personnages, ainsi que ses lecteurs, leur faisant croire, par ce « Je » du personnage principal, qu’ils savent tout. Mais il nous surprend constamment par d’intelligents jeu de narration. Le tout se transforme en un tourbillon d’action qui ne relâchera le lecteur qu’à la fin de sa course. À mettre entre toutes les mains !

Pour info :
Tome 1 : Red Rising, Hachette Romans, 480 pages, 18 EUR
Tome 2 : Golden Son, Hachette Romans, 528 pages, 18 EUR
Tome 3 : Morning Star, Hachette Roman, 552 pages, 18 EUR

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Belle de Glace (Anna Sheehan)

Chers amis,

Je ne pensais pas aller plus loin ce soir, mais nous y voici. Un cinquième billet et on replonge dans la jeunesse avec une sorte de réécriture du conte de la Belle aux Bois Dormants… enfin, grosso modo…

belle_de_glace

Sarakontkoi ?
Rosalinda Fitzroy est l’héritière d’un empire financier, mais ses parents, loin d’être aimants, la mettent en stase à la moindre contrariété. La stase, c’est un sommeil artificiel dans lequel est plongé celui qui s’endort dans un caisson prévu à cet effet. Rose se réveille 60 ans après sa dernière stase, sortie de son sommeil par le baiser d’un jeune homme qui l’a trouvée dans les caves de sa demeure. Elle a du mal à s’adapter à ce nouveau monde dans lequel ceux qu’elle aime ont disparu, et elle ne semble pas être sécurité dans ce présent qui n’est pas le sien. Quelqu’un la cherche…

Un monde post-apocalyptique, des mensonges et des secrets de famille. Une belle endormie se réveille dans un monde ravagé par une épidémie. Elle cherche, mais ne semble appartenir à aucune famille, tantôt écartée de son héritage, tantôt plongée au cœur des scandales. Que se passe-t-il une fois que le prince à réveillé la belle ? Surtout lorsqu’il ne semble pas vouloir de ce fardeau qu’il a délivré de son sommeil.

Tenpenskoi ?
Une lecture sympathique. Je ne dirai pas que c’est un chef-d’œuvre, mais comme je m’intéresse aux réécritures de contes, je me suis dit « pourquoi pas ». Un bon divertissement, bien rythmé. À lire si vous avez un peu de temps et ce livre sur vos étagères.

Pour info : éditions Hachette, collection Black Moon, 384 pages, 16 EUR

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Mathieu Hidalf, tome 5 : La dernière épreuve de Mathieu Hidalf (Christophe Mauri)

Lecteurs du jour, bonjour,

Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2015. Qu’elle vous apporte bonheur et satisfaction, réponde à vos questions et vous en pose de nouvelles. Pour commencer, une lecture que j’ai mise de côté bien trop longtemps malgré la fébrilité avec laquelle je l’attendais. La fin d’une aventure. Je veux bien entendu parler des adieux de Mathieu Hidalf.

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Sarakontkoi ?
L’attaque finale des frères Estaffes n’est plus très loin. L’Elite est à la recherche de l’enfant Helios qui se cache parmi les élèves, et du traître qui sert les Estaffes. En ultime recours, l’école est protégée par la magie du labyrinthe des Bannis. Mais la vie et les épreuves continuent. Mathieu se voit attribuer une épreuve dangereuse : retrouver les Ailes de feu. Derrière cette épreuve, visiblement attribuée par erreur, se cache probablement le destin de l’école, de l’Élite et du royaume…

Tenpenskoi ?
Un dernier tome époustouflant, qui ne nous laisse aucun répit, de la première à la dernière page. Les secrets, l’Histoire et les histoires se lient et se délient en une valse effrénée qui nous conduira inéluctablement vers une issue fatale. La question que l’on se pose pendant tout le livre est : qui va plonger ?

La magie de Christophe est d’agiter au bord du gouffre chacun des personnages, et malgré l’attachement que l’on a pour eux, aucun n’est épargné par nos soupçons. Il va jusqu’à en sacrifier certains. Mathieu prend une dimension et une profondeur que l’on ne faisait que deviner dans les tomes 3 et 4. J’avoue avoir versé des larmes plus d’une fois. C’est un coup de maître. Mathieu tire sa révérence et moi mon chapeau à Christophe Mauri.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature / Romans Junior, 544 pages, 16,90€