Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : superfétatoire

Ami du jour, bonjour !

Point de grand discours aujourd’hui. Un léger embrun de Méditerranée persiste dans ma tête, et les petits déjeuners sur la loggia surplombant la mer me manquent déjà (je pense tourner ma table à manger vers le Puy de Dôme, histoire d’avoir une belle vu au petit dej’ même de chez moi… ma table est ronde, je vais juste bouger ma chaise).

Du coup, petit ajout à ton vocabulaire (et au mien par la même occasion) qui m’a fait dire : ouais, toujours plus.

Le mot du jour : superfétatoire.

Du latin superfetare (= s’ajouter), cet adjectif désigne un ajout superflu, qui n’est pas nécessaire. D’ailleurs, superlfu est un synonyme de superfétatoire. Pas de grosse différence entre les deux. Le site Jesuiscultive.com précise : « superflu » = qui n’est pas nécessaire / « superfétatoire » = qui vient s’ajouter inutilement.

Je t’épargne toute considération superfétatoire et te souhaite une excellente journée !

superfétatoire.jpg

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : lapalissade

Ami du jour, bonjour !

Tu t’apprêtes peut-être à passer un super week-end de trois jours (ou pas, si tu n’as pas de chance, et que tu te sens solidaire… puisque c’est lundi que tu travailles pour peanuts). Nous, c’est week-end à la mer, mais je dis ça, je veux pas frimer… ou si, un peu…

Bref, j’étais en train de rêvasser en bossant, quand une image stupide et fugace (tellement que je ne me souviens même plus de ce que c’était) a traversé mon esprit. Cette idée peut s’apparenter à notre…

Mot du jour : lapalissade.

Pas de gros suspens si tu viens d’Instagram ou de Facebook, tu as vu mon post-it. Et non, je ne vais pas te parler clôture de jardin, mais bien d’une figure de style. Une lapalissade (également appelée truisme ou tautologie) est une affirmation déclamant une vérité tellement évidente qu’elle en est niaise. Elle s’accompagne souvent d’ironie, ou pire… de sarcasme !

Chéri, qui adore ce mot, souligne souvent les évidence par cette lapalissade : « quinze minutes avant sa mort, il était encore en vie. »

Le mot lapalissade trouve son origine dans le nom d’un maréchal de François Ier, Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (1470-1525). Contrairement aux idées reçues, Lapalice n’est à l’origine des lapalissades qu’à son insu. En effet, s’il n’a jamais fait de lapalissade lui-même, ses hommes, après sa mort, auraient écrit une chanson en son honneur… pleine de vérités frappantes et complètement ridicules, dont voici un extrait :

Monsieur d’La Palice est mort
Mort devant Pavie
Un quart d’heure avant sa mort
Il était encore en vie.
[…]
Il est mort le vendredi
Passée la fleur de son âge
S’il fût mort le samedi
Il eût vécu davantage.

Et quelques hommes célèbres n’ont pas manqué de marquer notre culture par leurs propres lapalissades :

 « Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite » (Pierre Dac)
 « Qui promène son chien est au bout de la laisse » (Serge Gainsbourg)
 « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Ponce Pilate)

lapalissade.jpg

 

Publié dans BD, Bouquinade

La Tectonique des plaques (Margaux MOTIN)

Ami du jour, bonjour !

Je n’en ai toujours pas terminé avec la looooongue liste de BD dont je veux encore te parler. À l’heure qu’il est, je suis en train de lire un petit bijou (Le Prince et la couturière, billet à venir), et j’ai encore dans mon totebag spécial médiathèque la trilogie Hugo & Iris (de La Guerre des Sambre), Petit et Demi-Sang et enfin La Marche du crabe. Mais pourquoi — pourquoi médiathèque ?! — me permets-tu d’emprunter 15 livres à la fois ? Bref, revenons à notre mouton.

tectonique_des_plaques_margaux_motin.jpg

Sarakontkoi ?
Plein de trucs en fait. Les pérégrinations d’une femme-mère-divorcée qui vit toutes ses vies au jour le jour. Des anecdotes croustillantes aux gloussements adolescents, c’est un peu difficile de se trouver, de connaître ses priorités et de reconstruire sa vie…

Tenpenskoi ?
Moi, les petites planches de Margaux, je m’en délecte depuis son compte Facebook. C’est toujours très frais, très franc, et on s’y retrouve souvent. C’est drôle, ça frappe juste. C’est beaucoup d’autodérision, et parfois, c’en est même émouvant.

Et si j’adore me régaler de ces petites touches de Margaux de temps en temps, j’avoue qu’avaler le recueil entier, j’ai moins apprécié. Je pense que j’aurais dû faire ce que je fais d’habitude : le lire dans mes WC. Voilà, c’est un livre à caser dans les WC. Et chez moi, ça n’a rien de péjoratif ou de dégradant, bien au contraire ! Mais ça témoigne d’une habitude de lecture un peu différente, notamment en ce qui concerne les recueils de comic-strips (c’était déjà le cas de Péchés Mignons).

Enfin, en parlant de Margaux Motin, je ne peux pas m’empêcher de vous parler de la version de Orgueil et Préjugés qu’elle a illustrée, parue chez Tibert Editions, et par là-même de Tibert Editions, qui sévit sur la plateforme de financement participatif Ulule. Leur prochain projet : une réédition de Mrs Dalloway de Virginia Wolf, illustrée par Nathalie Novi. À suivre de près donc…

orgueil_et_prejuges.jpg

Pour infos :
éditions Delcourt, collection Tapas BD, 192 pages, 22,95€

Publié dans BD, Bouquinade

Ninn, T1 & 2 (Johan Pilet / Jean-Michel Darlot)

Ami du jour, bonjour !

Eh, mais je t’avais promis de la BD, je ne t’ai pas menti ! Et là, on passe côté jeunesse avec une BD découverte sur la chaîne Youtube Alex bouquine en Prada.

ninn.jpg

Sarakontkoi ?
Ninn est une toute jeune fille (12 ans tout au plus) à l’histoire un peu particulière. En effet, elle a été retrouvée bébé sur une ligne abandonnée du métro parisien (la Ligne Noire) par deux employés qui effectuaient des travaux d’entretien, puis adoptée par ce couple atypique. Des questions sur son passé, elle s’en pose. D’autant plus lorsqu’elle rencontre dans le métro un original qui affirme voir et chasser des papillons que lui seul peut voir. Sauf que Ninn se met à les voir aussi… et si tout ça avait quelque chose à voir avec le mystère qui entoure son passé ?

Tenpenskoi ?
Vous le savez maintenant, je travaille avec Booktube dans les oreilles (Booktube, c’est des lecteurs qui font ce que je fais ici, mais devant une caméra). Quand j’ai entendu parler de Ninn, ça a fait : « ah ouai, ça a l’air sympa ».

Laissez-moi vous dire pourquoi c’est effectivement sympa :

  • ça se passe dans le métro, un lieu atypique et assez peu exploité dans la littérature en général, alors qu’il offre son lot de légendes urbaines. Là, c’est bien foutu.
  • on vous raconte quand même l’histoire d’une gamine trouvée puis adoptée par un couple d’hommes composé d’un black baraqué et d’un vieux barbu râleur. On n’en fait pas tout un fromage, l’intrigue ne tourne pas autour de ça, et personne ne vous dit que c’est bien ou que c’est mal. C’est comme ça.
  • Les BD sont suffisamment développées pour que l’histoire tienne la route et vous propose des aventures sympas, mais suffisamment courtes pour que ça ne tourne pas en rond pendant des plombes.
  • Un mot sur les dessins, très fluides, assez vaporeux avec un aspect crayonné qui me plaît bien.

En bref, une petite gamine qui trouve la porte d’un autre monde dans le métro, ça fonctionne. Moi j’ai passé un bon moment, c’est pas niais (même si parfois, on emprunte des raccourcis scénaristiques) et ça ne prend pas ton gamin pour un décérébré. C’est deux tomes, ça laisse la possibilité d’une suite. Bref, tu peux y aller !

Pour info :
Ninn, T1 – La ligne noire : Kennes éditions, collection KE.JEUNESSE, 64 pages, 14,95€
Ninn, T2 – Les Grands Lointains : Kennes éditions, collection KE.JEUNESSE, 72 pages, 14,95€

Publié dans BD, Bouquinade

Le chat du rabbin, T1 : La Bar-Mitsva (Joann SFAR)

Ami du jour, bonjour !

Je continue mes lectures bédé-esques, et je t’emmène avec moi (vieeeeeens, je t’emmène…), parce que je découvre plein de trucs (la honte, pour certains, mais tu sais ce qu’on dit : vieux motard que jamais).

le_chat_du_rabbin

Sarakontkoi ?
Le chat du rabbin est heureux. Il aime plus que tout sa maîtresse, qui lui raconte sa vie, ses peurs, ses rêves. Il ne répond pas, mais il écoute. Le rabbin a également un perroquet. Qui crie touuuuut le temps. Alors un jour, le chat le mange… et commence à parler. Et quand on parle, on questionne, on pense et on voit les choses différemment. Le chat du rabbin veut être un bon juif, alors il demande à faire sa bar-mitsva…

Tenpenskoi ?
Joann Sfar, je le connaissais depuis Gallimard Jeunesse (où j’ai bossé un an et demi). Je ne remets pas en cause son talent, mais personnellement, c’est pas ma tasse de thé. Disons que le dessin ne m’attire pas. Du coup, j’ai même pas essayé d’en lire. Mais là, c’est un chat, et ça avait l’air sympa, alors je me suis dit « c’est gratuit, allons-y ». D’autant que la quatrième nous parle conte pour adulte, poésie et drôlerie.

Bah pour le coup, c’est drôlement sympa ! Joann Sfar questionne le rapport à la parole, au savoir, à la consicence mais aussi à la religion, toujours avec beaucoup de bienveillance et de sincérité. Il cherche les impasses et les limites et répond à ses propres questions. La logique n’a plus de sens, la religion peut-être prise au pied de la lettre ou elle peut être un guide. Aucun absolu, c’est une jolie promenade au cœur de la tolérance.

Pour info :
éditions Dargaud, collection Poisson Pilote, 48 pages, 12€

Il me dit que Dieu a fait l’Homme à son image…
Je lui demande de me montrer une image de Dieu.
Il me dit que Dieu, c’est une parole.
Je lui dis que moi aussi je parle.

Publié dans BD, Bouquinade

La Page blanche (Boulet / Pénélope Bagieu)

Ami du jour, bonjour !

Bon, si tu suis un peu ce qu’il se passe sur le blog et sur les réseaux sociaux, tu auras compris que (tadam !)… Chéri et moi, on s’est inscrits à la médiathèque ! Et ça, c’est génial, t’as l’impression d’avoir un super pouvoir. Genre tu lis tous les livres que tu veux, sans culpabilité, et si t’aimes pas, tu le rends juste un peu plus tôt ! Rassure-toi, ça ne m’empêche pas de continuer à faire grossir ma liste d’envies, faut pas déconner non plus !

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que j’ai récemment découvert Booktube. Je t’ai déjà parlé de Lemon June et de Margaud Liseuse, entre autres. Mais tu peux aussi découvrir Pinupapple & Books, Emilie de Bulledop (qui te parlera notamment lecture et dyslexie) ou encore Sita de Do cats eat Bats, pour élargir un peu tes horizons. Moi, je me bouffe ça aux petits oignons en bossant, et ça me donne des idées et des envies. Essaie, tu verras.

Bref, cette BD, je l’ai lue après avoir écouté l’avis de Lemon June, qui m’a surprise, parce que j’avais vraiment envie de la lire cette BD… Tu viens ? On va voir ce que j’en ai pensé.

la_page_blanche.jpg

Sarakontkoi ?
Eloïse est assise sur un banc. Seulement voilà, elle ne sait pas pourquoi elle est là. Ni où elle habite. Ni qui elle est. En fait, c’est le black-out complet. Après être rentrée chez elle grâce aux papiers d’identité trouvés dans son sac, elle décide de ne rien dire à personne et de mener l’enquête pour essayer de recoller les morceaux. Mais si ce qu’elle trouvait ne lui plaisait pas ?

Tenpenskoi ?
Laisse-moi commencer par te dire ce qu’en a pensé Lemon June (Lemon, si tu passes par là fortuitement, et que tu trouves que je déforme tes propos, n’hésite pas à me corriger). Ce qu’elle a retenu de cette lecture, c’est la condescendance dont faisait preuve Eloïse. En effet, elle trouve chez elle tout un tas de livres et de DVD que l’on pourrait qualifier de best-sellers et block-busters. Bref, des trucs qu’une personne élitiste pourrait apparenter à des produits culturels bas de gamme. Éloïse jugerait donc indigne d’intérêt la personne qu’elle était avant parce qu’elle lisait ce que tout le monde lisait, et regardait ce que tout le monde regardait. Il faut savoir que Lemon défend beaucoup la diversité dans les goûts, mais surtout ne juge jamais les lecteurs qui ont apprécié quelque chose qu’elle-même n’a pas aimé. Je pense que c’est la raison pour laquelle sa réaction a été aussi épidermique.

Maintenant, ce que moi j’en ai pensé : c’est très compliqué de lire une livre sur lequel quelqu’un nous a donné un avis très tranché (que ce soit parce qu’il l’a adoré, ou parce qu’il l’a détesté), parce qu’on le lit toujours à travers un certain prisme, qu’on n’aurait peut-être pas envisagé si on l’avait découvert par nos propres moyens. Donc, ce fut compliqué de me détacher de ce qu’en avait dit Lemon. Personnellement, même si j’ai été gênée par le jugement qu’Eloïse porte sur la « culture de masse », j’ai également vu dans ce black-out la disparition d’une personne qui essayait beaucoup d’entrer dans les rangs sans réussir à se construire vraiment.
Par exemple : tu peux aimer Marc Lévy, si sa littérature te parle, et le détester, si c’est le contraire. Mais tu sais pourquoi tu l’aimes ou le détestes. Si tu le lis (ou le détestes) juste pour faire comme tout le monde, que tu ne te fondes pas sur tes goûts propres, alors la personne que tu deviens a-t-elle suffisamment de valeur et d’authenticité pour se faire une place dans le monde ? Je pense que c’est la question que le livre pose. De manière maladroite certes. Du coup, la pseudo enquête sur l’identité et les goûts d’Eloïse est sympa à suivre, mais pour moi, ça s’arrête là.

Pour ce qui est du travail de Pénélope Bagieu, j’ai toujours aimé la simplicité et la rondeur du trait, déjà dans Cadavre exquis (dont je garde un bon souvenir malgré la critique peu enthousiaste que j’en avais fait à l’époque). Ceci dit, je ne dépenserai personnellement pas 24,95€ pour ça.

Pour info :
Grand format relié : éditions Delcourt, 208 pages, 24,95€
Format poche : Le livre de poche, collection Bulles en poche, 208 pages, 9,90€

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #18

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, Facebook a rappelé à mon souvenir un truc entendu comme ça, que j’avais cru bon de partager à l’époque.

C’était toujours aussi vrai ce matin quand j’ai ouvert l’appli et que ce « Nous avons pensé que vous voudriez revoir ce souvenir d’il y a 6 ans » (ou 7) m’a sauté à la figure. Ce n’est donc pas de moi, je ne me souviens même pas qui a dit ça, et Google ne m’a pas aidée pour le coup… alors je vous la donne, cette pensée. Vous pourrez en faire ce que vous voulez 🙂

« Tout le monde parle de laisser un meilleur monde à nos enfants.
Personne ne parle de laisser de meilleurs enfants à notre monde. »

En cadeau, Mickael Jackson appuie notre pensée du jour avec cette très jolie chanson qui dit :

Il ze world
Mékit eu béteur plesse
For you and for mi
And zi entaïre iouman resse

Soit :
Guéris le monde
Fais-en un meilleur endroit
Pour toi et pour moi
Et la race humaine toute entière

Allez, bisous !

Kasdédi pour ma Belle Brune
Publié dans Albums, Bouquinade

Super Beige (Samuel Ribeyron)

Amis du jour, bonjour !

Le billet du jour arrive un peu tard, j’ai passé mon 8 mai au boulot (ouin ouin pauvre bichette). Et là, vous vous dites : « bah, d’habitude aussi t’es au bureau ». Certes. Là, j’ai préféré traîner avec les collègues.

En retournant la bibliothèque parentale, à laquelle j’avais confié une partie de mes bouquins en attendant ma propre bibliothèque, je suis tombée sur cette petite chose, parue chez Le Vengeur Masqué. À l’époque, j’avais rencontré l’éditrice sur un salon, à Toulouse si ma mémoire est bonne. Le catalogue de cette maison est génial, et là, ce n’est qu’un aperçu !

superbeige

Sarakontkoi ?
Super Beige n’est ni super fort, ni super grand. Mais lui, il veut sauver le monde. Des gens. Enfin, il veut sauver quelqu’un. Il veut être un super héros. Alors il va falloir trouver un million de petites choses qui feront de lui ce qu’il rêve d’être.

Tenpenskoi ?
Je vais être brève sur cette question : c’est tout simple, c’est tout mignon, et surtout, c’est tout ce qu’on devrait enseigner à nos petits bouts. L’illustration est simple, vivante. Le texte pétille, sautille, essaie, tombe, s’écorche, se relève.

Et pour illustrer mon propos, quelques lignes :

Super Beige repart, sans trop y croire.
Il croise alors un arbre.
Super Beige s’éclaircit la voix…
« Bonjour, Arbre, veux-tu que je te sauve ? »

Pour info :
éditions Le Vengeur Masqué, Hors Collection, 32 pages, 12,20€

Publié dans Bouquinade, Roman historique

Le Trésor du papillon de fer (David Glomot)

Amis du jour, bonjour !

Voilà un sacré bail que je n’ai pas chroniqué de roman. Il faut dire que j’étais dans une très mauvaise passe où tout ce que je lisais terminait inéluctablement sur ma table de chevet, me culpabilisant et m’implorant de terminer ma lecture. Bon, là c’est fait, je vais enfin pouvoir passer à autre chose !

Le-tresor-du-papillon-de-fer

Sarakontkoi ?
Angleterre, 1666 – Padraig Muricellos, imposant irlandais catholique, est enfermé dans la cellule d’une sordide prison de province. Lorsque son geôlier apprend son nom, il lui fait part de sa découverte d’un livre écrit par son ancêtre qui révèlerait l’emplacement d’un trésor inestimable. Il décide donc de le prendre sous son aile, et lui demande de l’aider à remettre la main sur le fameux manuscrit depuis longtemps perdu. Mais il faudra avant tout retrouver ses anciens compagnons de piraterie, et remonter avec eux le fil de l’histoire…

Tenpenskoi ?
J’ai eu l’occasion de rencontrer David Glomot lors du festival Aïcontis (un festival de l’imaginaire). J’ai alors été intriguée par son œuvre. Déjà parce que la piraterie est un sujet que je connais très peu en dehors de Johnny Depp et Orlando Blum, je dois l’avouer. Mais aussi parce que les éditions De Borée étaient plutôt connues pour leur répertoire « terroir » que pour ce genre de récit d’aventures. Et c’est un plaisir de découvrir qu’un éditeur de chez moi publie autre chose que… des trucs de chez moi.

Bref, je vous parle d’aventures, et là, vous vous dites « ouah, mais l’aventure, c’est génial, haletant, ça nous emporte et nous fait voyager ! » Je vous réponds… y’a le pour et le contre.

Commençons par ce que j’ai aimé : le style, agréable, fluide, mais aussi joli. J’ai aimé ce côté délicieusement désuet du language du XVIIe siècle. Ca change de l’hyper-simplification de certains romans modernes. De même, on sent que David sait de quoi il parle, et que son livre est basé sur de solides recherches. En tout cas, moi qui n’y connais rien, je me suis laissée berner si ce n’est pas le cas.

Il faut savoir que le livre se découpe en 4 ou 5 grandes parties, correspondant chacun à la rencontre d’un nouveau personnage (à peu près). Et peut-être que j’ai mal appréhendé la structure dès le départ, donc je m’attendais à un récit qui soit plus dans l’action présente. Là, pour chaque nouveau personnage, on a un nouveau morceau du puzzle du Livre de Muricellos l’ancien, donc des récits de souvenirs qui, même s’ils sont très rythmés, n’en restent pas moins des souvenirs. Alors que je voulais voir les personnages avancer dans leur quête, je n’avais que le récit d’anciennes péripéties, ce qui fait qu’on n’avance vraiment dans la quête du manuscrit qu’au milieu du bouquin. Personnellement, je trouve que ça donne une certaine lenteur au texte (dixit la fille qui est passée totalement à côté de Dracula de Brahm Stocker à cause de ça !)

Mais ce n’est que ma sensibilité de lectrice et en aucun cas je ne remets en cause la qualité de l’ouvrage ou le travail de l’auteur ! D’ailleurs, si vous lisez la chronique de La Chroniqueuse de livres, vous trouverez une lectrice plus enthousiaste.

Pour info :
Editions De Borée, collection Vents d’Histoire, 301 pages, 19,90€

 

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : une histoire de chien chinois

Amis du jour, bonjour !

L’autre jour, je parcourais mon fil d’actu Facebook, qui m’informait sur la relation entre les prénoms du nouveau petit prince britannique et Harry Potter, lorsque je suis tombée sur un billet du Projet Voltaire (allez jeter un œil, on vous y parle orthographe, mots bizarres et certif orthographique).

Le billet se composait d’une image que se partageaient deux mots.

Le(s) mot(s) du jour : sinophile / cynophile

Ah ouais, le gars qui kiffe le ciné ! Non, j’ai pas dit cinéphile, j’ai bel et bien parlé de deux homonymes (des mots qui se prononcent de la même manière).

Le premier, sinophile, désigne un amateur de culture chinoise, et de tout ce qui s’y rapporte. Le gars qui rêve d’aller manger du riz à Pékin (ouah, le gros cliché de naze !). D’ailleurs, le préfixe sino– peut s’appliquer à un million de trucs. Genre un film d’origine chinoise et canadienne sera un film sino-canadien, etc.

Le second, cynophile, désigne quant à lui… un amateur de chien ! Et oui, tu kiffes nos amis les canidés, ça a aussi un nom ! Et comme on ne dit pas un chientophile… Là encore, le préfixe cyno– peut s’employer dans divers contextes ; par exemple, la cynographie (oui oui, ça existe) est l’histoire naturelle des chiens. Un cynographe est celui qui étudie cette histoire. Et nos amis les chinois, puisqu’on parlait d’eux, sont réputés (encore ce foutu cliché) pour être cynophages : manger du chien.

En gros, si tu veux te la péter sans faire mémère parce que tu kiffes Milou et Rintintin, tu ne dis pas « j’adore les chiens », mais « je suis cynophile », c’est plus la classe quand même !

sinophile_cynophile.jpg