Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Red Rising (Pierce Brown)

Amis du jour, bonjour !

Bon, d’autres livres attendent depuis bien longtemps de trouver leur place entre deux billets sur ce blog. Ils sont même tellement impatients qu’ils se bousculent dans le sac en papier qui leur tient lieu de maison temporaire en attendant le déménagement… mais malgré tout le plaisir que j’ai pu prendre à les lire, ce n’est rien comparé au cadeau que m’a fait mon amie Aurélia en me recommandant…

Sarakontkoi ?
Les humains ont depuis longtemps étendu leur conquête au reste du système solaire. Les planètes et autres astres doivent être « terraformés », rendus viables pour les humains. Darrow est un Rouge, il vit dans les mines de Mars, en pionnier qu’il est, et trime jour et nuit dans sa Main des Enfers pour préparer la planète rouge à l’arrivée des autres castes : les Marrons, les Roses, les Violets, les Oranges, les Gris, les Obsidiens, les Jaunes, les Bleus, les Verts, les Bronzes, les Argents, les Blancs et les Ors.
À chaque caste sa spécialité : l’art, les sciences, la technologie, la religion… et le Pouvoir. Depuis des siècles, les Ors exploitent les autres castes, notamment les Rouges, en les maintenant dans l’ignorance. Mais la chance est donnée à Darrow par les Fils d’Arès, une cellule résistante, de se mêler aux castes hautes. Doit-il détruire la Société de l’intérieur ? Comment reconstruire un schéma plus égalitaire ? Dans ses succès comme dans ses chutes, il ne sera jamais seul.

Tenpenskoi ?
Une réelle réflexion, miroir de la société actuelle, poussée au paroxysme d’un avenir lointain. La stigmatisation, la division en castes, le mensonge sont le quotidien de cette Société dystopique, qui utilise les plus bas instincts des Hommes pour les manipuler.

Pierce Brown est un merveilleux narrateur — non ! raconteur d’histoire ! Il manipule ses propres personnages, ainsi que ses lecteurs, leur faisant croire, par ce « Je » du personnage principal, qu’ils savent tout. Mais il nous surprend constamment par d’intelligents jeu de narration. Le tout se transforme en un tourbillon d’action qui ne relâchera le lecteur qu’à la fin de sa course. À mettre entre toutes les mains !

Pour info :
Tome 1 : Red Rising, Hachette Romans, 480 pages, 18 EUR
Tome 2 : Golden Son, Hachette Romans, 528 pages, 18 EUR
Tome 3 : Morning Star, Hachette Roman, 552 pages, 18 EUR

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Belle de Glace (Anna Sheehan)

Chers amis,

Je ne pensais pas aller plus loin ce soir, mais nous y voici. Un cinquième billet et on replonge dans la jeunesse avec une sorte de réécriture du conte de la Belle aux Bois Dormants… enfin, grosso modo…

belle_de_glace

Sarakontkoi ?
Rosalinda Fitzroy est l’héritière d’un empire financier, mais ses parents, loin d’être aimants, la mettent en stase à la moindre contrariété. La stase, c’est un sommeil artificiel dans lequel est plongé celui qui s’endort dans un caisson prévu à cet effet. Rose se réveille 60 ans après sa dernière stase, sortie de son sommeil par le baiser d’un jeune homme qui l’a trouvée dans les caves de sa demeure. Elle a du mal à s’adapter à ce nouveau monde dans lequel ceux qu’elle aime ont disparu, et elle ne semble pas être sécurité dans ce présent qui n’est pas le sien. Quelqu’un la cherche…

Un monde post-apocalyptique, des mensonges et des secrets de famille. Une belle endormie se réveille dans un monde ravagé par une épidémie. Elle cherche, mais ne semble appartenir à aucune famille, tantôt écartée de son héritage, tantôt plongée au cœur des scandales. Que se passe-t-il une fois que le prince à réveillé la belle ? Surtout lorsqu’il ne semble pas vouloir de ce fardeau qu’il a délivré de son sommeil.

Tenpenskoi ?
Une lecture sympathique. Je ne dirai pas que c’est un chef-d’œuvre, mais comme je m’intéresse aux réécritures de contes, je me suis dit « pourquoi pas ». Un bon divertissement, bien rythmé. À lire si vous avez un peu de temps et ce livre sur vos étagères.

Pour info : éditions Hachette, collection Black Moon, 384 pages, 16 EUR

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Mathieu Hidalf, tome 5 : La dernière épreuve de Mathieu Hidalf (Christophe Mauri)

Lecteurs du jour, bonjour,

Pour commencer, je vous souhaite à tous une excellente année 2015. Qu’elle vous apporte bonheur et satisfaction, réponde à vos questions et vous en pose de nouvelles. Pour commencer, une lecture que j’ai mise de côté bien trop longtemps malgré la fébrilité avec laquelle je l’attendais. La fin d’une aventure. Je veux bien entendu parler des adieux de Mathieu Hidalf.

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Sarakontkoi ?
L’attaque finale des frères Estaffes n’est plus très loin. L’Elite est à la recherche de l’enfant Helios qui se cache parmi les élèves, et du traître qui sert les Estaffes. En ultime recours, l’école est protégée par la magie du labyrinthe des Bannis. Mais la vie et les épreuves continuent. Mathieu se voit attribuer une épreuve dangereuse : retrouver les Ailes de feu. Derrière cette épreuve, visiblement attribuée par erreur, se cache probablement le destin de l’école, de l’Élite et du royaume…

Tenpenskoi ?
Un dernier tome époustouflant, qui ne nous laisse aucun répit, de la première à la dernière page. Les secrets, l’Histoire et les histoires se lient et se délient en une valse effrénée qui nous conduira inéluctablement vers une issue fatale. La question que l’on se pose pendant tout le livre est : qui va plonger ?

La magie de Christophe est d’agiter au bord du gouffre chacun des personnages, et malgré l’attachement que l’on a pour eux, aucun n’est épargné par nos soupçons. Il va jusqu’à en sacrifier certains. Mathieu prend une dimension et une profondeur que l’on ne faisait que deviner dans les tomes 3 et 4. J’avoue avoir versé des larmes plus d’une fois. C’est un coup de maître. Mathieu tire sa révérence et moi mon chapeau à Christophe Mauri.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature / Romans Junior, 544 pages, 16,90€

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Le Passage (Louis Sachar)

Amis du jeudi, bonjour !

J’aime pas les jeudis, ils n’ont jamais eu bon karma chez moi. Mais là, on va faire un bon billet du jeudi, parce que je viens de (re)finir un bouquin que j’avais lu… mon dieu, il y a plus de 12 ans ! Je faisais alors partie du comité de présélection du prix littéraire du collège. Le Passage avait été un vrai coup de cœur. 12 ans après, il n’a pas pris une ride…

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Sarakontkoi ?
Stanley Yelnats est grand, il est gras, mais il n’est pas méchant ; pour preuve, la petite teigne du collège lui en fait voir de toutes les couleurs. Et Stanley Yelnats a le don de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, comme lorsqu’il reçoit sur la tête les baskets d’un grand joueur de baseball, volées quelques minutes auparavant alors qu’elle étaient destinées à être vendues à une vente de charité… Pour ce forfait, qu’il n’a pas commis, il est condamné à creuser, au camp du Lac Vert, des trous de 1m50 de large sur 1m50 de haut sous une chaleur torride. Point de lac, mais un désert, des coéquipiers pas toujours fair-play, et des bestioles dangereuses. Mais que cherche le directeur du camp ?

Tenpenskoi?
Je ne sais pas quoi dire sur ce bouquin. Peut-être commencer par : je l’ai AD-DO-RÉ. Pourquoi ? Eh bien parce que l’auteur vous tient dans sa main, à coup de flashbacks savamment éparpillés qui vous expliquent juste ce que vous devez savoir de la malédiction qui s’est abattue sur la famille de Stanley. Parce que les personnages EXISTENT sur ce foutu papier : attendrissants, détestables, minables, généreux. Parce que vous souffrez avec eux, vous craignez et vous espérez. Parce que la toile qui a été tissée est parfaite et sans défauts, que tout concorde. Parce que le tout est extrêmement bien rythmé. Louis Sachar est un sacré chef d’orchestre ! Un détail cependant : je trouve le titre de la version originale, Holes (« trous » en anglais), bien plus adéquat. Parce que des trous, il y en a !

Pour infos :
L’école des loisirs, collection Médium, 280 pages, 9,50€ chez votre libraire.

PS : j’avais même pas grillé que Disney en avait fait un film, La morsure du lézard, qui me semble un peu fade face au bouquin.

 

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Animale (Victor Dixen)

Chers amis du dimanche, bonjour ! (oui, on était dimanche quand j’ai écrit le premier jet…)

La grasse-matinée hebdomadaire doit être terminée à cette heure-ci, et vous grognez probablement à l’idée de reprendre demain le chemin des pupitres et bureaux. Du moins une partie d’entre vous. Quant à moi, j’entame dès ce soir ma première semaine de vacances depuis bien longtemps. Et je signe pour un VDI (« Vacances à Durée Indéterminée »). En bref, je cherche du boulot. Les longues files d’attente de Pôle Emploi, les heures à rédiger des lettres personnalisées, à me justifier de mes diplômes et de mes expériences… ah, j’en salive ! Pour l’heure, parlons bouquin, nom d’une pipe en bois. Un conseil avisé de mon amie libraire, pas Pierrot (blague pourrie), mais Charlotte !

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Sarakontkoi ?
Fin du XVIIIe, début du XIXe. Blonde, 16 ans, vit une vie léthargique dans un couvent où elle ne voit la vie qu’à travers les verres bleus des lunettes que les sœurs l’obligent à porter. Éduquée avec les jeunes filles de son âge, qui jalousent sa magnifique chevelure blonde, elle ignore tout de ses origines. Jusqu’à ce qu’un jeune sculpteur la prenne pour modèle et révèle son corps et ses sens à la lumière ; le dossier de police sur l’étrange disparition d’une jeune noble 16 ans auparavant porte alors Blonde sur le chemin de ses origines, semé de monstres, de légendes, et d’amours profanes.

Quelle épopée ! Du genre qu’on n’a pas envie de lâcher. Les premier chapitres nous plongent directement dans une quête d’identité, et le changement de point de vue (de la jeune fille au sculpteur pour revenir à Blonde) nous plonge dans les méandres d’un mystère qui demande résolution. Quelque chose d’épique, comme un combat, une fougueuse envie de vivre, d’amour et de reconnaissance flotte sur ce récit. Pas toujours sous la forme où l’on s’attendrait à les trouver, mais le tout n’en est pas moins extrêmement émouvant.

Tenpenskoi ?
Première impression, en voyant la couverture : mon dieu, encore un de ces machins bâclés pour ados, lecture prémâchée au style simplet. Genre Anne Robillard. FAUX ! On a déjà parlé de réécritures de contes par le passé, notamment celles de La Belle au bois dormant et La Belle et la Bête. Des contes populaires transposés sur fond d’actualité sociale. Ici, rien à voir : on conserve le côté historique, les capes et les épées, et on saupoudre de folklore étranger exotique. Bam ! On a une version de Boucle d’Or vachement plus rock’n’roll que la version originale, sans la morale à la fin et tout le bla bla.  Essoufflant, mais à lire !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature, 400 pages, 17,90€ chez votre libraire.

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La passe-miroir, livre 1 : Les fiancés de l’hiver (Christelle Dabos)

Amis lecteurs / blogeurs, bonsoir !

Les jours raccourcissent, il fait de plus en plus froid. Avant même l’orgie de bonbons d’Halloween, on reçoit déjà les catalogues de Noël. Alors, la seule chose dont on ait vraiment envie en ce moment, c’est de se caler devant un feu de cheminée avec un bon bouquin. Bon, d’accord, je parle surtout pour moi. Mais croyez-moi, ce bon feu de cheminée, vous l’apprécierez d’autant plus avec le bouquin qui arrive ! (Vous avez vu ce titre ?)

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Sarakontkoi ?
Un monde, que l’on suppose être le nôtre, a explosé en plusieurs morceaux, appelés des Arches. Sur chaque Arche, un esprit de famille, sorte de Dieu immortel et vestige de l’ancien monde, règne en maître sur les habitants. Ophélie, jeune fille frêle et effacée, s’occupe tranquillement de son musée sur Anima. Sa spécialité ? Lire les objets, c’est à dire voir le passé de leur ancien propriétaire. Du jour au lendemain, elle se retrouve fiancée à un haut dignitaire d’une Arche hostile et glaciale, le Pôle. Elle devra y suivre son fiancé dans le flot perpétuel des complots de cour. Mais elle découvrira qu’elle n’a pas été choisie au hasard…

Tenpenskoi ?
Lauréat du prix du premier roman Gallimard Jeunesse, quelle aubaine ! Finaliste du choix du jury, choix final du public, c’est donc le premier tome d’une (probable) quadrilogie que vous avez dans les mains. J’avoue que j’étais sceptique au départ : encore une série ? Encore de la fantasy ? Encore des histoire d’amour prémâchées ? Sceptique quant au titre. Mais aussi à l’histoire. Tous ces trucs d’uchronie futuriste un peu fantasy, ça devient d’un banal… Et puis, en fait, vous vous retrouvez avec des personnages bien plus profonds qu’il ne semblent l’être, des complots plus sombres, plus compliqués que ne le laisse présager le synopsis.

Au final, on tient dans ce tome (et quel tome ! plus de 500 pages) : une intrigue bien ficelée, des personnages atypiques, une conspiration, et un univers extrêmement plausible, avec ce quelque chose de familier, mais de totalement nouveau aussi ! Tout ça emballé dans un style léger et très simple, de ceux qui portent, sans qu’on en voie réellement les mots, les plus grandes histoires. Mais c’est que ça laisse présager de très longues heures de plaisir à dévorer les tomes suivants ! À lire !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand format littérature, 528 pages, 18€ chez votre libraire !

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Mathieu Hidalf, tome 4 : La bataille de l’aube (Christophe Mauri)

Amis du jour, bonjour !

Je ne suis qu’une voix du passé — nous sommes le 2 septembre — et je viens de terminer le tome 4 des aventures de notre tête brûlée préférée. Oui, certains sont privilégiés. Le livre sort dans plus d’un mois, et je ne peux déjà plus attendre de lire le tome 5. Pour vous, en avant-première…

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Attention, SPOILER ! Si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas le paragraphe qui suit !

Sarakontkoi ?
Mathieu a été banni de l’école pour avoir suivi les ordres qu’il pensait venir du capitaine Louis Serra. Il a fait l’indéfaisable : il a prononcé le Serment Noir pour sauver l’école, et a ainsi tué son arbre doré. Face à la douloureuse évidence qu’il ne sera jamais Élitien, Mathieu fait en sorte de sombrer dans un profond sommeil enchanté, dont il ne s’éveillera que sous une impossible condition… ou à sa majorité. Mais en faisant cela, il ignore le danger qu’il fait courir à son école bien aimée.

Tenpenskoi ?
Avant de commencer un nouveau tome de Mathieu Hidalf, je suis toujours un peu nerveuse. Pas que je n’aie pas confiance en Christophe, mais j’attends les réponses aux questions qu’il a semées dans les tomes précédents, et je me demande toujours s’il n’en oubliera pas une ou deux, genre questions improbables… Mais jamais il ne nous laisse tomber. Mathieu reste égal à lui même, comme dans chaque tome. Plus ça va, moins le personnage est centré sur lui-même, il commence à grandir. Il est également le bénéficiaire d’un présent qui va changer sa vie.

Un mystère de plus en plus épais entoure Mathieu et l’école. On se demande pendant tout le bouquin où sont les faux-semblants, et — chose que j’ai vraiment appréciée — on a quand même quelques réponses. (Oui, je trouve incroyablement chiants les bouquins où on n’apprend tout que dans le dernier tome). Et puis, c’est toujours aussi génial ! Tellement génial que j’ai piqué une crise quand j’ai cru avoir perdu mon tome 3 dédicacé, au point de râler après ma frangine à qui je l’avais prêté… Encore quelques jours de patience !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Romans Jeunesse, 320 pages, 13,50€, mais dans deux jours 😉

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Mathieu Hidalf, tome 4 : La bataille de l’aube (Christophe Mauri)

Amis du jour, bonjour !

Fans de Mathieu Hidalf, beware, le tome 4 est prévu pour le 17 octobre. Votre serviteur (-euse, mais ça se dit pas) vient de le terminer. Effacés les doutes de l’auteur, ce tome charnière n’aura pas fini de vous surprendre. Alors seulement, vous comprendrez la torture littéraire qui m’est infligée face à l’attente du dernier tome (le 5e).

Encore un mois et demi pour lire la critique… je la posterai quelques jours avant la sortie 😉

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Stardust (Neil Gaiman)

Amis du mercredi, bonjour !

Je prends 5 minutes, parce que, comme vous pouvez le voir dans la PAL (Pile À Lire), Stardust a (enfin) disparu. Et pour cause, après m’être endormie des centaines de fois au bout de 3 lignes, j’ai enfin trouvé la force de terminer ce dernier chapitre. Tout a commencé lors d’une visite chez Maëlle, mon amie parisienne — peu avant qu’on ne parle koala (que j’ai trouvé, enfin !) pour la première fois. Elle avait posé sur la table de son salon un bouquin, de taille un peu batarde (entre une BD et un roman grand format) et paraissait toute excitée d’avoir trouvé la version illustrée du livre de Gaiman. « Stardust, comme le film ? », ai-je naïvement demandé. « Oui, mais ça n’a pas grand chose à voir », m’a-t-elle répondu. Bref, tout ça m’a turlupinée, et j’avais trouvé les illustrations super jolies en plus. Alors ni une ni deux, je me suis mise en chasse. Amazon a été mon seul recours (pardonnez-moi mon Père parce que j’ai péché), mais je l’ai enfin trouvé. En poche d’abord (je me suis plantée dans ma commande), puis en grand format, illustré. Voilà pour la petite histoire. Comme quoi, faut pas grand chose…

stardust

Sarakontkoi ?
Petit village de Mur, Angleterre – début du XIXe siècle. Le village est bordé par un mur (d’où son nom) dont la seule brèche est étroitement surveillée afin de ne permettre aucun passage ni dans un sens, ni dans l’autre. Tristran Thorn est un individu pour le moins curieux. Un peu lunaire, pas vraiment intégré, ce jeune homme au physique atypique est follement amoureux de Victoria, « la plus belle fille du compté, et même du monde ». Un soir, alors qu’il la raccompagne chez elle, et qu’il énumère les folies qu’il pourrait accomplir pour son amour, une étoile tombe de l’autre côté du mur. Commence alors un long voyage au cours duquel Tristran, dans le but de ramener à sa chère Victoria son étoile chue des cieux, se découvre lui-même dans un pays inconnu et pourtant si familier. Et rencontre chemin faisant des personnages hauts en couleur. Mais il n’est pas le seul à s’intéresser au sort de l’étoile…

Tenpenskoi ?
Un magnifique conte dans la lignée des romans jeunesse de Neil Gaiman, toujours un peu borderline, jamais vraiment incorrecte, mais toujours un peu dérangeant. On retrouve ici toute la naïveté des contes de notre enfance, saupoudrée d’une pincée de cette amertume des adultes qui aimeraient ne pas grandir.

Pour la première fois, je regrette d’avoir vu le film avant d’avoir lu le livre… Bien que très bien adapté, et disposant d’un excellent casting, il révèle néanmoins toutes les clefs du bouquins tout en s’en éloignant pas mal parfois. Les effets de surprise sur la découverte progressive des personnages n’ont donc pas fonctionné. Pour le coup, c’est presque dommage, parce que le film était sympa aussi… Mais à lire, surtout si vous pouvez vous procurer la version originale illustrée par Charles Vess !

Pour info :
J’ai Lu (entre autres), 211 pages (en l’occurrence), 5,80€ chez votre libraire.

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A comme Association, tome 7 : Car nos cœurs sont hantés (Erik L’Homme)

Amis du jour bonjour !

Les chroniques s’enchaînent malheureusement un peu lentement en ce moment, faute de temps. Mais voici celle de l’avant-dernier A comme Association, dont vous trouverez les chroniques des tomes précédents ici.

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Sarakontkoi ?
Jasper est devenu, sans le savoir, l’ennemi public numéro 1. Il pourchasse le mystérieux mage, qui lui-même recherche, pour des raisons obscures, le patron de l’Association. Alors que même les Anormaux semblent en avoir après lui, il est victime d’hallucinations contre lesquels il est impuissant, se découvre des pouvoirs qu’il ne pensait pas avoir, tombe amoureux de l’agent stagiaire Nina, et découvre le lien étrange qui l’unit à Ombe. De quoi perdre ses repères…

Tenpenskoi ?
Au lieu de nous éclairer comme je le pensais, ce tome nous plonge dans une perplexité bien plus grande encore. Pas tout à fait un livre de transition, mais pas non plus un tome plein de révélations, Erik L’Homme nous en donne pourtant suffisamment pour que nous ayons envie de terminer la saga. Et quand je vois la taille du tome 8, je me dis qu’on n’est pas sortis de l’auberge…

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Grand Format, 208 pages, 10,05€ chez votre libraire