Amis du jour, bonjour !
Depuis le temps que je dois découvrir Becky Chambers, ça y est, c’est enfin chose faite. Et, si je peux me permettre, je pense que c’était le parfait angle d’attaque.
Le pitch :
Dans ce recueil de cinq nouvelles, Becky Chambers raconte cinq destins de femmes à un tournant de leur vie. Elles sont humaines, extra-terrestres, futures astronautes, contrebandières. Elles s’apprêtent à embrasser leur destin fait de grandes ou de petites révolutions. Et nous, lecteurices, sommes les témoins silencieux de ces trajectoires…
Mon avis
Depuis quelques temps, je me fais la réflexion que, pour s’attaquer à un gros morceau — qu’il s’agissent d’un genre ou d’un auteur — la nouvelle est le biais idéal. Pourtant, force est de constater qu’elle a délaissé les étagères des lecteurices français. C’est pas franchement le genre vers lequel on se tourne, et pourtant…
Pourtant la nouvelle, dans son efficacité, dans son rythme, dans son économie de contexte et son sens de la chute, a toutes les qualités pour se faire la clef d’un univers ! J’approche donc la grande Becky, que je regarde du bas du piédestal sur lequel je l’ai hissée, à travers ses nouvelles. Des nouvelles qui, avec une économie de mots et sans grande démonstration, me dévoilent ce que Becky sait faire de mieux : raconter les gens. Sans éclat, sans exploit, sans recherche de grandeur ou de reconnaissance, juste la rencontre, le choix, l’inattendu. Et c’est… grandiose de simplicité, presque apaisant malgré le tumulte d’émotions qui peut traverser ses protagonistes.
Il est très compliqué pour moi d’isoler une nouvelle ou de vous faire un quelconque résumé. De l’émotion d’une mère qui laisse partir son enfant à la solitude d’un vaisseau-cercueil, de la réalisation d’une prophétie bancale à l’abandon de ses propres lois, dites-vous simplement qu’une route est faite de carrefours, et que c’est ici que Becky vous attend.
Pour info :
éditions de l’Atalante, trad. de Marie Surgers, 112 pages, 2025
