Publié dans Bouquinade, Roman

Ici n’est plus ici (Tommy Orange)

Ami du jour, bonjour !

Septembre approche, et avec lui, la rentrée. Et qui dit rentrée dit rentrée littéraire, événement sur lequel je me penche assez rarement (pour ne pas dire jamais en fait). Mais là, j’ai intégré un groupe de férus de littérature américaine, le Picabo River Book Club, qui permet aux lecteurs, entre autres et en plus d’échanger autour de leurs lectures, de recevoir des services de presse via ses partenariats avec les éditeurs. C’est un gros boulot pour Léa, qui a créé et gère le club, mais c’est beaucoup de bonheur et de partage pour nous !

J’ai eu la chance d’être sélectionnée pour la lecture de Ici n’est plus ici, de Tommy Orange. Pas du tout le genre de livres sur lequel je me serais arrêtée. Et pourtant…

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Sarakontkoi ?
C’est une histoire faite d’histoires. C’est l’histoire de ceux qui sont sans être. D’une culture qui traverse les siècles, l’oubli, la mort. D’une étincelle. D’une perdition. De ceux qu’on a réduits au silence, qui ne savent plus qui ils sont. Et comme un chant qui résonne au rythme des tam-tams. Des histoires qui s’entremêlent, comme des cheveux épars tressés pour se renforcer. C’est l’histoire de ces natifs qui doivent survivre sans bien se connaître ni comprendre où est leur place, ceux qui n’ont plus d’ici. Qui ont choisi de vivre dans les villes. Pas pour tuer leur culture, mais pour essayer de la reconstruire autrement.

Tenpenskoi ?
En tant que femme blanche dont la culture a été imposée a une bonne partie du monde, il serait bien mal venu de ma part de dire que je comprends de quoi parle Tommy Orange. Il parle de la culture d’un peuple qu’on a tenté d’étouffer. Ce peuple qui n’est à sa place ni en ville où on le rejette, ni dans les réserves où on l’enferme. Ce peuple qui sait qu’il a un héritage à défendre sans parvenir à le comprendre.

Chaque personnage a sa propre histoire, sa façon de la raconter, ce qui se traduit dans le texte par des différences de point de vue attribués à chaque personnage. Tantôt le « tu », tantôt le « je », tantôt le « il ». Tantôt le présent, tantôt le passé. Les personnages se perdent dans les méandres de leur propre vie, d’une sorte de culpabilité qu’ils portent. D’être trop indiens ? De ne l’être pas assez ? La narration est d’une force poignante, de ces récits qui s’insinuent au plus profond de nous, nous parlent sans qu’on parvienne réellement à les cerner. Je referme le livre en me disant : « comment je vais parler de ça ? » Et pourtant, j’ai compris ce que m’a dit Tommy Orange. C’est un livre qui se ressent plus qu’il ne se comprend.

Et comme je ne parviens pas à te le dire avec mes mots, je me suis noté quelques passages qui disent tellement bien ce dont parle ce livre… je t’en propose quelques-uns.

On est nombreux à vivre en ville aujourd’hui. Ce projet est censé nous permettre de raconter cette autre histoire.

Certains d’entre nous ont cette impression chevillée au corps, tout le temps, comme si on avait fait quelque chose de mal. […] On boit parce que l’alcool nous donne l’impression que nous pourrions être nous-mêmes sans avoir peur. […] Il faut apprendre à rester tout en bas. Tout au fond de soi, sans avoir peur.

Tu te souviens qu’il nous disait toujours qu’on était indiens mais nous, on le croyait pas ? Comme si on attendait qu’il nous donne des preuves. […] Papa ne nous a jamais rien transmis de notre identité indienne.

Le mot « triomphe » a bipé dans ta tête. […] Voilà ce que ça représentait, pour toi, d’avoir réussi à traverser ces centaines d’années américaines, d’avoir chanté tout du long.
Pour info :
éditions Albin Michel, collection Terres d’Amérique, 352 pages, 21,90€

Publié dans Policier / Thriller

Qui a tué Heidi ? (Marc Voltenauer)

Ami du jour, bonjour !

Peut-être que tu as vu passer les policiers que j’ai reçus de Pocket pour le prix Nouvelles voix du polar. J’ai commencé par celui dont le résumé m’intriguait le plus. Celui-ci l’emportait haut la main.

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Sarakontkoi ?
Gyron, village de la campagne suisse, est a priori un village tranquille. L’année passée, il a été secoué par une sombre histoire de tueur en série. Cette fois, il est la cible d’événements plus qu’étranges. Une vache y meurt lors d’un concourt. Des femmes y disparaissent. Et pour couronner le tout, un tueur à gage russe y a été envoyé afin de régler une affaire. Andreas, flic et suspendu, décide de mener son enquête.

Tenpenskoi ?
Aïe, difficile de répondre directement à cette question. Personnellement, j’ai trouvé ma lecture très longue. Pas inintéressante. Juste longue.

Beaucoup d’intrigues s’entremêlent. Je sens bien qu’il y a une tentative d’orchestrer tout le roman, de façon à brouiller les pistes pour obtenir, lors de la révélation finale, l’effet waouh. Mais on est passé par tellement de points de vue, on nous a donné tellement d’infos à demi-mots (genre clin d’œil, clin d’œil, ça risque de t’intéresser plus tard), qu’au bout d’un moment, j’avais juste envie de dire « oui, bon, abrégeons, voulez-vous ? » J’ai un eu un « ah oui, bien joué, je ne l’avais pas vu venir » que je salue, c’était une sympathique manipulation, suffisamment bien montée pour que je saute dedans à pieds joints. Mais dans les faits, je sens que l’auteur me tease, et ça me gonfle. Genre y’a un secret dans le passé du héros, je te le dis une fois, deux fois, dix fois, mais quand c’est le moment, non je le lui révèlerai plus tard, là, il va trop mal… Au final, je ne le sais toujours pas.

Un autre point m’a gênée : il y a pas mal de références au roman qui a précédé celui-ci, des points sur l’affaire qu’Andreas a bouclée. Du coup, quand on découvre le roman par hasard, comme ce fut mon cas, on est un peu perdu. On sent que cette affaire a eu un impact sur lui. Personnellement, ça m’a fait l’effet de ces soirées que font mes collègues auxquelles je ne participe pas toujours. Le lendemain, tout le monde rit de la veille, et moi, je rame pour raccrocher les wagons. Il faudrait indiquer qu’il s’agit d’une série (et c’est une critique à l’éditeur plus qu’à l’auteur). Pour donner un exemple, j’ai lu quelques Dan Brown, pas mal d’Agatha Christie, et s’il est furtivement question d’anciennes enquêtes, je sais que je peux les lire dans n’importe quel ordre… Je n’ose imaginer le prochain opus, parce que là, le livre se termine sur un cliffhanger de fou. Lecteur, si tu commences par le tome suivant, parole, tu vas être paumé. Note à l’éditeur : donnez l’ordre de parution, et surtout, indiquez qu’il s’agit d’une série, et la couv’ du roman précédent sur le plat 3 ne compte pas !

En conclusion : le roman n’est pas dénué de qualités, mais je suis passée à côté.

Pour info :
éditions Pocket, collection Thriller, 552 pages, 8,30€

 

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le (presque) zéro déchet — Episode 3 : Les crèmes et déos

Ami du jour, bonjour !

Ah, cette fois, tu m’as causé un peu, on va pouvoir avoir quelques retours. Mais quand même, révolutionner ta salle de bain, ça a l’air de te foutre un peu les boules. Aujourd’hui, on va causer des crèmes (et des déos, que je mets dans la même catégorie de produits). Après la brosse à dents et le shampoing, c’est la 3e famille de produits dont j’ai décidé de m’occuper.

Pourquoi tu fais ça ?

Je dois avouer qu’au départ, j’ai cherché des alternatives aux crèmes et aux déos classiques à cause de ces perturbateurs endocriniens et autres aluminiums dont on parle tant. Connerie ou pas connerie, psychologique ou pas, ça me perturbait, parce que je suis en pleine PMA (tu le sais si tu suis le blog depuis un bout de temps) et que je ne suis déjà pas bien fertile, alors si en plus je me bousille la santé avec des conneries de produits toxiques, on n’est pas sortis de l’auberge.

Il faut savoir qu’au départ, je ne suis pas le genre de fille à me tartiner de crème. Ça colle, et c’est chiant à mettre. En plus, mes rides, je m’en soucie comme de ma première couche culotte, et je ne badigeonne mon corps que lorsque ma peau menace de partir en lambeaux. Le reste du temps, j’estime que le sébum fait son travail. À quoi bon s’assécher le visage avec des produits anti-peau grasse pour ensuite l’étouffer sous 3 crèmes différentes ? Il suffit juste d’enlever l’excédent de sébum.

Quant au déo, je dois avouer que j’ai une transpiration acide, et que si certain(e)s sont complexé(e)s par leurs rides, moi c’est mon odeur. Je sais que l’odeur de la transpiration varie en fonction de ce qu’on porte et de ce qu’on mange. Mais moi, c’était le déo-bille-crème Ushuaïa vanille ou rien. Le chemin vers le déo zéro déchet bon pour la peau a été long…

Et dans les faits ?

En ce qui concerne les crème, c’est en regardant les Renardises de Margaud Liseuse que je me suis dit « tiens, c’est pas mal ça… » d’ailleurs, tu retrouveras pas mal de mes pratiques actuelles dans ce qu’elle dit, parce que c’est de là que tout est parti. Pour ce qui est des crèmes, je ne fais pas confiance aux crèmes bio de je ne sais quelle marque, non testées sur les animaux sans produits nocifs. Traduis : y’a pas de pipi de requin dedans, mais faut quand même des tensioactifs et tout un tas de trucs graisseux, et la plupart du temps, le pot est en plastique. Alors j’ai choisi une autre solution : l’huile végétale. Y’a qu’un ingrédient : l’huile. Perso, je prends la jojoba, parce qu’elle est très peu allergène (d’ailleurs, mon eczéma a disparu grâce à elle) et que c’est celle qui se rapproche de plus du sébum naturel. Donc sur ta peau, ça ne fera pas gras.

Tu ne me crois pas ? 3 gouttes le soir, 2 le matin, dans le creux de ta petite main, tu l’étales, et le temps que tu enfiles ton t-shirt ou que tu brosses tes dents en dansant comme une folle sur Wake me up before you go go ! de Wham, tu la sens même plus. Magique. Je double d’un petit coup d’hydrolat (ou eau florale) avant, histoire de rafraîchir la peau, surtout le matin. Après, si tu as la peau très sèche, pars sur des huiles d’avocat par exemple. Et puis, tu peux faire des macérats pour récupérer les bienfaits d’une plante. La carotte par exemple. Prends ton huile, fais-y macérer de la carotte, et boum, tu as une huile de carotte, ideale pour l’effet bonne mine ! Le petit plus des huiles ? Ce sont des bouteilles en verre recyclable. En plus, elles peuvent servir pour tes cheveux, et aussi à te démaquiller, water plouf compris ! Donc au lieu d’un pot de crème, d’un soin cheveux, et d’une bouteille de démaquillant, j’ai un seul produit. Magique, économique, écologique.

Pour le déo, ce fut une autre histoire. Je suis très très sensible aux odeurs, les bonnes comme les mauvaises. Un parfum ou une lessive trop forts ? Ça me fiche la nausée. Une mauvaise odeur, même très légère ? Tu vas en entendre parler. Alors avant tout, j’ai dû (ne souris pas)… apprendre à redécouvrir ma propre odeur. Et me dire que ce n’est pas parce que je ne sens pas la vanille des îles ou le monoï que je pue. L’odeur du corps humain est musquée, c’est comme ça, et la transpiration comporte des phéromones. Ça ne pue pas, c’est juste animal. Premier pas franchi.

J’ai ensuite testé les déos solides poudreux (pas les crémeux) de chez Lush. C’est un peu chiant à appliquer, parce que comme ton aisselle n’est jamais tout à fait sèche, et que tu appliques le déo direct dessus (j’avais de la poudre compactée en pain), ça coagule, ça fait une sorte de croute et après, ça n’applique plus rien. Cela dit, la marque Comme Avant semble avoir réglé le problème avec un applicateur à bille (en plastique certes, mais recyclable et rechargeable, les recharge étant envoyées, d’après le site, dans un kraft compostable).

Pour ma seconde expérience, j’ai testé le déo en baume, conditionné dans un pot en verre recyclable. Et là, je suis allée du côté de chez À la douche Simone. La marque que j’ai choisie est Clémence et Vivien, dont je comprends le nom de tous les composants. C’est déjà un plus. Ca s’applique comme un baume à lèvres : tu prélèves en frottant ton doigt dessus, ça le fait chauffer, et tu appliques sur ton aisselle. Ce n’est pas un anti-transpirant. Il faut arrêter avec cette peur de la transpi les gens, c’est juste normal ! Par contre, ça évite les odeurs trop fortes (là encore, l’odeur de transpiration PROPRE n’est pas une tare, faut s’y faire).  Je pourrais tester la pierre d’Alun, mais j’ai encore besoin que mon déo sente quelque chose… et puis, je crois que je sais pas l’utiliser.

Verdict ?

L’huile végétale

  • J’aime : tout ! La texture non grasse, non collante, le mutli-usage, la quasi absence de plastique, et souvent, les bouchons qui aident à doser. Ca ne sent rien, c’est un plus pour moi. Ca soulage les tiraillements direct l’hiver. Et doublé d’hydrolat (appliqué à la lingette lavable), tu a la peau propre ET douce. Ah, et c’est bon pour ton bébé (attention à bien choisir l’huile cela dit).
  • J’aime pas : bah rien en fait, c’est que du bonus ! C’est pas plus cher que ces trucs anti-rides que ça regonfle tes joues comme des baudruches-promis-juré-mais-je-te-prends-un-peu-pour-un-lapin-de-trois-semaines-quand-même. Scoop : Hello, c’est normal de rider !

Le déo

  • J’aime : moins de produits chimiques, pas de plastique, sinon, sans grande différence.
  • J’aime pas : les déos poudre compactés, c’est galère, ça croute, faut gratter le dessus pour pourvoir s’en appliquer. La poudre en déo bille, j’ai pas essayé, mais ça sera probablement mon prochain essai. Et il faut réellement se réhabituer à son odeur corporelle.

Ils en parlent aussi :

Le fameux article de Margaud Liseuse
Un article assez court sur le blog Carnet Prune
Quelques conseils d’utilisation sur Framboise Bleue
Un article qui recense les huiles les plus courantes et leurs propriétés chez ZoEssentiels

Et pour te les procurer :
Le site de Comme Avant si tu n’as pas la chance de les avoir dans ta boutique vrac
Le site de À la douche Simone, qui fait un peu toutes les marques et qui répondra super rapidement à tes questions sur sa page Facebook.
Et pour les huiles, la parapharma (mais ça reste cher) ou (j’en suis désolée, mais en termes de quantité/qualité/prix, c’est le mieux) Amazon (je prends la marque Biorganique)

Maintenant, c’est à vous !

Pour le déo, perso, c’est pierre d’Alun quand il fait plus de 30°C et c’est tout, j’ai la chance de pas me déshydrater par les aisselles et l’underboob (tmtc teem 90D… lol)
Pour la crème hydratante, c’est Cattier, version bio, cruelty free et ultra simple…quand j’y pense, c’est à dire une fois tous les 15 jours en gros, si j’ai vraiment la foi, parce que je ne connais pas d’activité moins passionnante que de se crémer façon toast…. Les petites vendeuses snobinardes d’une enseigne que je ne citerai pas poussent toujours des hauts cris en entendant ça, mais ma maman ne s’est jamais tartiné la tronche et n’a pas une ride, alors… je mise tout sur la génétique ! XD

Gaëlle

J’ai acheté un déo solide à Lush mais je n’ai toujours pas testé ! Pour la crème je suis de la team Nivea !
Maud

Pour ce qui est de la crème hydratante c’est beurre de karité pour la peau et huile d’argan et ricin pour les cheveux… par contre en déodorant je suis désolée mais pas encore prête à passer sur quelque chose qui ne sent pas bon toute la journée…
Cécile

Je viens d’ouvrir mon placard de salle de bain… J’ai 5 déodorants… 5 ! Cela prouve bien mon indécision envers ce produit de beauté/soin dont je ne me passe pas. On s’y perd un peu dans les gammes. Il paraît qu’il faut prendre les antiperspirants… mouais. Paraît que l’aluminium c’est pas bon… On prend quoi alors ? Pour moi c’est à bille. Et c’est comme un parfum : je mets du temps à choisir l’odeur. Ma fille choisit les plus beaux, pour elle. Mais je lui ai montré sur l’étiquette qu’il fallait pas que ce soit écrit aluminium. Je suis pas très appliquée dans la composition pour moi mais pour ma fille je fais gaffe. Elle aime bien faire comme maman !
Emilie

Merci à tous pour votre participation !
La semaine prochaine, on arrête la salle de bain et on passe à la cuisine !
Avez-vous testé les éponges faites main ?
(Spécial Gest : Cotcotcrochète et ses éponges au crochet)

 

 

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Esperanza 64 (Julien Centaure)

Ami du jour, bonjour !

Tu aimes la SF ? Les voyages dans l’espace ? Les scénarii-catastrophes ? Tu as aimé Planète Rouge, Interstellar, Mission to Mars, Passengers et j’en passe ? Eh bien cette lecture va te parler. Pour être honnête, ce n’est pas mon dada, le voyage dans l’espace… mais là, il a été chaudement recommandé par devinez qui… Lemon June of course. Donc bon, si c’est Lemon qui le dit…

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Sarakontkoi ?
En 2093, les humains ont épuisé les ressources de la Terre. Ils sont maintenant 10 milliards. C’est dans ce contexte que le projet Exodus voit le jour : la construction d’énormes vaisseaux emportant à leur bord 20 millions d’hommes et de femmes (tirés au sort), dans des caissons de cryoconservation, et 4000 membres d’équipage afin de dépeupler la planète. À ce jour, 63 vaisseaux Esperanza ont déjà été lancés. L’Esperanza 64 s’apprête à partir à son tour à la recherche d’une planète viable pour l’espèce humaine, avec à son bord Nil, Elisabeth, Mila et bien d’autres. Ils partent pour un très long voyage vers un espoir… ou vers leur mort ?

Tenpenskoi ?
Je dois avouer que j’avais un peu peur au début de mon écoute (il s’agit d’une exclu Audible), d’une part parce que ce n’est pas mon genre de lectures, mais aussi parce que c’est un livre « autopublié » dans le sens où Audible, si j’ai bien compris (et si vous avez des infos contraires, je prends), n’a fait qu’enregistrer la version audio… Deux raisons pour moi de m’en détourner. Et puis il y a eu Lemon June, qui a soulevé pas mal de sujets qui m’intéressaient lorsqu’elle en a parlé. Alors, munie de mon crédit Audible du mois de juin, je me suis dit « pourquoi pas ? »

Il y a tellement de choses à dire sur ce bouquin ! Le voyage dans l’espace à des distances que l’esprit humain aura du mal à appréhender pose plusieurs questions : est-ce qu’on n’envoie pas l’équipage et la « cargaison » humaine à la mort simplement pour que ceux qui restent sur Terre vivent ? N’est-il pas fou de penser qu’une planète présentera des caractéristiques suffisamment viables pour les humains ? Ou au contraire, pourquoi chaque étoile n’aurait-elle pas sa planète bleue ? Et surtout, les voyages durant plusieurs dizaines de milliers d’années, qui peut garantir que les vaisseaux, les équipements tiendront ? Combien de temps la Terre se souviendra-t-elle qu’on a lancé ces vaisseaux ? 100 ans ? La technologie terrestre, un jour, ne finira-t-elle pas par rattraper celle de ces vieux cargos ?

Mais à bord des Esperanza, on ne fait pas la même erreur que dans Le Papillon des étoiles (de Bernard Werber, pour ceux qui ne l’ont pas lu). L’équipage, une fois le Soleil dépassé, s’endort dans ses caissons de cryoconservation, et seuls 2  d’entre eux sont de garde pendant un an et demi, puis passent le relai à deux autres. Et tous les 5000 ans, tout l’équipage sort de son caisson afin de procéder à une remise en état de l’Esperanza 64. Tout est recyclé, calculé. L’équipage est seul dans l’espace infini et file en direction de l’étoile Epsilon Eridani pour y trouver un nouveau foyer. Je ne sais pas si Julien Centaure s’y connaît en la matière, s’il a eu de l’aide, ou s’il a tout inventé, mais le réalisme et le détail des calculs est impressionnant et donne au roman des airs de prophétie.

Et puis se posent les questions essentielles : comment reconstruire une société si on trouve une nouvelle planète ? Garder les mêmes modèles ? Rester sur ce que l’on sait faire ? S’adapter à la nouvelle planète ou l’adapter à nous ? Ces sujets me touchent beaucoup, particulièrement en ce moment. J’ai l’impression que l’humain ne décollera pas de son petit système de pensée, qu’il ne veut pas voir les choses autrement. Pas comme lui étant le centre de toute chose, mais comme lui appartenant à un monde plus grand, faisant simplement partie d’un écosystème. On n’est pas plus intelligent parce qu’on construit de gros vaisseaux ou parce qu’on peut en appuyant sur un bouton détruire une planète entière. On est intelligent lorsqu’on vit avec ce que l’on a, ni plus, ni moins, et que l’on comprend l’équilibre dans lequel on vit. Et si t’as pas compris ça, regarde Le Roi Lion.

Alors oui, il y a quelques petits défauts dans les dialogues, qui manquent parfois de naturel (attention au mélange des registres, notamment lorsqu’on met du soutenu et du familier dans la même phrase). Et puis, si le lecteur lit effectivement bien, j’ai trouvé son interprétation un peu monocorde. En même temps, je sors de Good Omens, et les lecteurs anglais font tellement vivre le truc que c’est un peu difficile de repasser au français ensuite… Donc je le conseille vivement. Je me ferai sans doute le T2 par la suite, mais là, je me plonge dans Anna Karenine.

Pardon pour la longueur inhabituelle de ce billet, le livre est dense…

Pour info :
Audible, 15h65min, 1 crédit ou 27€

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le (presque) zéro déchet — Episode 2 : Je fais ce que je veux avec mes cheveux

Ami du jour, rebonjour !

On change de sujet, on laisse de côté les livres perturbants, et on se (re)plonge dans le zéro déchet. Et le thème de cette semaine ne t’a pas inspiré-e, donc nous n’aurons pas de rubrique Maintenant c’est à vous dans ce billet. Et pourtant, ce sont tes cheveux qui génèrent le plus de déchets, le savais-tu ?

Pourquoi tu fais ça ?

Avant de commencer, Jill (c’est ma petite sœur), c’est toi qui m’as fait penser à ce sujet… Prendre soin de ses cheveux, c’est important. Sinon, on ressemble vite, comme le dit ma mère, à la folle de Chaillot (si tu m’entends, Giraudoux, je suis désolée). On a des cheveux partout, on dirait qu’on sort du lit ou qu’on passe la serpillère avec notre tignasse. Faut la lisser, la faire briller, la colorer, la sculpter parfois !

Maintenant, regarde le nombre de produits, souvent conditionnés dans des emballages en plastique : shampoing, après-shampoing, soin (revitalisant, brillant, lissant, etc.), eau coiffante, protection pour les lisser, gel, laque, colorations, et j’en passe. Ma frangine adorée a une étagère complète de produits pour cheveux, parce qu’elle a une passion pour les odeurs de shampoing (entre autres) et que c’est comme les Pokémons, si elle peut les essayer tous, c’est gagné ! Et attention, ce n’est pas une critique, je pourrais faire pareil avec les shampoings solides ! Le problème, c’est ce qu’on laisse derrière… Sans oublier la composition désastreuse de ces produits. Faire la peau aux bouteilles de shampoing a donc été notre premier pas vers le zéro déchet.

Et dans les faits ?

Eh bien, ce n’est pas compliqué cher ami. On cherche des produits capillaires sans emballage, ou en tout cas, sans emballage en plastique. Solution : shampoing solide, souvent conditionné dans des boîtes en carton, ou mieux, sans emballage. Personnellement, j’en ai essayé plusieurs : le Pachamamai équilibrant, dont l’odeur rappelle celle du henné, une autre marque dont j’ai complètement oublié le nom, et les galets de Lush (à peu près tous les parfums).

L’utilisation, c’est la même que celle du savon en pain. Tu frottes dans tes mains, et ensuite sur tes cheveux (ou sur tes cheveux directement, mais c’est plus embêtant à rincer). Ca mousse moins dans le cas du Pachamamai (le Lush, c’est toujours la fiesta de la bulle). Et ensuite, tu rinces. La sensation est différente de celle d’un shampoing traditionnel. Et au début, tu peux avoir l’impression que tes cheveux sont poisseux. C’est un souci de rinçage bien souvent. Et puis, il faut que ton cheveu recrache toutes les saloperies qu’il a ingurgitées quand tu les tartinais d’après-shampoing. Alors oui, ton poil n’est pas aussi lustré qu’avec le nouvel Elsève-collagène-anti-ride-de-cheveux-lustreur-de-voiture-20-en-1. Mais il existe là encore des solutions.

Parce que je t’ai expliqué comment changer de shampoing, mais sache que tu peux aussi utiliser en masque de l’huile de ricin, de l’huile de coco, des œufs (si si) ou du vinaigre blanc (2-3 bouchons dans 1L d’eau, sinon, ça pue… là, ça sent plus rien une fois sec), qui réduiront le nombre de bouteilles colorées sur ton étagère. Et la plupart de ces produits, tu peux les utiliser pour d’autres choses, donc tu mutualises les emballages pour des produits multi-usages… (on en recausera lors de prochains billets).

En ce qui concerne tes cheveux, monsieur, pas besoin de faire des trous dans les murs avec ta tignasse si ? Alors tu peux opter pour des produits moins nocifs, conditionnés dans des boîtes en alu recyclables (Chéri utilise la pommade d’argile mate Reuzel, et c’est super efficace !).

Verdict ?

J’aime : la place que ça fait dans ma salle de bain, le fierté d’avoir, sans grand effort, réduit mes déchets, l’odeur, beaucoup moins forte qu’un shampoing classique, la composition, moins agressive (en dehors de Lush peut-être, qui reste un peu plus chimique que le reste, mais ça peut être un premier pas…). Et bien entendu, le prix ! Ta bouteille, c’est au moins 3 EUR pour les moins chers, et 10 EUR pour les plus chers, pour 1 mois de shampoing (et encore). La, c’est 5 à 12 EUR (graaaaand max) et ça tient plusieurs mois.

J’aime pas : pour certains, comme le Pachamamai et un autre dont j’ai oublié la marque, c’est plus compliqué à faire mousser, donc au début, j’ai eu du mal à savoir si mon cheveu était bien lavé. C’est aussi un peu plus long à rincer, et si c’est mal rincé, ça poisse… L’odeur des shampoings comme le Pachamamai équilibrant peut gêner. Perso, je m’en fiche un peu, mais c’est pas de la fraise ! Les shampoings contenant des huiles essentielles sont généralement plus agréables.

Il va falloir en essayer plusieurs avant de trouver le bon…

Ils en parlent aussi :

Un super article sur les shampoings / après-shampoings zéro déchet sur le blog de Abracada’Vrac
Une expérience de shampoing solide sur le site Je deviens écolo
Partagez également l’expérience avec Objectif zéro déchet
Deux articles intéressants sur le zéro déchet dans la salle de bain, avec un focus sur le shampoing solide sur les site de Jujube en cuisine et Les petites choses de Fanny.

Et maintenant, pour votre shopping (à moins que vous n’ayez la chance d’avoir près de chez vous une BioCoop, un magasin de vrac et j’en passe).

La boutique Moso vous propose une gamme intéressante de shampoings solides
Lamazuna, bien évidemment !
La savonnerie de Beaulieu, située près de chez moi, dans le Puy de Dôme (Sauxillanges), qui fait des trucs qui sentent super bon, et pour pas très cher en plus !
Et enfin, pour en finir avec les gels et cires nocifs dans les boîtes en plastique, essayez la marque Reuzel que vous pouvez trouver ici, mais aussi chez certains coiffeurs.

La semaine prochaine, on parle hydratation (crèmes, huiles) et déodorant !
N’oublie pas de partager ton expérience avec moi… et surtout, fais passer !

Publié dans Bouquinade, Roman

My absolute darling (Gabriel Tallent)

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, je viens te parler d’une lecture pas facile. Un bouquin que j’ai pas vraiment aimé, mais qui m’a retourné les tripes. Je le reluquais depuis un petit bout de temps, mais j’avais toujours mieux à acheter, et puis lors d’une visite à ma copine Fanny, nous avons profité d’un aprèm flâneries à Limoges pour prendre un café dans une librairie-café. Très sympa comme endroit, mais aussi très sélect. Les livres paraissent choisis avec soin par le libraire. Je me suis donc dit que c’était le moment de plonger… dans une piscine sans eau…

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Sarakontkoi ?
Turtule a 14 ans, et le moins qu’on puisse dire, c’est que son enfance est loin de celles des jeunes de son âge. Élevée par un père abusif et étouffant, elle ne comprend pas le monde qui l’entoure. Elle voue une haine féroce à ceux qui essaient de l’aider, aussi forte que celle qu’elle se voue à elle-même. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Jacob et Brett, dont les aventures n’ont de limite que celle de leur imagination nourrie à la fantasy et à la science-fiction. À leur contact, elle risque d’ouvrir les yeux sur sa condition…

Tenpenskoi ?
C’était difficile. Très difficile. Je ne sais même pas par où commencer. L’écriture est décousue, saccadée, elle avance, elle repart en arrière. Les personnages semblent en constant débat avec eux-mêmes, et vous pouvez lire beaucoup de dialogues qui ressemblent à « Bordel, Turtle, bordel. Bordel ». On sent le conflit intérieur, comme un ouragan (merci Stéphanie) qui emporte les pensées des protagonistes et rend le tout très hermétique pour le lecteur. Le malaise.

Je me suis infligé cette lecture comme Turtule s’inflige le comportement abusif de son père. J’ai souffert, j’ai détesté le père, si violent, si manipulateur. J’ai détesté Turtle, parce qu’elle se laissait faire, parce qu’elle avait envers elle et envers les femmes en général des mots très durs et injustes. J’ai détesté les personnages qui gravitent autour de Turtle et de son père, qui essaient d’intervenir, sans jamais vraiment s’impliquer, ou qui choisissent de fermer les yeux.

Mais j’ai adoré la fin, cette espèce d’expiation, de tentative de guérison. Un peu d’espoir, mais pas trop, la fin est ouverte, mais le processus est en route. Dans ce bouquin, on voit le pire des gens, mais aussi le meilleur. Les ressources qu’on a en nous, mais qu’on ne soupçonne pas, à moins d’en avoir un besoin vital.

Bref, j’ai détesté ce livre, j’ai maudit ce livre. Mais quelle lecture !

Pour info :
éditions Gallmeister, 464 pages, 24,40 EUR

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J’ai testé pour vous… le (presque) zéro déchet — Episode 1 : hygiène dentaire

Ami du jour, bonjour,

C’est le grand retour des tests. Ces trucs qui te font peur, tu sais pas trop quoi en penser, ou tu te fais une montagne en te disant que tu as la flemme, que c’est trop difficile… eh bien je donne un grand coup de pied aux fesses de tes clichés et autres avis préconçus. Et pour pimenter un peu le truc, je choisis de te parler de zéro déchet une fois par semaine jusqu’à la fin des vacances. Enfin, presque zéro déchet. Disons qu’on va améliorer ton « empreinte déchet », si tant est qu’on puisse nommer ainsi notre propension à consommer des trucs suremballés qui iront ensuite étouffer les bébés phoque de l’autre côté du monde. Tu te sens mal ? Faut pas, on peut y remédier 🙂 Et cette semaine, on commence avec la salle de bain, et plus particulièrement, les dents.

Pourquoi tu fais ça ?

Pour commencer, ça m’arrive de me sentir mal en jetant un truc en plastique, surtout qu’on me plonge dans un grand bain de culpabilité sur les réseaux sociaux en me montrant comment Gérard a sauvé la tortue qui s’étouffait avec ma brosse à dents.

Je ne veux pas entendre « oui, mais ceux qui polluent le plus, c’est pas les pauvres particuliers qu’on oppresse, c’est les gros industriels, bla bla bla… » Et donc ? Ca te donne le droit de consommer sans réfléchir, parce que ta bouse est moins grosse que celle du voisin ? Une bouse est une bouse, et chaque petit geste compte. C’est ce que je me suis dit.

Ensuite sont venus les « mais c’est tellement difficile, et cher, et moi, pauvre petite occidentale qui chie dans l’eau potable, je ne supporterai pas ces si gros changements… » Je me suis mis la main sur l’épaule, et je me suis dit « écoute ma vieille, tu aimes te baigner sur les plages espagnoles, au milieu des sacs plastiques, des emballages de sandwich et des mégots de clope que les tempêtes ont ramené sur les plages ? » Bah nan. Alors essaie. Pas tout d’un coup, mais petit à petit. Alors j’ai commencé avec les lingettes réutilisables (article ici), et je me suis attaquée à mes dents. Parce que je passe une brosse à dents et un tube de dentifrice par mois. Ca commence à faire.

Et dans les faits ?

Tout est parti d’une discussion avec ma copine Clour, qui a évoqué, je ne sais plus pour quelle raison, les brosses à dents en bambou, qu’elle n’avait encore jamais essayées. Alors je me suis dit : qu’à cela ne tienne, je vais tenter. Et puis aussi les brosses à dents dont on ne change que la tête, et pourquoi pas le dentifrice ?

Les brosses à dents, pour commencer. J’ai débuté avec les brosses en bambou. Pas bien, je les ai commandées sur Amazon (je sais, mais par chez moi, on n’en trouve pas partout). Comme je ne savais pas où donner de la tête, j’ai commandé un modèle standard (que tu trouveras ici) avec des boîtes de transport. J’ai ensuite décidé d’essayer les brosses à dents où tu ne jettes que la tête, dont m’avait déjà parlé mon amie Laura. Don’t worry, cher ami, je donnerai quelques adresses plus bas dans le billet.

En ce qui concerne les dentifrices, j’ai essayé la marque Pachamamai, un dentifrice solide. C’est un petit galet conditionné dans une boîte en alu recyclable (toute petite). Il suffit de frotter sa brosse à dents dessus. Perso, je la mouille avant. Mais pour des raisons que j’expliquerai plus bas, je suis passée aux pastilles Lush, conditionnées dans des petites bouteilles en plastique 100% recyclé et recyclable (donc ça marche). Tu en mâches une et tu frottes, tu frottes, aucune différence avec le dentifrice en tube, ça mousse pareil.

En 3 clics, j’ai donc laissé tomber mes vieilles habitudes. Mais si tu as de la chance (et des magasins de vrac qui te prennent pas pour un pigeon), tu pourras trouver près de chez toi des BioCoop, des Day By Day et autres petites boutiques du genre vachement sympas.

Verdict ?

  • Les brosses à dents pour commencer :

J’aime : pas moins pratiques ni moins efficaces que ta brosse, l’une comme l’autre offrent une alternative tout à fait acceptable aux brosses à dents classiques (pour le choix de la souplesse des poils tournez-vous plutôt vers les têtes amovibles). Le bambou est anti bactérien, donc parfait pour une brosse à dents. Les brosses en bambou sont arrivées dans une boîte en carton et des sachets individuels papier (ce qui n’est pas le cas de toutes les marques… eh oui, zéro déchet, c’est aussi le conditionnement).

J’aime pas : sur la brosse en plastique, rien à redire. Sur la brosse en bambou, je ne fais pas confiance aux exploitations gérées durablement. On fait de plus en plus de choses en bambou, et j’ai peur qu’on en arrive au stade de l’huile de palme, à savoir déforester des parcelles entières pour privilégier la culture de ces tiges miracles. L’humain et sa mesure légendaire. Donc tant que j’aurai des doutes sur la provenance du bambou, sa gestion et ses conséquences, je serai sceptique. C’est un peu plus cher, mais 3 EUR de plus tous les 2-3 mois, est-ce que ça ne vaut pas le coup ?

  • Les dentifrices :

J’aime : l’idée de produire moins de déchets, c’est certain, mais aussi la durée de vie du dentifrice, beaucoup plus longue qu’un tube dont tu fous la moitié du contenu dans ton évier. Les goûts des Lush sont sympas. Les emballages des deux types de dentifrices sont totalement recyclables (et en plastique 100% recyclé pour Lush).

J’aime pas : le Pachamamai, j’ai dû arrêter, parce qu’il avait le goût de savon (petite info, tu peux même te laver les dents avec du savon de Marseille si tu crains pas). Mais c’est dégueulasse quoi, malgré les goûts (naturels) de menthe. Donc peu concluant pour moi, je ne m’en sers que quand je n’ai pas le choix (genre j’ai oublié de demander à Chéri de reprendre du dentifrice). Pour le Lush, je pense qu’on pourrait trouver plus naturel, mais c’est déjà un premier pas. Et de manière générale, le prix, un peu plus cher que ton tube à 1,75 EUR, mais meilleur pour tes dents, probablement.

Ils en parlent :

Le site Barb’Art te parle brosses en bambou
Cécile Bonnet, du blog Zero Déchet te parle des brosses à dents et des dentifrices
Le blog Le Zéo Déchet Facile te propose de l’aide pour choisir ta brosse

Ma brosse à tête rechargeable est une Caliquo, achetée directement sur le site de la marque (moins cher).
Ma copine Laura utilise la Lamazuna, et tu peux renvoyer les têtes pour qu’elles soient recyclées grâce à Terracyle. Et l’envoi est gratuit !

Tu as les adresses pour te procurer les produits sur les différents blogs 🙂

Maintenant, c’est à toi !

J’ai acheté une brosse à dent « Vegan » de la marque Lamazuna à « La petite Reserve 63 » rue du 11 Novembre à Clermont. Je dis vegan car le manche est fait en France en bio plastique les poils en Italie en nylon et le socle en ABS et non testée sur les animaux et surtout elle est increvable ! Je m’explique : la brosse à dent en soi s’achète environ 7€ et tu as juste à acheter les têtes interchangeables par pack de 3 pour environ 10€. Ça me fait 1 an ! Et on peut leur renvoyer les têtes usagées pour qu’ils les recyclés avec Terracycle !
Laura

Ma solution : changer de copain, il mange tellement ses brosses à dents qu’il les garde 2 semaines pas plus !
Jill

Je me lave les dents avec l’eau de clou de girofle et jet dentaire. Et je n’ai plus du tout de problèmes de gencives rouges ou gonflées. Je pense passer très rapidement à la brosse à dents à bambou, chaque chose en son temps !
Françoise

J’ai un dentifrice solide de chez Lamazuna (pouce levé) !
Julie

Je réduis déjà pas mal mes déchets mais je dois avouer que je n’ai pas encore commencé au niveau brosse à dent/dentifrice. Aussi parce que j’utilise des brosses spéciales à poils très doux et un dentifrice particulier pour les gencives… Faudrait que je puisse trouver des alternatives dans le même style.
Maxime

Merci à tous pour vos témoignages !
La semaine prochaine, on reparle Zéro Déchet et hygiène capillaire…
même consigne !

 

 

Publié dans Bouquinade, Roman, Roman historique

When calls the heart : Canadian West, T1 (Janette Oke)

Ami du jour, bonjour !

Tu vas me dire « mais le titre du bouquin que tu donnes, il est en anglais, il existe pas en français ? » Mais non, je suis désolée. Donc, quel est le but de parler d’un bouquin que tout le monde ne peut pas forcément lire ? En vrai, je cherchais une excuse pour te parler de la série tirée du bouquin, disponible sur Netflix sous le titre Le Cœur a ses raisons (non, pas la parodie des Feux de l’amour, rien à voir…). En gros, je m’en tire comme au bac : le sujet de philo, c’est le temps, j’y connais rien, hop, je te twiste ça pour te parler du désire. Toi, tu n’y verras peut-être que du feu. Le prof de philo m’a collé un 5 (coeff 9, hors sujet).

when_calls_the_heart

Sarakontkoi ?
Début XXe, Toronto, Canada. Elizabeth est institutrice. Issue d’une famille aisée, elle ne manque de rien. Elle partage ses journées entre ses élèves et les événements mondains auxquels elle participe. Est-ce suffisant pour être pleinement heureuse ? Elle décide de saisir une opportunité et part enseigner dans l’Ouest, plus sauvage, dans des classes très hétérogènes où se côtoient enfants d’immigrés, de fermiers et d’autres horizons sociaux. D’abord effrayée par cette vie presque sauvage, Elizabeth, en apprenant à se débrouiller seule, finit par apprécier l’esprit de communauté, la bonté simple de ses voisins… et l’agent de la garde montée en poste au village.

Tenpenskoi ?
Je vais rapidement te dire ce que je pense du livre, et ensuite, on parle de la série, OK ? Le bouquin est simple, se lit très vite, assez sympa pour une lecture légère entre deux lectures plus éprouvantes. Pas un absolute must, mais un moment somme toute agréable.

Mais alors la série… Netflix me la collait en proposition depuis des mois (en fait, depuis que ma frangine — merci Jill — m’a filé ses codes Netflix, mais on a un compte familial alors c’est pas de la triche). Un jour, je cherchais un fond sonore pour mes tâches quotidiennes lorsque je rentre à la maison (petite vaisselle, préparation des repas, couture… et je me rends compte que si t’es féministe et que tu lis ça, tu vas t’arracher les cheveux) et je me suis dit « barf, pourquoi pas, c’est un peu Docteur Quinn mais bon, ça fera l’affaire ». Oui parce que si tu choisis des trucs compliqués à suivre, t’es obligé de te planter devant ta TV et le « fond sonore » n’en est plus un, mais une distraction qui t’empêche de faire ce que tu as à faire (genre tu fais pas ça avec Game of Thrones quoi).

Bref, le premier épisode, je me dis « ah, c’est vachement sympa quand même, et les acteurs ont une bonne tête ! » Second épisode, j’ai commencé à ralentir dans mes tâches et à jeter un œil à l’écran. Cinquième épisode, c’était cuit. Et comment vous dire que Chéri rentre sur ces entrefaites, et commence à regarder. On a fini comme deux cons scotchés sur un canap’, je te jure.

La série, c’est une cuillère de miel quand t’as mal à la gorge ! D’habitude, on regarde des séries où les gens meurent, se trahissent, tuent. Des enquêtes, des trucs qui font un peu peur, et surtout, qui te montrent à quel point l’être humain est pourri. Là, petit havre de paix. Tout n’est pas rose, mais les protagonistes font face à l’adversité de manière tellement bienveillante (oui, ce mot vous gave, mais là, c’est vraiment vrai !) qu’on se dit « si tout le monde pouvait penser de cette manière, tout serait bien plus beau ». Et ça ne parait pas infaisable. Bref, à la fin de chaque épisode, je me disais que finalement, le monde peut être sauvé… du coup, si tu as fini Stranger Things, que tu sais pas trop quoi binge watcher, je te propose d’essayer When calls the heart. Et ça met un joli pansement sur ton petit cœur.

Pour info :
Le livre (je n’ai pas trouvé de VF, sorry) : Bethany House Publishers, 336 pages, 9.57€
Série : 6 saisons (dont 5 dispos sur Netflix), la 7e à venir, 54 épisodes

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : apocalypse

Ami du jour, bonjour !

Je t’en ai parlé hier dans mon billet sur ma lecture de Good Omens, aujourd’hui, on va causer de fin du monde… ou pas !

Le mot du jour : apocalypse.

La fin des haricots, du monde, des temps, le jugement dernier, le Ragnarök… bref, tout ça pour dire que quand tu entends apocalypse, tu te dis que t’es cuit. Sauf que…

Apocalypse, si tu reprends sa racine grecque, ça ne veut pas dire « destruction », et pas tout à fait « révélation de Dieu », ça c’est une extrapolation due à l’utilisation du mot en contexte religieux (créé dans un contexte religieux ?). Le mot en lui-même veut dire « ce qui révèle » de la racine grecque kalúptô (cacher, couvrir), précédé de apo– (préfixe qui indique la privation) : donc, dé-cacher, découvrir. Fun fact : le nom de la nymphe Calypso, qui a retenu Ulysse chez elle dans l’Odyssée, vient également de cette racine (Calypso : celle qui couvre, qui enveloppe).

Le livre de L’Apocalypse selon Saint-Jean est appelé Le Livre de la Révélation (CQFD). Dans ce livre, Jésus fait à Jean des révélations sur « le sens de son époque » et la manière dont le peuple de Dieu sera sauvé (prétendument dans un combat entre Dieu et Satan). Je ne suis personnellement pas la mieux placée pour causer de religion, et son histoire m’échappe. Mais ce que je peux dire, c’est qu’on a connoté le terme de notions de violence et de destruction qu’il n’avait pas à la base.

Juste pour nuancer, la prochaine fois que vous regarderez Apocalypse Now 🙂

 

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Good Omens (Neil Gaiman / Terry Pratchett)

Ami du jour, bonjour !

Toi aussi, la chaleur t’étouffe ? Je me surprends parfois à voler en songe parmi les oiseaux migrateurs, mais au lieu de partir vers les pays chauds en hiver, je songe sérieusement à m’exiler du côté du Pôle Nord en juillet-août. Je rêve des pluies d’été, diluviennes, à ces lourdes gouttes tièdes qui s’écrasent sans pitié sur mes carreaux de lunettes. Le soleil me brûle, mes doigts et mes jambes gonflent. Et bien entendu, je suis très très lente, notamment dans mes lectures. Heureusement, Audible est là !

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Sarakontkoi ?
L’heure de l’apocalypse est arrivée, l’Antéchrist est né. Il ne reste plus qu’à le caser dans une influente famille de diplomates, et à le laisser grandir jusqu’à ce que s’accomplisse son destin. Mais Crowley et Aziraphale — respectivement Démon et Ange de leur état — se sont attachés aux humains, à leur culture, au monde. Ensemble, ils décident d’essayer de garder l’enfant dans un équilibre parfait entre le Bien et le Mal, afin qu’il ne puisse jamais choisir. Mais il semblerait qu’il y ait erreur sur l’enfant, et le Destructeur des Mondes grandit à l’abri de toute influence, chef de sa bande de garnements à vélo, des bleus aux genoux et son fidèle chien à son pied. Mais les trompettes de l’apocalypse résonnent déjà.

Tenpenskoi ?
Si tu suis le blog depuis quelques temps, tu sais que je qualifie rarement les livres de Coups de Cœur (parce que tout bloggeur, Booktubeur ou Bookstagrameur qui a bien aimé la page 58 d’un livre le qualifie de coup de cœur, et soyons honnêtes, ça ne veut plus rien dire). Mais là, je me tâte. Je me dis même que c’est trop peu. C’est une bombe, c’est un tsunami. C’est une apocalypse stricto sensu (origine grecque du mot qui signifie « action de révéler, de dévoiler », donc une révélation, mais j’en ferai un billet) !

Avec une intelligence, une légèreté et une insolence hors du commun, Neil Gaiman et Terry Pratchett nous plongent dans les derniers jours du monde. L’Antéchrist, suite à une légère erreur de distribution, a atterri dans une banale famille anglaise, loin de toute influence. Il est à la tête d’une bande de copains, et si tout semble se plier à sa volonté, il n’en est pas moins un jeune garçon brillant — ayant développé cet esprit logique et simple propre aux enfants — dénué de toute autre ambition que celle de jouer aux cow-boys et aux sorcières.

Tandis que les pièces du puzzle se mettent en place, que les adultes, les anges, les démons et les cavaliers de l’Apocalypse se battent pour leur camp, le jeune Adam Young grandit, inconscient de son rôle dans le Grand Dessein. Et le lecteur apprend une excellent leçon : rien n’est tout bon, ni tout mauvais. Une égratignure au genou fait tout le plaisir d’une chasse au trésor. Et toujours, chez Gaiman (je connais très peu Pratchett), cette ambivalence entre la clairvoyance des enfants et l’amertume des adultes. J’aime.

Je vous pose là deux de mes citations préférées (que je retranscris en anglais, puis traduirai en français) :

« Anyway, if you stopped tellin’ people it’s all sorted out after they’re dead, they might try sorting it all out while they’re alive. »

(Et si vous arrêtiez de dire aux gens que tout rentrera dans l’ordre à leur mort, ils pourraient essayer d’y travailler alors qu’ils sont vivants.)

« If you want to imagine the future, imagine a boy and his dog and his friends. And a summer that never ends. »

(Si vous voulez imaginer le futur, imaginez un jeune garçon et son chien et ses amis. Et un été qui ne se terminera jamais). Dernière phrase du livre.

C’est drôle, c’est incisif, ça vise juste. Bref, lisez Good Omens (De bons présages, dans sa version française).

Pour info :
J’ai Lu, collection Science-Fiction, 440 pages, 7.20€