Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Fièvre noire, Les Chroniques de MacKayla Lane : Chapitre 1 (Karen Marie Moning)

Encore une suggestion de mon adorable petite sœur. Et tout a commencé par un cadeau d’anniversaire. Comme quoi, on peut avoir des révélations ! La seule ombre au tableau pour le moment, c’est qu’on ne sait pas combien de tomes va compter la série… Les trucs interminables, c’est pas forcément mon truc, ça finit par devenir lassant, non ? Pour le moment, trois tomes sont sortis en France, cinq aux États Unis.

MacKayla Lane est une jeune américaine dans le vent, insouciante. Sa vie s’écoule paisiblement dans une petite ville de Géorgie. Mais tout bascule le jour où elle apprend que sa grande sœur et meilleure amie, partie étudier à Dublin, a été retrouvée assassinée. Tout ce qu’il reste d’elle est un message qu’elle a laissé sur le répondeur de Mac, lui expliquant qu’elle n’est pas qui elle croit être, qu’elle se trouve menacée et qu’elle doit trouver un objet pour des raisons visiblement vitales. Mac suit alors les traces de sa sœur à travers Dublin, fait des rencontres pour le moins étranges et découvre un monde dont elle était loin de soupçonner l’existence, peuplé de monstres et de magie.

Ce premier tome pose les bases de l’histoire à suivre et projette le lecteur dans les coulisses de Dublin, envahie par des créatures dont les humains semblent ignorer l’existence. À priori, rien de bien original. C’est vrai qu’on a presque fait le tour du genre. Mais l’auteur nous donne ce je-ne-sais-quoi, la petite pincée de sel qui fait que, même si l’histoire peut paraître banale, la lecture du roman est un réel délice. L’histoire est très bien menée, le suspens caché derrière chaque ligne et on apprécie le caractère des personnages atypiques. Le récit est à la première personne, le lecteur suit Mac dans ses déambulations, entend ses doutes, ses hypothèses. Et comme elle-même est volontairement gardée dans l’ignorance, on ne peut que trépigner de ne pouvoir en apprendre plus.

Très agréable, à lire pour les amateurs du genre !

Pour info :
J’ai Lu, Collection Semi-Poche, 413 pages.

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A kiss in time (Alex Flinn)

Celui-ci n’existe pour le moment qu’en version originale, c’est à dire en anglais. Il s’ajoute à la liste des réécritures de contes de fées que je lis en ce moment et dont faisait partie Sortilège. On pourrait traduire le titre par « Un baiser à temps » (dans le sens de « au bon moment »)… dit comme ça, ça semble très niais ! Mais cette réécriture de la Belle aux Bois dormants pourrait en surprendre plus d’un !

Depuis toute petite, Talia, princesse du royaume d’Euphrasia, s’entend dire qu’elle ne doit absolument pas s’approcher de quoi que ce soit qui ressemble à une quenouille. En effet, la pauvre enfant a été ensorcelée par une sorcière à la suite d’une petite bévue de ses parents. À l’aube des 16 ans de la princesse arrive ce qui devait arriver. Tout le royaume sombre avec sa future souveraine dans un profond sommeil enchanté… et s’éveille 300 ans plus tard lorsque Jack, lycéen américain blasé que ses parents ont envoyé en Europe pour un voyage culturel, trouve le château par hasard et embrasse Talia. Pour tous les deux, c’est le début d’une nouvelle vie et d’une importante remise en question…

Cette Belle aux Bois dormants des temps modernes est le prétexte d’une critique (pas forcément négative) de la société actuelle. Loin de porter un regard trop moralisateur sur nos contemporains, la princesse Talia nous permet de prendre du recul par rapport à notre quotidien et à nos mœurs et de réfléchir, à travers ses propres interrogations, sur notre mode de vie. Jack, quant à lui, représente le typique adolescent rebelle, avec ses certitudes, ses préjugés et ses petits soucis qui prennent des dimension énormes. Talia lui apporte la fraîcheur, l’innocence et la candeur qu’il a depuis longtemps délaissées au profit de… du rien dans lequel il s’est enfermé. On s’y retrouve tous un peu (les jeunes de ma génération, et plus encore ceux des suivantes), notamment grâce au récit à deux voix (celle de Talia et celle de Jack) qui nous intègre dans l’univers de ces personnages très bien caractérisés. Et si ce n’est pas le cas, on profite quand même des quelques instants d’évasion et d’insouciance que nous propose Alex Flinn…

Pour info :
Version reliée : Harper Teen, 384 pages
Version brochée : Harper Teen, 400 pages

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Frisson (Maggie Stiefvater)

Amazon a encore frappé. Achetez-en un, il vous propose tous les bouquins qui s’en rapprochent de près ou de loin… Et du coup, vous achetez. Et ça marche deux fois sur trois.

Frisson, c’est l’histoire de Grace, une jeune lycéenne américaine fascinée par les loups, qu’elle observe depuis son enfance à travers les arbres de la forêt qui borde la petite cour de sa maison. Et puis, il y a ce loup. Son loup. Le loup qui l’observe de loin dès les premières chutes de température jusqu’aux premiers rayons printaniers. Mais leur petit univers fait de regards silencieux s’effondre lorsqu’un jeune homme du lycée est déclaré mort, attaqué par des loups. La chasse commence. Grace découvre le secret des créatures qui hantent sa forêt lorsque Sam, un mystérieux inconnu, fait irruption chez elle, blessé. Le passé se réveille. Sa vie est sur le point de changer…

Chaque personnage se bat contre ce qu’il est au plus profond : Grace contre ce qu’elle refoule depuis son enfance, Sam contre cette chose qui s’empare de lui chaque hiver et l’empêche de partager la vie celle dont il est amoureux depuis longtemps. Un combat haletant contre la Nature : celle qui est au dehors et tente de rappeler Sam à elle, celle des sentiments qu’il éprouve pour Grace, celle de leurs envies, de leurs espoirs et de leurs rêves à tous les deux… Un combat qui nous laissera  à bout de souffle jusqu’à ce merveilleux dénouement : une dernière page magnifique de simplicité, de sobriété mais certainement le passage le plus touchant du bouquin. Quelques redondances parfois tout de même. Un petit bijou que j’ai découvert en version originale. Pour les amoureux(ses) du genre, à lire !

Pour info :
Version française : Hachette Jeunesse, Collection Black Moon, 540 pages
Version originale : Scholastic, 548 pages

Couverture de la version originale

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Dernières Nouvelles du Diable (Philippe Bucherer)

Vous connaissez ces livres qu’on vous donne à lire, dont vous n’avez jamais entendu parler, que vous n’auriez probablement pas pensé à acheter, mais qui, après lecture, vous ont ébloui, surpris, en tout cas touché ? C’est exactement ce qu’il vient de se passer. Vous vous souvenez de mon professeur de fac, dont je vous parle souvent dans mes billets « Le mot du jour » ? Eh bien j’ai lu son bouquin… enfin, je devrais dire l’un de ses bouquins, parce que c’est loin d’être le seul. Et pour changer, c’est à un autre registre que je me suis attaquée : la nouvelle.

Je n’ai malheureusement aucun visuel pour ce bouquin-là (je ferai une photo dès que la batterie de mon appareil sera rechargée, promis), mais la couverture n’est qu’un avant goût de ce que l’on trouve à l’intérieur dudit bouquin… Qu’y trouve-t-on justement ? Je vois d’ici votre sourire en coin, presque moqueur : « le diable voyons ». Paradoxalement, ce n’est pas tout à fait faux… Quinze nouvelles, empreintes de folklore régional et de légendes, de mystère et (c’est là le miracle) de vie quotidienne, où tout arrive pour une raison que le lecteur se plaît à imaginer, alors que le texte, le laissant libre de penser ce qu’il veut, continue son petit bonhomme de chemin.

On se régale des petites touches de culture, dispersées tout au long du texte. On dit : « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ». Eh bien, Philippe Bucherer est l’exception qui confirme la règle. Cultivé, il l’est (si si, un vrai dico à lui tout seul), et pourtant, ce ne sont que de petites piques qu’il nous lance de temps à autres, pour nous rappeler que, même sous la simplicité apparente de ses textes, il sait. Un plaisir à lire, tant la plume est fluide et va de soi. On se laisse porter par le style épuré et la banalité des situations, bousculées par… vous verrez par quoi. Comme je le lui ai dit, on a l’impression de lire le texte d’un homme qui fait ce qu’il a à faire, ce qu’il veut faire, mais ignore quel trésor il a entre les mains : « vous êtes comme un acrobate, lui ai-je dit, qui marche aussi bien sur ses mains que sur ses pieds, mais qui ignore quel exploit il accomplit ». Il a plus d’une corde à son arc, et c’est avec délice que je découvre actuellement ses autres textes. Lisez, et vous verrez… la magie opère !

Pour info :
Dernières Nouvelles du Diable, éditions PBE, 110 pages.

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Sortilège (Alex Flinn)

Vous connaissez probablement tous l’histoire de la Belle et la Bête. Oui, il y a eu Disney. Bien entendu, on se rappelle également de la version de Jean Cocteau, avec Jean Marais. Ces deux-là ont bercé mon enfance. À la base, c’est une histoire écrite (en tous cas mise par écrit, parce que la Belle et la Bête est une histoire qui existe dans bien des cultures) par Mme Leprince de Beaumont au XVIIe siècle. Alors lorsqu’Amazon, qui sait mieux que nous-même ce que nous aimons et nous propose donc des articles susceptibles de nous intéresser, m’a envoyé dans un mail une liste d’ouvrages « conseillés » (en anglais, parce qu’en plus, Amazon a pigé que je préférais lire en version originale), bien entendu, je n’ai pas pu résister…

Kyle Kingsley est ce qu’on pourrait appeler le « prince de son lycée ». Beau, riche et arrogant et fils d’un homme qui ne soucie que peu de lui, il est d’ailleurs sur le point d’être couronné roi du bal de promo, avec à son bras la plus belle, arriviste, mais cruelle et stupide fille du lycée. Mais voilà, ça ne lui suffit pas : il décide de jouer un tour ignoble à une jeune gothique peu gracieuse. Sa méchanceté se retourne contre lui, et sa laideur intérieure ressort et le transforme en monstre. Parce qu’il a eu un geste désintéressé, il se voit tout de même offrir une chance : il a deux ans pour aimer une jeune femme, et s’en faire aimer en retour. Ce n’est pas cette dernière partie qui sera la plus difficile.

Rares sont les version de la Belle et la Bête où l’histoire est racontée du point de vue du bourreau. On découvre ici les combats intérieurs d’un jeune homme qui s’interdit d’aimer et ne cherche à être aimé que pour ce qu’il est à l’extérieur, ou ce qu’il a. L’environnement d’un adolescent se prête parfaitement à ce sentiment de solitude, à cette vanité qui séduit pourtant ces jeunes gens. Alors on dit « pourquoi pas ». La sincérité est touchante, la réécriture crédible et la plume fluide. Peut-être un peu répétitif parfois, pas dans les situations, mais dans les dialogues.

En tous cas, moi j’aime. À lire et à voir avec des yeux d’adolescent…

NB : bientôt le film… pour en savoir plus, cliquez ici !

Pour info :
Édition française : Hachette, collection Black Moon (bien entendu), 331 pages
Édition originale : Beastly, HarperTeen, 336 pages

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Les chevaliers d’Émeraude, Tome 2 : Les dragons de l’empereur noir (Anne Robillard)

Allez, hop ! Dans la lignée du premier tome (oui, parce que c’est la suite), on prend les mêmes et on recommence… avec des petits nouveaux tout de même ! Si vous n’avez pas tout suivi, commencez par le tome 1 en cliquant ici

Nous avions laissé nos chevaliers à la fin d’une bataille qu’ils avaient brillamment remportée contre les hommes-insectes d’Amecareth, l’Empereur Noir. Sept ans après, l’empereur décide de ne pas défier les chevaliers en face, mais de contourner la vigilance qu’ils ont instaurée. Chacune des ruses que lui conseille son fils, Asbeth, est plus sournoise que la précédente… Amecareth est  prêt à tout pour récupérer Kira, et Asbeth pour ne pas perdre sa place privilégiée auprès du seigneur noir. Quant à Kira, sa vie sur le continent s’écoule lentement, et c’est avec une immense déception qu’elle se voit écartée, pour sa propre sécurité, de sa destinée de Chevalier d’Émeraude. Jusqu’où ira-t-elle pour gagner sa place ?

Encore une fois, le rythme du roman est saccadé, parfois un peu long. Mais on apprécie de retrouver les personnages familiers et de faire connaissance avec les nouveaux. Chacun est confronté à ses doutes et à des sentiments pas toujours évidents à comprendre ; bref, on a à faire à des êtres (plus ou moins) humains en proie à des dilemmes qui nous sont familiers. Les combats intérieurs et la recherche de la vérité sont des thèmes récurrents dans ce deuxième tome qui, comme le 1er, constitue un très bon divertissement…

Pour info :
Michel Lafon, 437 pages

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Éternels, Tome 1 : evermore (Alyson Noël)

Alors, celui-ci vient compléter les lectures « post-Twilight ». L’autre jour, j’étais dans mes toilettes (bon, on s’en fout) et je lisais le Science et Vie Junior de ma petite sœur. Là, je tombe sur l’annonce de la sortie du tome 2… Je me dis « tiens tiens, ça a l’air sympa ». Alors, ne retenant plus cette fièvre acheteuse qui me possède lorsqu’il s’agit de livres, je file à l’Espace Culturel et hop, ni vu ni connu. Pour le coup, j’en lis ce que je peux, parce que je me vois obligée (enfin, je le veux aussi) de lire les manuscrits qu’on me passe (eh oui, je vous rappelle que je suis en stage chez De Borée, éditeur auvergnat !)… Voici donc le tome 1 de Éternels.

Ever est une adolescente qui n’a rien de normal. Elle a perdu son pète, sa mère et sa petite sœur de 12 ans dans un accident de voiture dont elle est sortie vivante, et vit maintenant avec sa tante. Depuis ce drame, dont elle se sent responsable, elle a le don de lire dans les pensées des gens. Alors elle s’isole, se cache derrière de la musique trop forte et une capuche. Mais voilà, le jour où elle aperçoit Damen, le nouveau qui fait craquer toutes les filles, elle doit lutter pour ne pas succomber. Et puis, dans la tête de Damen, tout est silencieux…

Une jolie histoire, très banale sur le début, un peu redondante (oui, on en bouffe de ce truc en ce moment). L’histoire de la télépathe qui ne peut pas lire l’esprit de l’homme dont elle va tomber amoureuse, oui, c’est du déjà vu. Je dois même dire que jusqu’à la presque fin, je me suis attendue à lire une pâle copie de Twilight. Mais pas du tout, je vous laisse découvrir pourquoi. En tous cas, on peut être sûrs que le 2e tome s’en différenciera, l’histoire ayant pris un tout autre chemin. Je m’attends donc à un peu de « nouveauté », si je puis dire… Mon avis : la fin est très bonne, l’histoire traîne un peu trop en longueur dans les trois premiers quarts…

Pour info :
Alyson Noël, chez Michel Lafon, 341 pages

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La communauté du Sud, Tome 1 : Quand le danger rôde (Charlaine Harris)

Sur conseil de mon amie Lise (qui m’a prêté le bouquin), j’ai décidé de lire True Blood. Non, je ne suis pas encore sortie de cette période Twilight et autres grande épopées amoureuses, et en grande droguée du genre, je recherche encore le substitut qui remplacera la quadrilogie de mademoiselle Meyer (plus Les Âmes vagabondes)… C’est pas gagné !

Dans la réalité de Charlaine Harris, les vampires ont été reconnus comme membres de notre société et peuvent donc vivre parmi les humains, qui ne se privent d’ailleurs pas pour offrir un peu de leur sang à leurs nouveaux congénères. C’est dans cette société reconstituée que vit Sookie. Sookie a un don : elle peut lire dans les pensées. Pour elle, c’est plutôt une malédiction ; elle ne peut pas avoir de relation normale avec les gens, avec ses amis, et surtout pas avec les hommes, le contact physique décuplant ses capacités. Partout, on l’appelle « la cinglée ». Son intérêt pour les vampires n’arrange rien. Alors, lorsqu’elle rencontre Bill, elle est immédiatement fascinée par cet homme qu’elle reconnaît d’emblée comme son vampire. Elle se rend très vite compte que Bill est différent : son esprit est silencieux, une libération pour Sookie. Sur un fond de meurtres en série, pour lesquels Bill et le frère de Sookie sont les principaux suspects, les deux amants vont se découvrir et s’attacher, se battre pour faire accepter leur amour.

Bon, on avoue que ça ressemble beaucoup à Twilight. Sauf que Twilight a été publié 4 ans après, en 2005 ; c’est donc Twilight qui s’en inspire. La thématique reste la même. J’avoue que certaines scènes de True Blood sont limites, et certaines remarques un peu niaises. Mais j’aime ce côté « et si on reconnaissait les vampires comme membres de notre société… ? » On retrouve bien sûr l’ami loup-garou, amoureux transi mais distant. Ceci dit, le livre ne m’a pas enthousiasmée plus que ça. Est-ce parce que j’ai lu Stephenie Meyer avant ? (Comprenez : est-ce que si j’avais lu True Blood avant, j’aurais tout de même préféré Edward à Bill ?)

Pour le coup, pas vraiment envie de lire la suite. Ce tome-ci était pas mal, mais pas suffisamment pour me captiver…

Pour info :
J’ai lu, collection « Semi-Poche », 314 pages

Publié dans Bouquinade, Roman

Les Hauts de Hurlevent (Emily Brontë)

Voilà longtemps que je m’étais mis dans la tête que j’allais lire des classiques de la littérature, histoire de ne plus avoir l’air d’une inculte en pleine conversation élevée lorsque je m’y retrouve coincée. Et me voilà avec au moins un bouquin à mon actif : Les Hauts de Hurlevent, d’Émilie Brontë.

Catherine et Heathcliff ont grandi ensemble dans une contrée retirée de l’Angleterre, après que le père de Catherine, M. Earnshaw, a ramené le jeune bohémien d’un de ses voyages. Les deux enfants se rapprochent très vite et partagent leurs jeux et leurs déboires. Mais c’est sans compter sur Hindley, le frère de Catherine, et sur les enfants des environs, qui traitent Heathcliff comme un moins que rien. En grandissant, les jeunes gens développent l’un pour l’autre une passion dévorante, qu’il ne peuvent s’avouer. Ils sont bien trop orgueilleux pour ça. Fou de chagrin et avide de vengeance envers ceux qui l’ont maltraité et la femme qui lui a tourné le dos, Heathcliff a préparé une revanche des plus froides…

Une histoire à l’intérieur d’une histoire… Quelle étrange façon d’amener la chose ! M. Lockwood, le nouveau locataire de Thrushcross Grange, se pose des questions sur son étrange propriétaire, et demande à sa femme de chambre de lui raconter son histoire. Mais lui, Lockwood, malgré la tentative de l’auteur de lui donner une dimension humaine à la fin, n’est qu’un filigrane à travers lequel on découvre l’histoire des Hauts. Les sentiments exprimés dans le livre son violents et dévastateurs, à la limite du supportable pour le lecteur qui n’a d’autre choix que de prendre du recul par rapport au récit, de peur de s’y laisser prendre trop profondément.

J’avais entendu parler de Les Hauts de Hurlevent il y a très longtemps… ceci dit, qui n’en a jamais entendu parler ? Je me souviens, petite, ma mère me faisait écouter les chansons de Dave (oui, le Dave de Vanina…). Une des chansons s’appelait Les Hauts de Hurlevent, et je ne savais pas alors qu’il s’agissait d’un livre. J’en ai de nouveau entendu parler récemment, alors que je lisais Twilight (forcément, c’est devenu le nouvel argument de vente du bouquin). Je ne regrette pas de l’avoir lu. Pour tout dire, je ne m’attendais pas à ça. Cela dit, l’histoire est conduite d’une main de maître, les personnage sont profonds et touchants. Un plaisir.

Pour info :
LGF, Livre de Poche (Collection Livre de Poche), 413 pages

Publié dans BD, Bouquinade

Miss Pas Touche : Tome 1, La vierge du Bordel (Hubert / Kerascoët)

Encore une folie du Salon du Livre (où, bien entendu, j’ai encore alourdi ma charge de lecture ce week-end !)…sur conseil de ma très chère amie experte en bande-dessinée, j’ai nommé Évelyne ! Perso, je n’y connais a-bso-lu-ment rien, alors quand il s’agit de lire un peu de BD, je me tourne vers elle, qui est une inconditionnelle (elle m’épate d’ailleurs !).

Bref, parmi ses conseils avisés, elle m’avais proposé de lire Miss Pas Touche. Il est vrai que l’histoire est assez atypique, et que le personnage est on ne peut plus attachant. On y suit les (més)aventures de Blanche, dont la sœur (Agathe) un peu frivole a été assassinée par le Boucher des Guinguettes, un tueur en série qui sévit sur Paris et tue des jeunes filles. Et tout ça parce qu’il s’était aperçu que Blanche avait été témoin de son dernier meurtre. Cette dernière, chassée de chez sa patronne qui pense que sa sœur s’est suicidée, décide de prouver ce qu’il n’en est rien, et que sa sœur est la malheureuse victime du meurtrier. C’est par hasard qu’elle est engagée dans une maison close des plus respectables, qui se trouve être le lieu de travail de la dernière victime du Boucher. Elle devient une fille « spéciale », la jeune femme que les hommes ne peuvent pas toucher. Son enquête commence…

L’album m’a fait l’effet d’un sorbet framboise : rafraichissant, acidulé et coloré. Le dessin, un peu naïf, est une bouffée d’air frais ; on sent d’ailleurs que Kerascoët maîtrise son coup de crayon ! Chapeau également à Hubert : le scénario est original, simple. Les filles sont attachantes. La BD traite du sexe, sans pour autant verser dans la pornographie. On sent les le poids des secrets que dissimule la maison, la tension est là. Bref, très agréable à lire. Je suis prête pour le 2e tome !