Publié dans Bouquinade, Roman historique

Le Comte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas)

Ami du jour, bonjour !

Tu as envie de vivre de folles aventures, le truc de fou qui mixe les 1001 nuits, Les Hauts de Hurlevent, et le Bossu ? Un roman de cape et d’épée, une histoire de gentilhomme, d’honneur froissé ? Je vais — enfin, Alexandre Dumas va te raconter l’histoire d’une vengeance avec un grand V. Je te cause de ma lecture (ou de mon écoute, puisque c’était un livre audio) du Comte de Monte-Cristo.

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Ma Pleiade dont je suis trop fière

Sarakontkoi ?
Bon, normalement, Le Comte de Monte-Cristo, tu en as entendu parler, même si tu sais pas vraiment de quoi ça cause. C’est l’histoire d’Edmond Dantès, jeune marin à qui la vie semble vouloir sourire : son habileté en tant que second sur le navire le Pharaon lui vaut une place capitaine, sa droiture lui vaut l’amour de ses marins, sa jolie fiancée l’aime éperdument… Mais le bonheur attire les jalousies, et le contexte politique n’arrange pas les tensions et les soupçons. Il est accusé à tort de bonapartisme et est enfermé durant 14 longues années dans la prison du château d’If. 14 années durant lesquelles il aura le temps d’orchestrer une vengeance aux petits oignons contre ceux qui sont responsables de son arrestation.

Tenpenskoi ?
Mais ouah la claque ! C’est le genre de bouquin qui fait un peu peur, il faut le dire, parce que son volume t’écrase. Mais bon dieu, Dumas sait raconter les histoires ! Il a publié pour la première fois son roman sous forme de feuilletons en 1844. On sent le côté feuilleton dans le détail minutieux du récit. Bah oui, quand t’es payé à la feuille, tu fais traîner. Mais jamais rien n’est de trop ! Chaque détail a son importance, parce que la vengeance d’Edmond Dantès est réglée au millimètre. Du coup, chaque chapitre est une surprise, parce que vous ne saurez jamais où vous emmène Dumas. Dans la grotte d’un célèbre hors la loi italien ? Dans le salon d’un grand financier ? Au balcon d’un théâtre ou à celui d’une exécution ?

Le Comte de Monte-Cristo nous raconte l’histoire d’un homme brisé à qui l’on a tout pris, et dont la vie n’a plus de sens. Il n’est qu’un gouffre de désespoir, et il est certain d’accomplir dans sa démarche la volonté de Dieu, qui n’aurait pu gâter autant les menteurs et les voleurs et laisser dans la misère ses fidèles enfants. Edmond est un homme qui n’a de cesse d’apprendre, d’un carisme presque surnaturel, ce qui lui sera fort utile sur son chemin vers la paix.

Edmond jouit grâce à son co-détenu d’une fortune et d’un savoir infini (ouaip, un peu comme dans Les Evadés, mais là, le héros a le magot au début de l’histoire) : langues, bienséance, histoire, tout y passe pendant ces longues années d’enfermement. Grâce à cet héritage, il se fait réparateur de tort, et laisse la nature profonde de chacun de ses ennemis le détruire ; ici l’avarice, ici la fierté, là la fourberie. C’est jouissif au début, et au fur et à mesure, on prend conscience de l’ampleur du malheur de Dantès. La ronde des émotions nous emporte, on aime au point de se donner la mort, on est fidèle au point de se compromettre. Le tout dans un élan de transports des plus éloquents.

En bref, tu vas kiffer.

Et parce qu’elle aussi a kiffé, je te propose de regarder la vidéo de Lemon June !

Dernière chose : si tu te dis que tu vas regarder le téléfilm en 4 parties avec Depardieu, j’ai regardé la première, je n’ai pas retrouvé mon Edmond. Depardieu joue un Edmond qui n’est que haine, aucune nuance, aucune montée en puissance, il braille dès le début. Les personnages sont mélangés, rien n’est vraiment subtil. Reste à savoir ce qu’il en est du film de 1979. Tu l’as vu ?

Pour info :
Tome 1 : éditions Gallimard, collection Folio Classique, 703 pages, 8,40€
Tome 2 : éditions Gallimard, collection Folio Classique, 768 pages (pitié, ne pars pas en courant), 8,40€
Ou tu te fais plaiz’, tu achètes la Pleiade, chez Gallimard, 1450 paces, 60€

 

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour : apophonie

Ami du jour, bonjour !

Tu l’auras remarqué, le J’ai testé pour vous n’est pas sorti, j’avais pas la foi cette semaine. Du coup, je ressors de la tombe une rubrique un peu laissée en friche. Alors sortez les bêches et les râteaux, on ressort le mot du jour !

Et pour bien recommencer, un mot bien sympa, que ça change pas ta vie si tu le connais, mais que tu peux faire le malin quand tu le sors.

Le mot du jour : apophonie.

Une apophonie, c’est une modification de timbre. Rien à voir avec la poste, mais avec les voyelles, lorsqu’elles changent d’un mot à son dérivé, pour passage du féminin au masculin, du singulier au pluriel, d’un temps à l’autre, ou d’un type de mot (verbe) à un autre (nom commun). Pour le moment, tu comprends pas grand-chose à ce que je te raconte.

Je te donne des exemples de changement de sonorité :
émail => émaux
je meurs => nous mourons
coordonner => coordinateur

Et j’en passe…

Quand j’étais en latin, on parlait d’apophonie de la voyelle intérieure. C’est à dire que quand on ajoute un préfixe à un mot, la voyelle passe de la première syllabe à la seconde par exemple. Et elle se referme. Un exemple : le verbe facio (je fais) devient conficio (j’exécute).

Tu sauras maintenant que ces petits changements d’un mot à l’autre d’une même racine porte un nom. Toi, t’en connais des apophonies ?

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le rééquilibrage alimentaire sur internet !

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, aime tes bourrelets, sors tes filets d’oranges, on va parler rééquilibrage alimentaire sur internet, et plus particulièrement Croq’Kilos, puisque c’est celui que j’ai testé. On t’en bombarde de la connerie, que Comme J’aime te fera passer de Maïté à Jessica Alba (ou de Laurent Ournac à Hugh Jackman), que Weight Watcher c’est trop bien. Ta pote parisienne, elle voit une diététicienne toutes les semaines. Et toi, tu aimerais bien perdre du poids, mais jeter du fric par les fenêtres, non merci (spoiler : les crèmes anti-cellulite ou amincissantes, genre XLS, ça marche que si t’en as pas, de la cellulite). Alors je te dis ce que j’ai pensé de mon année Croq’kilos.

Pourquoi tu fais ça ?

Il faut savoir que les régimes, je connais depuis toute petite. Pas que j’aie été particulièrement grosse étant gamine. Mais les mioches sont méchants entre eux, et si tu n’as pas la même forme que tes copains, si tu es un peu différent, ça passe pas (merci les parents qui enfoncent des stéréotypes dans le crâne de leurs chères têtes blondes). Ca et la peur maternelle de voir sa gamine subir les mêmes moqueries qu’elle. En gros, la bouffe, ça a été toujours été un problème. D’une part parce que je ne peux pas regarder un croissant sans prendre 5 kg et d’autre part parce que je suis incapable de me raisonner.

Je le dis souvent, mais prends un alcoolique par exemple. Le gars, il suit une cure, et ensuite, il ne prend plus une goutte d’alcool de sa vie. Moi, je suis obligée de manger 3 fois par jour. Ca veut dire apprendre à se raisonner. Ca veut dire retenir ces putains de pulsions qui font que dès que tu commences un repas, il se passe deux choses dans ta tête : la première, c’est que tu te demandes comment tu vas pouvoir manger un max avant de plus avoir faim et que tu dois profiter à fond de chaque bouchée genre t’es condamnée ; la seconde, c’est de te dire que le lendemain, tu ne rentreras plus dans ton pantalon. On est un peu serrés dans ma tête. Et à force de te voir grosse, bah tu le deviens.

Monter sur une balance ? Mon cauchemar. Enfiler mon jean ? Mon épreuve matinale. Et pourtant, depuis quelques temps, j’apprends à accepter. Accepter d’être différente, de ne pas ressembler à ce qu’un autre aime, où à un mannequin publicitaire. En gros, à l’image que Karl Lagerfeld et l’américaine qui a décrété que la peau d’orange c’était moche veulent que j’aie de moi-même. Ceci dit, en acceptant mon poids, je me suis également demandé si je pouvais agir dessus.

Aller chez un(e) diététicien(ne) pour qu’on juge ma manière de bouffer ou qu’on me dise que je suis trop grosse ? Certainement pas. Ne bouffer que de la salade ? Nan. Alors ma collègue Fred m’a parlé de Croq’Kilos.

Et dans les faits ?

Pour entre 9 et 15 euros par mois, Croq’Kilos te propose de choisir la formule qui te convient, basée sur un questionnaire que tu remplis en t’inscrivant. Quand tu es en surpoids trop important, on te met en garde que, quand même, il faudrait être suivi par un médecin. Bon, après ça, tu as 4 formules. Le menu plaisir, le menu express, le végétarien et le menu de stabilisation.

Suite à ça, on te propose petits dej’, repas de midi, collation et repas du soir adaptés à la formule choisie. Une fois les menus validés pour la semaine, Croq’kilos te donne ta liste de courses, et les recettes de chaque plat. Tu as droit à un cheat meal par semaine, c’est à dire un repas plus calorique.

Tu donnes en début de programme ton poids de départ, et ton objectif. Chaque fois que tu te pèses, tu mets à jour le site et tu as une courbe d’évolution. Le site propose aussi des livres et des exercices physiques, mais je me suis contentée des menus.

Alors oui, au début, tu as la dalle un peu quand même. Et tu pèses et tu comptes. Mais ça fonctionne. J’ai perdu entre 2 et 4 kilos par mois. Jusqu’à un certain palier. Je n’ai pas atteint le poids que je m’était fixé, mais j’ai perdu 15 kg. En vrai, je suis contente. Mais maintenant, j’ai envie de choisir ce que je mange. Alors j’ai arrêté.

Verdict ?

J’aime : c’est efficace, ça marche, on voit l’évolution de la courbe de poids, les menus sont variés, on mange de tout, et on découvre même de supers plats, la liste de courses est super pratique et j’ai pas à me demander ce que je vais faire à manger tous les soirs.

J’aime pas : le manque de suivi personnalisé, les recettes se préoccupent rarement des saisons (la tomate et la courgette en plein hiver, ça va à l’encontre de notre démarche zéro-déchet-écolo), la complexité de certains plats (varié ok, mais là, c’est relou parfois).

Grâce à ce programme, j’ai appris à doser ma bouffe. Je sais reconnaître une assiette trop pleine, et franchement, c’est déjà un grand pas pour moi. Mais je veux aussi me dire que je sais faire des repas équilibrés, parce que j’ai les bons réflexes. Même si j’ai appris beaucoup de choses, le programme est trop limité sur une longue période.

Ils en parlent :

Une vidéo intéressante de ValbeautyLifeandVlogs
Un avis et quelques visuels sur Passeport Santé
Le retour de Ladydine
Un article de Naturavox
Un article plus mitigé sur Sagesse Santé

Maintenant, c’est à toi !

Je me devais de donner mon avis cette fois-ci ! Car le rééquilibrage alimentaire, sous quelque forme que ce soit… c’est l’histoire de ma vie… Je ne me souviens pas d’un jour où l’alimentation n’est pas un problème pour moi. Je passe mon temps à me demander si tel plat va me faire grossir, combien de calories contient tel gâteau ou si à midi je mange ça, ce soir je mange rien… J’ai testé tout et n’importe quoi, en vain. J’y reviens toujours. Me goinfrer, les gâteaux, les grignotages au boulot… J’y arrive pas. Je ne me contrôle pas. Le problème avec Croq’kilos et compagnie, c’est qu’il faudrait que ça dure toute ta vie… C’est impensable ! J’aime bien manger dégueu, et je me plains après… Arf… On est toutes comme ça je crois. Je maudis les filles qui bouffent ce qu’elles veulent et qui gardent la ligne. Je sais pas s’il y a LE TRUC magique mais en tous cas c’est pas pour moi !
Emilie

J’ai tenté le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos début 2017. L’expérience était vraiment très sympathique dans la mesure où les plats étaient variés et délicieux. Mais surtout, il m’a permis de perdre 20 kg, ce qui a complètement chamboulé ma vie de nana en éternel surpoids.
Tout cela c’est génial, jusqu’au moment où l’on commence à reprendre graduellement, et l’engrenage de la culpabilité revient.
Bien qu’il s’agisse d’un ré-équilibrage alimentaire plutôt flexible et attrayant, il reste tout de même une méthode qui va donner au corps bien moins que ses besoins journaliers (menus à 1200 – 1500 kcal ou 1800 kcal/jour). En ce sens, la reprise de poids en cas d’arrêt me semble difficilement évitable.
Je nuance un peu le propos, car nous sommes en 2019 et j’ai repris 10 kg, c’est à dire la moitié de ce que j’avais perdu, mais pas plus. Donc je ne regrette pas d’avoir entamé cette démarche, mais maintenant je vais voir une diététicienne pour travailler sur les comportements alimentaires, la connaissance de son corps et la différence entre faim et envie. Le travail sera certainement plus long, mais concluant espérons-le.

Fred

Pour ma part j’y suis ! J’ai 56 ans et je voudrais profiter de mes petits enfants (courir, chanter, jouer…) Être en pleine forme quoi ! Et franchement depuis que je me reprends en main je fais beaucoup plus de choses, l’alimentation équilibrée est une vraie richesse pour le corps, ce qui ne veut pas dire tout arrêter mais simplement manger sain avec quelques débordements quand on est de sortie (il faut penser à vivre aussi) mais je tiens à rajouter que l’abandon de la cigarette et de l’alcool n’empêche pas de bien vivre…
Pour moi un rééquilibrage est important pour bien vieillir avec ceux qu’on aime !
Françoise

J’ai fait et je continue Weight Watchers. J’ai perdu plus de 30 kg alors je n’irai pas jusqu’à dire que ça a changé ma vie mais je me sens beaucoup mieux dans mon corps et j’ai beaucoup plus confiance en moi et ça n’a pas de prix.
Amélie

Adolescente j’avais beaucoup de poids à perdre. J’ai été suivie par une diététicienne et depuis cette période de grosse perte pondérale, j’ai essayé à peu près tous les régimes existants. Dernièrement j’ai testé la méthode de rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos (présentée par votre obligée) et cette méthode a plutôt bien marché puisque, alliée à deux séances de crossfit par semaine, j’ai perdu en trois ou quatre mois les deux ou 3 kg que mon médecin m’avait préconisé de perdre avant de tomber enceinte… Dernièrement, j’ai recommencé le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos mais il est vrai qu’à un mois et demi à peine postnatal, j’ai du mal à être aussi assidue qu’auparavant et pour que cela fonctionne il faut vraiment l’être. En tout cas même si certaines recettes sont fastidieuses à réaliser je trouve qu’elles sont savoureuses et très intéressantes j’en suis plutôt satisfaite. D’autant plus que les kilos qui ont été perdus pendant le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos n’ont pas été repris sur la période où j’ai arrêté le régime avant la grossesse.
Laura

Merci à tous pour votre participation !
Le sujet de la semaine prochaine : l’escape game.

Publié dans Albums, Bouquinade

Sans le A : l’anti-abécédaire (Michael Escoffier / Kris Di Giacomo)

Ami du lundi, bonjour !

Après ce petit week-end de trois jours que je me suis accordé (merci patron), je reviens, plus en forme que jamais… pour au moins une heure. Et je reviens avec une proposition de ma collègue Laure, dont les préconisations me sont chères, parce que ses conseils font immanquablement mouche (souvenez-vous de Un océan d’amour). Encore une fois, elle a mis dans le mille.

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Sarakontkoi ?
Pour le coup, ce n’est pas une histoire, c’est un abécédaire un peu particulier, qui nous montre qu’une lettre peu briller par son absence. Par exemple, que sans le H, la cHouette aurait des couettes. Elles y passent toutes, de A à Z, pour notre plus grand plaisir et l’amusement des plus petits, qui peuvent ainsi comprendre la place d’une lettre dans le mot !

Tenpenskoi ?
J’ai trouvé ça brillant ! La chronique ne sera pas bien longue, j’ai a-do-ré ce livre. Je pourrais t’expliquer pourquoi en long, en large et en travers, mais je vais être brève.

Cet album déborde d’ingéniosité. Il est drôle, et pour chaque entrée, l’adulte que je suis n’a pu s’empêcher de dire « ah ouais, pas mal, bien trouvé ! » Pour le tout jeune lecteur, c’est l’occasion de comprendre le rôle que joue la lettre dans le mot, visuellement, et phoniquement. Je pense notamment aux consonnes muettes comme le H, ou à celles qui font des sons différents selon leur place.

Les dessins sont tellement choupis, toujours drôle, parfois perchés.

Et si tu n’es pas convaincu, je te donne 2-3 exemples, histoire de te mettre l’eau à la bouche :

Sans le H, les chouettes ont des couettes.

Sans le P, le potage est pris en otage.

Sans le G, l’aigle bat de l’aile.

Et j’en passe. Ma recommandation : fonce. Lis-le, offre-le, fais le lire.

Pour info :
Kaléidoscope, 64 pages, 15 €
existe en petit format à 5€, tu n’as aucune excuse à ce prix-là !

 

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le crochet (et le tricot) !

Ami du jour, bonjour !

J’allais commencer mon billet par « aujourd’hui », mais je me rends compte que je commence tous mes billets par « aujourd’hui »… du coup, je tente de trouver une autre approche, qui ne vient pas… qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, le billet ne commence pas par « aujourd’hui ». Et je vais te parler tricot et crochet.

Pourquoi tu fais ça ?

Pour le coup, je ne vais pas t’expliquer, cette fois, pourquoi j’ai choisi d’apprendre le crochet et le tricot. On s’en fout à la rigueur. Et même, je te dirais que je suis loin d’être une championne, mes capacités se bornant à faire de l’écharpe au kilomètre et quelques petites choses sympas au crochet.

Mais je vais t’expliquer pourquoi j’ai choisi de t’en parler, ça c’est plus intéressant. J’entends beaucoup : « c’est chouette, j’aimerais trop savoir faire ça ! » Quelle que soit la complexité de l’ouvrage que je propose ou que j’expose, c’est toujours la même remarque. Remarque que j’ai faite aussi un jour. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’en fait, ça demande quoi de développer une nouvelle compétence ? Bah simplement un bon auto-coup-de-pied-aux-fesses, 2-3 outils (mais 3 fois rien) et beaucoup de persévérance et de bonne volonté.

Donc, encore une fois, yes you can.

Et dans les faits ?

Le tricot et le crochet résultent pour moi d’un besoin de ne pas rester inactive quand je regarde la télévision. Je ne peux plus me concentrer à 100% sur un film ou une série, et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas. J’ai besoin de faire quelque chose de mes mains. Du coup, c’est plutôt la télévision qui constitue le fond sonore de mes moments tricot que le contraire.

Le tricot, comme beaucoup, je l’ai appris avec ma grand-mère. Plus que sa patience (elle se bornait à monter mes mailles, c’est-à-dire faire mon premier rang, et à me montrer comment créer une maille, puis me laissait les aiguilles et repartait à sa besogne), je dirais que c’est mon acharnement à vouloir réussir ce que j’entreprends qui m’a fait recommencer encore et encore les mêmes rangs. D’ailleurs, je ne sors pas des sentiers battus de l’écharpe ou du bonnet, mais je me lancerais bien dans des trucs un peu plus compliqués. En soi, il suffit d’une pelote et de deux aiguilles.

Pour le crochet, il s’agit réellement d’une volonté propre, J’ai profité d’un tour en mercerie pour un réappro de laine, et sur un coup de tête, je me suis acheté un crochet. Quelques vidéos Youtube plus tard, je crochetais comme une championne les points de base. Parce qu’en fait, ça ne demande pas plus que de la pratique. Après, c’est comme une recette, il faut suivre le modèle. Maintenant, je m’atèle, grâce à mon amie Fanny qui m’y encourage et me trouve des modèles faciles, à la confection d’amigurumi. Kesako ? Littéralement, c’est le mot japonais pour « peluche tricotée ou crochetée ». Ce sont de petits animaux ou personnages, souvent (pour ne pas dire exclusivement) fabriqués avec une technique de tricot / crochet en cercle. Il faut juste sauter le pas 🙂

Donc stop aux écharpes au rabais achetées chez H&M, stop aux doudous fabriqués en Chine et achetés chez Autour de Bébé, à toi la fierté de pouvoir offrir / porter / utiliser ce que tu as fabriqué. À ce sujet, je te parlerai dans un autre billet de la couture, mais j’ai décidé de séparer les deux parce que la finalité n’est pas la même pour moi.

Ils en parlent aussi :

Les tutos vidéo de Phildar pour les points de base
Les tutos vidéo de Crochet Cocoon pour des petits modèles sympas
Le fabuleux site internet de Cotcotcrochète, etc. et son compte Insta (d’où est tirée l’éponge lavable dont je parlerai dans un prochain billet).
Chouette Kit, proposé un peu plus bas par Coraline, pour trouver de petits kits avec des projets sympas pour débutants.

Et pour le reste, Youtube est ton ami ! Et ça va des baskets Nike pour bébé aux amigurumis Star Wars…

Maintenant, c’est à toi !

Ma mamie m’avait appris à tricoter quand j’avais 7-8 ans, mais je n’avais pas continué. 20 ans plus tard, j’ai eu envie de m’y remettre et je suis donc repartie de zéro grâce à YouTube. Après quelques galères, j’ai finalement tricoté 2 châles (ça m’a pris une éternité).
Et puis j’ai découvert le crochet (j’ai appris grâce à @chouettekit et leurs supers défis pour débutants) et ça a été le coup de foudre : c’est tellement plus facile que le tricot, moins fatigant aussi pour les poignets et les doigts. Ça avance super vite et si on se trompe, on peut défaire facilement sans avoir envie de pleurer.
Et y a plein de projets sympas à faire. Et je ne parle même pas des amigurumis !
Depuis, j’ai converti toutes mes copines et on se fait des après-midi crochet une fois par mois. 😁
(Désolée, je me suis emballée, mais le crochet a vraiment été une révélation pour moi ! 😅)

Coraline (The cup of books, sur Insta et WordPress)

Personnellement je suis pas fan du crochet, par contre le tricot j’adore ! Mais le tricot lui ne m’aime pas… depuis mon enfance j’ai des aiguilles à tricoter et de la laine mais impossible de réussir un rang de mailles correct, au bout de dix il y en a une qui saute et qui foire tout ! Pourtant j’aime tellement ça, ça me détend ! J’aime énormément cette mode des laines énormes et je chérie un certain chunky plaid en grosses mailles que certaines copine de l’amour m’ont offert il y a deux ans…
Laura

J’ai appris à tricoter très jeune avec ma mamie. Comme tout le monde (je crois), j’ai appris à faire des écharpes ! Mais la laine grattait, les points n’étaient pas réguliers et donc je ne m’y suis pas intéressée plus que ça. Et puis, plus tard, pendant mes études, j’ai eu à nouveau le goût des petits plaisirs de mon enfance : préparer les bons plats de ma mémé, cultiver le potager et, bien sûr, tricoter ! Sauf que je suis trop lente au tricot, alors ça m’ennuie ! C’est ma copine Lili aux 2 mains gauches qui m’a ensuite fait découvrir le crochet. Mon addiction est née. Ce que j’apprécie dans le crochet par rapport au tricot : le droit à l’erreur (beaucoup plus facile à réparer qu’au tricot) et les possibilités de création ! Les fils ont beaucoup évolué aussi, on trouve désormais facilement toutes les tailles, couleurs et résistances, en fonction des projets que l’on souhaite réaliser. De quoi s’occuper encore longtemps 😉
Fanny de Cotcotcrochète, etc.

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En bonus, je vous montre en avant première l’avancée de ce merveilleux projet de couverture (bien plus grande que ce à quoi je m’attendais) : 768 petits carrés granny réalisés et en cours d’assemblage, le tout au crochet ! Saurez-vous reconnaître qui se cache derrière ces pixels ?

La semaine prochaine, je teste pour vous le rééquilibrage alimentaire sur internet !
Vous avez testé ? Adoré ? Détesté ? Vous n’adhérez pas ou ne jurez que par ça ?
RDV dans le formulaire de contact du blog, sur la page FB ou le compte Insta !

Publié dans Albums, Bouquinade

Capitaine Rosalie (Timothée de Fombelle / Isabelle Arsenault)

Ami du jour, bonjour !

Je m’en viens te parler album, pour changer, étant donné que ma capacité de lecture en ce moment est celle d’une limace de course. Là, c’est vite avalé, vite digéré…
Et vite oublié ?

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Sarakontkoi ?
En 1917, la Grande Guerre fait rage. La journée, la toute jeune Rosalie est laissée aux bons soins de l’instituteur du village, avec les autres enfants, pendant que sa maman travaille à l’usine d’armement. Le soir, parfois, elles reçoivent des lettres de son papa. Et sa maman les lui lit. Elles sont pleines d’espoir, de mots d’amour. Mais Rosalie a autre chose à faire que d’écouter ces lettres. Elle a une mission, elle aussi. Elle est Capitaine Rosalie.

Tenpenskoi ?
Franchement, je l’attendais. Et je l’attendais ferme ! Déjà, parce que Timothée de Fombelle est mon héros, un poète des temps modernes, qui sait faire s’envoler les mots, les faire danser, et leur donner ce petit goût tout doux que j’aime tant.

Et là, rien.

Je comprends le propos, je comprends l’intention. Mais rien. Soit qu’il a voulu trop en faire, soit qu’aucun élément de ce court récit n’a été réellement exploité, mais plutôt survolé, ça m’en a touché une sans faire bouger l’autre, si vous voyez ce que je veux dire. Quant aux illustrations, moi j’aime bien le crayon de couleur. Là, c’est doux, c’est simple, mais je n’ai pas apprécié autant que je m’y attendais. C’est dommage.

Ceci dit, pour parler de la Grande Guerre avec les enfants, c’est une bonne approche, ni trop violente, ni trop abstraite. Il restera donc sur mes étagères, le temps de recueillir d’autres avis, et pourquoi pas de le faire découvrir à de jeunes enfants. Sans doute mes attentes étaient-elles trop élevées. Toi, tu l’as lu ? T’en as pensé quoi ?

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Albums Junior, 64 pages, 12.90 EUR

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… les boîtes à lire !

Ami du jour, bonjour !

Elles fleurissent un peu partout, à l’initiative de communes ou de particuliers. Elles sont une seconde vie pour bon nombre de vieilles éditions du Livre de Poche (oui, oui, y’en a boucoup boucoup), d’Hervé Bazin ou d’Henry Troyat (par chez moi) mais parfois, on y trouve de réelles pépites. Ce sont les boîtes à lire, et j’en suis une fervente utilisatrice.

Pourquoi tu fais ça ?

Au commencement, il y a Chéri, qui me dit un soir en rentrant du boulot : « tiens, il y a une boîte à lire vers la Poste ». Tu penses bien que je suis trop excitée ! Ni une ni deux, au passage suivant, je gare ma voiture sur la place, et je vais y jeter un œil. Maintenant, c’est devenu une habitude, quand on traverse les villages, de prêter attention à ce genre de détails. Et puis il y a le bouche à oreille, les pages facebook et j’en passe. C’est l’occasion de déposer des livres que je ne lirai pas, d’autres que j’ai lus mais que je ne souhaite pas conserver, et certains que l’on m’a donnés, qui ne m’intéressent pas, mais qui, je le sais, feront des heureux. Surtout, c’est toujours une chasse au trésor, quand tu arrives devant la boîte, pleine d’espoir, en te demandant ce que tu vas trouver…

Et dans les faits ?

Au final, ce sont pas moins de 6 boîtes que nous fréquentons au moins une fois par mois. Nous y déposons des livres, certes, mais surtout, je me fais un devoir de les ranger ! Parce qu’ils sont nombreux les zozos qui déposent les livres de la mémé, en tas et sans aucune considération. Du coup, tu as du mal à consulter les ouvrages disponibles parce que tout s’entasse. Pourtant, les instigateurs de ces boîtes (mairies ou particuliers) prennent soin d’en surveiller le contenu !

Concrètement, quand on arrive, je commence par sortir les livres mal rangés, et je me permets de mettre de l’ordre dans la boîte. Ensuite, je fais le tour de ce qui est disponible et enfin, je dépose mes propres livres. Enfin, je dis « je », mais nous sommes toujours tous les deux, Chéri et moi. Notre grande habitude, c’est d’y passer le soir (bien souvent la nuit en rentrant de chez nos parents ou de chez des amis). Cela dit, parfois, rien qu’en passant devant une boîte, on se regarde et on se dit « on fait notre tournée ? »

C’est un merveilleux instrument de partage, mais aussi une seconde vie pour les livres. Pour peu que tu sois nostalgique, tu peux vraiment te régaler ! Par exemple, j’ai trouvé dans une boîte à lire un roman que j’avais lu gamine, Le secret de la sirène, dans la collection Polar Gothique, qui n’est plus édité ! J’y ai trouvé un Jane Eyre dans une collection reliée cuire, Chéri toute une collection de Jules Verne. Parfois, la pêche est moins bonne, voire nulle (et par là, j’entends qu’on rentre broucouille).

Si tu dois retenir une chose de cette expérience, c’est que le partage gratuit n’est pas une évidence de nos jours. Alors il faut prendre soin de ces initiatives, les encourager, les faire vivre. Ces boîtes ne sont pas des décharges pour tes vieux Femina, ni pour tes papiers divers. Mais tu peux y déposer une collection de presse jeunesse, ou spécialisée, dont les numéros coûtent cher et sont susceptibles d’intéresser des connaisseurs. Trop souvent elles sont vandalisées, pillées, brûlées. Et c’est dommage. Parce que les livres trouvent preneur, même là où tu ne pensais pas qu’ils avaient une place.

Ils en parlent aussi :

Pour localiser les boîtes à lire près de chez toi, c’est par ici ! Et d’ailleurs, Recyclivre t’invite à créer ta propre initiative !
6 recommandations à suivre pour créer sa propre Boîte à livres, sur le site Actualitté
Le citoyen, la boîte à livres et les bibliothèques, sur le blog Livres Hebdo
Le projet Boîtes à Lire du fonds Décitre

Et enfin, un très court question/réponse que m’a accordé la marie du Cendre :
– Comment vous est venue l’idée de créer une boîte à livres ?
Le Maire de notre ville en avait découvert sur une autre collectivité et a trouvé l’idée très bonne.
– Comment s’est fait le choix de l’emplacement ?
Il y a 3 boîtes à Lire sur notre commune : 2 aux extrémités de notre parc (distance 1.5km) et une en centre-ville.
– Quelles ont été les modalités de mise en place ?
La fabrication et l’installation ont été réalisées en interne par nos services techniques.
Nous avons complété celle-ci avec des livres de notre ancienne bibliothèque. Puis nous avons communiqué pour informer nos usagers. Nous vérifions chaque mois le contenu des 3 boîtes et nous tamponnons les livres pour voir s’il y a du turn over. Pour plus d’infos :
https://www.lecendre.fr/culture-associations/lecture/boites-a-lire

Maintenant, c’est à vous !

J’y vais environ 4 fois par mois. 90% des livres que je lis dans la semaine y partent. Par contre je trouve rarement de mon côté des choses intéressantes dedans et je suis énervée de voir que les gens s’en servent parfois de dépotoir à vieux papiers.
Lemon June, du compte Insta éponyme (en même temps, depuis le temps que je t’en parle !)

J’adore l’idée de partager des lectures ! J’en ai d’ailleurs installé une dans chaque appartement que je loue en saisonnier et je vois souvent des livres apparaître et d’autres disparaître, je me dis que je contribue à la culture des gens, et tout cela avec le sourire ! 😉 La seule chose que je trouve dommage c’est que des individus mal intentionnés et souvent sans vergogne détériorent ces boîtes à livres, et en même temps la possibilité à certaines personnes avec peu de moyens de se faire plaisir !
Françoise

Découverte des boîtes à lire avec vous-même madame la narratrice et j’ai vraiment adoré le tour de découverte ! A tel point que j’ai des livres de côté et j’ai bon espoir que vous m’y ameniez de nouveau. Le principe est trop cool, on redonne une vie aux livres , on fait de belles découvertes et on passe un moment en balade ! Le pied !
Laura

Moi, les boîtes à lire, j’y vais la nuit avec ma femme. J’ai plaisir à faire nos tournées tel le glaneur de champignons. Quand tu commences tu ne sais pas ce que tu vas trouver et parfois même par hasard, on trouve de nouveaux coins, mais contrairement aux champignons il ne faut pas hésiter à dévoiler ses cachettes ! Sans penser aussi qu’on se sent accomplir quelque chose lorsque l’on dépose un livre… je suis content de pouvoir partager mes lectures, et parfois même, on échange les livres d’une boîte à lire à une autre pour diversifier les genres. Et puis voir l’excitation et le bonheur dans les yeux de ma femme qui trouve une perle rare de son enfance c’est vraiment génial. Je me pose néanmoins une question : y a-t-il des ouvrages de Guy des Cars dans toute les boîtes à lire ?
JiNoëlFuego (jetez un œil à son Insta ! C’est plein de dessins tout mignons !)

Je suis totalement adepte des boîtes à lire et j’essaie d’en découvrir lorsque nous nous déplaçons dans d’autres villes, juste pour le plaisir de voir la présentation. Ici, j’en ai une à quelques minutes en voiture. J’y vais, sûr, une fois par mois, mais si je dois déposer je peux y aller tous les 15 jours. Je n’hésite pas à laisser livres, magazines, DVDs, parfois des petits jeux de société, le tout en parfait état. Nous avons déjà fait de belles trouvailles alors nous essayons de faire plaisir à notre tour.
Mathy, du compte Insta La Bibliothèque de Mathy

Encore un énorme merci à tous !
La semaine prochaine, on cause crochet et tricot !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

La Petite Fille qui aimait Tom Gordon (Stephen King)

Ami du jour, bonjour !

Je viens enfin de terminer un nouveau roman… ouah, c’est compliqué en ce moment. Mon sommeil semble vouloir grignoter tous les instants lecture que je m’accorde, du coup, je lis à coup de 3 pages. Et franchement, il était pas bien épais celui-ci. Bref, voici donc un nouveau King, conseillé par ma très chère amie Laura, qui est une grande fan de l’auteur.

stephenking.jpg

Sarakontkoi ?
Les parents de Trisha divorcent. Et depuis leur séparation, son grand frère semble vouloir le faire payer à sa mère, qui fait pourtant son possible pour passer du temps avec eux. Les activités sont diverses : visites, parcs, activités en plein air… et balades en forêt. C’est lors d’une de ces balades que Trisha décide de se laisser distancer par son frère et sa mère, bien trop occupés à se hurler dessus pour se rendre compte qu’elle n’est plus là. Et d’un simple écart pour faire ses besoins à l’abri des regards, Trisha commence une errance à travers la forêt, ou seuls son bon sens, son walkman et son idole, Tom Gordon, lui serviront de rempart contre la chose qui rôde…

Tenpenskoi ?
Comme tu le sais, j’ai découvert les romans d’ambiance de King avec Marche ou crève (je t’invite à aller jeter un œil à la chronique en question en cliquant ici). Dans La Petite Fille qui aimait Tom Gordon, c’est différent parce que je n’ai pas ressenti d’engagement particulier (politique, économique, social). King aiguise seulement la lame de son mordant, en essayant de te faire pisser dans ta culotte sans qu’au final il ne se passe grand-chose. Et c’est fou.

Après, je suis beaucoup plus mitigée sur celui-ci que je ne l’ai été sur Marche ou crève. Parce que là, quand même, on alterne des phases qui se répètent. La gamine est de plus en plus perdue, de plus en plus déconnectée et laisse de plus en plus de place à son instinct. Sombre-t-elle dans la folie, cette chose qui la guette est-elle réelle ? Et ce n’est pas à ses proches qu’elle se raccroche, mais à son joueur de baseball favori, qui l’accompagne tout au long de son chemin.

Depuis la première décision qu’elle prend de couper à travers les bois pour rejoindre sa mère et son frère (et toi, tu le sais que c’est une connerie) jusqu’à l’auteur qui pousse le vice en te disant que, c’est dommage, les secours auraient pu la retrouver / elle aurait tourné à droite elle s’en serait sortie, tout dans ce roman te fait te sentir impuissant. Alors tu accompagnes la gamine, qu’est-ce que tu peux faire d’autre ? Et c’est toute l’intelligence de l’auteur. Ta vie est entre les mains d’une gamine de 8-10 ans (je en me souviens plus).

En bref, c’est encore une fois une autre façon de découvrir Stephen King, trop souvent mis de côté par les poules mouillées comme moi (parce que tu comprends, ça fait peur). Un petit bémol sur les longueurs tout de même…

Pour info :
Le livre de poche, collection Fantastique, 279 pages, 7,10€

Publié dans Albums, Bouquinade

Les Couleurs de Cassandre (Mélodie Fiorucci)

Ami du jour, bonjour !

Voilà un moment qu’on n’avait pas causé lecture, toi et moi ! Pour le coup, je reviens avec des albums (ceux-là même que je t’ai promis il y a quelques temps). Une fois n’est pas coutume, je vais te parler d’un album auto-édité dispo sur le service POD (impression à la demande) d’Amazon. Le livre en lui-même, je l’ai découvert via le compte Instagram de son autrice avant même qu’elle le publie, parce que j’adorais ses dessins. Et BAM, ça a fait des Chocapic !

cassandre.jpg

Sarakontkoi ?
Cassandre vit dans un monde maudit, condamné à vivre sans couleurs, et sans bonheur. Un jour, elle rencontre un animal tout coloré et parce qu’elle s’est montrée sage et généreuse, il la récompense en lui donnant une de ses jolies plumes. Un premier geste qui pourrait sauver ce monde tout gris.

Tenpenskoi ?
Honnêtement, rien que grâce aux dessins de Mélodie m’avaient conquise ! Ils sont doux, colorés, simples, comme des gros calins. Mais il suffit qu’on y ajoute un jolie histoire, pleine de bienvaillance, et ça fait mouche.

Mélodie nous parle de ce petit élan de gentillesse, qui, comme une traînée de poudre, peut se répandre aussi vite que les maux qui nous affligent. Et quand bon nombre d’adultes pensent que rien de bon ne peut sortir de ce monde, et n’en attendent plus rien, cette merveilleuse petite fille se donne pour mission de tendre sa petite main. Ce qui est magique, c’est qu’une tâche bien trop importante pour un si petit être (redonner au monde ses couleurs) paraît tout de suite beaucoup moins lourde quand elle devient l’affaire de chacun. Chaque grain de sable est important, car sans eux, nous n’aurions pas de plage…

Foncez donc, le prix et tout petit. Dommage d’ailleurs que le livre ne soit pas plus grand, pour qu’on puisse profiter de ces magnifiques illustrations !

Pour info :
Auto-édité, 24 pages, 6€ (uniquement dispo sur Amazon)

Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… la liseuse !

Ami du jour, bonjour !

Bon, en ce moment, le blog se réduit à ces billets J’ai testé pour vous, j’en suis désolée. Ca appauvrit vachement le truc. Promis, je vais faire un effort. J’avoue que ces derniers temps, mon cerveau n’est pas du tout dans la vibe « créons du contenu ». Mais j’ai un million d’albums et le King qui va bientôt arriver parce que je l’ai terminé hier soir. Donc on devrait avoir quelques billets sympas dans les jours qui suivent. Pour l’heure, causons liseuse.

Pourquoi tu fais ça ?

Constat n°1 : j’aime les livres. Et quand je dis « livre », je parle de l’objet. Chéri et moi avons une pièce dédiée, une bibliothèque, composée de plus d’un millier d’ouvrages, romans, théâtre, poésie, essais, albums et docus confondus (tous répertoriés dans un fichier Excel… ou presque, ça se bouscule un peu à la porte d’arrivée). C’est important de poser ce constat.

Constat n°2 : dans cette guérilla entre le livre papier et le « livre électronique », on perd complètement le sens des mots. Un livre, c’est un objet avant tout. Si tu aimes les livres, alors tu es comme moi, au choix matérialiste ou fétichiste. Tu les collectionnes, tu aimes les toucher, et les sentir. Dans un livre, il y a une chose tout aussi précieuse : un texte. Et pour parler liseuse, il faut détacher le contenu du contenant. C’est comme mon père qui ne boit du vin que dans un verre à vin, sinon c’est pas bon. Pour moi, du vin, c’est du vin, et je l’aime dans un verre à vin et dans un verre à pastis, même si c’est plus agréable dans un verre à vin. Alors, avec ma binôme de fac, on a créé le concept d’O.N.E. (ou Œuvre Numérique Écrite). Ainsi, on ne parlait pas de livre électronique, notion qui n’a aucun sens, et on redonnait au texte le droit de se détacher de son support. Parce qu’au fond, le problème, c’est bien de là qu’il vient.

Du coup, je t’avoue que parfois, je lève les yeux au ciel quand j’entends « mais pour moi, un livre, c’est pas ça, c’est toucher, et sentir et l’émotion » toussa toussa. Je suis d’accord, bien entendu. Mais si vraiment tu aimes lire, tu ne peux pas laisser de côté le texte au détriment de l’objet, et pour moi, il est important de ne rejeter aucun support.

Et dans les faits ?

Au départ, mes parents m’ont offert une liseuse. Une Bookeen. C’est une première génération. L’encre électronique est de qualité moyenne (une image reste affichée trop longtemps, et elle persiste un moment avant de disparaître). J’y ai lu des versions piratées de Hunger Games (mille excuses, j’ai acheté les livres en anglais et en français depuis, je pense que ma faute est pardonnée).

Et puis, j’ai commencé à être rémunérée pour lire des manuscrits en anglais en vue d’une publication en français. Là, on t’envoie des manuscrits de 350 pages en moyenne, et laisse-moi te dire que tu vas pas les imprimer. Et les lire sur ton PC ou ton tel ? Rien de moins confortable ! Alors j’ai fait des frais, et j’ai acheté un Kindle. Pourquoi un Kindle ? Parce qu’à l’époque, il était le seul à proposer un écran lumineux, mais non rétroéclairé. Traduction : t’en prends pas plein la figure, et tu peux régler la luminosité selon si tu es sur une plage ensoleillée ou dans ton lit dans le noir total. Et CE N’EST PAS UN ÉCRAN. Je le dis, je le crie, je le souligne. Ce n’est pas un écran. Le système permet un éclairage qui n’a rien à voir avec ton téléphone ou ton PC.

Perso, ça m’a sauvé la vie. En voyage, en avion, dans le train, dans le métro. C’est léger, ça ne prend pas de place, et pour peu que tu aies une connexion Wi-Fi, tu as des livres instantanément en les achetant sur la plateforme reliée à ton appareil. Si tu es myro comme ma mère, tu peux agrandir les caractères. Poser des signets. Mettre des marque-page et reprendre sur ton appli téléphone dans le cas du Kindle, si tu as oublié ta liseuse. Si on t’envoie des fichiers Word ou PDF sur ton mail, hop, tu les envoie direct depuis ta boîte mail sur la liseuse.

Hic n°1 : il m’est arrivé de tomber en rade de batterie. Et c’est chiant, vraiment. Pourtant, le Kindle est difficile à tuer, même avec la luminosité à fond. Mais ça arrive.

Hic n°2 : moi j’aime savoir où j’en suis dans un bouquin. Physiquement, je veux dire (et je ne suis pas la seule, tu le verras dans les témoignages). Là, Kindle me dit que j’ai lu, mettons, 57% du livre. Mais c’est pas pareil.

Verdict ?

J’aime : le format ; le poids ; la possibilité de lire n’importe où et n’importe quand (incluant dans le noir complet) ; le fait que CE N’EST PAS UN ECRAN ; le nombre de livres que ça me permet d’avoir sur moi ; la possibilité de lire des documents (notamment des manuscrits et certains d’entre vous savent très bien de quoi je parle) sans les imprimer ; l’accès facilité au texte ; les petits prix de certaines œuvres libres de droits (attention à la qualité cependant parce qu’une œuvre écrite, numérique ou imprimée, demande toujours un travail d’édition).

J’aime pas : le prix des livres (à peine plus bas qu’un grand format, c’est indécent, il devrait au moins être au prix du Poche, sans pour autant faire concurrence au grand format) ; la batterie qui me lâche en milieu de chapitre (mais ça se gère si tu fais gaffe de recharger avant de partir) ; ne pas voir en un coup d’œil où j’en suis.

J’aime mes livres de tout mon cœur, mais encore une fois, il ne faut pas confondre le support et le contenu. L’opposition entre les pro-livre et les pro-liseuse n’a pas lieu d’être. C’est exactement la même chose que d’avoir deux amis qui se disputent. « Moi j’aime les légumes » dit l’un. « Moi, je préfère les carottes » dit l’autre. Tu comprends ? Quant à la concurrence des œuvres numériques et des œuvres imprimées, il faut savoir que tu ne fais pas même usage des deux, et qu’il y aura toujours des passionnés qui préfèreront avoir les livres grand format dans leur bibli, quel que soit le prix. C’est le même débat que pour les Poche 🙂

Alors on m’épargne les conneries : « oui, mais sur une île déserte sans prise électrique, t’as l’air con quand t’as plus de batterie ». Tu crois que tu peux embarquer la bibliothèque municipale sur une île toi ? Après, si tu n’en as pas l’utilité, rien ne te force à l’adopter. Mais sache que ce n’est pas le diable, et que ses utilisateurs n’aiment pas moins les livres que toi 😉

Ils en parlent…

J’ai surtout trouvé des comparatifs. Pour moi, c’est mon Kindle, mais jetez un œil :

Chez Les Numériques : j’aime bien leurs tests, ils sont assez exhaustifs
L’UFC Que Choisir a fait son petit article dessus également
Et la même sur le site Le Reviewer

Maintenant, c’est à toi !

Et tu as été très prolifique aujourd’hui !

C’est mon copain qui m’a offert mon Kindle. Au début j’étais sceptique… Surtout par rapport à l’écran, je suis toute la journée sur ordinateur du coup je me disais que ça allait encore me fatiguer les yeux. En fait l’écran Kindle n’émet pas de lumière bleue, on a vraiment l’impression de lire un livre c’est surprenant et agréable. Le gros point positif c’est qu’on peut stocker une énorme quantité de livres sur le Kindle du coup énorme gain de place sur les étagères et génial quand on voyage. Le seul point négatif c’est le prix des livres format Kindle quasiment aussi cher que les livres papier. Conclusion j’ai mon Kindle depuis 8 ans et je ne m’en passe plus.
Lise

J’aime beaucoup ma liseuse pour tous les romans qui ne sont plus édités en France ou trop chers en occasion (comme certains Star Wars qui frôlent les 70-80€ en poche…). Pour les auteurs tombés dans le domaine public c’est aussi une vrai aubaine de trouver des classiques gratuitement. Mais j’avoue que même avec quelques années de pratique, ça me prend encore énormément de temps de terminer un e-book, comparé à un bouquin physique. La texture d’un vrai livre me manque terriblement. Le poids du livre en main, la sensation de tourner les pages… C’est peut-être ça qui me manque le plus. C’est peut-être un peu bête mais j’aime tellement voir la progression de ma lecture en regardant les pages s’accumuler sur la gauche, en me disant : « Tiens, j’en suis presque à la moitié » ^^ Du coup, mis à part durant les opérations du genre e-book à 1€ ou pour les trucs introuvables à prix décent, j’alimente rarement cette petite machine pourtant très sympa.
Florian

J’ai fait ma réac pendant des années et finalement j’y suis passée par manque de place ! Kobo by Fnac! Et oui yeaahhh… parce qu’à la fin du tome 1, direct le 2. Et je peux lire des livres qui ne sont plus édités… pour mes insomnies top également, plus besoin d’allumer la lumière donc meilleur rendormissement. Le bof… Ben vachement moins joli, plus d’odeur ni le doux bruit de la page qui tourne. Et ça enlève la joie de l’échange de livres… Allez, des poutous
Vanessa

La liseuse pour moi c’est non. Je n’ai pas du tout envie de tester. Un livre c’est du papier. Des pages qui se tournent. Une odeur. Une émotion. Et ça repose plus les yeux qu’un écran!
Claire

Alors moi avant, je ne jurais que par les livres, adorant l’objet et flâner dans les librairies (c’est toujours le cas). Et puis un été, alors que j’étais partie en vacances avec 5-6 livres de poche, les seuls pouvant rentrer dans ma mini-valise Ryanair ;), je me suis retrouvée à court de lecture 😡 Les frais et délais Amazon étaient trop élevés pour l’étranger, j’ai téléchargé un livre sur l’iPad mais impossible à lire au soleil. Voilà comment quelques temps plus tard, je et on m’a offert une Kobo 😁 que j’emmène en voyage (où je peux partir avec plein de livres et en télécharger de nouveaux dès qu’il y a du wifi) ou je lis le soir (grâce à la fonction retroéclairage). Pratique aussi pour les dyslexiques : police opendyslexic et interligne agrandi. Mais j’aime toujours les livres papier et beaux albums jeunesse, ce n’est pas incompatible.
KidsTrotters.be

Personnellement je crois que les deux sont vraiment très bien ! Pour ma part la liseuse est géniale car avec l’âge je peux grossir les caractères et en plus je peux emmener « mes » livres partout sans que ça prenne de la place dans ma valise. Je peux lire sans déranger mon mari… le seul inconvénient c’est que j’ai du mal à savoir où j’en suis dans le livre car il n’y a ni épaisseur, ni numéro de page…
Par contre j’adore le livre pour ce qu’il représente, l’odeur du papier, le plaisir d’avoir une bibliothèque, et surtout la transmission, on peut le prêter à sa fille ou à sa maman et en discuter autour d’un thé… La liseuse ne remplacera jamais le livre, car avec ses pages et sa couverture il a le pouvoir d’intriguer et de faire rêver celui qui l’achète ! 😊
Voilà pour mes ressentis…
Françoise

J’ai la mienne (une Kobo) depuis bientôt 6 ans. Mes collègues me l’avaient offerte pour mon départ en Nouvelle-Zélande. Pour moi, ça a été une révolution en voyage ! Finis les kilos de livres dans les bagages !!! Aujourd’hui, je ne l’utilise pas plus que les livres papier. Et contrairement aux craintes que j’imagine certains éditeurs ont, j’achète toujours autant (que ce soient des livres papier ou numériques).
Fanny

J’étais très dubitative au début, et puis boulot oblige, je m’en sers tous les jours aujourd’hui. Tous les manuscrits que je reçois passent par la mule (oui, c’est le petit nom de ma Kobo), et elle me fait gagner un temps précieux, tout en préservant mon dos et la planète. 🙂 Par contre, même si je l’utilise depuis 6 ans, je n’ai jamais acheté de livres numériques, simplement parce que je n’en ai pas eu besoin (l’un des avantages de mon métier). Les textes que je lis pour mon plaisir personnel sont des textes libres de droits (merci le projet Gutenberg !) Et pour mes autres lectures perso, je préfère le livre imprimé. Quitte à offrir des cartons de bouquins ensuite aux amis, et à transmettre ainsi de bonnes histoires que je ne relirai pas. Pour résumé : un outil indispensable dans mon boulot, pratique en week-end, et qui complète bien le livre imprimé.
Maëlle

Je n’en voulais pas, et puis j’en ai eu assez d’abîmer mes livres ou de devoir en transporter plusieurs car j’arrivais sur la fin du dernier. Du coup j’ai craqué sur une Kobo, et plus tard sur une rétroéclairée : quel bonheur de ne pas être surchargée, de pouvoir transporter des dizaines de livres, de ne pas se dire « zut, je n’ai plus rien à lire … ». Elle ne me quitte jamais. Et il y a quelques temps elle est tombée et écran figé : j’étais en vacances mais prête à faire des kilomètres pour en trouver une nouvelle, j’étais désespérée de ne plus pouvoir lire. Et Chéri, mon héro, l’a ouverte et réparée : je me suis sentie à nouveau respirer 😁 Bien entendu je ne peux pas me passer du papier et j’ai une bibliothèque qui déborde : mais les livres restent à la maison et j’en prends grand soin. Ma liseuse, elle, doit changer de housse régulièrement vu l’état d’usure.
Dan’Athanasya