Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Les Chroniques lunaires, T1 : Cinder (Marissa Meyer)

Amis du jour, bonjour !

Vous ai-je déjà parlé de ma passion pour les réécritures de contes ? Comment ça une bonne centaine de fois ? Trêve de plaisanterie, vous l’aurez compris, on est repartis pour un tour, avec cette fois une réécriture de Cendrillon, à la sauce SF.

Le pitch :
Sur Terre, dans la bruyante Nouvelle-Pekin, une étrange et mortelle épidémie de Peste fait rage. Cinder, cyborg mécano vivant chez l’épouse de l’homme qui l’a recueillie, accepte une mission inhabituelle : réparer le robot fétiche du prince Kai. Mais lorsque sa demi-sœur tombe à son tour malade, Cinder est forcée de rejoindre les centres d’expérimentation qui tentent tant bien que mal de trouver un vaccin. Et si le destin du monde résidaient dans les données que contient le robot de Kai… ou entre les mains du peuple de la Lune, qui tout d’un coup semble très intéressé par les affaires des terriens…

Mon avis :
Des années que je veux absolument découvrir cette série de réécriture version SF ! La réédition de la collection avec les couvertures VO était l’occasion parfaite… Et je n’ai pas été déçue. Faire de Cendrillon une cyborg hyper douée en mécanique, au passé trouble, réinventer un monde de contes de fées et en faire un univers futuriste, c’était bien trouvé.

S’il m’est arrivé de souffler et de lever les yeux plusieurs fois — parce que, oui, Cinder a son côté agaçant (comme bon nombre d’héroïnes de romans destinés aux adolescents) — j’ai trouvé intéressant le traitement des différences sociales, les raisons de la haine de la belle-mère de Cinder. J’ai aimé que Cinder s’attache à l’une de ses demi-sœurs. Les petites souris de Disney sont remplacée par un robot fan de ragots. La reine Levana, souveraine froide et cruelle de la Lune, est glaçante, et le prince Kai ploie sous le poids de ses responsabilités. Bref, on ne peut pas retirer au roman son gros travail d’adaptation, et à l’autrice son amour pour les contes classiques.

Si le style n’est pas des plus impressionnants, il fait le job (je n’ai pas trouvé à m’agacer), et porte une histoire riche en péripéties qui promet des suites tout aussi inspirées.

Pour info :
Grand format : PKJ, trad. de Guillaume Fournier, 432 pages, 2013
Poche : PKJ, 432 pages, 2018

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