Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

La Malédiction des Highmoor (Erin A. Craig)

Amis du jour, bonjour !

En grande amoureuse des réécritures de contes, je suis toujours heureuse de tomber sur des contes peu adaptés. Alors quand ma copine Charlotte, libraire de son état, m’a parlé de La Malédictions des Highmoor, j’ai dit banco !

Le pitch :
Le conte original, Le Bal des douze princesses, raconte l’histoire d’un père en plein désarroi de trouver chaque matin, à la porte de ses filles, des souliers usés à la corde. Il promet d’accorder la main de l’une d’entre elle à celui qui résoudra ce mystère. L’un des prétendants découvre que les princesses fuient chaque nuit leur chambre pour aller danser…
Ici, c’est la même, sauf que les cinq aînées ont perdu la vie dans d’étranges circonstances, et que les bals en questions semblent les hypnotiser.

Mon avis :
La quatrième de couverture cite une ambiance entre Del Toro et Rebecca, ce qui est assez juste je dois dire. Tout est poisseux, les couloirs du château sont hantés par des fantômes que seules deux sœurs peuvent voir, le père vient de reprendre une jeune épouse un peu trop enjouée qui attend un enfant… côté ambiance, on est servis.

On retrouve toute la cruauté des contes de fées originaux, ceux où les princesses s’amputent, où les ogres dévorent les enfants, où les fées ne portent pas de jolies ailes roses scintillantes. Les êtres immortels sont cruels, avides de pouvoir et de jeunesse, la magie suinte. Tout est faux semblants et même toi, lecteurice, tu ne sauras jamais à qui te fier…

Le roman souffre néanmoins de quelques longueurs, pas forcément dans l’action, mais dans l’avancée de l’histoire. Je me souviens m’être dit qu’il serait bon de conclure à un moment. La résolution m’a paru un brin complexe, mais l’un dans l’autre, si vous aimez les réécritures de contes un peu cracra, genre qui font pas dans la dentelle, loin des grands yeux ourlés de cils dignes d’une biche kawaii des princesses Disney… bienvenue à Highmoor !

Pour info :
éditions Casterman, trad. de Elsa Pellegri, 576 pages, 2021

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