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J’ai testé pour vous… le (presque) zéro déchet — Episode 2 : Je fais ce que je veux avec mes cheveux

Ami du jour, rebonjour !

On change de sujet, on laisse de côté les livres perturbants, et on se (re)plonge dans le zéro déchet. Et le thème de cette semaine ne t’a pas inspiré-e, donc nous n’aurons pas de rubrique Maintenant c’est à vous dans ce billet. Et pourtant, ce sont tes cheveux qui génèrent le plus de déchets, le savais-tu ?

Pourquoi tu fais ça ?

Avant de commencer, Jill (c’est ma petite sœur), c’est toi qui m’as fait penser à ce sujet… Prendre soin de ses cheveux, c’est important. Sinon, on ressemble vite, comme le dit ma mère, à la folle de Chaillot (si tu m’entends, Giraudoux, je suis désolée). On a des cheveux partout, on dirait qu’on sort du lit ou qu’on passe la serpillère avec notre tignasse. Faut la lisser, la faire briller, la colorer, la sculpter parfois !

Maintenant, regarde le nombre de produits, souvent conditionnés dans des emballages en plastique : shampoing, après-shampoing, soin (revitalisant, brillant, lissant, etc.), eau coiffante, protection pour les lisser, gel, laque, colorations, et j’en passe. Ma frangine adorée a une étagère complète de produits pour cheveux, parce qu’elle a une passion pour les odeurs de shampoing (entre autres) et que c’est comme les Pokémons, si elle peut les essayer tous, c’est gagné ! Et attention, ce n’est pas une critique, je pourrais faire pareil avec les shampoings solides ! Le problème, c’est ce qu’on laisse derrière… Sans oublier la composition désastreuse de ces produits. Faire la peau aux bouteilles de shampoing a donc été notre premier pas vers le zéro déchet.

Et dans les faits ?

Eh bien, ce n’est pas compliqué cher ami. On cherche des produits capillaires sans emballage, ou en tout cas, sans emballage en plastique. Solution : shampoing solide, souvent conditionné dans des boîtes en carton, ou mieux, sans emballage. Personnellement, j’en ai essayé plusieurs : le Pachamamai équilibrant, dont l’odeur rappelle celle du henné, une autre marque dont j’ai complètement oublié le nom, et les galets de Lush (à peu près tous les parfums).

L’utilisation, c’est la même que celle du savon en pain. Tu frottes dans tes mains, et ensuite sur tes cheveux (ou sur tes cheveux directement, mais c’est plus embêtant à rincer). Ca mousse moins dans le cas du Pachamamai (le Lush, c’est toujours la fiesta de la bulle). Et ensuite, tu rinces. La sensation est différente de celle d’un shampoing traditionnel. Et au début, tu peux avoir l’impression que tes cheveux sont poisseux. C’est un souci de rinçage bien souvent. Et puis, il faut que ton cheveu recrache toutes les saloperies qu’il a ingurgitées quand tu les tartinais d’après-shampoing. Alors oui, ton poil n’est pas aussi lustré qu’avec le nouvel Elsève-collagène-anti-ride-de-cheveux-lustreur-de-voiture-20-en-1. Mais il existe là encore des solutions.

Parce que je t’ai expliqué comment changer de shampoing, mais sache que tu peux aussi utiliser en masque de l’huile de ricin, de l’huile de coco, des œufs (si si) ou du vinaigre blanc (2-3 bouchons dans 1L d’eau, sinon, ça pue… là, ça sent plus rien une fois sec), qui réduiront le nombre de bouteilles colorées sur ton étagère. Et la plupart de ces produits, tu peux les utiliser pour d’autres choses, donc tu mutualises les emballages pour des produits multi-usages… (on en recausera lors de prochains billets).

En ce qui concerne tes cheveux, monsieur, pas besoin de faire des trous dans les murs avec ta tignasse si ? Alors tu peux opter pour des produits moins nocifs, conditionnés dans des boîtes en alu recyclables (Chéri utilise la pommade d’argile mate Reuzel, et c’est super efficace !).

Verdict ?

J’aime : la place que ça fait dans ma salle de bain, le fierté d’avoir, sans grand effort, réduit mes déchets, l’odeur, beaucoup moins forte qu’un shampoing classique, la composition, moins agressive (en dehors de Lush peut-être, qui reste un peu plus chimique que le reste, mais ça peut être un premier pas…). Et bien entendu, le prix ! Ta bouteille, c’est au moins 3 EUR pour les moins chers, et 10 EUR pour les plus chers, pour 1 mois de shampoing (et encore). La, c’est 5 à 12 EUR (graaaaand max) et ça tient plusieurs mois.

J’aime pas : pour certains, comme le Pachamamai et un autre dont j’ai oublié la marque, c’est plus compliqué à faire mousser, donc au début, j’ai eu du mal à savoir si mon cheveu était bien lavé. C’est aussi un peu plus long à rincer, et si c’est mal rincé, ça poisse… L’odeur des shampoings comme le Pachamamai équilibrant peut gêner. Perso, je m’en fiche un peu, mais c’est pas de la fraise ! Les shampoings contenant des huiles essentielles sont généralement plus agréables.

Il va falloir en essayer plusieurs avant de trouver le bon…

Ils en parlent aussi :

Un super article sur les shampoings / après-shampoings zéro déchet sur le blog de Abracada’Vrac
Une expérience de shampoing solide sur le site Je deviens écolo
Partagez également l’expérience avec Objectif zéro déchet
Deux articles intéressants sur le zéro déchet dans la salle de bain, avec un focus sur le shampoing solide sur les site de Jujube en cuisine et Les petites choses de Fanny.

Et maintenant, pour votre shopping (à moins que vous n’ayez la chance d’avoir près de chez vous une BioCoop, un magasin de vrac et j’en passe).

La boutique Moso vous propose une gamme intéressante de shampoings solides
Lamazuna, bien évidemment !
La savonnerie de Beaulieu, située près de chez moi, dans le Puy de Dôme (Sauxillanges), qui fait des trucs qui sentent super bon, et pour pas très cher en plus !
Et enfin, pour en finir avec les gels et cires nocifs dans les boîtes en plastique, essayez la marque Reuzel que vous pouvez trouver ici, mais aussi chez certains coiffeurs.

La semaine prochaine, on parle hydratation (crèmes, huiles) et déodorant !
N’oublie pas de partager ton expérience avec moi… et surtout, fais passer !

Publié dans Bouquinade, Roman

My absolute darling (Gabriel Tallent)

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, je viens te parler d’une lecture pas facile. Un bouquin que j’ai pas vraiment aimé, mais qui m’a retourné les tripes. Je le reluquais depuis un petit bout de temps, mais j’avais toujours mieux à acheter, et puis lors d’une visite à ma copine Fanny, nous avons profité d’un aprèm flâneries à Limoges pour prendre un café dans une librairie-café. Très sympa comme endroit, mais aussi très sélect. Les livres paraissent choisis avec soin par le libraire. Je me suis donc dit que c’était le moment de plonger… dans une piscine sans eau…

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Sarakontkoi ?
Turtule a 14 ans, et le moins qu’on puisse dire, c’est que son enfance est loin de celles des jeunes de son âge. Élevée par un père abusif et étouffant, elle ne comprend pas le monde qui l’entoure. Elle voue une haine féroce à ceux qui essaient de l’aider, aussi forte que celle qu’elle se voue à elle-même. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Jacob et Brett, dont les aventures n’ont de limite que celle de leur imagination nourrie à la fantasy et à la science-fiction. À leur contact, elle risque d’ouvrir les yeux sur sa condition…

Tenpenskoi ?
C’était difficile. Très difficile. Je ne sais même pas par où commencer. L’écriture est décousue, saccadée, elle avance, elle repart en arrière. Les personnages semblent en constant débat avec eux-mêmes, et vous pouvez lire beaucoup de dialogues qui ressemblent à « Bordel, Turtle, bordel. Bordel ». On sent le conflit intérieur, comme un ouragan (merci Stéphanie) qui emporte les pensées des protagonistes et rend le tout très hermétique pour le lecteur. Le malaise.

Je me suis infligé cette lecture comme Turtule s’inflige le comportement abusif de son père. J’ai souffert, j’ai détesté le père, si violent, si manipulateur. J’ai détesté Turtle, parce qu’elle se laissait faire, parce qu’elle avait envers elle et envers les femmes en général des mots très durs et injustes. J’ai détesté les personnages qui gravitent autour de Turtle et de son père, qui essaient d’intervenir, sans jamais vraiment s’impliquer, ou qui choisissent de fermer les yeux.

Mais j’ai adoré la fin, cette espèce d’expiation, de tentative de guérison. Un peu d’espoir, mais pas trop, la fin est ouverte, mais le processus est en route. Dans ce bouquin, on voit le pire des gens, mais aussi le meilleur. Les ressources qu’on a en nous, mais qu’on ne soupçonne pas, à moins d’en avoir un besoin vital.

Bref, j’ai détesté ce livre, j’ai maudit ce livre. Mais quelle lecture !

Pour info :
éditions Gallmeister, 464 pages, 24,40 EUR

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le (presque) zéro déchet — Episode 1 : hygiène dentaire

Ami du jour, bonjour,

C’est le grand retour des tests. Ces trucs qui te font peur, tu sais pas trop quoi en penser, ou tu te fais une montagne en te disant que tu as la flemme, que c’est trop difficile… eh bien je donne un grand coup de pied aux fesses de tes clichés et autres avis préconçus. Et pour pimenter un peu le truc, je choisis de te parler de zéro déchet une fois par semaine jusqu’à la fin des vacances. Enfin, presque zéro déchet. Disons qu’on va améliorer ton « empreinte déchet », si tant est qu’on puisse nommer ainsi notre propension à consommer des trucs suremballés qui iront ensuite étouffer les bébés phoque de l’autre côté du monde. Tu te sens mal ? Faut pas, on peut y remédier 🙂 Et cette semaine, on commence avec la salle de bain, et plus particulièrement, les dents.

Pourquoi tu fais ça ?

Pour commencer, ça m’arrive de me sentir mal en jetant un truc en plastique, surtout qu’on me plonge dans un grand bain de culpabilité sur les réseaux sociaux en me montrant comment Gérard a sauvé la tortue qui s’étouffait avec ma brosse à dents.

Je ne veux pas entendre « oui, mais ceux qui polluent le plus, c’est pas les pauvres particuliers qu’on oppresse, c’est les gros industriels, bla bla bla… » Et donc ? Ca te donne le droit de consommer sans réfléchir, parce que ta bouse est moins grosse que celle du voisin ? Une bouse est une bouse, et chaque petit geste compte. C’est ce que je me suis dit.

Ensuite sont venus les « mais c’est tellement difficile, et cher, et moi, pauvre petite occidentale qui chie dans l’eau potable, je ne supporterai pas ces si gros changements… » Je me suis mis la main sur l’épaule, et je me suis dit « écoute ma vieille, tu aimes te baigner sur les plages espagnoles, au milieu des sacs plastiques, des emballages de sandwich et des mégots de clope que les tempêtes ont ramené sur les plages ? » Bah nan. Alors essaie. Pas tout d’un coup, mais petit à petit. Alors j’ai commencé avec les lingettes réutilisables (article ici), et je me suis attaquée à mes dents. Parce que je passe une brosse à dents et un tube de dentifrice par mois. Ca commence à faire.

Et dans les faits ?

Tout est parti d’une discussion avec ma copine Clour, qui a évoqué, je ne sais plus pour quelle raison, les brosses à dents en bambou, qu’elle n’avait encore jamais essayées. Alors je me suis dit : qu’à cela ne tienne, je vais tenter. Et puis aussi les brosses à dents dont on ne change que la tête, et pourquoi pas le dentifrice ?

Les brosses à dents, pour commencer. J’ai débuté avec les brosses en bambou. Pas bien, je les ai commandées sur Amazon (je sais, mais par chez moi, on n’en trouve pas partout). Comme je ne savais pas où donner de la tête, j’ai commandé un modèle standard (que tu trouveras ici) avec des boîtes de transport. J’ai ensuite décidé d’essayer les brosses à dents où tu ne jettes que la tête, dont m’avait déjà parlé mon amie Laura. Don’t worry, cher ami, je donnerai quelques adresses plus bas dans le billet.

En ce qui concerne les dentifrices, j’ai essayé la marque Pachamamai, un dentifrice solide. C’est un petit galet conditionné dans une boîte en alu recyclable (toute petite). Il suffit de frotter sa brosse à dents dessus. Perso, je la mouille avant. Mais pour des raisons que j’expliquerai plus bas, je suis passée aux pastilles Lush, conditionnées dans des petites bouteilles en plastique 100% recyclé et recyclable (donc ça marche). Tu en mâches une et tu frottes, tu frottes, aucune différence avec le dentifrice en tube, ça mousse pareil.

En 3 clics, j’ai donc laissé tomber mes vieilles habitudes. Mais si tu as de la chance (et des magasins de vrac qui te prennent pas pour un pigeon), tu pourras trouver près de chez toi des BioCoop, des Day By Day et autres petites boutiques du genre vachement sympas.

Verdict ?

  • Les brosses à dents pour commencer :

J’aime : pas moins pratiques ni moins efficaces que ta brosse, l’une comme l’autre offrent une alternative tout à fait acceptable aux brosses à dents classiques (pour le choix de la souplesse des poils tournez-vous plutôt vers les têtes amovibles). Le bambou est anti bactérien, donc parfait pour une brosse à dents. Les brosses en bambou sont arrivées dans une boîte en carton et des sachets individuels papier (ce qui n’est pas le cas de toutes les marques… eh oui, zéro déchet, c’est aussi le conditionnement).

J’aime pas : sur la brosse en plastique, rien à redire. Sur la brosse en bambou, je ne fais pas confiance aux exploitations gérées durablement. On fait de plus en plus de choses en bambou, et j’ai peur qu’on en arrive au stade de l’huile de palme, à savoir déforester des parcelles entières pour privilégier la culture de ces tiges miracles. L’humain et sa mesure légendaire. Donc tant que j’aurai des doutes sur la provenance du bambou, sa gestion et ses conséquences, je serai sceptique. C’est un peu plus cher, mais 3 EUR de plus tous les 2-3 mois, est-ce que ça ne vaut pas le coup ?

  • Les dentifrices :

J’aime : l’idée de produire moins de déchets, c’est certain, mais aussi la durée de vie du dentifrice, beaucoup plus longue qu’un tube dont tu fous la moitié du contenu dans ton évier. Les goûts des Lush sont sympas. Les emballages des deux types de dentifrices sont totalement recyclables (et en plastique 100% recyclé pour Lush).

J’aime pas : le Pachamamai, j’ai dû arrêter, parce qu’il avait le goût de savon (petite info, tu peux même te laver les dents avec du savon de Marseille si tu crains pas). Mais c’est dégueulasse quoi, malgré les goûts (naturels) de menthe. Donc peu concluant pour moi, je ne m’en sers que quand je n’ai pas le choix (genre j’ai oublié de demander à Chéri de reprendre du dentifrice). Pour le Lush, je pense qu’on pourrait trouver plus naturel, mais c’est déjà un premier pas. Et de manière générale, le prix, un peu plus cher que ton tube à 1,75 EUR, mais meilleur pour tes dents, probablement.

Ils en parlent :

Le site Barb’Art te parle brosses en bambou
Cécile Bonnet, du blog Zero Déchet te parle des brosses à dents et des dentifrices
Le blog Le Zéo Déchet Facile te propose de l’aide pour choisir ta brosse

Ma brosse à tête rechargeable est une Caliquo, achetée directement sur le site de la marque (moins cher).
Ma copine Laura utilise la Lamazuna, et tu peux renvoyer les têtes pour qu’elles soient recyclées grâce à Terracyle. Et l’envoi est gratuit !

Tu as les adresses pour te procurer les produits sur les différents blogs 🙂

Maintenant, c’est à toi !

J’ai acheté une brosse à dent « Vegan » de la marque Lamazuna à « La petite Reserve 63 » rue du 11 Novembre à Clermont. Je dis vegan car le manche est fait en France en bio plastique les poils en Italie en nylon et le socle en ABS et non testée sur les animaux et surtout elle est increvable ! Je m’explique : la brosse à dent en soi s’achète environ 7€ et tu as juste à acheter les têtes interchangeables par pack de 3 pour environ 10€. Ça me fait 1 an ! Et on peut leur renvoyer les têtes usagées pour qu’ils les recyclés avec Terracycle !
Laura

Ma solution : changer de copain, il mange tellement ses brosses à dents qu’il les garde 2 semaines pas plus !
Jill

Je me lave les dents avec l’eau de clou de girofle et jet dentaire. Et je n’ai plus du tout de problèmes de gencives rouges ou gonflées. Je pense passer très rapidement à la brosse à dents à bambou, chaque chose en son temps !
Françoise

J’ai un dentifrice solide de chez Lamazuna (pouce levé) !
Julie

Je réduis déjà pas mal mes déchets mais je dois avouer que je n’ai pas encore commencé au niveau brosse à dent/dentifrice. Aussi parce que j’utilise des brosses spéciales à poils très doux et un dentifrice particulier pour les gencives… Faudrait que je puisse trouver des alternatives dans le même style.
Maxime

Merci à tous pour vos témoignages !
La semaine prochaine, on reparle Zéro Déchet et hygiène capillaire…
même consigne !

 

 

Publié dans Bouquinade, Roman, Roman historique

When calls the heart : Canadian West, T1 (Janette Oke)

Ami du jour, bonjour !

Tu vas me dire « mais le titre du bouquin que tu donnes, il est en anglais, il existe pas en français ? » Mais non, je suis désolée. Donc, quel est le but de parler d’un bouquin que tout le monde ne peut pas forcément lire ? En vrai, je cherchais une excuse pour te parler de la série tirée du bouquin, disponible sur Netflix sous le titre Le Cœur a ses raisons (non, pas la parodie des Feux de l’amour, rien à voir…). En gros, je m’en tire comme au bac : le sujet de philo, c’est le temps, j’y connais rien, hop, je te twiste ça pour te parler du désire. Toi, tu n’y verras peut-être que du feu. Le prof de philo m’a collé un 5 (coeff 9, hors sujet).

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Sarakontkoi ?
Début XXe, Toronto, Canada. Elizabeth est institutrice. Issue d’une famille aisée, elle ne manque de rien. Elle partage ses journées entre ses élèves et les événements mondains auxquels elle participe. Est-ce suffisant pour être pleinement heureuse ? Elle décide de saisir une opportunité et part enseigner dans l’Ouest, plus sauvage, dans des classes très hétérogènes où se côtoient enfants d’immigrés, de fermiers et d’autres horizons sociaux. D’abord effrayée par cette vie presque sauvage, Elizabeth, en apprenant à se débrouiller seule, finit par apprécier l’esprit de communauté, la bonté simple de ses voisins… et l’agent de la garde montée en poste au village.

Tenpenskoi ?
Je vais rapidement te dire ce que je pense du livre, et ensuite, on parle de la série, OK ? Le bouquin est simple, se lit très vite, assez sympa pour une lecture légère entre deux lectures plus éprouvantes. Pas un absolute must, mais un moment somme toute agréable.

Mais alors la série… Netflix me la collait en proposition depuis des mois (en fait, depuis que ma frangine — merci Jill — m’a filé ses codes Netflix, mais on a un compte familial alors c’est pas de la triche). Un jour, je cherchais un fond sonore pour mes tâches quotidiennes lorsque je rentre à la maison (petite vaisselle, préparation des repas, couture… et je me rends compte que si t’es féministe et que tu lis ça, tu vas t’arracher les cheveux) et je me suis dit « barf, pourquoi pas, c’est un peu Docteur Quinn mais bon, ça fera l’affaire ». Oui parce que si tu choisis des trucs compliqués à suivre, t’es obligé de te planter devant ta TV et le « fond sonore » n’en est plus un, mais une distraction qui t’empêche de faire ce que tu as à faire (genre tu fais pas ça avec Game of Thrones quoi).

Bref, le premier épisode, je me dis « ah, c’est vachement sympa quand même, et les acteurs ont une bonne tête ! » Second épisode, j’ai commencé à ralentir dans mes tâches et à jeter un œil à l’écran. Cinquième épisode, c’était cuit. Et comment vous dire que Chéri rentre sur ces entrefaites, et commence à regarder. On a fini comme deux cons scotchés sur un canap’, je te jure.

La série, c’est une cuillère de miel quand t’as mal à la gorge ! D’habitude, on regarde des séries où les gens meurent, se trahissent, tuent. Des enquêtes, des trucs qui font un peu peur, et surtout, qui te montrent à quel point l’être humain est pourri. Là, petit havre de paix. Tout n’est pas rose, mais les protagonistes font face à l’adversité de manière tellement bienveillante (oui, ce mot vous gave, mais là, c’est vraiment vrai !) qu’on se dit « si tout le monde pouvait penser de cette manière, tout serait bien plus beau ». Et ça ne parait pas infaisable. Bref, à la fin de chaque épisode, je me disais que finalement, le monde peut être sauvé… du coup, si tu as fini Stranger Things, que tu sais pas trop quoi binge watcher, je te propose d’essayer When calls the heart. Et ça met un joli pansement sur ton petit cœur.

Pour info :
Le livre (je n’ai pas trouvé de VF, sorry) : Bethany House Publishers, 336 pages, 9.57€
Série : 6 saisons (dont 5 dispos sur Netflix), la 7e à venir, 54 épisodes

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : apocalypse

Ami du jour, bonjour !

Je t’en ai parlé hier dans mon billet sur ma lecture de Good Omens, aujourd’hui, on va causer de fin du monde… ou pas !

Le mot du jour : apocalypse.

La fin des haricots, du monde, des temps, le jugement dernier, le Ragnarök… bref, tout ça pour dire que quand tu entends apocalypse, tu te dis que t’es cuit. Sauf que…

Apocalypse, si tu reprends sa racine grecque, ça ne veut pas dire « destruction », et pas tout à fait « révélation de Dieu », ça c’est une extrapolation due à l’utilisation du mot en contexte religieux (créé dans un contexte religieux ?). Le mot en lui-même veut dire « ce qui révèle » de la racine grecque kalúptô (cacher, couvrir), précédé de apo– (préfixe qui indique la privation) : donc, dé-cacher, découvrir. Fun fact : le nom de la nymphe Calypso, qui a retenu Ulysse chez elle dans l’Odyssée, vient également de cette racine (Calypso : celle qui couvre, qui enveloppe).

Le livre de L’Apocalypse selon Saint-Jean est appelé Le Livre de la Révélation (CQFD). Dans ce livre, Jésus fait à Jean des révélations sur « le sens de son époque » et la manière dont le peuple de Dieu sera sauvé (prétendument dans un combat entre Dieu et Satan). Je ne suis personnellement pas la mieux placée pour causer de religion, et son histoire m’échappe. Mais ce que je peux dire, c’est qu’on a connoté le terme de notions de violence et de destruction qu’il n’avait pas à la base.

Juste pour nuancer, la prochaine fois que vous regarderez Apocalypse Now 🙂

 

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Good Omens (Neil Gaiman / Terry Pratchett)

Ami du jour, bonjour !

Toi aussi, la chaleur t’étouffe ? Je me surprends parfois à voler en songe parmi les oiseaux migrateurs, mais au lieu de partir vers les pays chauds en hiver, je songe sérieusement à m’exiler du côté du Pôle Nord en juillet-août. Je rêve des pluies d’été, diluviennes, à ces lourdes gouttes tièdes qui s’écrasent sans pitié sur mes carreaux de lunettes. Le soleil me brûle, mes doigts et mes jambes gonflent. Et bien entendu, je suis très très lente, notamment dans mes lectures. Heureusement, Audible est là !

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Sarakontkoi ?
L’heure de l’apocalypse est arrivée, l’Antéchrist est né. Il ne reste plus qu’à le caser dans une influente famille de diplomates, et à le laisser grandir jusqu’à ce que s’accomplisse son destin. Mais Crowley et Aziraphale — respectivement Démon et Ange de leur état — se sont attachés aux humains, à leur culture, au monde. Ensemble, ils décident d’essayer de garder l’enfant dans un équilibre parfait entre le Bien et le Mal, afin qu’il ne puisse jamais choisir. Mais il semblerait qu’il y ait erreur sur l’enfant, et le Destructeur des Mondes grandit à l’abri de toute influence, chef de sa bande de garnements à vélo, des bleus aux genoux et son fidèle chien à son pied. Mais les trompettes de l’apocalypse résonnent déjà.

Tenpenskoi ?
Si tu suis le blog depuis quelques temps, tu sais que je qualifie rarement les livres de Coups de Cœur (parce que tout bloggeur, Booktubeur ou Bookstagrameur qui a bien aimé la page 58 d’un livre le qualifie de coup de cœur, et soyons honnêtes, ça ne veut plus rien dire). Mais là, je me tâte. Je me dis même que c’est trop peu. C’est une bombe, c’est un tsunami. C’est une apocalypse stricto sensu (origine grecque du mot qui signifie « action de révéler, de dévoiler », donc une révélation, mais j’en ferai un billet) !

Avec une intelligence, une légèreté et une insolence hors du commun, Neil Gaiman et Terry Pratchett nous plongent dans les derniers jours du monde. L’Antéchrist, suite à une légère erreur de distribution, a atterri dans une banale famille anglaise, loin de toute influence. Il est à la tête d’une bande de copains, et si tout semble se plier à sa volonté, il n’en est pas moins un jeune garçon brillant — ayant développé cet esprit logique et simple propre aux enfants — dénué de toute autre ambition que celle de jouer aux cow-boys et aux sorcières.

Tandis que les pièces du puzzle se mettent en place, que les adultes, les anges, les démons et les cavaliers de l’Apocalypse se battent pour leur camp, le jeune Adam Young grandit, inconscient de son rôle dans le Grand Dessein. Et le lecteur apprend une excellent leçon : rien n’est tout bon, ni tout mauvais. Une égratignure au genou fait tout le plaisir d’une chasse au trésor. Et toujours, chez Gaiman (je connais très peu Pratchett), cette ambivalence entre la clairvoyance des enfants et l’amertume des adultes. J’aime.

Je vous pose là deux de mes citations préférées (que je retranscris en anglais, puis traduirai en français) :

« Anyway, if you stopped tellin’ people it’s all sorted out after they’re dead, they might try sorting it all out while they’re alive. »

(Et si vous arrêtiez de dire aux gens que tout rentrera dans l’ordre à leur mort, ils pourraient essayer d’y travailler alors qu’ils sont vivants.)

« If you want to imagine the future, imagine a boy and his dog and his friends. And a summer that never ends. »

(Si vous voulez imaginer le futur, imaginez un jeune garçon et son chien et ses amis. Et un été qui ne se terminera jamais). Dernière phrase du livre.

C’est drôle, c’est incisif, ça vise juste. Bref, lisez Good Omens (De bons présages, dans sa version française).

Pour info :
J’ai Lu, collection Science-Fiction, 440 pages, 7.20€

Publié dans Bouquinade, Roman

Fay (Larry Brown)

Ami du jour, bonjour !

Je te parlais il y a quelques temps des conseils de lecture de ma libraire face à mon envie de road trip, de voyages initiatiques et de grands espaces. Elle m’avait conseillé Celle qui venait des plaines, de Charlotte Bousquet (chez Gulf Stream) que j’avais adoré. Pour Fay, je voulais absolument quelque chose de chez Gallmeister, parce que je sais que, question grands espaces, nature sauvage des grands Nords américains, je ne suis jamais déçue. Je voulais aussi une sorte de voyage initiatique (je restais sur mon impression très positive de Dans la forêt, de Jean Hegland). Elle m’a proposé un voyage initiatique d’un tout autre genre…

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Sarakontkoi ?
Fay a 17 ans. Elle fuit. Elle fuit une vie de misère avec ses parents et ses frères et sœurs, une vie de labeur, d’illettrisme, de violence parfois, et d’impuissance. Mais Fay est jolie. Son sac à main à l’épaule, elle voyage en stop, rencontre des jeunes gens dont elle ne comprend pas toujours les intentions. Mais surtout, elle ignore le charme qu’elle exerce sur les hommes. Jusqu’à ce qu’une rencontre bouleverse sa vie.

Tenpenskoi ?
Honnêtement, je n’en ai aucune idée. J’ai beaucoup aimé suivre cette jeune fille dans toute son innocence et son ignorance, donc dans son initiation. Elle reste néanmoins très passive, le seul recours qu’elle ait face aux événements étant la fuite. Pour le reste, je crois qu’on peut dire qu’elle se laisse porter par les événements.

Je dirais donc que, plus que le personnage lui-même, ce sont les événements qui s’enchaînent et influent sur son parcours qui m’ont réellement captivée. L’écriture est lapidaire, très ancrée dans le présent (d’ailleurs tout le texte est au présent). On ne sait jamais ce qui va arriver, même si on le sent venir parce que chaque petite chose y est détaillée à outrance. C’est comme lire quelque chose qui arrive en temps réel.

Alors pourquoi ai-je dit que je ne savais pas si j’avais aimé ou pas ? Si je suis dithyrambique sur l’exercice d’écriture, le traitement des événements, je suis moins perméable à cet échantillon de culture et de pensée très américaine. Le côté je m’abreuve exclusivement de bière comme si c’était de l’eau, je jette mes cannettes par terre, j’ai une arme… même si je sais que c’est symptomatique des cultures occidentales, ce ne sont pas des choses que j’observe couramment autour de moi. Là, j’ai été gênée, parce que ces comportements sont naturels dans le livre, et ne le sont pas pour moi. Et je ne parviens pas à savoir si c’est intentionnel, ou si ça fait partie de la culture de Larry Brown.

Et puis, je dois avouer que sur la fin, ça tourne un peu en rond. Fay se retrouve dans les mêmes situations, encore et encore, et ce qui était captivant au début devient une routine. Là encore, intentionnel ou pas, je ne saurais pas le dire. La fin est ouverte, je te laisse la découvrir. J’ai aimé lire Fay, mais j’avoue que ce n’est pas un livre que je garderai dans ma bibliothèque.

Pour le prochain Gallmeister, ce sera un Pete Fromm, je dois avoir Indian Creek qui traine quelque part. Après Wicked bien entendu… À ce sujet, à l’occasion de la sortie de Wicked, le collectif Wicked en français ! organise un concours sur Facebook et Instagram. SI tu postes une photo de ton exemplaire, il y a 3 pochettes à livres à gagner ! Tirage au sort le 1er juillet !

Pour info :
éditions Gallmeister, collection Totem, 560 pages, 12€

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

La Servante écarlate (Margaret Atwood)

Ami du jour, bonjour !

Laisse-moi te dire que j’ai dû digérer un peu le roman dont je vais te parler avant d’écrire ma chronique. J’ai beaucoup de mal à mettre de l’ordre dans mes idées, comme à chaque fois que le sujet me touche, tu commences à avoir l’habitude. Dis-toi que ce bouquin, je l’ai écouté (oui, parce qu’il s’agit d’un livre audio) sur toute la période de notre dernière tentative de FIV. On aurait pu trouver mieux comme timing…

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Sarakontkoi ?
Le roman se situe dans une société américaine fermée qui subit de fortes baisses de fertilité dues à divers facteurs (notamment une « catastrophe » dont il est question une ou deux fois dans le livre). Dans cette nouvelle société, les femmes sont sacrées. Les épouses de Commandeurs sont privilégiées, les Econofemmes sont les épouses d’hommes pauvres, les Marthas sont des sortes de gouvernantes dans les maisons riches. Et les Tantes endoctrinent les Servantes, ces femmes vêtues de rouge, seules capables de procréer, dont les riches couples louent les services…

Tenpenskoi ?
La. Claque. Ca fait un moment que je n’avais pas lu un aussi bon roman de SF. Il s’agit ici d’une dystopie, la description d’une société qui se veut parfaite, mais qui cache en fait un régime de répression et de suppression des libertés.

Un passage m’a marquée au cours de ma lecture : il évoque la différence entre « liberté de » (freedom to) et « libéré de » (freedom from). Les femmes ne sont plus libres de faire ce qu’elles veulent de leurs corps, puisqu’elles sont devenues sacrées. Mais elles sont libérées du regard des hommes, du poids du paraître. Dans ce sens, le livre twiste dangereusement l’état d’esprit du lecteur, et on en arrive même à se dire « est-ce si mal ? » C’est ce danger que pointe Margaret Atwood. Ces pensées liberticides qui agissent pour le bien de l’Humain. Elle décrit une société tyrannique, sans libertés, révoltante, qu’elle met en contraste avec notre société actuelle, tellement brutale, sale, effrayante qu’en tant que lecteur, on est perdus, tiraillés entre notre révolte interne et cette solution définitive, liberticide, qui pourtant solutionne les combats que nous menons aujourd’hui.

Tout ça bien entendu sur fond de cataclysme (dont on ignore la nature). On sait juste qu’à un moment, le monde a cessé de tourner rond, et que la réponse de cet état américain (le Massachusetts si mes souvenirs sont exacts) a été de geler les libertés, en commençant par les comptes en banque des femmes. Tout ça dans une passivité générale effrayante. Mais dans leur situation, aurions-nous fait différemment ? Les quelques manifestations et contestations ont été étouffées. Privées de moyens financiers, les femmes n’ont eu d’autre choix que de passer dans la clandestinité, ou de s’en remettre aux hommes. Les enfants issus de seconds mariages, d’adultères, ou hors mariage ont été arrachés à leur famille pour être confiés à des familles pieuses « dignes » de les élever, donc riches.

Margaret Atwood nous tient et nous coince dans un présent quasi constant qui nous étouffe, nous empêche d’avancer, d’aller de l’avant, qu’elle entrecoupe de bribes de souvenirs décousus, confus parfois. De sensations passées. Comme Defred, on ne comprend pas comment la société en est arrivée là. Le final est sans importance, relayé au second plan, avalé par l’énormité de ce qu’on vient de lire. L’épilogue, une conférence universitaire qui a lieu probablement des dizaines d’années plus tard, après la chute de cette « civilisation », ironise cette partie de l’Histoire, la relègue à une simple étude du passé, oubliant presque que ce qui est arrivé alors peut encore se produire aujourd’hui. Cela ne ferait-il pas échos à… ?

Le roman est très dense, j’en ai probablement oublié. Mais lisez-le.

Pour info :
éditions Robert Laffont, 544 pages, collection Pavillons Poche, 11,50 EUR

Publié dans Highway to FIV

Ainsi finit la FIV 1

Salut les loulous !

Bon, je fais un update FIV rapide, je ne vais pas m’attarder, mais comme nous avons suivi un nouveau protocole, j’ai pensé qu’il serait bon d’en toucher deux mots ici.

Effectivement, nous disposions déjà d’un embryon congelé. Qui dit embryon congelé dit 5 jours de maturité, donc de plus grandes chances de survie par la suite.

Pas de piqûre pour cette fois-ci, ce qui, je l’avoue, fut un soulagement, mais des hormones en cachets et de la progestérone en ovules à prendre matin, midi et soir. Je vous raconte pas la galère quand on a dû passer quelques jours chez mes parents pour les aider à finir la cuisine. Pas le plus grand des conforts pour m’insérer ces foutus ovules de progestérone dans le vagin. Parce que oui, sinon c’est pas drôle, c’est par en bas que ça passe. « Puis-je les prendre par voie orale ? » ai-je innocemment demandé à l’infirmière qui m’a tendu l’ordonnance (bah oui, au cas où ce soit juste de la pure torture et qu’il y ait moyen de pas me foutre le majeur dans le vagin à toutes mes pauses dej’). « Si vous voulez dormir, oui », m’a répondu l’infirmière. Bon, mon majeur dans le vagin ce sera.

Au bout de 14 jours (donc le jour supposé de l’ovulation), écho de contrôle. Pas d’ovulation (en même temps, je dois ovuler une fois sur 3000… ça serait bien qu’on le précise en cours de science d’ailleurs, qu’on n’ovule pas à chaque fois !) et l’endomètre est… bien je dirais, même si l’interne avait pas l’air extatique. Ceci dit, j’ai arrêté de m’attendre à ce qu’on danse la Macarena chaque fois qu’il se passe un truc cool. C’était un lundi. Transfert prévu le samedi.

Cette fois, je suis prête, j’ai bu 1,5l d’eau en moins d’une heure, ma vessie sera pleine. C’est sans compter sur les 2 heures d’attente. Bah, j’ai dû aller aux toilettes entre temps, en prenant bien soin de reboire 1l chaque fois que je faisais pipi. Pas question de ne pas voir J5 cette fois (et je l’ai vu passer, on aurait dit une minuscule comète, une étoile filante, notre vœu perso). J’ai l’impression qu’on est 1 million dans la salle d’attente. La gentille biologiste m’a dit que je devais relativiser, me calmer, que j’avais l’air fébrile. « Vous savez, mon époux bosse aux soins palliatifs, avec les gens en phase terminale ». Je vais être méchante, mais quand ils sont morts, ils sont morts. Moi quand ça plante, je suis toujours là, et je dois gérer. Enfin, je dis « je »… « Nous, » Chéri et moi. Bon OK, moi c’est moins grave. Mais si on part de ce constat, il doit toujours y avoir plus grave.

Transfert OK, on attend. 10 jours, c’est moins long que pour la dernière tentative. Cette fois, j’attends d’être à la maison, avec Chéri, pour voir le résultat. Pas folle, la guêpe. Je suppose que tu t’en doutes, le résultat est négatif. J’ai bien versé quelques larmes. Mais je pense que la quantité de larmes doit diminuer de façon exponentielle par rapport au nombre d’échecs. On s’en remet un peu plus vite à chaque fois. Mais on espère aussi peut-être un peu moins.

Et puis, on commence à comprendre qu’il y a d’autres moyens d’être parents. On explore nos possibilités. Récemment, j’ai entendu quelque chose qui m’a fait réagir, que j’ai du mal à traduire en français : « Where God guides, God provides ». Je ne crois pas en Dieu, mais je pense que notre équivalent serait : « La vie ne t’impose jamais plus que ce que tu pourrais supporter ». C’est vrai, j’aime cette façon de voir les choses.

Après 3 essais, 2 ponctions embryonnaires, 2 transferts et l’ombre de 0 grossesses, la FIV n°1 se clôture. La date de la prochaine est notée dans le calendrier…

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Publié dans Madame Je-Sais-Tout, Sors ta science

Sors ta science #17

Ami du jour, bonjour !

Ce week-end (et une bonne partie de la semaine d’ailleurs), j’étais avec mon cher et tendre à la campagne, pour aider mes parents à refaire toute la cuisine de notre maison de famille. Bon, refaire la cuisine, c’est un euphémisme. Faire la cuisine. Passer les alim’ d’eau, l’électricité, les évacuations, faire le placo, refaire le sol, monter et poser les meubles. Bref, toussa toussa. Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce que ma maman avait acheté des couverts en bois et de la vaisselle jetable en plastique (bah ouais, pas de cuisine, c’est pique-nique) dans l’espoir de pouvoir recycler. Mais, le saviez-tu, tout ne se recycle pas. « Mais y’a le petit logo ! » a dit ma maman. « Chez nous, c’est trop bien, tout se recycle » a ajouté ma cousine. Que nenni, jeune padawan. Il existe multitude de symboles qui, bien qu’ayant trait au tri ou la vigilance du consommateur sur le traitement des déchets, ne signifie pas que tout se recycle.

Alors, tu viens ? Je vais t’expliquer 2-3 trucs.

point vertLe premier symbole, le point vert. Le truc le moins bien compris de tous les temps. Toi, en tant que consommateur, quand tu vois ça, tu te dis que l’emballage se recycle. C’est vert, c’est des flèches qui tournent. Et c’est FAUX. Ce logo signifie simplement que la firme qui a produit cet emballage a payé une redevance à Eco Emballage. De l’argent contre une bonne conscience. Enfin, c’est mon avis. Mais il n’est ni issu de produits recyclés, ni recyclable pour autant.
Je suis un peu excessive, parce qu’Eco Emballage travaille à la communication autour du recyclage, finance des projets visant à augmenter la quantité d’emballage recyclés auprès des acteurs publics et privés, etc. Je te laisse jeter un œil sur le site si tu es intéressé.

moebiusEnsuite, parlons du ruban de Möbius. Là encore, c’est joli, c’est vert (mais pas toujours), ce sont de petites flèches qui forment un triangle. Mais ça ne veut toujours pas dire que ta commune l’acceptera dans la poubelle jaune. Le produit est recyclable techniquement, mais pas nécessairement traité dans ton centre de traitement. C’est assez peu spécifique en fait, et en tant que consommateur, ça te donne assez peu d’infos.

moebius+
Si le ruban est noir et affiche un pourcentage, la signification est légèrement différente. Le pourcentage indique la quantité de matière recyclée présente dans l’emballage.

PETVoilà le symbole que tu dois chercher sur les emballages en plastique ! Il indique la composition de l’emballage. À l’intérieur (ou à côté, selon la taille du logo) figure un chiffre compris entre 1 et 7 qui identifie le matériau. En dessous, tu trouveras la nomenclature du plastique en question. Je vais juste t’indiquer les plastiques recyclables, les autres, tu les trouveras ici.
1 PET (Polyéthylène Téréphtalate) : utilisé dans les bouteilles d’eau, de vinaigre et d’huile, etc., de certaines barquettes et j’en passe. Ca, dans la poubelle jaune.
2 PE HD (Polyéthylène Haute Densité) : utilisé dans les bidons de lessive et de produits ménagers, les bouteilles de shampooing, les plastiques assez rigides. Idem, poubelle jaune.
5 PP (Polypropylène) : utilisé dans la vaisselle en plastique, les gourdes, les emballages de beurre, etc. Là, c’est plus compliqué, attention, ça dépendra de ta commune. À Paris, par exemple, tu peux le recycler. Bonne nouvelle les Clermontois, Clermont Auvergne Métropole recycle une partie du PP, mais pas tout, notamment les assiettes en plastique (jette un œil sur leur site si tu as un doute). Si t’es pas de Clermont, Google est ton ami… ah non, Ecosia, restons verts. Ou ta communauté de commune. Ou ta commune.

Pour le reste, c’est un peu moins compliqué.

verre recyclable
Là, il s’agit de verre, et le verre est plus facile à trier, parce qu’on le trie depuis plus longtemps, déjà, et parce qu’il y a moins de sortes de verres. En Allemagne, on trie encore les verres colorés et les verres blancs. Pas en France. Je te laisse jeter un coup d’œil ici, c’est assez intéressant et ça peut répondre à quelques questions. En gros, tout le verre ne se recycle pas. Ton saladier en verre, ta tasse en verre, tes assiettes ou ton plat Pyrex ne se recyclent pas. Tout le reste, hop, pas dans les déchets ménagers, mais dans le bac à verre de ta commune ! Mieux sans couvercle ni bouchon, mais le tri sera fait de toute façon.  Cherche le petit logo 🙂

L’acier et l’aluminum se recyclent également. Tu trouveras ces logos sur les emballages. Donc là encore, c’est poubelle jaune !

Tu vas trouver un million d’autres logos, qui vont te paumer, parce qu’ils veulent dire tout et son contraire. En voici quelques exemples, certains sont importants, d’autres franchement, à part donner bonne conscience au producteur, on pourrait s’en passer.

tidymantriman

Tidyman et Triman t’indiquent juste qu’il faut jeter dans une poubelle et pas par terre, et que si c’est possible, tu dois trier.

poubelledechetterie

Ici, on t’indique de ne pas jeter dans la poubelle pour le premier picto, et de déposer en déchetterie pour le second.

Je t’épargne les forêts gérées durablement, et autres Bio, petites feuilles vertes, etc. Sache qu’un emballage est rarement bon. On fait au mieux, mais le tri, la valorisation des déchets, reste un souci majeur. Ceci dit, des projets voient le jour, des initiatives qui repoussent les limites du recyclage.

Le mot de la fin : les sacs plastique jetables ne se recyclent pas. Quant aux sacs en fécule de maïs qu’on voit fleurir un peu partout parce qu’ils sont « biodégradables », leur production nécessite une quantité incroyable d’eau. Alors demande à ta maman / mamie / copine de te faire des sac en tissu pour aller faire tes courses. Ou bien fais-le toi-même, ça marche aussi, si tu sais coudre 🙂 (Petite info, je sais coudre, alors si tu en veux, demande-moi).

Et pour finir, un petit exercice pratique : où vont ces emballages ?
N’oublie pas, le site Consignes de tri est ton ami !

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Sur ce, sincères poutous, prends soin de toi, et jette un œil à tes emballages 🙂