Publié dans La pensée qui panse

La pensée qui panse #21

Ami du jour, bonjour !

Ce billet, ça fait un bout de temps qu’il attend de sortir. Au début, c’était une petite graine qui germait… et puis ensuite, il s’est mis à fleurir, à attendre son heure, et là, on tombe dans la macération tellement j’ai attendu.

Donc je vous livre mes réflexions (puisque c’est bien de ça qu’il s’agit) en vrac.

L’autre jour, je regardais la télévision sur une chaîne de la TNT, ce que je fais rarement depuis quelques temps (merci Netflix). Je suis tombée sur une publicité pour un mascara. Ca faisait « bla bla bla… effet papillon… bla bla bla… des cils incroyables… bla bla bla… des cils deux fois plus longs et sans paquet ». Comme une grande partie de la population, je suis une femme. Et comme une grande partie des femmes, j’utilie du mascara. Mais bordel, ça se voit que la meuf porte des faux cils ! Je le sais, la marque le sait. Et la consommatrice le sait. Mais pourquoi est-ce qu’elle achète alors ? Elle sait qu’on lui ment pourtant. Ca me dépasse. Ca et les pubs de démaquillant. La meuf, tu le vois qu’elle a une couche de fond de teint épais comme une feuille Canson 160g ! Mais tu l’achètes quand même ce truc parce que sa peau a l’air vachement lisse dans ta télé… Et je ne te parle pas des produits miracles pour mincir, de la bouffe sans colorant-artificiel-petite-étoile-mais-y’a-quand-même-des-colorants-parce-que-tu-serais-tellement-con-que-t’achèterais-pas-de-jus-de-fruit-s’il-avait-pas-une-jolie-couleur. Je m’en fous de la couleur de mon jus, de ma viande, que mon pull ou mes dents soient moins blancs. Je prends soin de moi, de mes affaires, je mange ce qui se mange peu importe la couleur de la bouffe.

Là, je me suis mise à juger mes comparses. Je n’ai pas pu m’en empêcher. (Bah oui, personne n’est parfait, et je te défie de me dire que tu ne l’as jamais fait) Et puis, je me suis sentie coupable.

Ce qui m’a amenée à une seconde réflexion. La bienveillance. On en parle beaucoup dernièrement et j’aime ça. Parce que pendant des années, on nous a tabassés à coup de tolérance, d’égalité. On nous a dit « tolérez ! » ou « acceptez ! » ou encore « ne faites pas de différence ! » mais à aucun moment on ne nous a dit « faites preuve de bienveillance ». D’une part, la manière dont tes voisins vivent leur vie de te regarde pas. D’autre part, il faut différencier « comprendre » et « accepter ». Par exemple, je ne comprends pas toujours les choix de mes amis. Mais qui suis-je pour juger ? S’ils sont heureux, que leurs choix ne m’affectent pas. Pourquoi ne pas simplement leur accorder un peu de ma bienveillance, et, seulement s’ils me le demandent, de l’attention, des conseils, un avis ? S’ils veulent acheter un mascara qui rendra leurs cils super longs, super résistants, même si j’ai envie de leur hurler que c’est de la connerie-mais-enfin-tu-vois-bien-que-c’est-des-faux-cils-brodel, je me contente de les regarder se trouver beaux, et de sincèrement partager leur bonheur.

Je ne suis ni mieux ni pire, mais parfois, la lucidité frappe à ma porte, et dans ces moments-là, j’ai besoin de partager tout ça avec vous.

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Publié dans Sors ta science

Sors ta science #13

Ami du jour, bonjour !

Meuh nan, Derrière mes binocles ne se transforme pas en blog médical, je te rassure, même si mes derniers billets concernaient beaucoup la FIV. Mais que veux-tu, j’ai besoin de partager ça, et d’en parler. Ceci dit, mes chers amis savent me rappeler à mes premières amours. Ainsi Fanny a-t-elle pensé à moi en lisant un article sur l’expression sens dessus-dessous.

La, tu te dis : ouah la boulette ! Et je te réponds : nan nan !

Certes, tu te dis que sans dessous-dessous ferait sens. Parce que, a priori, s’il n’y a ni dessus, ni dessous, bah c’est le bordel. Moi — et ces messieurs-dames de l’Académie française — on te dit qu’à l’origine, l’expression était ce en dessus, dessous ; sous-entendu ce qui est en dessus se retrouve en dessous. Les mots ce et en ont, comme c’est bien souvent le cas, été victime de l’oralité, et ont fusionné en cen.

Pour la faire courte, à l’époque, le mot pour dire chemin était sen (comme dans sentier, tu vois). Tu la vois la confusion entre cen et sen ? Ca sonne pareil quoi. Sauf que sen a disparu de la langue courante. On a donc choisi le mot qui s’en rapprochait le plus : sens. Rien n’est plus dans le bon sens, donc, sens dessus-dessous. CQFD.

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Publié dans Highway to FIV

C’est l’heure

Salut les loulous !

Un billet rapide aujourd’hui. Je retiens la nouvelle depuis deux jours, parce que je suis dans une éternelle expectative des effets secondaires.

Je me suis forcée à réfléchir à la manière dont j’allais vous parler de la FIV. Toujours avec des termes simples. Mais surtout, la grosse question est : est-ce que je vous fais des retours à chaud, pour réellement comprendre le processus et ses conséquences, ou est-ce que je garde tout pour moi ? L’enjeu ici, c’est de se dire que si tout foire, je suis susceptible de devoir partager cet échec avec vous. Vous savez comme on dit qu’il ne faut pas annoncer une grossesse avant le 3e mois ? Dans mon cas, ce sera un peu différent. Alors est-ce que je partage à 100% ? Ou bien est-ce que j’attends ?

Et puis, comme écrire ici, ça m’aide aussi à prendre du recul, et ça peut peut-être aider d’autres femmes parmi vous (ou pas, c’est selon), je me dis que tant que je le sens, je n’ai qu’à partager. Mais si ça devient trop difficile, alors j’arrêterai. C’est ça, le contrat.

Donc voilà, la première injection, le Décapeptyl, est faite. Ca, c’est pour arrêter la machine (la fameuse ménopause artificielle). Premier jour des règles, un coup de fil à l’infirmière (injoignable, j’ai dû changer de cabinet tellement j’étais stressée de ne pas avoir de réponse), et hop, en intramusculaire, sur la fesse. Faut juste pas se louper. L’injection doit intervenir dans les 24h après le début des règles. Le Doc dit : « mieux vaut trop tôt que trop tard ». Et vu que mon cycle commence par de minuscules pertes, j’ai appelé direct, tant pis si c’est un peu tôt. En 10 secondes, c’était plié.

J’attends les fameux effets secondaires, mais pour le moment, je vais très bien. Ca fait deux jours. Je me sens à fleur de peau, mais je me demande si je ne provoque pas la nervosité moi-même. Et la grosse question, stupide au possible : si je ne vois pas de différence, est-ce que ça a bien fonctionné ? Est-ce que je n’ai pas appelé trop tôt ? Bref, plein de doutes. Le secrétariat fait ce qu’il peut pour répondre aux questions, mais il ne fait que ça : répondre. Pas un mot qui rassure. Il n’est pas là pour ça (ni pour nous expliquer quoi que ce soit a priori).

Le mail est envoyé au secrétariat. J’attends mon planning pour le début du traitement au Bemfola, qui devrait intervenir dans 15 à 30 jours. Mais enfin, je peux le dire : c’est l’heure.

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Publié dans Highway to FIV

Ce n’était pas ma faute.

Salut les loulous !

Aujourd’hui, je fais le billet de la délivrance, parce qu’il faut impérativement que j’en parle.

Ceux qui suivent la rubrique Highway to FIV depuis le début en auront entendu parler : j’ai eu un HPV (Papillomavirus, pour lequel il était question de lésions assez importantes et de cellules précancéreuses). Dans ces cas-là, soit on peut brûler les cellules par laser, soit on n’a pas le choix, on opère et on enlève un bout de votre col (de l’utérus, je précise). Cette opération s’appelle une conisation, parce que le morceau de col qu’on enlève a une forme de cône (cf. schéma ci-dessous). L’outil utilisé est une sorte de fil (comme pour couper le beurre ou le foie gras) dans lequel passe un courant électrique qui va à la fois couper et cautériser le col.

conisation

Bref, jusque là, rien de bien nouveau. Ce qui l’est en revanche, ce sont les conséquences. En effet, on vous fait lire un papier expliquant toutes les complications que peut entraîner l’opération. Votre doc va soit vous rassurer en vous disant qu’on vous parle des pires situations, soit vous demander de prendre en compte ces infos. De toute façon, cette opération, vous devez la faire. Alors oui, on vous parle de fausses couches en cas de grossesse (bah oui, compliqué sans col de bien tenir un bébé) et d’autres petites choses.

Ce dont on ne vous parle pas, et que j’avais brièvement évoqué suite à l’opération pour l’endo, c’est de la sténose du col qui peut suivre. La sté… quoi ? La sténose. En gros, votre col est bouché. Les symptômes : règles peu importantes, ou douloureuses. Bah oui, ça sort pas ! Donc pas de bébé, c’est la conséquence n°1. Mais le mauvais écoulement fait que vos pertes menstruelles s’évacuent mal. Et l’endométriose, c’est quoi ? Mais c’est cette muqueuse si précieuse que vous perdez tous les mois que votre corps ne parvient pas à éliminer en totalité ! Tiens donc, à aucun moment on ne m’a prévenue que la conisation pouvait provoquer une endométriose…

Voyez-vous, si on me l’avait dit, je n’aurais pas refusé de me faire opérer, je ne suis pas stupide. Mais vous rappelez-vous, dans un précédent billet, je vous faisais part de mes doutes et de ma colère contre un corps qui m’avait trahie non pas une, mais deux fois ? (Bah oui, HPV + endométriose) Il s’avère que rien de tout cela n’a jamais été ma faute. Simplement, la première opération peut en entraîner une seconde. Mon corps n’est pas malade, on l’a rendu malade. Un mal pour un bien, mais imaginez le poids qui s’enlève de mes épaules, la peur qui se dissout peu à peu. Ce n’est pas moi, ce sont les suites d’une première opération.

Alors le message est celui-ci : j’avais averti mon doc que j’avais des règles peu importantes (la douleur, chez moi, c’est secondaire, je supporte assez bien), et il savait que rien ne pouvait passer mon col lorsqu’on a fait l’hystérosalpingographie. Il aurait dû être alerté, ou en tout cas attentif à mon alerte connaissant mon passif. Parce qu’il existe des solutions, notamment une nouvelle opération, ou la pose d’un stent (sorte de petit tuyau qui maintient le col ouvert, un peu comme ce qu’on pose après un infarctus pour que les veines ou artères restent ouvertes). Bref, il existe des solutions pour qu’on n’en arrive pas à l’endométriose…

Alors pardon mon corps, de t’avoir cru impuissant, d’avoir pensé que tu m’avais abandonnée, que c’était parce que je t’avais négligé. Et surtout, putain, c’était pas ma faute !

Attention, je ne suis pas docteur, je n’ai pas un langage scientifique. Je vous propose un article intéressant sur le sujet :
Version grand public, cliquez ici
Version professionnelle, cliquez ici

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Terraperia : L’héritage du Caballarius Rex (Florian Martin)

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, j’ai un million de trucs à te dire. Mais je ne peux pas tout mettre dans le même billet, parce que je veux te parler bouquin (ce que je vais faire ici), endo, ce qui se casera direct dans la catégorie Highway to FIV, et j’ai un billet d’humeur qui me trotte dans la tête, alors je pense te sortir une Pensée qui panse. Et on sera bien.

Je commence par ma lecture du moment. Il faut d’abord que tu saches qu’il s’agit d’un billet un peu spécial… parce que le livre en question n’existe qu’en deux exemplaires : le mien et celui de l’auteur. Pour la faire courte, j’ai eu 30 ans il y a 3 semaines, et la consigne était la suivante : pas de cadeau s’il n’est pas fait main. Mon ami Florian, dont il va être question ici, s’est dit : « quoi de mieux qu’un bouquin ? » et BIM, voilà qu’il me pond 175 pages (pour le moment) avec une histoire qui tient la route, un truc vachement bien ficelé. Alors, en attendant que le texte soit retravaillé, et pourquoi pas dispo à la lecture, je me suis dit que j’allais t’en toucher deux mots.

Je tiens à préciser que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé par l’auteur, et que rien de ce que je vais dire n’est motivé par autre chose que mon enthousiasme à cette lecture (sinon, je me serais abstenue de faire un billet, et j’aurais rapidement remercié Florian).

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Sarakontkoi ?
À Terraperia court une légende qui a fondé l’empire actuel : on raconte que le premier empereur, le puissant Tyrannus, pouvait chevaucher les Tyrannosaurus Rex, ces puissants et dangeureux dinosaures carnassiers. Le secret est depuis longtemps perdu, mais il se peut que l’Imperium le déterre bientôt, pour s’en servir à de bien mauvaises fins. Mia, la jeune archéologue, Billy, le xénobiologiste en herbe, ainsi que Tak’ori, le puissant guerrier, entamment une course contre la montre, pour protéger le secret de leurs ancêtres et la liberté des peuples de Terraperia.

Tenpenskoi ?
Oui, tu as bien lu, des dinos ! Parce que je kiffe les dinosaures à mort (tu l’auras peut-être compris dans mon billet sur Jurassic Park). L’auteur, quant à lui, est fan de jeux vidéos, de fantasy, de SF et… de dinos, évidemment. Et le bouquin est bourré de références : Uncharted, Jurassic Park, Indiana Jones, le tout dans un scénar’ qui ferait trembler Mickael Bay. Pas dans son manque de contenu (pardon Mickael, mais c’est vrai quand même des fois), mais dans l’aspect très visuel des scènes d’action.

Bien sûr, le texte doit être corrigé et étoffé (en deux mois, pas évident de pondre un truc de cette qualité). Donc avant une quelconque diffusion, je préconise une bonne relecture, et quelques arrangements, notamment dans le développement des personnages qui ont tendance à passer au second plan par rapport à l’intrigue. Je pense aussi qu’il faudrait développer le contexte géo-politique, et pourquoi pas nous faire un petit truc à la Star Wars au début, parce que quand même, il y a des DINOSAURES !

Ceci dit, une fois que vous avez commencé votre lecture, et admis le fait que dinos et humains cohabitent, ça va. Et Florian sème 2-3 indices qui nous font réfléchir sur le pourquoi de leur présence, et nous montre que non, il ne s’est pas juste fait un gros kiffe en nous laissant de côté. C’est réfléchi quand même ! Mais quelle qualité sur l’articulation du récit ! C’est logique sans être plat, on ne s’ennuie pas. Et ça a comme un goût de Sydney Fox (ne levez pas les yeux au ciel) : celui du bon divertissement, drôle, jamais trop, sans être insuffisant, avec cette touche d’humour nostalgique qu’on ne trouve que chez ceux qui ont grandi dans les années 90.

J’espère que vous pourrez bientôt le découvir !

Pour info :
impression simple, 175 pages, pas encore de prix

Publié dans Highway to FIV

Et au milieu de mes yaourts…

Salut les loulous !

Je prends deux minutes pour vous tenir un peu au courant, parce que ça fait un bout de temps que rien n’a bougé côté FIV. En attendant, je lis un peu les blogs, et j’en parle autour de moi. Et quand je lis ces articles, je me dis « whaaaat ? » Je ne comprends rien, ces billets sont pleins d’abréviations, de nom de médocs que je ne connais pas. Je me sens tellement bête ! Alors je me dis que, quelque part, il doit y avoir des jeunes femmes, comme moi, qui n’ont pas pris FIV en LV2, et qui, peut-être, aimeraient savoir comment ça marche, avec des mots qu’elles comprennent, mais surtout que JE comprends ! Ca n’a rien de bien scientifique, et il s’agit seulement de mon parcours (il en existe beaucoup d’autres), mais bon…

Le docteur me l’a expliqué comme suit :

1 – On te fait une première piqûre pour arrêter ton cycle, le premier jour de tes règles. En gros, c’est une ménopause artificielle. Donc, oui, après cette première piqûre, tu risques de montrer ces fameux signes qui rendent dingues les cinquantenaires : bouffées de chaleur, sauts d’humeur, dérèglement hormonal. Ou ça peut passer comme une lettre à la Poste. Cette première piqûre, tu peux pas la faire toute seule. C’est une intra-musculaire, il te faut un(e) infirmier(-ière). Arrêter ton cycle, ça permet de te caser sur un calendrier, oui, mais aussi de le contrôler de A à Z, pour ne pas subir les aléas d’un cycle irrégulier.

2 – Après un mail au secrétariat pour dire que ça y est, tu es prête, tu as fait ta première piqûre, on va te donner un calendrier, fondé sur un rétroplanning en fonction de la date de ta FIV. Donc, en théorie, si tout se passe bien, tu connais à peu près la date du transfert (c’est quand on met l’œuf fécondé dans ton utérus), à quelques jours près, et dépendant de ta réponse au traitement, of course.

3 – En fonction de ce calendrier, tu vas commencer une série de piqûres quotidiennes, à heure fixe, une fois par jour. Ca, tu peux le faire toute seule, ou demander à un infirmier. C’est pour créer une sorte de cycle artificiel. On demande à tes ovaires de se remettre en route.

4 – Après quelques jours (un peu plus d’une semaine, je pense), on va commencer à faire des échographies, pour vérifier que tes ovaires répondent bien au traitement, que tu recommences bien à fabriquer des ovules. Normalement, tu devrais en produire plusieurs, pas un seul comme sur un cycle normal. On surveille aussi que tu n’en produises pas trop, ce n’est bon ni pour le processus, ni pour toi. Et pendant quelques jours, ça sera comme ça : piqûre, écho, piqûre, écho, etc. pour doser le produit en fonction de ta réponse au traitement.

5 – Puis, un jour, le gynéco va te dire : « ok, tel jour, telle heure, tu fais LA piqûre qui déclenche l’ovulation », 48h avant la ponction. Là, faut pas te planter. Tu mets un réveil (c’est souvent en pleine nuit) et tu fais (ou tu fais faire) ta piqûre.

6 – Tu laisses passer un jour, et tu vas à ton RDV pour ponctionner tes ovules. Et ton chéri, il va faire sa petite affaire dans la salle à côté. La ponction, c’est comme une échographie endovaginale (le Doc passe par ton vagin) sauf qu’au bout, tu as une seringue, qui va venir cueillir tes ovules direct dans tes ovaires. Tu as droit soit à une anesthésie locale, soit à une générale. Pour moi, ça sera local. Je pense que ça dépend de tes antécédents.

7 – Dans notre cas, ils vont faire se rencontrer les gamètes (ovule et spermatozoïdes) dans une petite goutte de liquide. Les gamètes font le reste du boulot ; sachant que Chéri a un souci de térato(zoo)spermie (forme anormale des spermatozoïdes) et d’asthéno(zoo)spermie (ils ne sont pas très remuants), il faut sélectionner les champions, ceux qui fonctionnent. Mais ce n’est pas toujours le cas, si Monsieur ne présente pas ces anomalies. Après, dans le meilleur des cas (ça, c’est la biologiste qui m’a expliqué) : si tu as 3 œufs viables ou moins, le transfert a lieu dans les 2 jours je crois, et si tu as plus de 3 œufs, alors ils vont les laisser 5 jours, parce que c’est à partir de 5 jours qu’on sait si l’œuf est vraiment viable (en gros).

8 – Tu te pointes donc 2 à 5 jours après ta ponction pour le transfert. On va simplement insérer l’œuf dans ton utérus.

Voilà pour mon parcours. J’ai arrêté de lire les blogs, parce que je me rends compte qu’on a toutes un seuil de douleur différent, et beaucoup de femmes me font peur. Déjà, pour l’hystérosalpingographie (l’espèce de radio de l’utérus), on m’avait décrit un enfer. J’ai eu mal, mais je pense que le plus douloureux a été l’indifférence du Doc. Le reste, c’est passé très vite pour moi.

Alors aujourd’hui, je suis sereine, peut-être un peu impatiente (bon, OK, beaucoup impatiente). Je commence le traitement début septembre. Hier, je suis allée chercher toutes les piqûres. Et là, j’ai un petit coin d’espoir planqué dans mon frigo, au milieu de mes yaourts.

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Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : karaoké

Ami du jour, bonjour !

Est-ce que tu connais ces moments extrêmement pénibles où tu es confortablement installé sur ton canap’, en train de binge-watcher ta série / ton émission préférée, et où tu sors inéluctablement, à chaque générique de fin : « allez, un dernier » ? Si ce n’est pas le cas, bravo à toi, tu es une personne merveilleusement courageuse (ou tu n’as pas Netflix… ou tu es ma mère, coucou maman !).

Parce que nous, en ce moment, on a décidé de se refaire l’intégralité de How I Met Your Mother. Et grand dieu, c’est addictif ! Et poilant. Bref, je ne suis pas ici pour te vanter les mérites de cette merveilleuse série, mais c’est en regardant la saison 1 que nous sommes tombés sur le mot du jour. Bah oui, c’est une vigilance de chaque instant pour vous trouver des mots du jour !

Le mot du jour : karaoké

Et pour le coup, mon intro étant déjà très longue, je ne vais pas épiloguer (et promis, ce n’est pas une prétérition cette fois). Karaoké vient du japonais, et il est formé de deux mots : kara-, qui est un diminutif pour vide, et –oke, diminutif de ōkesutora, qui signifie orchestre.

Tu vois sans problème la suite. On a donc un gars qui chante sur une bande sonore enregistrée, donc sans orchestre… voilà voilà. Wikipedia croit bon de préciser que ce loisir est bien plus pratiqué au Japon qu’en France… mais Wikipedia n’est jamais allé au camping. Merci à toi, Ted bourré, pour ce merveilleux mot du jour.

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Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : nivéal

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, la chaleur est retombée (avec la moitié de l’océan Atlantique) sur mes montagnes auvergnates. J’ai vu mes collègues arriver trempées, claquant  des dents, et je me suis dit que causer fraîcheur pourrait nous faire le plus grand bien. Alors…

Le mot du jour : nivéal

Nan, je ne vais pas te causer crème hydratante, et pourtant, le nom des produits de beauté à la boîte métallique bleue n’a pas été choisi au hasard. Mais laisse-moi t’expliquer tout ça.

Nivéal, à la base, ça vient du latin nix/nivis, qui veut dire la neige (et par extension, il y a aussi la notion de blanc quelque part là-dessous, d’où la crème Nivea, qui donne cette idée de fraicheur, de légèreté et de beauté du flocon). On peut par exemple parler de fleur nivéale pour le perce-neige qui pousse… dans la neige, la petite warrior (merci Mr Obvious). Le terme englobe en fait tout ce qui fleurit ou ce qu’on trouve dans la neige.

Elsa, par exemple, pourrait être qualifiée de jeune fille nivéale, puisqu’elle n’est libérée-délivrée que dans son cher édredon de glace. On pourrait aussi la qualifier de personnage hiémal, qui appartient à l’hiver (donc plus une notion de saison que de neige réellement), et BIM, tu as deux mots en un aujourd’hui !

Bon, en attendant, on n’est encore qu’au mois d’août, et va falloir s’accrocher les cocos !

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Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour… quand t’as la flemme !

Ami du jour, bonjour !

Il souffle sur mon été comme un vent de flemme, une douce langueur, une envie de farniente. Et, tandis que je m’auto-traite de feignasse, je me demande si je suis plutôt dans la catégorie…

Le mot du jour : fainéant / feignant.

En soi, la réponse est dans la question : quelle est la différence entre un fainéant et un feignant ? Bah pour la faire courte, t’as un fourbe, et l’autre qui assume de ne rien foutre.

Laisse-moi t’expliquer. Le fainéant, comme son nom l’indique fait néant, donc que dalle. Il ne fait rien.

Mais le feignant, lui, c’est celui qui feint (du verbe feindre = faire semblant). Donc, c’est le gars que tu crois qu’il est toujours occupé alors qu’il en fout pas la rame… et toi, t’es dans quelle catégorie ?

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Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : scrogneugneu

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, je te parle d’un truc vital : j’ai enfin découvert que ma frangine et moi étions des génies quand nous étions gamines ! Jill, ma biche, je lève le voile sur une partie de notre enfance, avec une pensée émue pour cette pauvre poupée mannequin moche (en tout cas, pas assez belle pour avoir le beau rôle dans nos scénarios de princesse-forte-mais-en-danger-sauvée-par-le-prince-et-on-dit-pas-ce-qu’il-lui-fait-après !) Bref…

Le mot du jour : Scrogneugneu

Ou dans une forme moins esquintée : sacrégnongnieu. Pourquoi, me demanderas-tu, faire appel à mes souvenir d’enfance, en nous targant d’avoir été, ma sœur et moi, des enfants douées ? Eh bien dis-toi que dans nos jeux d’enfants (faits de poupée Barbie et pas Barbie, mais surtout pas Barbie), la plus moche d’entre elles (qui avait une choucroute moche sur la tête => en même temps, les bains à répétition l’avaient tuée) jouait le rôle d’une servante dont le sobriquet n’était autre que Scrogneugneu… ne sont-elles pas merveilleuses ces enfants ?

Tout ça ne nous dit pas ce que ça signifie. N’as-tu jamais grondé un enfant, ou bien été grondé toi-même, parce que tu poussais ce juron, entendu au cours d’une conversation : « sacré nom de Dieu » ? Scrogneugneu, ou Sacrégnongnieu, en est la version escamotée qui t’évitait (ou l’aurait pu en tout cas) le revers de main de ta grand-mère. C’est une sorte de marmonnement émis du fond de votre gorge, qui te permet de jurer en toute tranquilité. Et c’est le nom de cette poupée, paix à son âme, qui n’aura jamais été que la moche qui n’avait pas de vêtements. Et pour elle : VDM.

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