Amis du jour, bonjour !
Aujourd’hui, on se prête à un exercice des plus compliqués : parler d’un bouquin que j’ai lu il y a des plombes, dont je ne garde aucune trace de retour, ni écrit, ni sur les réseaux. A la guerre comme à la guerre, c’est tipar pour causer d’une romance ado (non je n’utiliserai pas le terme Young Adult, c’est mort).
Le pitch :
Ellis est arrachée à sa vie new-yorkaise, à son stage dans un prestigieux journal, pour suivre sa maman à Bramble Falls, où elle a passé du temps dans son enfance. Elle se réjouit néanmoins d’y retrouver Cooper, un ami perdu de vue qui lui a donné son premier baiser. Mais Cooper se montre distant, et pour couronner le tout, Ellis doit participer au festival d’automne de la ville…
Mon avis :
Quand ma Binôme, suite à une ènième crise de rage contre la dark romance que lisent des ados bien trop jeunes, m’a conseillé de donner une chance à ce roman, je me suis dit « pourquoi pas ». La romance pour la romance, on ne va pas se mentir, c’est loin d’être ma tasse de thé, mais il faut ce qu’il faut, je suis libraire jeunesse/ado, nom d’un chien, alors je m’y jette.
Je précise aussi que j’aime beaucoup Gilmore Girls, alors petit village et fête d’automne, je dis balancez les clichés, je suis prête. Et si l’histoire est très attendue, trouver une romance ado non toxique, c’est déjà une victoire. Cooper est chou, Ellis est un cliché de fille de la ville. Le meilleur ami de Cooper, Jake, est un personnage qui gagne à être connu : un peu lourd sur les bords, il n’en est pas moins celui qui pardonne et encourage, et ça, chez un personnage masculin adolescent, c’est assez rare pour être souligné.
La question des parents d’Ellis, de leur « pause » dans le couple, est aussi un des aspects du livre qui m’a plu. Ces figures parentales ne sont pas de grosses exceptions, mais j’ai aimé qu’on parle d’un couple où l’un a été phagocyté par les ambitions de l’autre sans réelles mauvaises intentions. Que la mère d’Ellis ait le courage de s’opposer aux volontés de sa fille, de reprendre sa vie en main. C’est un beau cheminent.
Quant à Ellis, ma foi, c’est une adolescente, donc têtue, se croit badass et libre, essaie d’avoir le dernier mot. Bon, sans être révolutionnaire, ça passe, et si on aime les romances tranquilles, saines, les histoires doudous et les ambiances cosys avec des personnages cools, j’ai envie de dire allez-y. En tout cas, c’est une carte de plus dans ma manche pour proposer aux adolescentes leur dose d’eau de parfum fleur bleue !
Pour info :
Elegy, trad. de Alison Jacquet-Robert, 320 pages, 2025









