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Les guerres du miroir, tome 1 : Alice en exil (Frank Beddor)

Allez, on est repartis pour un tour. On en bouffe du livre jeunesse en ce moment ! Et ce n’est pas fini, je compte bien, dès que j’ai posté cet article, vous proposer de découvrir un album… Mais ne nous éloignons pas du sujet !

Alyss sait que plus tard, elle deviendra reine du Pays des Merveilles, comme sa mère. Mais pour l’heure, elle fête ses six ans. Le royaume est en fête, et elle attend son père, qui doit revenir d’une campagne. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il reviendra pas. Elle ne sait pas non plus qu’à la fin de la journée, elle se retrouvera projetée loin de son royaume, de ce qu’elle connaît… pour atterrir à Londres, en plein XIXe siècle. Là, élevée comme une jeune fille convenable chez le doyen de l’université et sa famille, elle est contrainte d’oublier d’où elle vient. Jusqu’au jour où un étrange jeune homme, surgi de ses souvenirs, vient la supplier de venir reconquérir son royaume…

J’aimerais dire que c’est une superbe réécriture… cela dit, suis-je bien placée pour ça ? N’ayant pas encore lu l’original, je répondrais par la négative. Mais cela me permet également d’être plus objective sur le bouquin en lui même. Et qu’en dire ? Eh bien en premier lieu, il faut savoir que Frank Beddor est issu du milieu du cinéma. D’abord acteur puis cascadeur, il finit dans « l’équipe de l’ombre » en produisant notamment Marie à tout prix. Tout ça pour dire que l’influence cinématographique de Frank se ressent. Toujours à l’essentiel, toujours en pleine action. Sans pour autant dire que c’est un roman d’action à proprement parler, il ne se perd pas dans de longues considérations sur telle ou telle condition, dans l’infinissable description des paysages marvilliens… On est dans le présent constant. Un plaisir pour le jeune public qui ne lâche pas l’intrigue une seconde.

La réadaptation de l’histoire d’Alice est également très intéressante. Beddor reprend le mythe des origines de la jeune Alice Lidell, qui aurait vraiment existé, et dont l’imagination aurait bel et bien inspiré ce cher Lewis (on suppose bien entendu qu’elle ne venait pas vraiment du Pays des Merveilles, comme Alyss). Bref, un petit régal très récréatif. J’ai hâte de pouvoir comparer avec l’original, mais en attendant, je cours acheter le deuxième tome !

Pour info :
Bayard Jeunesse, 352 pages.

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Ne jamais tomber amoureuse (Melissa Marr)

Avouez quand même que c’est intrigant pour les amateurs du genre. Bien que la couverture française ne donne pas franchement envie de se pencher dessus (perso, je l’ai lu en anglais et la couverture a plus de chien), il n’en est pas moins que le bouquin a titillé ma curiosité.

Aislinn fréquente un lycée religieux. Lorsqu’elle en sort, c’est pour courir directement chez Seth, son ami le plus proche. Ou pour rentrer sans détour chez elle. Autant dire que sa vie n’est pas folichonne. Mais Aislinn a un secret. Elle peut voir les fées. Pas ces jolies créatures ailées qui virevoltent en tintinnabulant et en balançant de la poussière d’étoile ! Des êtres « magiques », plus ou moins humains, qui pour se dissimuler aux hommes s’entourent d’un voile d’illusion qui les rend normaux aux yeux de tous. Mais une guerre se joue. Keenan, prétendant au trône du royaume d’Été, est tenu à distance par sa belle-mère, souveraine de la cour d’Hiver. Et il semble s’intéresser de très près à Aislinn…

Un joli conte. On y retrouve tous les ingrédients, des amours contrariées au combat contre le mal en passant par les révélations concernant le passé. La fin est surprenante ; je n’en dirai pas plus. L’histoire de la jeune fille dotée du pouvoir de vision, moi je trouve que ça ressemble beaucoup à Fièvre Noire, dont j’ai déjà parlé ici. J’ai tendance à trouver le tout un peu banal. Bien que les personnage aient une personnalité marquée, on ne peut pas dire qu’il se passe grand chose, et quand c’est le cas, je trouve que les situations ne sont pas exploitées à fond. Mais c’est mon avis. Cela dit, l’auteure a très bien documenté son ouvrage et cite d’ailleurs ses sources à chaque début de chapitre. Elle explique dans une interview sa passion pour le monde des fées, des elfes, des fantômes. C’est cette passion qui lui a inspiré ses ouvrages.

Bref, bien sympathique, mais le genre commence à s’épuiser…

Pour info :
Version française : Albin Michel, collection Wiz, 377 pages
Version originale : HarperTeen, 328 pages.

 

 

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Tobie Lolness (Timothée de Fombelle)

On replonge dans la littérature de jeunesse avec cette épopée pleine de fraîcheur et de réalisme. C’est une lecture accidentelle, comme on dit, l’une de celles que l’on avait absolument pas préméditée. En fait, l’auteur était au salon du livre de Paris en mars 2010 (vous voyez, ça date), et le titre avait été évoqué par ma grande amie spécialiste de la littérature de jeunesse : Charlotte. Pour la modique somme de 25€, si je ne m’abuse, j’ai pu avoir l’intégral plus une dédicace !

Tobie est un enfant de quelques millimètres de haut. Il vit dans un arbre. Son arbre. Mais Tobie, détenteur d’un secret qui fait de lui l’ennemi n°1, doit fuir, loin de ses parents, de sa vie. L’horrible Joe Mitch, le Grand Voisin, le poursuit et a mis sa tête à prix. Non content d’avoir dévasté l’arbre en le creusant pour trouver les richesses que cache son écorce et avoir parqué les ouvriers dans des « ghettos », il souhaite maintenant connaître le secret de la formule qui donne vie aux objets, celle qu’a développée le père de Tobie. Persuadés que c’est lui qui l’a en sa possession, Joe Mitch et ses hommes n’auront de cesse de le traquer…

Les aventures de Tobie sont un chemin initiatique. L’enfant aime son arbre, sa maison qui perd vie peu à peu. Il ne comprend pas. Mais il grandit et finit par voir clair dans cette guerre que mènent les hommes pour le pouvoir. La bêtise humaine — puisque derrière l’histoire de Tobie, c’est de notre propre histoire dont il s’agit — cette bêtise humaine donc, observée par un enfant, n’en est que plus évidente. C’est un plaisir de parcourir ces pages comme Tobie parcourt les branches de son arbre, partagé entre le souvenir, la réflexion, le tout mêlé de ce brin de danger qui relève le goût de l’aventure. Mais toutes les questions traitées ne sont pas aussi graves et Tobie apprend également à aimer, et à profiter des bonheurs simples.

Je pose un bémol cependant : attention au livre dans sa version intégrale. Il est très épais et pourrait décourager nos jeunes lecteurs. De plus, l’histoire présente certaines longueurs que l’on ressent plus lorsqu’on lit les deux parties en une seule fois. Un conseil : même si l’intégral est très beau, mieux vaut acheter le livre en deux tomes : La Vie suspendue et Les Yeux d’Elisha. Et surtout, même si vous avez, selon vous, passé l’âge de lire des livres pour enfants, ne vous privez pas de cette lecture-ci. C’est une très belle réflexion sur nos sociétés actuelles, celle que se font peut-être nos enfants…

Pour info :
Version intégrale : Gallimard-Jeunesse, 660 pages
Tome 1 : Gallimard-Jeunesse, 311 pages
Tome 2 : Gallimard-Jeunesse, 343 pages

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Fièvre Rouge, Les Chroniques de MacKayla Lane : Chapitre 2 (Karen Marie Moning)

Vous l’aurez compris, il s’agit de la suite de Fièvre Noire (que vous découvrirez ici). Emportée dans un élan enthousiaste (si je puis dire), je me suis jetée sur le deuxième tome. Avec un peu de retard, voici ce que j’en dis…

Et c’est reparti pour un tome. Après avoir échappé de justesse à la mort (je vous laisse lire le tome 1), Mac,  jeune sidhe-seer (personne capable de voir les faës, des monstres qui vivent dissimulés parmi nous), se rend compte qu’elle n’a découvert que la partie émergée de l’iceberg. Elle n’est en fait que l’une des nombreuses pièces d’un grand puzzle qui existait bien avant elle, et continuera d’exister après sa disparition. La menace faë est plus présente que jamais et les bases solides qu’elle pensait s’être forgées s’effondrent. Qui est ce spectre qui la hante ? V’Lane, le séduisant faë, est-il un ami ou un ennemi ? Et quels secret cache Barrons, son patron et mentor ? Parmi ses monstrueux ennemis, elle aura affaires à plus fort qu’elle… à tel point qu’il lui faudra abandonner une partie d’elle-même.

La bataille continue. MacKayla découvre peu à peu l’étendue de ses pouvoirs, en même temps qu’elle prend connaissance d’une organisation ultra-secrète composée d’autres sidhe-seers. Elle n’est plus seule à mener son combat ; de ce fait, sa vie n’a plus la même importance. Mais, en tant que null, il lui reste sa botte secrète : elle détecte les objets de pouvoir et détient toujours l’un des deux seuls capables de détruire les faës. Elle commence à entrevoir l’importance de la lutte qui se joue dans les rues de Dublin…

Encore une fois, on ne peut s’empêcher de se laisser emporter par le texte, qui reste très cohérent. La focalisation interne (mot très savant qui signifie en fait que le lecteur vit l’histoire du point de vue de Mac) est utilisée de manière très intelligente et nous, pauvres lecteurs, ne pouvons que rassembler les maigres indices qui sont semés sur sa route. On est alors embarqué dans le récit sans pouvoir s’en détacher… Moi je dis : à lire !

Pour info :
J’ai Lu (Flammarion), 440 pages.

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Fièvre noire, Les Chroniques de MacKayla Lane : Chapitre 1 (Karen Marie Moning)

Encore une suggestion de mon adorable petite sœur. Et tout a commencé par un cadeau d’anniversaire. Comme quoi, on peut avoir des révélations ! La seule ombre au tableau pour le moment, c’est qu’on ne sait pas combien de tomes va compter la série… Les trucs interminables, c’est pas forcément mon truc, ça finit par devenir lassant, non ? Pour le moment, trois tomes sont sortis en France, cinq aux États Unis.

MacKayla Lane est une jeune américaine dans le vent, insouciante. Sa vie s’écoule paisiblement dans une petite ville de Géorgie. Mais tout bascule le jour où elle apprend que sa grande sœur et meilleure amie, partie étudier à Dublin, a été retrouvée assassinée. Tout ce qu’il reste d’elle est un message qu’elle a laissé sur le répondeur de Mac, lui expliquant qu’elle n’est pas qui elle croit être, qu’elle se trouve menacée et qu’elle doit trouver un objet pour des raisons visiblement vitales. Mac suit alors les traces de sa sœur à travers Dublin, fait des rencontres pour le moins étranges et découvre un monde dont elle était loin de soupçonner l’existence, peuplé de monstres et de magie.

Ce premier tome pose les bases de l’histoire à suivre et projette le lecteur dans les coulisses de Dublin, envahie par des créatures dont les humains semblent ignorer l’existence. À priori, rien de bien original. C’est vrai qu’on a presque fait le tour du genre. Mais l’auteur nous donne ce je-ne-sais-quoi, la petite pincée de sel qui fait que, même si l’histoire peut paraître banale, la lecture du roman est un réel délice. L’histoire est très bien menée, le suspens caché derrière chaque ligne et on apprécie le caractère des personnages atypiques. Le récit est à la première personne, le lecteur suit Mac dans ses déambulations, entend ses doutes, ses hypothèses. Et comme elle-même est volontairement gardée dans l’ignorance, on ne peut que trépigner de ne pouvoir en apprendre plus.

Très agréable, à lire pour les amateurs du genre !

Pour info :
J’ai Lu, Collection Semi-Poche, 413 pages.

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A kiss in time (Alex Flinn)

Celui-ci n’existe pour le moment qu’en version originale, c’est à dire en anglais. Il s’ajoute à la liste des réécritures de contes de fées que je lis en ce moment et dont faisait partie Sortilège. On pourrait traduire le titre par « Un baiser à temps » (dans le sens de « au bon moment »)… dit comme ça, ça semble très niais ! Mais cette réécriture de la Belle aux Bois dormants pourrait en surprendre plus d’un !

Depuis toute petite, Talia, princesse du royaume d’Euphrasia, s’entend dire qu’elle ne doit absolument pas s’approcher de quoi que ce soit qui ressemble à une quenouille. En effet, la pauvre enfant a été ensorcelée par une sorcière à la suite d’une petite bévue de ses parents. À l’aube des 16 ans de la princesse arrive ce qui devait arriver. Tout le royaume sombre avec sa future souveraine dans un profond sommeil enchanté… et s’éveille 300 ans plus tard lorsque Jack, lycéen américain blasé que ses parents ont envoyé en Europe pour un voyage culturel, trouve le château par hasard et embrasse Talia. Pour tous les deux, c’est le début d’une nouvelle vie et d’une importante remise en question…

Cette Belle aux Bois dormants des temps modernes est le prétexte d’une critique (pas forcément négative) de la société actuelle. Loin de porter un regard trop moralisateur sur nos contemporains, la princesse Talia nous permet de prendre du recul par rapport à notre quotidien et à nos mœurs et de réfléchir, à travers ses propres interrogations, sur notre mode de vie. Jack, quant à lui, représente le typique adolescent rebelle, avec ses certitudes, ses préjugés et ses petits soucis qui prennent des dimension énormes. Talia lui apporte la fraîcheur, l’innocence et la candeur qu’il a depuis longtemps délaissées au profit de… du rien dans lequel il s’est enfermé. On s’y retrouve tous un peu (les jeunes de ma génération, et plus encore ceux des suivantes), notamment grâce au récit à deux voix (celle de Talia et celle de Jack) qui nous intègre dans l’univers de ces personnages très bien caractérisés. Et si ce n’est pas le cas, on profite quand même des quelques instants d’évasion et d’insouciance que nous propose Alex Flinn…

Pour info :
Version reliée : Harper Teen, 384 pages
Version brochée : Harper Teen, 400 pages

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Frisson (Maggie Stiefvater)

Amazon a encore frappé. Achetez-en un, il vous propose tous les bouquins qui s’en rapprochent de près ou de loin… Et du coup, vous achetez. Et ça marche deux fois sur trois.

Frisson, c’est l’histoire de Grace, une jeune lycéenne américaine fascinée par les loups, qu’elle observe depuis son enfance à travers les arbres de la forêt qui borde la petite cour de sa maison. Et puis, il y a ce loup. Son loup. Le loup qui l’observe de loin dès les premières chutes de température jusqu’aux premiers rayons printaniers. Mais leur petit univers fait de regards silencieux s’effondre lorsqu’un jeune homme du lycée est déclaré mort, attaqué par des loups. La chasse commence. Grace découvre le secret des créatures qui hantent sa forêt lorsque Sam, un mystérieux inconnu, fait irruption chez elle, blessé. Le passé se réveille. Sa vie est sur le point de changer…

Chaque personnage se bat contre ce qu’il est au plus profond : Grace contre ce qu’elle refoule depuis son enfance, Sam contre cette chose qui s’empare de lui chaque hiver et l’empêche de partager la vie celle dont il est amoureux depuis longtemps. Un combat haletant contre la Nature : celle qui est au dehors et tente de rappeler Sam à elle, celle des sentiments qu’il éprouve pour Grace, celle de leurs envies, de leurs espoirs et de leurs rêves à tous les deux… Un combat qui nous laissera  à bout de souffle jusqu’à ce merveilleux dénouement : une dernière page magnifique de simplicité, de sobriété mais certainement le passage le plus touchant du bouquin. Quelques redondances parfois tout de même. Un petit bijou que j’ai découvert en version originale. Pour les amoureux(ses) du genre, à lire !

Pour info :
Version française : Hachette Jeunesse, Collection Black Moon, 540 pages
Version originale : Scholastic, 548 pages

Couverture de la version originale

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Sortilège (Alex Flinn)

Vous connaissez probablement tous l’histoire de la Belle et la Bête. Oui, il y a eu Disney. Bien entendu, on se rappelle également de la version de Jean Cocteau, avec Jean Marais. Ces deux-là ont bercé mon enfance. À la base, c’est une histoire écrite (en tous cas mise par écrit, parce que la Belle et la Bête est une histoire qui existe dans bien des cultures) par Mme Leprince de Beaumont au XVIIe siècle. Alors lorsqu’Amazon, qui sait mieux que nous-même ce que nous aimons et nous propose donc des articles susceptibles de nous intéresser, m’a envoyé dans un mail une liste d’ouvrages « conseillés » (en anglais, parce qu’en plus, Amazon a pigé que je préférais lire en version originale), bien entendu, je n’ai pas pu résister…

Kyle Kingsley est ce qu’on pourrait appeler le « prince de son lycée ». Beau, riche et arrogant et fils d’un homme qui ne soucie que peu de lui, il est d’ailleurs sur le point d’être couronné roi du bal de promo, avec à son bras la plus belle, arriviste, mais cruelle et stupide fille du lycée. Mais voilà, ça ne lui suffit pas : il décide de jouer un tour ignoble à une jeune gothique peu gracieuse. Sa méchanceté se retourne contre lui, et sa laideur intérieure ressort et le transforme en monstre. Parce qu’il a eu un geste désintéressé, il se voit tout de même offrir une chance : il a deux ans pour aimer une jeune femme, et s’en faire aimer en retour. Ce n’est pas cette dernière partie qui sera la plus difficile.

Rares sont les version de la Belle et la Bête où l’histoire est racontée du point de vue du bourreau. On découvre ici les combats intérieurs d’un jeune homme qui s’interdit d’aimer et ne cherche à être aimé que pour ce qu’il est à l’extérieur, ou ce qu’il a. L’environnement d’un adolescent se prête parfaitement à ce sentiment de solitude, à cette vanité qui séduit pourtant ces jeunes gens. Alors on dit « pourquoi pas ». La sincérité est touchante, la réécriture crédible et la plume fluide. Peut-être un peu répétitif parfois, pas dans les situations, mais dans les dialogues.

En tous cas, moi j’aime. À lire et à voir avec des yeux d’adolescent…

NB : bientôt le film… pour en savoir plus, cliquez ici !

Pour info :
Édition française : Hachette, collection Black Moon (bien entendu), 331 pages
Édition originale : Beastly, HarperTeen, 336 pages

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Les chevaliers d’Émeraude, Tome 2 : Les dragons de l’empereur noir (Anne Robillard)

Allez, hop ! Dans la lignée du premier tome (oui, parce que c’est la suite), on prend les mêmes et on recommence… avec des petits nouveaux tout de même ! Si vous n’avez pas tout suivi, commencez par le tome 1 en cliquant ici

Nous avions laissé nos chevaliers à la fin d’une bataille qu’ils avaient brillamment remportée contre les hommes-insectes d’Amecareth, l’Empereur Noir. Sept ans après, l’empereur décide de ne pas défier les chevaliers en face, mais de contourner la vigilance qu’ils ont instaurée. Chacune des ruses que lui conseille son fils, Asbeth, est plus sournoise que la précédente… Amecareth est  prêt à tout pour récupérer Kira, et Asbeth pour ne pas perdre sa place privilégiée auprès du seigneur noir. Quant à Kira, sa vie sur le continent s’écoule lentement, et c’est avec une immense déception qu’elle se voit écartée, pour sa propre sécurité, de sa destinée de Chevalier d’Émeraude. Jusqu’où ira-t-elle pour gagner sa place ?

Encore une fois, le rythme du roman est saccadé, parfois un peu long. Mais on apprécie de retrouver les personnages familiers et de faire connaissance avec les nouveaux. Chacun est confronté à ses doutes et à des sentiments pas toujours évidents à comprendre ; bref, on a à faire à des êtres (plus ou moins) humains en proie à des dilemmes qui nous sont familiers. Les combats intérieurs et la recherche de la vérité sont des thèmes récurrents dans ce deuxième tome qui, comme le 1er, constitue un très bon divertissement…

Pour info :
Michel Lafon, 437 pages

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Éternels, Tome 1 : evermore (Alyson Noël)

Alors, celui-ci vient compléter les lectures « post-Twilight ». L’autre jour, j’étais dans mes toilettes (bon, on s’en fout) et je lisais le Science et Vie Junior de ma petite sœur. Là, je tombe sur l’annonce de la sortie du tome 2… Je me dis « tiens tiens, ça a l’air sympa ». Alors, ne retenant plus cette fièvre acheteuse qui me possède lorsqu’il s’agit de livres, je file à l’Espace Culturel et hop, ni vu ni connu. Pour le coup, j’en lis ce que je peux, parce que je me vois obligée (enfin, je le veux aussi) de lire les manuscrits qu’on me passe (eh oui, je vous rappelle que je suis en stage chez De Borée, éditeur auvergnat !)… Voici donc le tome 1 de Éternels.

Ever est une adolescente qui n’a rien de normal. Elle a perdu son pète, sa mère et sa petite sœur de 12 ans dans un accident de voiture dont elle est sortie vivante, et vit maintenant avec sa tante. Depuis ce drame, dont elle se sent responsable, elle a le don de lire dans les pensées des gens. Alors elle s’isole, se cache derrière de la musique trop forte et une capuche. Mais voilà, le jour où elle aperçoit Damen, le nouveau qui fait craquer toutes les filles, elle doit lutter pour ne pas succomber. Et puis, dans la tête de Damen, tout est silencieux…

Une jolie histoire, très banale sur le début, un peu redondante (oui, on en bouffe de ce truc en ce moment). L’histoire de la télépathe qui ne peut pas lire l’esprit de l’homme dont elle va tomber amoureuse, oui, c’est du déjà vu. Je dois même dire que jusqu’à la presque fin, je me suis attendue à lire une pâle copie de Twilight. Mais pas du tout, je vous laisse découvrir pourquoi. En tous cas, on peut être sûrs que le 2e tome s’en différenciera, l’histoire ayant pris un tout autre chemin. Je m’attends donc à un peu de « nouveauté », si je puis dire… Mon avis : la fin est très bonne, l’histoire traîne un peu trop en longueur dans les trois premiers quarts…

Pour info :
Alyson Noël, chez Michel Lafon, 341 pages