Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Frisson (Maggie Stiefvater)

Amazon a encore frappé. Achetez-en un, il vous propose tous les bouquins qui s’en rapprochent de près ou de loin… Et du coup, vous achetez. Et ça marche deux fois sur trois.

Frisson, c’est l’histoire de Grace, une jeune lycéenne américaine fascinée par les loups, qu’elle observe depuis son enfance à travers les arbres de la forêt qui borde la petite cour de sa maison. Et puis, il y a ce loup. Son loup. Le loup qui l’observe de loin dès les premières chutes de température jusqu’aux premiers rayons printaniers. Mais leur petit univers fait de regards silencieux s’effondre lorsqu’un jeune homme du lycée est déclaré mort, attaqué par des loups. La chasse commence. Grace découvre le secret des créatures qui hantent sa forêt lorsque Sam, un mystérieux inconnu, fait irruption chez elle, blessé. Le passé se réveille. Sa vie est sur le point de changer…

Chaque personnage se bat contre ce qu’il est au plus profond : Grace contre ce qu’elle refoule depuis son enfance, Sam contre cette chose qui s’empare de lui chaque hiver et l’empêche de partager la vie celle dont il est amoureux depuis longtemps. Un combat haletant contre la Nature : celle qui est au dehors et tente de rappeler Sam à elle, celle des sentiments qu’il éprouve pour Grace, celle de leurs envies, de leurs espoirs et de leurs rêves à tous les deux… Un combat qui nous laissera  à bout de souffle jusqu’à ce merveilleux dénouement : une dernière page magnifique de simplicité, de sobriété mais certainement le passage le plus touchant du bouquin. Quelques redondances parfois tout de même. Un petit bijou que j’ai découvert en version originale. Pour les amoureux(ses) du genre, à lire !

Pour info :
Version française : Hachette Jeunesse, Collection Black Moon, 540 pages
Version originale : Scholastic, 548 pages

Couverture de la version originale

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Sortilège (Alex Flinn)

Vous connaissez probablement tous l’histoire de la Belle et la Bête. Oui, il y a eu Disney. Bien entendu, on se rappelle également de la version de Jean Cocteau, avec Jean Marais. Ces deux-là ont bercé mon enfance. À la base, c’est une histoire écrite (en tous cas mise par écrit, parce que la Belle et la Bête est une histoire qui existe dans bien des cultures) par Mme Leprince de Beaumont au XVIIe siècle. Alors lorsqu’Amazon, qui sait mieux que nous-même ce que nous aimons et nous propose donc des articles susceptibles de nous intéresser, m’a envoyé dans un mail une liste d’ouvrages « conseillés » (en anglais, parce qu’en plus, Amazon a pigé que je préférais lire en version originale), bien entendu, je n’ai pas pu résister…

Kyle Kingsley est ce qu’on pourrait appeler le « prince de son lycée ». Beau, riche et arrogant et fils d’un homme qui ne soucie que peu de lui, il est d’ailleurs sur le point d’être couronné roi du bal de promo, avec à son bras la plus belle, arriviste, mais cruelle et stupide fille du lycée. Mais voilà, ça ne lui suffit pas : il décide de jouer un tour ignoble à une jeune gothique peu gracieuse. Sa méchanceté se retourne contre lui, et sa laideur intérieure ressort et le transforme en monstre. Parce qu’il a eu un geste désintéressé, il se voit tout de même offrir une chance : il a deux ans pour aimer une jeune femme, et s’en faire aimer en retour. Ce n’est pas cette dernière partie qui sera la plus difficile.

Rares sont les version de la Belle et la Bête où l’histoire est racontée du point de vue du bourreau. On découvre ici les combats intérieurs d’un jeune homme qui s’interdit d’aimer et ne cherche à être aimé que pour ce qu’il est à l’extérieur, ou ce qu’il a. L’environnement d’un adolescent se prête parfaitement à ce sentiment de solitude, à cette vanité qui séduit pourtant ces jeunes gens. Alors on dit « pourquoi pas ». La sincérité est touchante, la réécriture crédible et la plume fluide. Peut-être un peu répétitif parfois, pas dans les situations, mais dans les dialogues.

En tous cas, moi j’aime. À lire et à voir avec des yeux d’adolescent…

NB : bientôt le film… pour en savoir plus, cliquez ici !

Pour info :
Édition française : Hachette, collection Black Moon (bien entendu), 331 pages
Édition originale : Beastly, HarperTeen, 336 pages

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Les chevaliers d’Émeraude, Tome 2 : Les dragons de l’empereur noir (Anne Robillard)

Allez, hop ! Dans la lignée du premier tome (oui, parce que c’est la suite), on prend les mêmes et on recommence… avec des petits nouveaux tout de même ! Si vous n’avez pas tout suivi, commencez par le tome 1 en cliquant ici

Nous avions laissé nos chevaliers à la fin d’une bataille qu’ils avaient brillamment remportée contre les hommes-insectes d’Amecareth, l’Empereur Noir. Sept ans après, l’empereur décide de ne pas défier les chevaliers en face, mais de contourner la vigilance qu’ils ont instaurée. Chacune des ruses que lui conseille son fils, Asbeth, est plus sournoise que la précédente… Amecareth est  prêt à tout pour récupérer Kira, et Asbeth pour ne pas perdre sa place privilégiée auprès du seigneur noir. Quant à Kira, sa vie sur le continent s’écoule lentement, et c’est avec une immense déception qu’elle se voit écartée, pour sa propre sécurité, de sa destinée de Chevalier d’Émeraude. Jusqu’où ira-t-elle pour gagner sa place ?

Encore une fois, le rythme du roman est saccadé, parfois un peu long. Mais on apprécie de retrouver les personnages familiers et de faire connaissance avec les nouveaux. Chacun est confronté à ses doutes et à des sentiments pas toujours évidents à comprendre ; bref, on a à faire à des êtres (plus ou moins) humains en proie à des dilemmes qui nous sont familiers. Les combats intérieurs et la recherche de la vérité sont des thèmes récurrents dans ce deuxième tome qui, comme le 1er, constitue un très bon divertissement…

Pour info :
Michel Lafon, 437 pages

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Éternels, Tome 1 : evermore (Alyson Noël)

Alors, celui-ci vient compléter les lectures « post-Twilight ». L’autre jour, j’étais dans mes toilettes (bon, on s’en fout) et je lisais le Science et Vie Junior de ma petite sœur. Là, je tombe sur l’annonce de la sortie du tome 2… Je me dis « tiens tiens, ça a l’air sympa ». Alors, ne retenant plus cette fièvre acheteuse qui me possède lorsqu’il s’agit de livres, je file à l’Espace Culturel et hop, ni vu ni connu. Pour le coup, j’en lis ce que je peux, parce que je me vois obligée (enfin, je le veux aussi) de lire les manuscrits qu’on me passe (eh oui, je vous rappelle que je suis en stage chez De Borée, éditeur auvergnat !)… Voici donc le tome 1 de Éternels.

Ever est une adolescente qui n’a rien de normal. Elle a perdu son pète, sa mère et sa petite sœur de 12 ans dans un accident de voiture dont elle est sortie vivante, et vit maintenant avec sa tante. Depuis ce drame, dont elle se sent responsable, elle a le don de lire dans les pensées des gens. Alors elle s’isole, se cache derrière de la musique trop forte et une capuche. Mais voilà, le jour où elle aperçoit Damen, le nouveau qui fait craquer toutes les filles, elle doit lutter pour ne pas succomber. Et puis, dans la tête de Damen, tout est silencieux…

Une jolie histoire, très banale sur le début, un peu redondante (oui, on en bouffe de ce truc en ce moment). L’histoire de la télépathe qui ne peut pas lire l’esprit de l’homme dont elle va tomber amoureuse, oui, c’est du déjà vu. Je dois même dire que jusqu’à la presque fin, je me suis attendue à lire une pâle copie de Twilight. Mais pas du tout, je vous laisse découvrir pourquoi. En tous cas, on peut être sûrs que le 2e tome s’en différenciera, l’histoire ayant pris un tout autre chemin. Je m’attends donc à un peu de « nouveauté », si je puis dire… Mon avis : la fin est très bonne, l’histoire traîne un peu trop en longueur dans les trois premiers quarts…

Pour info :
Alyson Noël, chez Michel Lafon, 341 pages

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La communauté du Sud, Tome 1 : Quand le danger rôde (Charlaine Harris)

Sur conseil de mon amie Lise (qui m’a prêté le bouquin), j’ai décidé de lire True Blood. Non, je ne suis pas encore sortie de cette période Twilight et autres grande épopées amoureuses, et en grande droguée du genre, je recherche encore le substitut qui remplacera la quadrilogie de mademoiselle Meyer (plus Les Âmes vagabondes)… C’est pas gagné !

Dans la réalité de Charlaine Harris, les vampires ont été reconnus comme membres de notre société et peuvent donc vivre parmi les humains, qui ne se privent d’ailleurs pas pour offrir un peu de leur sang à leurs nouveaux congénères. C’est dans cette société reconstituée que vit Sookie. Sookie a un don : elle peut lire dans les pensées. Pour elle, c’est plutôt une malédiction ; elle ne peut pas avoir de relation normale avec les gens, avec ses amis, et surtout pas avec les hommes, le contact physique décuplant ses capacités. Partout, on l’appelle « la cinglée ». Son intérêt pour les vampires n’arrange rien. Alors, lorsqu’elle rencontre Bill, elle est immédiatement fascinée par cet homme qu’elle reconnaît d’emblée comme son vampire. Elle se rend très vite compte que Bill est différent : son esprit est silencieux, une libération pour Sookie. Sur un fond de meurtres en série, pour lesquels Bill et le frère de Sookie sont les principaux suspects, les deux amants vont se découvrir et s’attacher, se battre pour faire accepter leur amour.

Bon, on avoue que ça ressemble beaucoup à Twilight. Sauf que Twilight a été publié 4 ans après, en 2005 ; c’est donc Twilight qui s’en inspire. La thématique reste la même. J’avoue que certaines scènes de True Blood sont limites, et certaines remarques un peu niaises. Mais j’aime ce côté « et si on reconnaissait les vampires comme membres de notre société… ? » On retrouve bien sûr l’ami loup-garou, amoureux transi mais distant. Ceci dit, le livre ne m’a pas enthousiasmée plus que ça. Est-ce parce que j’ai lu Stephenie Meyer avant ? (Comprenez : est-ce que si j’avais lu True Blood avant, j’aurais tout de même préféré Edward à Bill ?)

Pour le coup, pas vraiment envie de lire la suite. Ce tome-ci était pas mal, mais pas suffisamment pour me captiver…

Pour info :
J’ai lu, collection « Semi-Poche », 314 pages

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Les chevaliers d’Emeraude : Tome 1, Le feu dans le ciel (Anne Robillard)

Comme j’ai dû vous le dire dans un précédent billet, mes lectures personnelles – entendez par là la vingtaine de livres qui s’empilent sur l’étagère à côté de mon lit – mes lectures personnelles, dis-je, ont été fortement retardées par la requête de ma petite sœur Jill (qui a fait des pieds et des mains pour que je lise Les Chevaliers d’Émeraude). Cela dit, je la comprends : c’est agréable de partager avec nos proches les lectures qui nous ont plu !

Je m’y suis donc attelée de ce pas (laissant de côté L’Ombre du Vent, que je devais de toute façon rendre à la médiathèque… pas une grosse perte en ce qui me concerne). Le style un peu simple, très épuré. Attention, ce n’est pas une critique, c’est un constat (en même temps, si j’avais voulu lire du Proust, j’aurais pris du Proust !). Lors d’une conférence à laquelle elle a participé sur le Salon du Livre de Paris (2010) – et pendant laquelle elle ne fut pas très loquace, le sujet de la conférence étant « la littérature de jeunesse, une littérature à part entière » – Anne Robillard a avoué avoir été surprise que son livre soit classé en jeunesse, parce qu’au Canada, on le trouve plutôt dans le rayon fantasy. Pour elle, elle n’écrit ni pour la jeunesse, ni pour les adultes, mais pour ceux qui ont besoin de magie (bien dit !).

Et de la magie, on n’en manque pas dans ce premier tome ! En effet, on y découvre une terre que l’on peut apparenter à la Terre du Milieu de Tolkien. Ce continent, nommé Enkidiev, est divisé en plusieurs royaumes, le plus important d’entre eux étant visiblement le royaume d’Émeraude. Le roi d’Émeraude, Émeraude Ier, sentant une menace proche, décide de reformer un ancien ordre de protecteurs, les Chevaliers d’Émeraude. Formés en temps de paix, Wellan et ses frères d’arme vont bien vite devoir faire preuve d’une grande stratégie, et de beaucoup de diplomatie pour rassembler les peuples et les préparer à défendre le continent contre l’armée d’hommes-insectes de l’Empereur Noir Amecareth. Ce dernier n’aspire qu’à une chose : récupérer Kira, l’enfant qu’il a conçue afin de pouvoir régner sur les humains. Mais le destin de Kira est lié à la survie d’Enkidiev…

Je dois l’avouer, avec toute la ferveur que l’on trouve autour de ce livre, je m’attendais à y entrer dès le début, et à y être aspirée… ce ne fut pas le cas. L’engouement vint plus tardivement, mais je dois avouer que la magie opère. Les personnages sont on ne peut plus humains et attachants, et l’auteur ne nous cache pas leurs défauts. La lecture est agréable. L’échappatoire fonctionne. Il ne manque plus qu’à lire les 9 autres tomes sortis en France.

Pour info :
Éditions Michel Lafon, 352 pages

Pour entrer dans la communauté : http://www.leschevaliersdemeraude.fr/

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Âmes Vaganbondes (Stephenie Meyer)

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, puisqu’on en est aux coups de cœur, je vais vous parler d’un livre que j’ai lu l’an dernier (une fois n’est pas coutume… bien que ça risque de le devenir, parce que je sens que je vais être coincée un bon moment dans Les Ombres du Vent !)

Bref, c’était à la suite de la folie Twilight ; je venais d’avaler les 4 tomes en une semaine, et il m’en fallait plus. Plus de quoi ? Je n’en savais rien ! Plus de romance ? Plus de Stephenie Meyer ? Plus de romance à la Stephenie Meyer ? Aucune idée. C’est pourquoi je n’ai aucune idée non plus de la raison qui m’a poussée à acheter (pour ma sœur, même pas pour moi !), le « roman pour adulte » (n’entendez pas par là « pornographique », mais plutôt porté sur un monde d’adultes, une sorte de S.F.) de Stephenie. Bref, je l’ai offert à ma sœur en lui demandant de me dire ce qu’elle en pensait, elle qui n’avait, comme moi, fait qu’une bouchée de la saga Twilight.

C’est bien un mois plus tard qu’elle l’a terminé en me laissant pour tout commentaire : « c’était chouette ». Je me suis dit « génial, je vais me relire toute la saga Twilight, histoire d’avoir ma dose ! »… j’ai quand même fini par lire Âmes Vagabondes… et ma sœur était bien en dessous de la vérité ! Au début de son roman, Stephenie écrit : « À ma mère, qui m’a appris que l’amour est la meilleur partie d’une histoire ». Et les histoires d’amour (pas les gnan-gnans à l’eau de rose, les vraies qui font vibrer), Stephenie les écrit comme personne.

Alors oui, comme vous l’aurez compris, c’est une histoire d’amour. La Terre a été envahie par des extra-terrestre quelque peu étranges, des âmes comme ils se surnomment, qui pour survivre doivent trouver un hôte humain et y être insérés. Les humains sont donc devenus pacifiques, habités par ces étranges petites créatures qui ne connaissent pas la violence. Mais un petit groupe de rebelles fait rage, revendiquant la liberté qu’ils ont perdue.

L’histoire est basée sur cette question du bon et du mauvais : vaut-il mieux une liberté violente et sanglante ou une soumission calme et pacifique ? C’est la question que se pose Vagabonde, insérée dans le corps de Mélanie, dont l’esprit refuse de s’effacer comme il devrait normalement le faire. Parce que Mélanie ne rêve que d’une chose : rejoindre les amours de sa vie, son petit frère et Jared. Un combat intérieur, emprunt de douleur. Et pour quel dénouement ? Je vous laisse le découvrir !

Ce livre est un vrai délice, il se lit tout seul, le style est fluide, l’histoire cohérente et très bien construite, les personnages attachants… on ne s’ennuie pas une seconde !

Pour info :
Édition française : Éditions JC Lattès, Roman, 617 pages
Édition originale : The Host, Éditions Sphere (Little, Brown), 619 pages

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Comment se débarrasser d’un vampire amoureux (Beth Fantaskey)

Oui, ces derniers jours ont été pour moi une période de lecture active. Après avoir terminé Les Ombres de Wielstadt, je me suis littéralement jetée sur ce bouquin-là. Bon, j’ai déjà une bonne quinzaine de livres à lire sur mon étagère-table-de-chevet. Mais tant pis. À dire vrai, en arpentant les rayons de l’Espace Culturel à Leclerc, le week-end dernier – et ce bien que je sache pertinemment que si je m’y rendais, je dévaliserais le rayon – en arpentant les rayons disais-je, je me suis trouvée nez-à-nez (ou nez-à-couverture) avec cet ouvrage. Bien entendu, après la vague, que dis-je, la déferlante Twilight, j’avais lu des articles à propos de la création littéraire « vampirique » (bien entendu, j’ai moi aussi lu la quadrilogie de Stephenie Meyer, dont j’attends le tome 5 que l’on n’est pas sûrs de voir un jour, puisqu’il a été diffusé illégalement avant d’être achevé). Moi, les histoires d’amour vampiresques, j’adore ça. Chacun son péché mignon ! Bref, j’ai fini par acheter ce livre qui me tendait les bras, en dépit de la trilogie des Royaumes du Nord, de celle d’Eragon, et de bien d’autres ouvrages policiers, de la rentrée littéraire et autres qui attendent patiemment d’être lus.

Ouf, quelle intro ! Tout ça pour dire que j’ai commencé le livre il y a deux nuits et que je l’ai fini ce matin, aux alentours de 5h. Ceux qui n’ont pas aimé le style dit « simpliste » de Stephenie Meyer n’aimeront pas celui de Beth Fantaskey (ou cela vient-il de la traduction comme c’était le cas pour Twilight ?). Je n’aime pas ce mot, simpliste. Je trouve qu’il rabaisse le labeur d’un auteur, sa passion, son désir de nous emporter avec lui dans son histoire. On peut ne pas écrire du Proust, mais écrire de manière fluide et agréable. Bref. Le style de l’écriture est, je trouve, un peu naïf. Certes, c’est Jessica, une jeune lycéenne en année de Terminale, qui nous raconte l’histoire, mais tout de même, tout ça m’a rappelé les romans un peu niais que je lisais lorsque j’étais moi-même au lycée.

Je critique, je critique, mais si je n’ai pas été capable de lâcher ce livre de la nuit, il y a bien une raison ! Oui. On ne peut tout bonnement pas s’arrêter. Le fil de l’histoire est en perpétuelle tension, et on a comme l’impression qu’une pause dans la lecture serait…je ne trouve pas de mot. C’est comme un élastique que l’on tendrait trop et qui casserait si l’on s’arrêtait de lire. Le choc serait brutal. Avant de vous en dire un peu plus sur l’histoire, je vous montre les couvertures, la française (qui à mon sens n’a rien de vraiment original), et l’originale, que je trouve jolie parce qu’elle rappelle l’histoire.

L’histoire… comment dire… bon, une histoire de vampire. Jessica, une lycéenne de 17 ans en Terminale, a été adoptée en Roumanie par une famille américaine. Elle a vécu toute sa jeunesse comme une adolescente normale, jusqu’au jour où Lucius Vladescu, un jeune roumain qui prétend être un prince vampire à qui elle a été promise à sa naissance, vient la chercher dans le but de la ramener en Roumanie et de l’épouser. Jessica, qui ne croit absolument pas à sa nature vampirique, va tout faire pour se débarrasser de son prétendant… mais est-ce ce qu’elle veut vraiment ?

Comme je l’ai dit, l’écriture est naïve, un peu puérile. Mais l’histoire est toute en tension, tant sensuelle et sexuelle (normal, on parle de vampire) que psychologique. On le lit d’un seul trait. Si vous avez aimé Twilight, alors vous aimerez ce livre.

Pour info :  Éditions du Masque, collection MsK, 410 pages

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Les Ombres de Wielstadt (Pierre Pevel)

Voui, enfin, je l’ai fini ! J’avais du mal à m’en dépatouiller. En même temps, je devais le finir, obligé, c’est pour les cours. Ceci dit, ça change des Nouveaux Romans qu’on doit lire en cours de littérature contemporaine ! Enfin une histoire avec des rebondissements logiques, des personnages, leur caractère, leurs ennuis. Ce que j’aime dans un livre. Sans oublier que l’ouvrage fantasy a été écrit par un français, pour une fois !

Pierre Pevel nous régale  d’un récit original se déroulant dans une sorte d’uchronie, dans les années 1630 (pendant la guerre de 30 ans), à Wielstadt, ville allemande sur laquelle veille jalousement un dragon. Personne ne semble vraiment savoir pourquoi, mais il défend depuis toujours la ville contre toute menace extérieure. C’est pourquoi la ville est coupée des guerres et des maux du monde. Les religions ne s’y affrontent pas (bien que leurs rapports ne soient pas des plus amicaux), et les créatures fantastiques, fées, faunes et centaures, y côtoient les hommes. C’est dans cet univers que Kantz, un chevalier initié aux arts de la Kabbale, mène un combat quotidien contre l’Ombre…

Le récit est sympathique, même si on ressent au départ comme un sentiment d’abandon de la part de l’auteur, qui nous lance dans son histoire sans vraiment nous en donner les clefs. Heureusement, on se rend bien vite compte que tout ceci n’est point négligence, mais que c’est ainsi qu’il a construit son récit. Bref, on comprend ce qu’il se passe à la fin, bien que l’on attende une suite (oui, visiblement, c’est une trilogie dont Les Ombres de Wielstadt est le premier tome ; viennent ensuite Les Masques de Wielstadt et enfin Le Chevalier de Wielstadt).

Tout cela est fort bien mené, dans un français à la Alexandre Dumas (très agréable à lire). Pas un coup de cœur, mais une lecture sympathique, que je laisse à l’appréciation de ceux qui en connaissent un peu plus que moi sur le sujet (en attendant que mes cours de littérature de l’imaginaire ne m’éclairent)…

Pour info : Éditions Fleuve Noir, collection Fantasy, 307 pages

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L’Etrange vie de Nobody Owens (Neil Gaiman)

Bien, en ce moment, je suis dans ma période Littérature de Jeunesse (oui, ça marche par période, pas vous ?)… donc, dernière lecture (achevée) en date : L’étrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman. Comment ça, ça ne vous dit rien ? Mais si, Coraline, le film pour enfants qui fait un peu peur, avec les personnages qui ont des boutons à la place des yeux ! Vous remettez ?

Voilà, Coraline, c'est elle.

Revenons à nos moutons. Neil Gaiman, donc, nous a pondu, avec la vie de Nobody, un petit truc bien sympa, illustré par Dave McKean (oui, certaines pages du livre sont illustrées).  Il nous raconte l’histoire d’un petit garçon dont la famille a, pour d’obscures raisons, été assassinée. Lui en a réchappé et a été accueilli par des fantômes. C’est ainsi que Nobody a été élevé par une famille atypique, et protégé par un vampire. Mais l’homme qui a tué sa famille doit finir son travail…

On se retrouve à suivre l’évolution de ce drôle de petit bonhomme en quête d’identité, qui grâce aux leçons dispensées par ses professeurs fantômes acquiert quelques aptitudes un peu spéciales. Le lecteur est transporté tout au long de l’histoire, sans jamais vraiment s’en rendre compte. À la fin du roman, il ne nous reste qu’une pointe de plaisir. Le livre sait, comme son protagoniste, se faire discret et s’effacer pour laisser place à une histoire simple et émouvante, saupoudrée de mystère et de suspens. L’histoire d’un petit garçon qui grandit et qui part, parce que c’est ça la vie, tout simplement…

Pour info : Editions Albin Michel, collection Wiz, 310 pages