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J’ai testé pour vous… la langue des signes !

Ami du jour, bonjour !

On change un peu de cap pour le J’ai testé pour vous… du jour. Parce que je ne teste pas que des trucs gênants et que parfois, je suis heureuse de parler de choses que j’aime faire.

De la même manière que l’apprentissage de l’Allemand a explosé à l’arrivée du phénomène Tokyo Hotel (ou Ramstein avant ça), beaucoup ont découvert la Langue des Signes Française (LSF) avec le film La Famille Bélier (je dis pas tout le monde, je dis que le film a mis le doigt sur quelque chose).

Pourquoi tu fais ça ?

Ne vois dans ces propos rien d’offensant. Mais je dois vous l’avouer, quand j’étais petite, j’aimais bien gesticuler en faisant semblant que j’étais sourde. Je trouvais ça tellement beau, de pouvoir communiquer sans parler. Alors je m’amusais à faire semblant.

En grandissant, j’ai oublié tout ça. Mais je ne pouvais pas m’ôter l’idée que, quand tu es sourd, ça doit pas être évident. Je veux dire, si tu es aveugle, c’est pas mieux, mais tu peux communiquer avec les gens qui parlent la même langue que toi, même si l’apprentissage en est plus difficile. Tu sais ce qu’il se passe autour de toi. Mais si tu es sourd, tu n’entends que ce que tu vois ! Tu ne sais pas ce qu’il se passe derrière toi, et si plusieurs personnes te parlent en même temps, tu ne peux te concentrer que sur une seule. Sans compter que, hormis les autres sourds, personne ne parle ta langue, et que tous les sourds ne signent pas.

Je disais donc qu’en grandissant, j’ai oublié ma fascination pour la langue des signes. Et puis je suis revenue de Paris. Paris, c’est pas terrible d’y vivre au quotidien, mais on ne peut pas enlever à la capitale sa Vie, avec un grand V. Là-bas, j’ai appris à aller au musée sur un coup de tête, au ciné ou au resto toute seule. J’ai appris que si je voulais faire quelque chose, je n’avais qu’à le faire. En rentrant à Clermont-Ferrand, j’ai donc intégré une chorale, pris des cours de tir à l’arc… et je me suis inscrite à des cours de Langue des Signes. Because we can, comme dirait l’autre.

Et dans les faits ?

J’ai commencé par chercher où prendre des cours. À Clermont, nous avons l’ILS (Institut des Langues, qui a changé de nom récemment) situé avenue Marx Dormoy. Quelques instituts d’apprentissage des langues en France proposent ce genre de formations. Elles sont diplômantes, et au passage de chaque niveau (de A1 à C2, notation européenne), vous obtenez un certificat reconnu. La session pour passer le niveau doit coûter entre 190 et 300 EUR de mémoire selon si tu es étudiant, chômeur, salarié, etc. Les prix varient bien entendu. L’apprentissage de la LSF, comme celui d’une langue étrangère, entre dans le cadre de ton CPF (Compte Personnel de Formation, temps/argent accumulés en fonction de tes heures de travail).

Personnellement, je me suis détachée de cette formation qui, bien que reconnue, était bien trop scolaire et lente pour moi. Je me suis donc inscrite à l’association de l’URAPEDA 63. Les cours sont dispensés de manière plutôt informelle (ce qui ne veut pas dire non structurés !), et non diplômants. J’ai payé 20 EUR d’adhésion à l’association et 70 EUR pour une vingtaine de cours (d’octobre à mai environ). Alors si ton excuse c’est que c’est cher, tu n’as plus d’excuse. Tu peux te renseigner autour de toi, il y a toujours des associations qui dispensent des cours, souvent en lien avec des instituts médico-sociaux (comme les Gravouses à Clermont).

À raison d’un cours par semaine, nous apprenons tour à tour les couleurs, les métiers, le caractère, l’heure, les dates et j’en passe. Pour le moment, il n’est pas question de syntaxe (qui est différente de celle de la langue française et s’apparenterait plus à l’Allemand d’ailleurs). Personnellement, j’apprends beaucoup plus vite sans support, parce que je suis obligée de retenir tout ce que j’apprends. La prof que nous avons étant sourde elle-même, nous sommes obligés de faire l’effort de communiquer comme on peut. Mais elle est adorable, très compréhensive et a beaucoup d’humour (et Dieu sait qu’il en faut, ainsi que de la patience, pour communiquer avec des gens qui ne parlent pas du tout votre langue). Certains professeurs oralisent beaucoup, ce qui est moins fastidieux, mais ne m’aide pas du tout. Je préfère galérer à essayer de comprendre ce qu’on me dit et apprendre de nouveaux mots.

Nous parlons également de la culture sourde, de leur poésie, de leur histoire. Et c’est important aussi. Après ça, il faut sauter le pas, et se rendre à des manifestations culturelles, regarder des émissions, lire des livres, apprendre par toi-même. Un conseil cependant : ne va pas à un cours sans connaître au moins l’alphabet, c’est toujours pratique de pouvoir épeler un mot que tu ne connais pas.

En bref, c’est beaucoup de travail personnel, de curiosité, d’ouverture aussi ! Je suis toujours hyper heureuse d’aller en cours, au point de jouer les premières de la classe. C’est mon petit bonheur du mardi. En retrant, je noie Chéri sous les nouveaux signes que j’ai appris, il en retient deux ou trois…

Enfin, il faut savoir que la LSF n’est pas universelle. Mais il en existe une version internationale. Si ça t’intéresse, je n’ai qu’un conseil : fonce.

Verdict

J’aime : la grâce des gestes, c’est comme communiquer en dansant ; l’ambiance des cours ; la possibilité de pouvoir communiquer mieux, et surtout la vision des choses que ça m’apporte, totalement différente de la mienne.
Je n’aime pas : pas grand-chose en fait, sauf dans les cours trop formels, qui me feraient presque oublier le plaisir que j’ai à apprendre par moi-même.

Ils en parlent

Les bouquins (je te mets les liens Amazon, juste pour que tu puisses jeter un œil, mais commande en librairie, c’est mieux et ton libraire aura peut-être d’autres conseils) :
La LSF pour les Nuls
ABC… LSF

Les sites internet :
Sematos : dictionnaire vidéo et activités
Elix : dictionnaire vidéo
Les émissions L’œil et la main, sur France 5 (en replay)

Les manifestations :
Le festival Clin d’œil à Reims (en juillet)
Le festival Souroupa à Nice (en juillet)
Le festival Regards d’Avril à Lyon (fin mars – début avril)

Et j’en passe… si tu connais d’autres références / livres / manifestations, n’hésite pas à m’en parler, je mettrai le billet à jour !

Pour trouver les associations près de chez toi, utilise Google, et les réseaux sociaux !

Maintenant, c’est à toi !

J’adorerais apprendre mais seule, ça me parait difficile, et les formations pour adulte sont simplement hors de prix (et pas du tout prises en charge par mon employeur… qui ne prend rien en charge ^^). C’est dommage, j’aurais adoré et ça m’aurait ouvert d’autres horizons professionnels.
Gaëlle

J’ai super envie d’apprendre mais manque de temps, je n’apprends que des petits mots par-ci par-là…
Grignote_livres

J’ai toujours eu envie d’apprendre la langue des signes depuis mon plus jeune âge ! J’ai même commencé à apprendre seule avec des vidéos YouTube mais ça n’est pas pareil que dans des cours. Ce n’est qu’une question financière, mais si je le pouvais je m’inscrirais !
Laura

J’ai commencé il y a 2 ans à apprendre la LSQ (Langue des Signes Québécoise, ndlr), pour le travail (j’étais amenée, de temps en temps, à rencontrer des enfants ou des adultes communiquant en LSQ). Le niveau 1 a super bien été, mais j’ai un peu décroché en niveau 2. Par manque de temps et d’occasion de pratiquer je pense… Mais depuis que je m’implique dans une asso avec beaucoup plus de personnes sourdes gestuelles, j’ai vraiment eu envie de m’y remettre ! J’ai repris les cours avec grand plaisir et je sens que je suis un peu plus à l’aise, même s’il y a encore du boulot (la syntaxe, arrrrrrgh).
Bref, en conclusion : on devrait tous s’y mettre pour apprendre les bases, ça aurait un grand impact en terme d’inclusion sociale, puisqu’on sera tous amenés à rencontrer un jour ou l’autre une personne sourde.
Puis disons-le, c’est bien pratique pour communiquer dans les lieux trop bruyants aussi 😉
Claire

J’ai très envie d’apprendre et ce depuis des années maintenant… Comment dois-je procéder ? D’avance merci de ton aide et hâte de lire ton article !
Pauline

Un immense merci à tous pour votre participation !
La semaine prochaine, on cause liseuse électronique… à vos claviers !

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… la cup !

Ami du jour, bonjour !

On replonge dans les sujets un peu plus intimes (bah ouais, après les poils, on est pas mal là) et on cause protection hygiénique. Là, en l’occurence, il s’agit d’une protection un peu particulière.

Pourquoi tu fais ça ?

Au tout début, c’était le noir complet. Je n’avais jamais entendu ne serait-ce que parler de cette fameuse cup. Et puis un jour, une petite collègue, qui est aujourd’hui devenue une amie (oui oui, je parle de toi Belle Marianne) m’a parlé de cette chose. « Beurk ! » me suis-je exclamée. « C’est pourtant très naturel, ça n’obstrue pas l’écoulement contrairement aux tampons, et ça ne macère pas comme avec une serviette. » Ouais, au début, c’était non. Et puis l’idée a fait son petit bonhomme de chemin. Et à force d’y penser, de sentir le sang remonter entre mes fesses (ouais, c’est crade, mais c’est la vie ma fille) jusque dans le bas de mon dos, de serrer les dents chaque fois que j’éternuais, j’en ai eu ma claque. Et BAM, ça a fait des Chocapic.

Et dans les faits ?

Perso, j’ai opté pour la Mooncup, parce que c’est celle dont m’a parlé Marianne. Mais aujourd’hui il en existe des tas, et même Intima s’y met ! Il s’agit d’une cup en silicone médical, assez souple. Certaines ont des tiges, qui te permettent de les attraper même si ton vagin est profond. D’autre ont une forme ergonomique. Certaines sont plus souples que d’autres. Il existe plusieurs tailles, selon ton flux, si tu as eu des enfants ou pas… Bref, tu as l’embarras du choix (cf. les liens plus bas).

Comment ça se passe ? Tu pinces le haut de la cup (là où elle est la plus large), tu l’insères dans ton vagin et tu la laisses se déployer pour recueillir ton flux. Ca fait ventouse quoi. Au bout de 8h environ, tu fais la manœuvre inverse : tu pinces, tu tires, tu vides, tu rinces, tu remets en place. Une petite protection type protège-slip (ou même serviettes lavables, si tu es adepte) peut-être nécessaire. Il te faut un évier à portée de main, dans les toilettes, c’est peut-être la seule contrainte (quoi que tu découvriras dans les témoignages que certaines ne manquent pas de ressources). À la fin de ton cycle, hop tu fais bouillir dans une casserole (tu peux même en acheter une exprès). Alors oui, tu as du sang sur les doigts. Non, ce n’est pas sale (si tu te sens sale pendant tes règles, c’est que tu as une mauvaise image de ce qui se passe dans ton corps… essaie d’écouter ce podcast, que te propose Fred dans son témoignage, entre autres).

D’ailleurs, parenthèse personnelle : rien n’est sale dans ton corps. Tout est naturel. Ton vagin, ma fille, est auto-nettoyant. Ne va pas y mettre du savon, ou des lotions. Ca ne sert à rien. Si l’odeur corporelle te gêne, 2 explications : soit tu n’es pas habituée à ta propre odeur (ça arrive, on n’a plus l’habitude, avec tous les parfums qu’on porte), soit tu peux avoir des petits soucis infectieux, et ce n’est pas grave, il faut juste les soigner. Attention, aucun jugement ici. Ce n’est pas parce que tu es dégoûtée par ces choses que tu es ignorante. Du tout ! Mais peut-être qu’on ne t’a pas fait passer les bons messages. Quand ta maman te disait « enlève tes mains de ta culotte, c’est sale », elle aurait peut-être dû préciser que ce sont tes mains qui sont sales, pas ce qu’il y a dans tes sous-vêtements. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes des femmes qui ne connaissons pas notre propre corps, pire, qui sommes parfois dégoûtées par lui. Pensez-y. Nous ne sommes pas sales.

Cela étant dit, revenons à nos moutons. Rome ne s’est pas faite en un jour. Et tu te planteras. De taille, de forme (il faut bien réfléchir, avant d’acheter ta cup, à ce qui pourrait te convenir le mieux). Tu vas mal la poser, devoir recommencer, ça va fuir parfois. Si tu saignes beaucoup, c’est pas grave : tu la videras plus souvent, mais moins souvent que tu ne changes tes protections, c’est garanti. Et puis, certaines femmes souffrent de vaginisme. C’est quoi ça ? C’est une contraction des muscles pelviens, qui ferment l’accès à ton vagin (grosso modo hein). Du coup, rien n’entre, ni sexe, ni cup. Il faut savoir que ça existe. Donc si vaginisme, c’est pas la peine. Et mesdames, nous ne sommes pas toutes des fontaines, parfois, on est un peu sèches. Alors on n’hésite pas à utiliser un lubrifiant à l’eau, de préférence sans odeur et le moins chimique possible (oublie les trucs Durex à la cerise).

Verdict ?

Il est temps de te dire ce que j’en pense vraiment.

J’aime : pas de macération comme avec une serviette. Pas de sécheresse comme avec un tampon. Pas de parfums, d’agents de blanchiment, ou de pesticides dans le coton. C’est de la silicone médical. Oublié le « atchoum » qui fait tout déborder. En gros, tu oublies que tu as tes règles, et ça, ça n’a pas de prix. Perso, je me suis rendu compte que la plupart de mes « douleurs de règles » étaient dues au fait que je me crispais chaque fois que je sentais le sang couler. Là, nada. Libérée, délivrée.
J’aime pas : parfois, il faut le dire, c’est relou à mettre. Y’a des jours avec et des jours sans. Il faut avoir un évier à portée, c’est mieux. Et moi, y’a des jours où rien n’entre dans mon vagin, ça veut pas (remarquez, avec tout ce qui y entre pour la FIV, je me dis que ça bloque là-haut, dans ma tête). Pour finir, mesdames, si vous avez un stérilet, certaines marques sont plus recommandées que d’autres.

En clair : c’est libérateur, c’est écolo, et en plus, mine de rien, ça t’aide aussi à te découvrir (bah ouais, faut y mettre les doigts).

Ils en parlent aussi :

Un petit comparatif sur le site Coupemensrtuelle.net (d’ailleurs, fais un tour sur le site complet, ça aide vachement)
Une vidéo sympa de Clemity Jane, où elle vous en montre en plus !
Le blog Les petites choses de Fanny
Le blog ZunZun blog
Et quand même, un témoignage négatif sur le Huffpost

Maintenant, c’est à toi !

La Cup menstruelle jamais de la vie ! Simplement parce que l’idée (même si je la comprends dans l’optique d’éviter les déchets etc.) me dégoûte. Je ne suis déjà pas tampon, mais c’est vrai que le principe me repousse complètement tant dans la mise en place que dans l’idée de stagnation des écoulements, et je sais que c’est un sujet sur lequel je ne peux pas changer d’avis (pas comme le livre audio).
Laura

Perso la cup je n’ai pas du tout envie de tester. Pendant mes règles je me sens déjà sale et je déteste sentir le sang couler. Donc le sentir couler et devoir nettoyer après…
ça me dégoûte un peu
.

Claire

Alors moi j’étais très réticente au début ! Peur de mal mettre, que ça soit dégueu, tous les clichés ! Et finalement maintenant j’ai du mal à repartir en arrière ! Alors (attention moment glamour !) Quand j’ai dû repasser aux serviettes il y a quelques mois suite à mon accouchement j’étais au bout de ma vie. Bref je valide ahah ! Par contre il m’a fallu pas mal de tentatives et quelques accidents pour gérer 🙂
Delphine

Alors moi, les cups, ça me fait flipper !!! Peur d’avoir une petite fuite! Par contre, le côté plus naturel, ça m’attire beaucoup car les tampons et serviettes, on ne sait pas trop ce qu’ils mettent dedans. 🙂
Julie

Je suis passée à la cup depuis deux mois. Je n’ai pas encore complément le coup de main, il m’arrive encore de me sentir un peu démunie quand je constate que j’en ai mis un peu partout (scène de crime !). Oui, ça parait dégueu dit comme ça, mais ça c’est parce qu’il faut désacraliser le sang menstruel et écouter la merveilleuse émission de France Culture sur le sujet :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-discussions-du-soir-avec-rene-frydman/les-discussions-du-soir-avec-rene-frydman-mardi
En tout cas, bien que je doive encore mettre des serviettes en même temps car il s’écoule quand même un peu de sang en dehors de la cup, je suis contente de pouvoir m’émanciper des tampons et de toutes les cochonneries qui sont dedans, tout en réduisant les déchets. De plus, ayant déjà arraché mon stérilet avec un tampon (oui, ça arrive, peu certes, mais ça arrive !), la cup Luneale est censée réduire le risque de se retrouver ce cas de figure.
Fred

Le témoignage cup menstruelle ! Je n’ai jamais aimé les tampons que je supportais difficilement (et qui n’absorbais pas bien mes chutes du Niagara…), et j’ai souvent eu du mal avec les serviettes (voire certaines réactions avec des serviettes trop synthétiques). J’utilise la cup depuis un an et demi, sans problème. Il y a souvent des lavabos dans les toilettes pour handicapés (à côté de la table à langer en général… mais c’est un autre sujet, et d’ailleurs, à quand les mêmes aménagements dans les WC hommes ? Autre débat aussi… ;-)) Sinon, j’ai toujours une petite bouteille d’eau sur moi dans cette période du mois, et ça fait l’affaire en attendant que je rentre à la maison. Par contre, les premiers jours, je complète avec un petit protège-slip, à moins que ce soit notre vieille culotte de règles (ouais, celle qu’on a toutes dans un fond du tiroir, soyons honnêtes…). Et oui, en cas de petit problème, j’ai toujours une serviette dans mon sac. Et hygiène impeccable des mains obligatoire. Si je résume, je suis contente d’avoir changé, malgré quelques tâtonnement et appréhensions au début.
Anonyme

Je suis passée à la cup il y a quelques années et je trouve ça libérateur ! On a beaucoup moins à se préoccuper de changer sa protection et les jours de début et fin j’oublie complètement que j’ai mes règles.
Ceci dit, je comprends tout à fait que cela puisse dégoûter certaines filles : je pense régulièrement à la chanson « Murder on the dance floor » (quelle culture musicale, hein !?), et il ne faut pas avoir peur de son propre corps, il faut un peu se connaitre pour bien manipuler la cup. Bonne nouvelle : ça s’apprend !
Nol

 

Encore un énorme merci à vous, qui faites vivre cette chronique !
La semaine prochaine, je teste pour vous la Langue des Signes Française (LSF) !

Publié dans Highway to FIV

Jamais 2 sans 3

Salut les loulous !

Allez, je vais faire ça vite, comme quand on arrache un pansement sur une jambe bien poilue. Je te recause FIV. Et si je ne l’ai pas fait avant, c’est que je retenais mon souffle. Vu le titre de l’article, tu penses bien que les nouvelles sont… ce qu’elles sont.

Donc, tentative n°2, toujours FIV n°1.

Je vous ai laissés au Décapeptyl (le truc qui stoppe les cycles). Le traitement a commencé fin janvier. Une bonne dose de Ménopur tous les soirs. Mélange à faire soi-même bien entendu, contrairement au Bemfola où le stylo était déjà prédosé et prêt à l’emploi. Là, non : tu as une mini-bouteille avec de la poudre, faut y injecter un solvant avec une première seringue, puis utiliser les petites seringues individuelles pour faire tes injections. Faut surtout pas te planter dans le dosage ! Pour être franche, j’ai fait appel à des infirmières, parce que la manipulation, c’est pas mon truc.

Le bide décoré d’une belle constellation d’impacts de piqûres (avec, en prime une jolie galaxie bleue au milieu — ça arrive quand tu piques une veine), Chéri et moi nous sommes rendus à la première écho de suivi. Et une paire de cuisses écartées pour une échographie endovaginale (celle où on passe par le vagin) plus tard — avec une dame hyper brute qui avait pas l’air de comprendre ce qu’elle faisait — on est sortis de la salle d’examen pour revenir 2 jours plus tard. Je ne sais pas si vous connaissez le CHU de Clermont-Ferrand, mais il est construit dans la longueur. Donc tous les jours, tu te tapes bien 1km de marche, rien que pour te rendre au CECOS. Bref.

Deux jours plus tard, nous voilà de retour. Le personnel, toujours aussi agréable, ne répond pas à notre « bonjour », pourtant enthousiaste. Re-écartage des cuisses, re-écho endovaginale. C’est presque bon, mais pas tout à fait quand même. Il faut revenir dans 2 jours. Et je vous le donne en mille, 2 jours plus tard, rebelote. Cette fois, c’est la bonne. Arrêt du traitement, déclanchement de l’ovulation le soir même à 23h30, ponction 2 jours plus tard.

Vendredi matin, l’empereur, sa femme et le petit prince… ouaip, on retourne au CHU, comme des winners. La ponction se déroule bien (l’anesthésie est douloureuse, mais la ponction, c’est cool). Chéri a fait sa part du boulot. 5 follicules ponctionnés. 4 ovocytes formés. L’ICSI fait que les 4 ovules seront fécondés à la main avec les winners des winners.

Coup de fil le dimanche matin, 8h. Le réveil vient de sonner, je ne m’attendais pas à un appel si tôt. 3 ovules étaient assez mûrs pour la fécondation. 2 embryons ont survécu. On va transférer J2 dans la matinée (J2, c’est le petit nom de l’embryon qui a 2 jours). On va laisser l’autre mûrir jusqu’à J5, et s’il survit, on le congèle. Je raccroche, fébrile. 10 secondes plus tard, appel de Maman. « Alors ? » — « Mais comment tu sais que j’ai eu le coup de fil ? » — « Une intuition »… ces mamans alors !

Bien entendu, on oublie de me dire que je ne dois pas faire pipi. Une copine, qui est passée par là, me l’avait dit pourtant. Mais tu penses que je m’en suis souvenue ? J’ai eu beau boire tous les pots à eau proposés en salle d’attente, rien n’est descendu. Et Dieu sait qu’on a poireauté. On a dû arriver vers 10h je crois. 5 autres couples étaient dans les tartine-blocks pour voir la biologiste. Notre tour est venu. « On va transférer le plus beau des 2, l’autre, on va le laisser se développer. Mais surtout, le plus difficile, ça va être de vivre normalement ces 2 prochaines semaines. »

Tu parles Charles… mais j’y reviendrai. 2h d’attente et 1 bon litre d’eau plus tard, je n’ai toujours pas envie de faire pipi, mais c’est à nous. On nous conduit dans une salle sombre, avec une petite vitre, comme un guichet quand tu vas prendre de l’essence. On me demande de décliner mon identité devant un interphone. La biologiste est dans la salle de l’autre côté du guichet, elle prépare J2. « Ouh, elle est pas bien pleine cette vessie, on vous a rien dit ? Les ondes passent mieux quand on a la vessie pleine, et on voit le transfert » — « Non, mais j’ai bu dans la salle d’attente » — « Ah, pas assez… tant pis, je vais appuyer un peu fort ». Et elle joint le geste à la parole. L’écho est abdominale cette fois. Elle me dit « vous voyez cette cacahouète, là ? » — « Non, pas vraiment » — « C’est là qu’on va le déposer. Regardez, on le voit, hop, c’est fait. On attend que le labo confirme que le cathéter est bien vide et c’est fini ». J’ai rien vu, Chéri non plus. La faute à cette foutue vessie. Mais il est là, et pendant 2 semaines, je vais devoir vivre avec.

Tout se passe bien la première semaine. Je n’y pense pas trop. Je prends mes vitamines, et je m’enfourne des ovules de progestérone dans le vagin matin et soir (et c’est pas la joie). Des vertiges apparaissent, je dors très mal. Mais je suis heureuse, si ça veut dire que J2 est encore là. Les symptômes s’intensifient, les journées se rallongent, j’ai l’impression que le jour de la prise de sang n’arrivera jamais. Le jeudi de la première semaine, bonne nouvelle : J5 est vivant ! On va le congeler. Tout n’aura pas été vain au moins !

Le vendredi matin, exactement 12 jours après le transfert, nous sommes fébriles. Je ne dors toujours pas, j’ai chaud les nuits malgré la fenêtre ouverte. J’ai des vertiges à me faire tomber les matins (genre 2 litres de vodka dans le sang). Et de l’exéma. Génial. Mais si c’est pour J2, tant pis. La prise de sang est faite. Je pense que c’est la matinée la plus longue de ma vie. J’actualise mes mails toutes les deux minutes. J’en pleurerais. Mais je suis au boulot, alors je me calme. La dernière fois, j’ai eu les résultats à 12h30. 12h30, c’est trop long pour moi !

À midi, je descends manger. Et là, tandis que je mets ma bouffe dans le micro-ondes, BAM, le mail est là. Sans réfléchir, je cours dehors, j’appelle Chéri pendant que j’essaie d’ouvrir les résultats. J’ai oublié le mot de passe pour mon espace perso GenBio. Quelle conne. Mes mains tremblent, je pleure de colère. À l’autre bout du fil, Chéri tente de me calmer. Je réinitialise le mot de passe. J’entre dans mon espace. Rien. Les résultats n’y sont pas. « Un temps de la latence pour la mise à jour », me dit Chéri. Mais ils m’ont envoyé ce foutu mail, les résultats doivent bien être quelque part ! Je réessaie, encore et encore. Enfin, le document s’ouvre. Je sais déjà comment je vais l’annoncer à Chéri : « prêt à être papa ? » Au lieu de ça, je vois un mot, un seul : Négatif. Je ne comprends pas sur le coup. C’est impossible. Je ne comprends pas du tout. Je donne la réponse à voix haute. Chéri n’en revient pas non plus. Il n’y a rien à dire de plus. On raccroche. J’ai des larmes coincées dans la gorge. Je suis vide. Je mange au milieu de mes collègues. Et je pars. M’enfermer dans les toilettes, là où je pourrais cesser de retenir mes larmes, qui sont en train de m’étouffer. Je suffoque. C’est fini. J’écris à Chéri « c’est peut-être un faux négatif ? » J’appelle l’infirmière du CECOS. « Oui, c’est négatif, arrêtez votre traitement »… elle ne sait pas quoi dire de plus. Je raccroche, et je pleure, à m’en faire exploser les poumons, les yeux.

C’est fini. Chéri aussi cherche ce faux négatif, la preuve que le tout le monde s’est planté, que ce n’est pas fini. Je passe l’après-midi murée dans mon silence. Je suis dispensée de réunion. J’ai le droit de partir un peu plus tôt, mon chef est cool. Le reste, c’est beaucoup de larmes. Une famille qui n’accepte pas la peine, qui a peur que je baisse les bras. Qui aimerait prendre tout le chagrin que j’ai dans mon cœur. Mais j’ai besoin de temps. De solitude. De Chéri. Et il reste J5. Jamais 2 sans 3 comme on dit. Proverbe à la con.

 

 

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le livre audio !

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, on va causer d’un truc qui n’est encore trop entré dans les habitudes des français. Un truc auquel tu n’as peut-être même jamais pensé… Et là, tu te dis que je fais genre « c’est le suspens » alors que c’est écrit dans le titre de l’article. Rabat-joie. Bah oui, je m’en vais te parler de livre audio (j’ai dû recorriger tout l’article parce que j’avais parlé d’audiobook partout et que je me suis dit « pourquoi tant de haine ? Parlons français »).

Pourquoi tu fais ça ?

Les livres audio, au début, c’était un gros LOL pour moi. Pour être honnête, j’avais la même réaction que certains d’entre vous (cf. plus bas) : « c’est de la radio, et franchement, je vais décrocher ». Mais Lemon June a lancé le #challengezozo. Pour participer, je devais lire du Zola. Du Zola. Moi. Je ne voulais pas perdre mon temps de lecture si précieux alors qu’il y avait des livres que j’avais vraiment envie de lire ! Et je ne pouvais pas me ramener au boulot avec un bouquin dans les mains pour occuper certains après-midis un peu trop longs.

Alors, j’ai pensé à cette fois où, à l’école, on m’avait lu un passage de Cosette, de Victor Hugo, que j’étais infoutue de lire moi-même ! Et là, comme par magie, je voulais savoir, connaître la suite ! Et puis aussi à Comme un roman, de Daniel Pennac, où il explique qu’à un enfant qui n’aime pas lire, il faut prendre le temps de lire à haute voix. J’ai repensé à ma maman, à qui j’avais lu Claudine de Lyon alors que j’avais 9 ans, juste pour le plaisir de la lecture et de passer un moment avec elle. À elle qui me lisait des histoires quand j’étais petite. Enfin, j’ai repensé à Piko, de la chaîne PikoBooks, et à Céline, du blog Céline Online, qui lisaient déjà par ce biais. Ouais, j’ai pensé à tout ça. Et je me suis dit : qu’est-ce que je perds ?

Alors, j’ai fait connaissance avec Zola, un auteur que je m’étais juré de ne jamais lire (parce que beurk, c’est trop chiant). J’ai lu L’Assomoir. Et après, j’ai lu Au Bonheur des Dames. Et c’est ainsi que moi, qui avais peur des classiques qu’on m’avait forcée à lire et à étudier toute ma scolarité, j’ai réellement laissé leur chance à ces bouquins.

Et dans les faits ?

C’est très simple. Pour apprécier un livre audio, il faut 2 choses :
– la première : trouver un site où télécharger / écouter les livres (je vous en donne quelques-uns un peu plus bas) ;
– la seconde : un lecteur dont vous supportez la voix. Et croyez-moi, ça joue beaucoup !

Tu choisis un site. Certains sont gratuits (car les livres sont libres de droits et les lecteurs bénévoles) et certains payants. Un livre audio sur une plateforme payante est souvent bien plus cher que son homologue papier, parce qu’il faut rémunérer le lecteur, et tu en as facilement pour 5 à 20 heures d’écoute selon le bouquin. Parfois, tu peux avoir des forfaits au mois pour payer moins cher. Là, c’est pas mal. Sur des applis comme Audible (plateforme Amazon), tu peux reprendre là où tu t’es arrêté quel que soit l’appareil avec lequel tu écoutes (typiquement, j’écoute sur mon PC, puis sur mon téléphone pendant les trajets du boulot, puis sur mon enceinte connectée à la maison).

Bref, les écouteurs vissés sur les oreilles, j’ai pu profiter de ces moments, où mon travail est mécanique, pour m’évader. Alors oui, parfois, on en perd un morceau, parce qu’on est déconcentré. Alors on revient en arrière. C’est exactement comme quand tu t’endors sur ta page et que tu la relis 20 fois. Quant aux images, je te rassure, elles se forment bien dans ta tête, sans que tu aies à faire d’efforts supplémentaires. Parfois même, tu te prends à marcher derrière Gervaise Macquart, ou bien à visiter Fondcombe avec Frodon et Sam. Et si tu te laisses aller — ça c’est mon amie Maëlle qui me l’a fait remarquer pour Le Seigneur des anneaux notamment — tu peux profiter des jolies sonorités du texte, que tu n’as que dans une moindre mesure en lecture silencieuse.

Du coup, je fais même parfois la lecture à mon mari pendant les longs trajets en voiture ! Et ça nous permet à tous les deux de découvrir des textes pour lesquels on n’a pas envie de « perdre » de temps (exemple : Dr Jeckyll et Mr Hyde, que j’ai chroniqué il y a peu). Ça, c’est de la lecture à voix haute.

Verdict ?

J’aime : l’impression de ne pas être seule devant des textes qui m’effraient ; la découverte, sans effort de ma part, de textes que je n’aurais pas pu lire seule ; l’impression de ne pas « perdre de temps » en lisant (si si, tu la connais cette impression, quand au lieu de faire ta vaisselle, tu prends ton bouquin) ; mieux, l’impression de ne pas perdre de temps en « relisant » des bouquins que j’ai aimés à la place de ceux que je n’ai pas lus ; la musicalité de certains textes ; ça change des musiques qu’on a écoutées 200 fois…

Je n’aime pas : devoir arrêter un bouquin qui m’intéresse parce que, franchement, je ne supporte pas la voix du lecteur (ou liseur ?).

On me parle beaucoup d’impression de radio. J’ai envie de dire : vrai, mais où est le mal ? Ma grand-mère écoutait Pierre Bellemare les aprèms sur RMC, et elle kiffait. Toi-même, tu écoutes souvent des podcasts (si si, ne me mens pas…) Aujourd’hui, on apporte beaucoup trop d’importance au visuel : on aime la télévision par exemple. On s’attarde plus sur des articles avec des photos (en vrai, tu lis les publications de tes amis s’il n’y a pas d’image avec ?) Le visuel nous envahit. Là, il s’agit, comme en lisant, de créer soi-même le visuel, et de lâcher prise.

Ils en parlent aussi :

Un super article de Grégor Brandy sur le site Slate : Quand la France va-t-elle se mettre aux livres audio?
Une étude du SNE (si vraiment tu es intéressé par le sujet) : Une nouvelle dimension au plaisir de lire

Les livres audio gratuits :
Audiocité => c’est là que j’ai trouvé L’Assomoir, avec une très bonne lectrice !
Litteratureaudio.com
Audiolivres.info => je ne connais pas personnellement.

Les livres audio payants :
Audible (Amazon) => Plateforme de téléchargement, l’abonnement à 10 EUR par mois et te donne accès à un livre audio par mois, disponible indéfiniment, même si tu arrêtes ton abonnement (d’ailleurs, tu peux arrêter/reprendre/arrêter/reprendre comme tu veux si le mois est un peu compliqué). Si tu en veux plus d’un, il faudra le payer le prix fort.
Audiolib => je ne connais pas du tout, mais je ne trouve pas de formule d’abonnement. Il s’agit d’un éditeur, non d’un revendeur.
Audioteka => plateforme sans abonnement (en tout cas je n’en ai pas trouvé).
Et bien entendu, tu en as aussi en physique (CD) en médiathèque, chez ton libraire, à la Fnac, dans les espaces culturels, et j’en passe.

Compte entre 15 et 25 EUR en moyenne pour un livre, sauf pour les systèmes d’abonnements d’Audible. Si tu as d’autres plateformes sympas, fais tourner !

Maintenant, c’est à toi !

Moi je n’aime pas ça, j’arrive pas à avoir suffisamment de concentration pour écouter. Ça me rappelle mes cours à l’école, le prof parlait, parlait, et mon esprit divaguait, divaguait… Ce qui fait que je suis incapable d’écouter un livre, à part les 3 premières phrases, je ne sais jamais ce que ça raconte 😅 (déjà que ça m’arrive quand on me raconte quelque chose de trop long…. j’suis pas adaptée aux échanges oraux).
Steph, du blog Stephalivres

Jamais testé ! Je ne suis pas très radio déjà parce que je n’arrive pas à me concentrer sur une voix… Quand je veux vraiment écouter quelqu’un, je ne peux rien faire d’autre, mais si mes mains sont libres alors j’ai toujours envie de faire autre chose en même temps 😂
Fanny, du site CotCotCrochète, etc.

Je me suis toujours dit que ce n’était pas pour moi, puis j’ai eu l’occasion de découvrir Central Park de Guillaume Musso par ce biais, alors je me suis lancée ! (C’était il y 4 ans, quelque chose comme ça). Comme je n’aime pas rester à ne rien faire, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite pour faire plein de choses en même temps ; lire, mais en même temps avancer, par exemple, sur les tâches ménagères… au final j’ai toujours fini par décrocher et je n’ai jamais fini mon écoute !
Après est-ce que c’était dû au livre ou à la voix ? Je ne sais pas. Toujours est-il que l’année dernière je me suis inscrite sur Audible pour tenter puisqu’il y avait 1 mois offert, et j’en suis tout doucement à mon 3eme mois là. Ça m’arrive régulièrement de devoir revenir en arrière parce que j’ai décroché pour X ou Y raison mais dans l’ensemble, j’arrive mieux à me concentrer et en effet ça me permet de faire du rangement ou de faire la vaisselle. Parfois, j’écoute mon livre en conduisant ou si je marche. Donc comme tu peux le voir je ne suis pas encore à fond à fond mais c’est quand même bien pratique de temps en temps ! Et du coup ça me permet de découvrir des livres que je n’aurais pas forcément achetés… au lit, par exemple là, je me fais les intégrales de Game of Thrones mais je ne crois pas que je me serais lancée dans la version papier 😂
Delphine, du blog L’heure de lire

Le livre audio, je n’ai jamais essayé, déjà parce que je ne saurais pas où trouver des versions, ni quelle application utiliser. Et puis je ne sais pas, je n’aurais plus l’impression de lire mais plus d’écouter la radio ou un album, et je me demande si mon imagination fonctionne aussi bien que si j’ai le livre dans les mains et que je lis les lignes. A tester…
Laura, du compte Insta Lora.Prs

Sur les livres audio : utiles dans les transports en communs ! Perso, j’ai du mal à lire des docs, mais j’adore en écouter dans le bus. Le livre qui m’a fait louper des arrêts : l’autobiographie de Springsteen en VO 😉
Maëlle, qui dessine en plus de lire, va jeter un œil sur son Insta, Feuilles au vent

J’ai eu l’occasion de tester Kobo, j’aimais bien pour le sport, mais ça dépend des livres. Il y en a un que j’ai adoré écouter et un autre pas du tout, j’étais perdue dans les personnages !
Maud, du compte Insta Mes livres et moi

Encore une fois, mille mercis à tous, vous être génieux !
La semaine prochaine, on cause de la cup menstruelle 🙂

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… les lingettes réutilisables !

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, je m’en vais te causer un peu plus en profondeur de ma petite démarche 0 déchet. Tu te dis que toi, t’as pas le temps, que moi, j’ai pas de gamin, ou j’ai que ça à faire, que c’est trop compliqué pour toi. Alors je dis STOP. Ca te prend 0 seconde en vrai. Et ça ne mange pas de pain.

Pourquoi tu fais ça ?

Deux mots, avec lesquels je vous serine : zéro et déchet. Je me suis demandé par où commencer. Des trucs faciles, histoire de mener la transition tout en douceur. La lingette lavable, c’est pas compliqué, t’as rien à faire à part les acheter. Tu peux même les fabriquer (ou les faire fabriquer) avec des tissus de récup. Bref, c’est le premier pas. Et tu le vois immédiatement que ta poubelle se remplit moins (surtout si tu te maquilles, et que tu fais des make-up de ouf, comme ma petite sœur… ça part à une vitesse !).

La culture du coton est rarement éthique. Je n’y connais pas grand-chose pour le coup, mais on en lit des trucs ! Alors oui, les lingettes sont en coton la plupart du temps mais on est quand même sur une mesure moindre. Et puis, parfois, on est sur de la fibre de bambou, dont la culture nécessite notamment moins d’eau et de produits chimiques. J’aime pas trop les articles de fin du monde et je me méfie des chiffres, qu’on manipule trop aisément, mais je te propose de lire cet article. Après, il existe de réelles alternatives à ce type de culture, mais ça reste minime, et rarement utilisé pour ton coton démaquillant.

Pour finir, on n’a rien inventé en termes de 0 déchets. En vrai, avant, on avait déjà les mouchoirs en tissu, les lavettes et j’en passe. C’est pour une grande partie les années 70 et l’apparition de la consommation de masse et du jetable qui nous ont foutus dedans ! Et franchement, quand tu vois la tonne de merdes qui flottent sur les océans, ça te donne vachement envie de faire quelque chose. Tu te dis : « c’est pas ma petite personne qui va changer quoi que ce soit… », je te réponds : « une goutte d’eau multipliée par 60 millions de français, ça fait un sacré lac ! »

Et dans les faits ?

Tu vas en magasin Bio ; oui, ça a un prix, mais franchement, c’est payé pour 10 ans… payer une fois 10 EUR, c’est pas ça qui fait un trou dans ton budget. Au pire, paie-toi un paquet de clopes en moins, mets 1€ de côté toutes les semaines… ou sors ta machine. Bref, tu vas en magasin Bio, ils en ont. Ou alors tu demandes à ta super copine/mamie/frangine de te les faire avec de vieilles serviettes.

Le soir venu (ou le matin, pour te rafraîchir), tu te pschitt la figure avec ton démaquillant/ta lotion/ton eau micellaire, ou tu en déposes une noisette (ou tout le pot selon tes habitudes) sur la lingette directement, et tu frottes. Lorsqu’elle est « sale », tu la mets dans un filet, et hop, avec ta prochaine machine. Donc pas de machine en plus, en fait. Et si tu en utilises 20 par jour, t’en achètes/fabriques un peu plus. Ca prend pas plus de temps, pas plus d’argent au final. C’est pas moins hygiénique (si tu savais ce que tu te fous par la figure comme produit chimique avec un coton jetable, entre les blanchisseurs et les pesticides…). Donc, c’est la solution number one si tu veux te mettre au 0 déchet.

Et c’est la même pour les fesses de ton bébé ! Il les faut plus grandes, pour éviter d’avoir du caca plein la main. Et il faut rincer le caca dessus, on est d’accord. Mais peut-être que tu peux en utiliser pour le pipi dans un premier temps, si vraiment ça te dégoûte (avis aux copines qui ont des bébés)… perso, je l’ai fait sur les fesses de ma filleule, et ça passe.

Conclusion ?

J’achète !

J’aime : C’est facile, c’est pas forcément plus cher au final, c’est meilleur pour ta peau, surtout utilisé avec les bons produits (on verra ça dans un prochain billet), et pour la planète. Elles peuvent être double face (une face douce, une face plus exfoliante).
J’aime pas : quand j’oublie de les balancer à la machine (le boulet)… heureusement que j’en ai un stock ! Et puis, si tu es maniaque, tout le maquillage ne part pas parfois, ça tache ! Alors tu peux prélaver, ça évite les petits désagréments (merci Claire pour le rappel), ou tu peux aussi faire avec. Taché, c’est pas sale…

Ils en parlent :

Mes lingettes (dont je suis très satisfaite), par Les Tendances d’Emma (on les trouve sur plusieurs sites)
Le blog de oOlution
Le témoignage d’une maman qui les utilise pour son bébé, sur le blog Call me Spring
Un tuto pour les faire toi-même sur le blog que Nous et les Minibouts
Des conseils d’entretien sur le blog de Carotte & Cie

Maintenant, c’est à vous :

J’ai commencé à en utiliser il y a environ 3 ans. Je les fabrique moi-même et au début j’ai suivi tous les tutos qui disaient une face en vieille serviette éponge et une face jolie en coton. Mais c’était horrible ! J’ai la peau hyper sensible et ça n’était pas du tout adapté. Alors, j’ai acheté différents tissus plus doux et fait des tests. Aujourd’hui, j’utilise des lingettes avec une face dans un tissu éponge doux en bambou bio et une face en serviette microfibre Quechua ! J’ai différentes tailles selon l’utilisation (yeux, visage complet).
Fanny, du blog Cotcotcrochète, etc. (vas-y, y’a plein de tutos DIY trop faciles et trop cools ! Qui sait, elle sortira peut-être son tuto lingettes si tu lui demandes gentiment…)

Lingettes lavables j’accroche pas. Même si je comprends l’intérêt et le positif de leur utilisation, je crois que je n’en suis pas encore à ce stade dans le zéro déchet. J’utilise des produits de parapharmacie, dont, pour le démaquillage, une eau micellaire et je crois que ça ne serait pas super pratique les deux associés. Toutefois j’y réfléchis de plus en plus et je crois que j’attends un coup de pouce pour franchir le pas !
Laura

C’est très satisfaisant à fabriquer soi-même (la fierté du DIY), c’est un peu déstabilisant au début car ça change de la sensation du coton, mais ça fonctionne plutôt bien ! Seul bémol, je n’ai pas encore trouvé la bonne technique de lavage pour enlever complètement les traces de maquillage… Mais c’est peut-être à cause des machines à laver canadiennes qui sont pas HYPER efficaces ! À voir ce que ça donnera sur du moyen terme 😉
Claire

J’ai testé les lingettes lavables y’a bientôt 8 ans, j’étais une des premières clientes des Tendances d’Emma pour dire. Sauf qu’en fait, je suis revenue à ce que j’utilisais avant : le bon vieux gant de toilette à l’ancienne. Parce que c’est plus grand, que ça lave tout aussi bien, que j’ai pas besoin de le mettre dans un filet mais direct au bac à linge sale. Idem pour les fesses des enfants, j’avais pris les « gants » des tendances d’Emma, mais moi j’aime pas le caca, et c’était un peu petit je risquais encore de m’en mettre sur les doigts. Donc ouais c’est vachement moins glamour, mais c’est encore plus pratique, ça coûte moins cher, et en plus tu peux en avoir plein en recup’ vu qu’à part nous et les vieux, plus personne n’en utilise 😅
Steph

Fan aussi. Je ne jette pas. Je lave.
Claire (encore une autre !)

Ahhh je suis fan ! J’en utilise depuis plus d’un an, c’est tellement pratique !
Claire (mais pas la même)

C’est ni plus ni moins qu’une lavette ! Pour à 101% !
Françoise

 

Encore merci à tous pour vos messages / témoignages !
La semaine prochaine, je vous cause de livre audio… vous savez comment me contacter 🙂

Publié dans Bouquinade, Roman

Autour de Jupiter (Gary D. Schmidt)

Ami du jour, bonjour !

L’heure est grave, on m’a conseillé un bouquin qui a ébranlé ma petite personne. Mais genre, vraiment, depuis 3 nuits, j’ai à la fois peur et envie de le lire. La chronique ne sera pas aisée, parce que moins tu en sais au départ, plus ta lecture est belle… mais je vais essayer.

autour_de_jupiter.jpg

Sarakontkoi ?
L’idée, c’est de ne pas trop en dévoiler, pour que tu fasses le chemin seul. Alors je ne te dirai que ce que tu peux découvrir dans les premières pages. Joseph, 14 ans, sort d’un centre de détention et intègre une nouvelle famille d’accueil. Il fait la connaissance du jeune garçon, Jack, et des animaux de la ferme dans laquelle ils vivent. Joseph ne parle pas. Mais il a peur, et il est triste…

Tenpenskoi ?
J’ai terminé en larmes. Les services sociaux — qui agissent « pour le bien de l’enfant » sans le connaître, qui trouvent la famille d’accueil trop impliquée (mais peut-on être trop impliqué quand il s’agit du bonheur d’un enfant), ceux qui ont le bras assez long pour éviter que l’enfant ne fasse trop partie de la famille, mais pas pour prendre de vraies décisions qui pourraient aider cet enfant — ces services sociaux, donc, je les connais. Je connais l’impuissance de la famille d’accueil, le désespoir d’avoir les mains liées. De tout donner pour tout perdre ensuite.

Alors forcément, ça me cause, cette histoire de famille d’accueil. Au cours de ma lecture, je suis passée par la colère, la peur, l’espoir, le chagrin. La colère de voir des adultes soit disant responsables coller une étiquette sur le dos d’un gamin sans comprendre son histoire. La peur de voir un équilibre fragile et durement construit se rompre. L’espoir de voir cet enfant trouver la paix. Le chagrin de constater que rien ne change.

Le ton pourrait être qualifié d’enfantin, parce que le style est épuré, lapidaire et simple, la collection flague complètement ce titre en jeunesse. Ceci dit, nous avons eu avec mon amie Maëlle une discussion fort intéressante au sujet de la différence entre l’âge du lectorat et celui des personnages. Clairement, ici, il y a débat. Je me mets à la place d’un enfant : aurais-je le recul nécessaire pour recevoir ce type de récit ? Honnêtement, je ne prétends pas savoir si un enfant pourrait ou non appréhender ce texte. Mais je sais que le roman met le doigt sur un sujet qui pourrait sensibiliser les adultes sur leur façon de voir, et surtout de juger le monde.

Bref, le récit est beau, il est simple, il est violent. La fin est parfaite. Lis-le. Vraiment.

Pour info :
éditions Bayard Jeunesse, collection Littérature 12 ans et +, 224 pages, 13,90€

Publié dans Albums, Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

L’Étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (Robert Louis Stevenson / Maurizio Quarello)

Ami du jour, bonjour !

Je le sens bien là, je vais te faire une petite série d’albums. En gros, de tout ce que nous avons rapporté de Montreuil. Et je commence par un classique, s’il vous plaît. Ni Chéri ni moi ne l’avions lu, alors pendant les 4h qui séparent Paris de notre petit coin d’Auvergne, je lui ai simplement fait la lecture à haute voix. Et franchement, au-delà du texte, c’était un super moment de partage ! Alors je m’en va te causer de ce très beau livre.

jekyll1.jpg

Sarakontkoi ?
M. Utterson, notaire de son état, s’inquiète de la santé et de l’état de son ami, le Dr. Jekyll. Il se conduit étrangement, souhaite établir son testament et faire don de sa fortune à un certain Hyde, un effrayant bonhomme qui fait naître chez son interlocuteur une terreur instinctive. Est-il victime de chantage de la part de cet affreux personnage ? Pourquoi est-il si secret ? Et qu’est-ce qui a bien pu dégoûter à ce point leur ami commun, le Dr Lanyon, au point qu’il refuse tout contact avec Jekyll ?

Tenpenskoi ?
En vrai, la réponse, tu la connais : Jekyll et Hyde, c’est le même zozo. Les deux facettes d’une même pièce. L’individu, déboussolé, effrayé de voir naître en lui de noirs désirs alors que lui est si travailleur et vertueux, tente de se détacher de cette part sombre qu’il cache. Ainsi, il pourra être un homme aussi bien qu’il le souhaite et ne plus se sentir coupable des agissements de son alter-ego.

La réflexion est plus qu’intéressante. Détacher le bon du mauvais, pour éviter de souffrir. Mais surtout, se déresponsabiliser. En cela, je trouve Jekyll lâche. Son amour de la science, son envie d’être bon, mais sans effort. C’est trop facile. Nous sommes bons parce que nous avons en nous cette dualité. Sans elle, nous ne sommes rien. Plats. Il faut le yang pour le yin. La peur pour le courage. La faiblesse pour la force. La tristesse pour la joie. Ce qui est brillant, c’est que, contrairement au Dr Lanyon, le narrateur, M. Utterson, est neutre, sans réel jugement. Le lecteur est alors libre de se faire sa propre idée, de réfléchir par lui-même aux implications d’un tel acte. Si tu le lis, tu n’auras peut-être pas du tout la même opinion que moi…

Pour ce qui est des illustrations, elles sont très jolies. Les couleurs et l’ambiance servent tout à fait le propos. Ceci dit, j’avoue que si je reconnais le talent de l’illustrateur, je ne suis pas particulièrement touchée par ce qu’il me propose. Elles respectent une certaine charte, des codes qui créent l’angoisse. Mais je comprends qu’on veut m’angoisser. C’est compliqué à expliquer… J’aurais peut-être préféré quelque chose de moins conventionnel et de moins parfait. Parce que oui, quand tu regardes, c’est un vrai travail d’artisan, mais sur une notion si sujette à controverse que la dualité de l’être, je me serais attendue à une plus grosse prise de risque. Mais je chipote, c’est un très beau livre.

Pour info :
éditions Sarbacane, collection Grands classiques illustrés, 96 pages, 23,50€

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Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… Vinted, ou comment consommer autrement !

Ami du jour, bonjour !

Second billet J’ai testé pour vous…, et bizarrement, bien que ce second sujet soit moins intime, vous avez été moins nombreux/ses à témoigner. Mais nous avons quelques partages d’expérience super intéressants, et peut-être que vous-mêmes voudrez témoigner après la publication de ce billet, si je vous convaincs d’utiliser Vinted. Dans ce cas, hop hop, un commentaire, pour enrichir l’expériençothèque (appelons ça comme ça), on pense à ceux qui arriveront après.

Et si je pars comme ça, tu imagines bien que mon expérience à moi fut concluante. Attention, tout le monde n’a pas le même avis que moi ! Si tu as eu une mauvaise expérience, exprime-toi, fais-toi entendre. Je ne parle que de ce que je connais de ce site. Je ne connais pas les conditions de travail des salariés, et surtout, je n’ai jamais eu affaire au SAV, mais je vous mettrai des liens qui abordent cette problématique. Allez, on y va ?

Mais pourquoi tu fais ça ?

Quand je t’ai dit Vinted, si tu connaissais déjà, tu t’es dit : « ah bah voilà, on plonge dans la frivolité ! » Je vais me la jouer Timon, mais il faut regarder au-delà de ce que tu vois…

Deux constats :
– je déteste faire les magasins, parce qu’ils me font me sentir obèse, moche, et qu’ils n’ont ma taille que dans les rayons « Grande taille ». Tu kifferais, toi, être flagguée en fonction du rayon dans lequel tu te trouves ? Et puis, est-ce qu’on trouve des rayons « Maigres » ? C’est l’affiche d’aller gratter dans ces coins ! Pourquoi toutes les fringues n’existent pas dans toutes les tailles, et ne sont pas toutes rangées au même endroit ?
– j’achète des fringues neuves une blinde qui vont durer 2 mois avant de se désintégrer dans ma machine à laver.

Et alors, le pompon — tu l’auras peut-être compris, et tu le verras dans d’autres billets de la rubrique : je suis dans une démarche de régulation de ma consommation de produits transformés, et je tends vers le « zéro déchets » (je te rassure, on en est loin). Alors, niveau fringues, l’occas’, c’est ce qu’il y a de mieux.

Et dans les faits ?

Il m’a suffi de me créer un compte Vinted. Ensuite, j’entre dans les paramètres mes tailles de vêtements et de chaussures, et magique ! On ne me montre que ce qui est à ma taille ! Fini de s’arracher les cheveux parce que tout est trop petit ou trop grand.

Bon, c’est vrai, il faut souvent demander aux vendeurs/ses des mesures supplémentaires, et les 46 ne sont pas les même pour toutes les marques (cf. Décathlon, dont même le 52 ne dépasse pas le 44). Ceci dit, dans un magasin, j’ai 2 fois plus de boulot : je dois trouver un article qui me plaît (ce qui n’est déjà pas évident, parce que j’ai souvent 3 ans de retard sur la mode), et en plus, je dois le trouver à ma taille. Là, tout ce qui vient à moi est déjà à ma taille, je n’ai qu’à faire mon choix ! Et alors, si tu as un petit bout’chou, tu sais que les fringues ne durent pas, alors pourquoi acheter du neuf, sachant que tu vas criser chaque fois qu’il y renverse sa purée ?

Une fois que tout est OK, que tu as trouvé chaussure à ton pied (clin d’œil complice), tu cliques sur « Acheter », le paiement se fait via le site, tu n’as rien à faire de plus. Ton article arrive dans la semaine (oui, c’est pas Amazon hein).

Si tu es vendeur, tu peux vider tes étagères, et te faire une petite cagnotte, tout en renouvelant ta garde-robe. Ou bien tu peux t’éviter les brocantes sous la pluie ou le cagnard pour revendre les sacs de fringues 3-6 mois de Timothée… sans parler de tes pantalons de grossesse. Typiquement des trucs que tu portes 3 mois ! C’est Vinted qui gère les expéditions, tu n’as qu’à imprimer les étiquettes, à les coller sur le joli paquet que tu as fait (enfin, joli, tu peux aussi fourrer l’article dans un sac de courses avec du ruban adhésif) et à déposer le tout dans un point Relay. L’envoi est aux frais de l’acheteur.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est finger in ze nose.

Verdict ?

Vinted a changé ma vie ! J’y fais un tour de temps en temps, pour flâner. Je dépense rarement plus de 10 EUR, et encore, on tourne plus autour de 5 EUR (les articles les plus chers sont mon manteau d’hiver à 28 EUR au lieu de 75 et mes Kickers quasi neuves à 50 EUR).

Si je cherche un truc en particulier, je fais une recherche et je filtre, je ne vois que ce dont j’ai besoin. Si j’achète un truc et que le vendeur m’ignore, aucun paiement n’a lieu. Tant que je ne paie pas, la commande n’est pas validée. Après, ça reste du particulier à particulier, donc effectivement, on s’attend à ce que les utilisateurs fassent preuve de civisme, et ça, ce n’est pas à Vinted de le garantir. Les fringues ne te vont pas, pas de retour. C’est le souci des ventes à distance : tu n’es sûr de rien tant que tu n’as pas reçu le truc. Donc je ne me prononcerai pas sur l’absence de SAV.

Je paie mes vêtements moins cher, je donne une seconde vie à ceux que je ne mets plus, et j’arrête de me sentir coupable de ne pas entrer dans les tailles présentes en magasin. Que demande le peuple ?

J’ai aimé : aucun jugement d’aucune vendeuse qui se dira devant les cabines que de toute façon, elle le voit à l’œil nu, ça ne m’ira pas. Pas de pancarte « Grandes tailles » à la con, pas de perte de temps, pas de parking payant, pas de cabines d’essayage qui puent. Que des trucs à ma taille, que je prends, non par dépit, mais parce que, vraiment, ça me plaît. D’autres se sont fadé les magasins pour moi. Très souvent, ce n’est pas cher (un t-shirt vaut en moyenne entre 2 et 5 EUR, un pantalon entre 5 et 10). Et même pour expédier, ça te prend, quoi, 30 secondes (le temps d’imprimer l’étiquette à coller sur le paquet). Et en plus, je ne nourris pas la machine à pognon des marques qui fabriquent bon marché à l’autre bout du monde. Alors oui, les fringues que j’achète viennent de ces grandes enseignes que je déteste. Mais c’est déjà ça en moins. Jusqu’au jour où on sera vraiment tous responsables… ou quand j’aurai appris à coudre… Prochaine étape donc : faire ses fringues soi-même avec un tissus pas fabriqué par des mômes de 5 ans.

J’ai pas aimé : pas grand chose en fait. Allez, juste pour être chiante, y’a des nanas qui ont vidé la bouteille de parfum sur le truc, ou qui ont fait des frites avant de l’envoyer. Mais de toute façon, je le lave avant de le mettre, donc c’est juste pour trouver un truc à dire ici !

Ils en parlent aussi :

Le site Vinted
Le site de EnSSemble (Economie Sociale et Solidaire) qui nous accompagne dans le Faire Autrement
Le blog de ZoEssentiels
Et pour les mécontents, ça sera ici et ici

Maintenant, c’est à toi !

Allez je me lance ! Vinted, moi, j’adore, j’achète beaucoup de vêtements dessus, même parfois des vêtements neufs avec l’étiquette à petit prix. Je n’ai jamais été déçue. J’ai vendu également pas mal d’articles de ma garde-robe, je dirais presque que c’est un bon moyen d’arrondir ses fins de mois. C’est vraiment génial ! Je recommande !
Marine

Vinted, je suis une fan inconditionnelle ! J’ai essayé une fois en disant « on verra bien » et depuis j’achète et je ne vends que via cette plateforme. Le pire c’est que je fais de sacrées économies ! D’un côté j’adore l’idée de redonner une deuxième vie à des vêtements, de ne pas gâcher jeter ou laisser de côté, et de l’autre j’arrive à vraiment trouver des pépites pour trois fois rien. J’ai sérieusement l’impression qu’en achetant sur Vinted, mon « pouvoir d’achat » a évolué.
Pendant plusieurs années, je ne mettais plus de budget dans les vêtements et je faisais avec ce que j’avais parce que financièrement ça ne passait pas. Aujourd’hui je peux clairement m’acheter un vêtement par semaine et ne pas le voir passer sur le budget. Je trouve que c’est une super bonne idée, et j’espère sincèrement que ça ne va pas finir par être taxé ou autre comme on en entend parler…
Laura

Salut, je t’écris par rapport à Vinted. Je suis inscrite depuis août. L’idée était de faire du tri et me faire une cagnotte pour l’aménagement et les travaux de ma maison récemment achetée. Depuis septembre j’ai récolté 170 EUR, voire un peu plus. C’est plutôt sympa même si on n’est pas à l’abri d’une vintie (utilisatrice de Vinted, ndlr) malhonnête voire impolie ! J’ai acheté 4 articles. 3 vêtements à bas prix dont je suis très contente. Un porte-monnaie que j’ai revendu car finalement ça ne me convenait pas. Je mets des prix bas car même si je me fais une cagnotte je veux surtout faire du tri ! Voilà !
Lucille

Pour Vinted je n’ai pas l’application, je suis plus sur une réflexion sur la manière de consommer. Pendant longtemps j’avais envie de choses que je ne mettais jamais ! Du coup comme je n’ai besoin de rien je n’achète pas. Mais j’ai eu une machine à coudre, du coup j’essaie de faire quelques fringues ! Je dis bien j’essaie… Pour l’instant je ne me suis fait qu’un sweat mais j’aime bien le principe de faire soi-même et comme ça prend du temps on réfléchit bien à ce qu’on souhaite faire !
Maud

J’utilise Vinted depuis 2 ans environ principalement pour vendre des vêtements. Je le fais plus pour donner une deuxième vie aux vêtements ou autre que pour me faire de l’argent. Je trouve l’application super facile d’utilisation et je n’ai eu aucun incident à ce jour (avec une vintie ou une livraison par exemple).
Julie

Merci encore pour vos participations, et l’accueil que vous faites à la chronique !
La semaine prochaine, je teste pour vous : les lingettes lavables !

Publié dans Bouquinade, Roman historique

Retour à Whitechapel (Michel Moatti)

Ami du jour, bonjour !

Retournons à nos premières amours, j’ai enfin terminé un nouveau roman ! Lui et moi, on s’est rencontrés à Brive, par une pluvieuse journée de novembre, dans un espace trop petit pour accueillir un salon. La foule nous bringuebalait, maman et moi, de stand en stand. Et alors que Gilles Legardinier signait son dernier bouquin, nos yeux se sont posés sur le stand d’en face. Jolies couvertures, des titres qui me disaient quelque chose. Ni une ni deux, maman et moi nous sommes penchées sur la question. « C’est le tome 2 », nous a informées un gentil monsieur, « commencez par Retour à Whitechapel« . « Qu’à cela ne tienne, prenons les deux ! » me suis-je exclamée. « Sans avoir lu le premier tome ? » s’est étonné M. Moatti (parce que c’était lui). « Soyons fous », avons-nous répondu. Et, au final, le hasard, une foule trop oppressante et de jolies couvertures, ont très bien fait les choses. Maman et moi sommes reparties avec nos exemplaires dédicacés. FIN. Non je déconne, je vais quand même t’en parler, petit canaillou !

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Sarakontkoi ?
Londres, 1941. Alors que la ville est victime du Blitz allemand (bombardements quotidiens), Amelia Pritlowe, infirmière de son état, tente tant bien que mal de résoudre le meurtre de sa défunte mère, assassinée par Jack l’Éventreur. Intégrer la prestigieuse Filebox Society, parcourir les archives de la police et les articles de journaux de l’époque, tous les moyens sont bons pour reprendre l’enquête où elle a été laissée…

Tenpenskoi ?
En fait, je me rends compte que c’est super difficile de vous faire un vrai résumé de ce bouquin. C’est à la fois un journal de bord, celui d’Amelia Pritlowe, qui recopie scrupuleusement les articles et rapports de police, mais aussi une plongée dans Londres à la fin du XIXe. La misère, les maladies, la pauvreté sont le quotidien des victimes de Jack l’Éventreur. Toi, lecteur, tu marches sur les talons de Mary Kelly, d’Annie Chapmann et des autres, mais aussi sur ceux du tueur dont le visage ne te sera dévoilé qu’à la fin du bouquin.

La diversité des médias utilisés me rappelle, dans une moindre mesure, ma lecture de Dracula, de Bram Stoker, en mille fois plus agréable. J’ai aimé Retour à Whitechapel pour les mêmes raisons qui ont fait que j’ai été déçue par Dracula. La non-linéarité de l’action ; ici, le récit est très rythmé malgré les nombreuses phases de recherche et de retranscription des documents. Là où Dracula m’a complètement perdue parce que je ne voyais pas se dessiner le schéma temporel global, Retour à Whitechapel te donne dès le début une chronologie globale. Donc les retours en arrière ne sont pas perturbants, tu sais toujours où tu es.

Enfin, l’affaire Jack l’Éventreur ne m’a jamais fascinée plus que ça. Mais à la lecture de Retour à Whitechapel, j’ai découvert une histoire dans l’Histoire. Tout était tellement fluide, logique et documenté que j’ai douté plus d’une fois que Jack restait encore anonyme. Et pour cause, au terme de ses recherches, Michel Moatti a su tirer ses propres conclusions. La plume, agréable sans être simpliste, cette façon de raconter l’histoire, mi-documentaire, mi-immersion, dans un rythme parfait pour ne pas perdre le lecteur, m’ont conquise. Donc, je dis bravo, et je suis heureuse d’avoir pris le second tome.

Pour info :
éditions 10/18, collection Grands Détectives, 432 pages, 8,10€

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… les poils !

Ami du jour, bonjour !

Le voici, le voilà, ce premier billet test ! Attention, ces billets seront un peu plus longs que la moyenne. Dans un premier temps, je vais t’expliquer comment m’est venue cette idée saugrenue, et je te ferai un retour sur mon expérience perso. Je te donnerai ensuite des liens, si tu souhaites aller plus loin, et enfin, le clavier sera à toi (merci à celles et ceux qui ont accepté de témoigner, c’est pas évident, pour une première participation, de parler de choses aussi intimes).

NB : garde bien en tête que je ne juge ici aucun comportement, aucune habitude, et je ne veux pas culpabiliser qui que ce soit de garder ou d’enlever ses poils. Alors, on y va ?

Mais pourquoi tu fais ça ?

Je t’explique : tu te souviens, il y a quelques temps, je t’ai parlé de l’essai Libres !, dans lequel il était question de la femme, de l’image qu’elle se fait d’elle-même, de son corps, etc. (je t’invite à lire le billet en question… vraiment… vas-y et reviens). Naturellement, il y était question, entre autres, de poils. Rebelotte dans une des vidéos de Clemity Jane, vlogueuse sur Youtube. Leur discours : les poils, c’est pas sale. Et d’ailleurs, si tu les enlèves, bien souvent, c’est parce que l’image qu’on te donne de toi-même est très lisse, très douce. En gros, ce besoin de se débarrasser de sa pilosité naîtrait dans le dégoût de l’autre de nos propres poils. Parfois, on va même jusqu’à s’épiler ou se raser tout le bras et les avant-bras. Pour se libérer-délivrer, il faudrait donc — non pas arrêter de s’épiler/se raser –, mais savoir si tu le fais pour toi (ton confort, ton goût => et non ton dégoût parce qu’il faut toujours agir sur des influences positives, et non négatives) ou pour les autres. Et toi-même tu sais, le regard des autres, ça pèse lourd.

Et puis, si on déteste les poils chez les filles, c’est moins le cas chez nos homologues masculins. Quoi que, maintenant, même eux ont des complexes ! La première chose que m’a dite mon adorable poilu de mari quand on s’est rencontrés, c’est « si tu veux, je m’épile hein ». Personnellement, j’aime (et je préfère) les hommes poilus.

Alors, ni une ni deux, je me suis dit : allez, je vais essayer de comprendre pourquoi j’ai besoin de m’épiler.

Et dans les faits ?

Dans les faits, il suffit d’arrêter de s’épiler, en prenant tout de même soin de faire quelques gommages pour éviter les repousses douloureuses (si t’as pas de gommage, de l’huile d’olive, du sucre en poudre, tu mélanges, et tu frottes, tu frottes avant la douche). J’avoue que je n’ai pas non plus laissé des poils indisciplinés envahir tout mon corps. J’ai essayé d’éviter l’effet mono-sourcil, dit l’effet Emmanuel-Chain, juste ce qu’il faut. J’ai cessé d’arracher le petit duvet au-dessus de ma lèvre supérieure (je suis blonde, pas un exploit donc) et m’épiler le maillot, les aisselles et les jambes. J’avoue, j’ai tout de même gardé sous contrôle la longueur de mes poils. Ma volonté a des limites.

Verdict ?

Pour commencer, les poils, c’est utile. Ça protège ta peau aux endroits où ça frotte beaucoup. Et surtout, ils ont une action de régulation de la transpiration, et des fluides en général. Donc si tu dis « les poils, ça pue », il faut chercher ailleurs (hygiène, matière des vêtements, dégoût des odeurs corporelles, etc.)

Laisser pousser ses poils, c’est bien en plein hiver, quand personne ne voit rien. Mais tu as beau être très engagé, quand tu ressors les gambettes, c’est une autre histoire. Afin de tester ma détermination, après quelques semaines de repousse, j’ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée chez l’osthéo sans m’épiler. Puis chez mon gynéco. C’est comme un sparadrap. Tu l’arraches d’un coup, et t’y penses plus. Piscine ? Les aisselles, ça passe, les jambes, je sais pas pourquoi, je me sens comme un mec, c’est complètement con.

Je dirais qu’il faut supporter le regard des autres. Et son propre regard également. Le plus difficile pour moi, c’est de continuer à me sentir féminine. Ça, c’est une histoire à régler avec toi-même. Et je ne peux parler que pour les femmes, parce que je n’ai pas de témoignage masculin (dommage messieurs).

Du coup, conclusion :
j’ai aimé : retrouver le contrôle de mon corps, savoir à quoi il ressemble en vrai, me dire que je suis maîtresse de mon image.

j’ai pas aimé : en termes de confort, les poils, ça tire ! Il faut bien se l’avouer, on porte des vêtements de plus en plus serrés. Les collants, les jeans, les débardeurs… quand un poil se coince dans le tissu, ça pique, ça gratte. Physiquement, ils me gênent.

Au final, je ne vais pas tout garder. Mais je vais arrêter de criser dès que j’ai un poil qui repousse. Genre à l’aise quoi.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que, homme ou femme, il ne faut laisser personne décider pour toi ce que tu fais de ton corps. Il faut réfléchir à la raison pour laquelle tu fais les choses. Là on parle de poils, mais c’est vrai tout le temps. Notre société a une propension à la culpabilisation de l’individu. Dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs ! Ton idéologie non plus ne doit pas te dicter quoi faire. Si tu défend le droit d’un être humain à disposer de son corps, mais que toi, t’aimas pas les poils, bah te force pas ! Mais garde en tête que des pratiques qui nous paraissent normales découlent en fait de réactions aux dictats de ce fameux « on ». On dit que c’est moche, que c’est mal, que c’est trop ou trop peu. On pense bien faire. Transformez ce « on » en « je ». Le Je en vaut toujours la chandelle. Et quand on est bien dans son Je, on est bien avec tout le reste 🙂

Ils en parlent aussi :
Clémence, de la chaîne Clemity Jane
Charlie, de chez mademoiZelle
Ovidie, dans son essai Libres !
mademoiZelle.com, dans son article Que pense-t-on des poils ?
Et beaucoup d’autres, que tu peux partager en commentaires !

Maintenant, c’est à toi !

Pour moi chacun fait ce qu’il veut de sa pilosité ! Pour les aisselles, j’ai du mal à laisser la forêt s’installer, et j’aime m’épiler les mollets et cuisses de temps en temps, mais je suis plus souvent en mode yéti que barbie pré-pubère…. mon mec s’en fout, ça m’arrange ! Lui aussi est poilu (torse et dos), et j’adore ça !
Anonyme

Je n’aime pas les poils !!! Enfin, les autres font ce qu’ils veulent, mais moi je ne les aime pas en trop grande quantité sur moi, et jamais sous les aisselles surtout !
Anonyme

Eh bien moi, je suis une anti-poils, je déteste ça ! Les miens, et ceux des autres :p Je tolère uniquement éventuellement la barbe de mon chéri (qui malheureusement est limite imberbe, le pauvre, malgré son envie de hipster).
Jamais avec un poil qui dépasse et pourtant, arrivée au troisième trimestre de grossesse, plus moyen de s’épiler correctement à cause du manque de visibilité… ben finalement, parfois, ça fait du bien aussi de laisser aller la nature !
Anonyme

Je suis passée au laser…
Anonyme

Je m’en fiche des poils chez les gens, mais comme j’ai la peau sèche, je m’hydrate énormément la peau et c’est désagréable la crème quand on l’applique sur les poils, et j’aime pas la sensation quand je l’étale… moi c’est sans, mais avec, ça me va aussi 🙂
Anonyme

Ça fait un moment que j’essaie à mon niveau de lutter contre les stéréotypes sexistes et que je me pose des questions sur le genre. Bref quand on commence à mettre le doigt dans l’engrenage on ne sait pas quand on va arrêter de tirer sur le fil et dans mon cas sur le poil J
Donc militante du « y’a pas de trucs pour les garçons ou pour les filles » (à moins d’avoir besoin de ses attributs génitaux), à l’automne je me suis vraiment intéressée au corps des femmes et à ce qu’on s’inflige. J’en suis arrivée à plusieurs constats :
1- Les poils chez les hommes ça me fait ni chaud ni froid donc pourquoi est-ce que ça m’ennuierait chez moi ;
2- Si on a des poils c’est aussi pour protéger notre peau ;
3- Le poil c’est un peu ce qui pousse à la puberté donc ce qui nous différencie du corps enfantin ;
4- Jeune maman, j’ai plus le temps et puis niveau financier c’est un peu une blinde.
Donc finalement j’ai décidé de plus m’en occuper.
Mais je doutais quand même de ma capacité à assumer (parce que je fais la forte mais en vrai la société n’est pas tendre). Là, c’est l’hiver c’est facile, sauf effectivement quand je vais aux bébés nageurs le samedi. Mais jusqu’à présent, pas de regards appuyés, pas de remarques, les autres parents ont l’air de s’en foutre. Par contre moi perso j’ai des doutes. Je trouve ça assez moches en fait, parce que c’est pas uniforme sur la jambe, ça fait vraiment moonboots c’est pas top. Et du coup je suis partagée mais je pense m’en débarrasser j’avoue.
À ce sujet, je suis en train de lire un livre génial sur les stéréotypes et justement l’éducation des garçons cette fois, Tu seras un homme féministe mon fils !
Ambre

MILLE MERCIS À TOUS POUR VOS PETITS MOTS DE SOUTIEN, ET L’ACCUEIL QUE VOUS FAITES À CETTE CHRONIQUE !!!

 

Le sujet du prochain billet : Vinted ! Envoyez vos avis/expériences/craintes et j’en passe par mail (sur la page Votre hôte), via la page Facebook du blog ou sur Insta 🙂