Publié dans BD, Bouquinade

Péchés mignons (Arthur de Pins)

Coquinous et coquinettes, amis du sensuel, j’ai ce qu’il vous faut !

Un nouveau billet sur une BD qui fond comme un sucre d’orge sur la langue. C’est tout en rondeurs, c’est tout en couleurs, et c’est un Monsieur qui nous propose ça. Et rendons à Jules ce qui est à César, je dois la découverte d’Arthur de Pins à ma coloc Evelyne, avec La Marche du crabe !

Sarakontkoi ?
Une petite histoire par planche, toute mignone, qui dépeint avec beaucoup d’humour les situations cocasses, gênantes, incongrues liées à notre vie sexuelle, à travers le personnage d’Arthur. Jamais vulgaire, toujours bienveillant, l’œil candide d’un homme sur la sexualité de la femme d’aujourd’hui.

Tenpenskoi ?
Mais quel plaisir de découvrir un homme qui se moque plus de l’ignorance de la gent masculine que de l’exubérance de ses congénères féminines. Cette fois, on oublie les jugements sur la taille, la forme, le féminisme. Ces petites femmes tout en courbes en font voir de toutes les couleurs à leur partenaire… quand elles ne sont pas elles-mêmes confrontées à leurs propres démons. De la panne sexuelle à la position trop acrobatique, en passant pas les amants, les problèmes de poils j’en passe, entrez dans le monde de cet homme qui aime les femmes telles qu’elles sont : compliquées, parfois hystériques, mais souvent pires que leurs homologues masculins.

Ptit +:
La série comporte 4 tomes, mais il existe également une version intégrale (couverture ci-dessus). Si vous en redemandez, le concept se décline en petites séries (Les Petits Péchés mignons) et en one-shot (Péchés Capitaux).

Pour info :
Intégrale : Fluide Glacial, 220 pages, 49€ chez votre libraire.
Albums individuels : Fluide Glacial, collection Fluide Glamour, 46 pages, 10,95€ chez votre libraire

 

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Le Chaos en marche (Patrick Ness)

Lecteurs du vendredi, bonjour !

Aujourd’hui, une trilogie que j’ai dévorée il y a fort fort longtemps (bien 2 ans), et que je n’ai pas encore osé chroniquer tellement le contenu est dense. J’ai vraiment peur de ne pas lui rendre justice… Nolwenn (toi qui m’as conseillé cette fantastique aventure), n’hésite pas à me corriger, ou à me compléter !

Sarakontkoi ?
Le monde est fait de bruit. Du bruit des pensées et des sentiments des Hommes. Tout baigne dans un constant brouhaha. Todd vient d’avoir 13 ans. À 13 ans, chez lui, on devient un homme. Et pour devenir un homme, chez lui, il faut commettre la faute ultime : un meurtre. Mais Todd, contrairement à ses congénères, est incapable de tuer. Alors il fuit… et trouve un endroit sans bruit. S’engage une guerre contre la différence, une guerre pour le pouvoir. Une guerre du bruit.

L’infinie boucle de l’Histoire, les erreurs oubliées, répétées inlassablement. Le jugement et la condamnation de la différence. L’absence de pensée individuelle, lorsque par son Bruit, on peut imposer sa volonté. Lorsqu’on vole une terre qui n’est pas la nôtre, que les vérités éclatent. Le monde n’est pas le nôtre. Les Hommes ne sont pas nous. Mais les guerres, la cruauté, la marche sans âme des armées fait douloureusement échos à notre réalité. Celle où tout le monde hurle sans écouter.

Tenpenskoi ?
Quelle écriture percutante ! Lapidaire, claire. Sans filtre, comme les mots d’un enfant. Parfois sans cohérence, en flot continu. Comme ce bruit constant qui nous écrase les tympans à la lecture de cette trilogie. Une bonne claque littéraire, qui marche autant en jeunesse qu’en adulte. La preuve, elle a été publiée dans les deux collections.

Pour info (version Poche) :
La Voix du couteau (T.1) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 544 pages, 8,65€ chez votre libraire
Le Cercle et la Flèche (T.2) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 576 pages, 8,65€ chez votre libraire
La Guerre du Bruit (T.3) : Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, 640 pages, 8,90€ chez votre libraire

 

Publié dans Bouquinade, Roman

Jules (Didier Van Cauwelaert)

Amis lecteurs, re-bonjour !

Je continue de surfer sur cette vague de fraîcheur avec un texte plein de tendresse et de routines cassées, repéré sur la table basse de mes beaux-parents, offert par mon amoureux (très à l’écoute).

jules

Sarakontkoi ?
Zibal est un homme entre deux âges. Enfant adopté, petit génie surdiplômé et grand inventeur, il pourrait être riche. Mais, pas doué pour le bonheur, il préfère la facilité et vend des macarons à l’aéroport d’Orly. C’est là qu’il rencontre Alice, une jeune aveugle sur le point de s’envoler pour subir une opération des yeux, et Jules, son chien d’aveugle. L’opération étant un succès, Alice doit se séparer de Jules, affecté à un autre aveugle. Mais le chien ne l’entend pas de cette oreille : en quelques jours, il fugue, retrouve Zibal, lui fait perdre emploi et logement, et chamboule son quotidien si bien rangé. Il ne reste alors plus qu’une solution : retrouver Alice.

Ca parle d’identité, de perte de repères. Ca parle de vivre sa vie, d’aller de l’avant. Au-delà de la déchirure lorsqu’Alice est forcée de se séparer de Jules, de la merveilleuse intelligence de ce fidèle animal, il y a un homme et une femme, effrayés par leur potentiel. Et il y a ce chien, qui ne demande qu’à aimer, qu’à aider.

Tenpenskoi ?
Merveilleuse simplicité du récit, des personnages, du texte. Comme si tout était naturel. Je trouvais déjà le résumé sympa, mais là, je suis comblée ! Ce livre passera entre vos mains comme une journée dans votre vie. Mais lorsqu’on vous en reparlera, vous ne pourrez vous empêcher de sourire, comme à l’évocation d’un souvenir d’été, un après-midi à ne rien faire sur une plage balayée par une douce brise. Un auteur primé du Goncourt qui reste abordable.

Pour info :
éditions Albin Michel, collection Romans Français, 288 pages, 19.50€ chez votre libraire

 

Publié dans Bouquinade, Roman

Miss Dumplin (Julie Murphy)

Amis du jour, bonjour !

Le soleil brille aujourd’hui sur nos contrées auvergnates, alors je me suis dit qu’un peu de body positive serait sympa… et très à la mode, qui plus est.

dumplin

Sarakontkoi ?
Willowdeen ne se préoccupe pas de son corps. Ses formes, elle les assume. Mais lorsqu’elle rencontre Bo, à qui elle semble plaire, tout bascule. Elle ne comprend pas. Qu’elle s’assume, passe encore. Mais qu’on la trouve attirante, c’est très louche ! Alors, elle décide de donner un coup de pied dans la fourmilière : elle s’inscrit au prestigieux concours de beauté local, présidé par sa propre mère. Chef de fil involontaire d’un mouvement libérateur, elle entraîne avec elle d’autres adolescentes au physique atypique…

Une lecture rapide pour un sujet d’actualité. Une écriture simple, qui ne cherche ni l’empathie, ni la pitié, ni la bienveillance. Willowdeen est une jeune femme au caractère changeant, peu sure d’elle, qui vit ce que toutes les ados dans sa situation ont vécu : la meilleure amie filiforme qui se trouve grosse, le regard désapprobateur d’une mère préoccupée par l’image de sa fille, la honte, le doute. Mais au lieu de s’enterrer, elle décide de sortir au grand jour, et de se faire entendre. Une jusqu’auboutiste qu’on aime aimer.

Tenpenskoi ?
Conseil de lecture de ma très chère Maëlle, tête des ventes dans le New York Times, Miss Dumplin semble trouver échos dans un monde déchiré entre le conformisme et la différence, entre le lisse et la courbe. Et dans ce monde où chacun crache et hurle ses convictions, ça fait du bien de se poser deux minutes pour se rendre compte que rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir, et que le multicolore, c’est joli aussi.

Pour info :
Grand format : éditions Michel Lafon, 378 pages, 15,95€ chez votre libraire
Poche : éditions Michel Lafon Poche, 493 pages, 7€ chez votre libraire

Publié dans Albums, Bouquinade

Le Château des pianos (Pierre Créac’h)

Vers l’infini et au-delà, nous voilà repartis pour un voyage tendre et rafraîchissant au pays des grands compositeurs !

piano

Sarakontkoi ?
Le jeune Rémy doit passer le concours du Conservatoire. Mais voilà, pris de trac, il s’enfuit. Il arrive dans un vieux château, où il fait la connaissance du malicieux chat Cluster… et croise la route de personnages hauts en couleur : les pianos des plus grands compositeurs. Oubliés, ils s’ennuient, dépriment, écrasés pas la poussière et le poids des années. Alors, pour leur remonter le moral, Rémy décide de leur composer une nouvelle musique. Mais le Piano Pouventail veille…

Affronter ses peurs pour embrasser sa passion. Voilà un obstacle que doivent traverser tous les jeunes gens en grandissant. Rémy nous entraîne avec lui dans un dédale de sentiments et de sensations, où pour aller de l’avant, il faut parfois oublier où l’on veut se rendre.

Tenpenskoi ?
Nous avons découvert cette pépite, Jean-Noël et moi, lors du salon de Montreuil, il y a bien 3 ans. C’était à l’occasion d’un concert dessiné. Nous n’avions jamais vu ça, ni l’un ni l’autre : une lectrice, qui lit. Et l’auteur qui dessine son histoire en même temps, sous nos yeux. Qui donne vie devant nous aux personnages qu’il a créés et qui partage un peu de sa magie pour que nous la transmettions en relisant cette merveilleuse histoire. J’ai été émue par la délicatesse des illustrations, la justesse du propos. J’y ai vu ma petite sœur Lou, à l’heure où elle doit comprendre que la peur n’est qu’un obstacle qu’elle a créé elle-même. À lire, à relire, à partager sans modération !

Pour info :
Editions Sarbacane, Album (Hors Collection), 73 pages et un CD (lu par Pierre ARDITI), 21€ chez votre libraire.

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Lady Helen (Alison Goodman)

Amis du jour, re-bonjour !

Vous pensez bien qu’en un an d’absence (ou plus ?), j’ai pris du retard dans mes lectures ! Qui n’ont pas toutes été fameuses, comme vous avez pu le voir hier. Et le livre dont je vais vous parler aujourd’hui… eh bien, disons que c’est une lecture en demi-teinte…

helen

Sarakontkoi ?
Londres, 1812. La jeune Lady Helen, une orpheline sous la tutelle de son oncle et de sa tante, s’apprête à faire son entrée dans le monde. Son oncle compte bien étouffer sous une bonne éducation la réputation sulfureuse de la mère d’Helen. Mais lorsqu’elle fait la connaissance de Lord Carlston, sa vie bascule. Cet homme, accusé d’avoir assassiné sa femme, ouvre à Helen les portes du Club des Mauvais Jours, une société secrète constituée d’êtres aux capacités extraordinaires qui combattent dans l’ombre les Abuseurs, ces abominations qui se nourrissent de l’énergie humaine. Helen pourra tendre la main vers son destin, ou lui tourner le dos…

Une histoire de bienséance, de choix, de destinée. La place d’une jeune fille dans une société qui n’accepte des femmes que leurs tendres sourires et leurs jolies parures. Eventuellement quelques conseils sur la tenue d’une maison. Son combat pour exister et se faire entendre.

Tenpenskoi ?
Une lecture bien sympa. J’avoue qu’à l’origine, j’ai acheté ce bouquin parce que je trouvais la couverture jolie… victime du marketing ! Après, l’histoire est bien écrite, bien que peu originale sur le contenu. Et même si j’avoue que j’ai trouvé la mise en place longue (aucun réel élément perturbateur avant la moitié du bouquin), la lecture reste agréable. On ressent l’appel du pied fait aux adulescentes, fait de scènes toutes en tension sexuelle (si je puis dire, puisque le tout reste très chaste). Leture en demi-teinte donc. Si vous aimez le thé et les petits biscuits sur fond d’apocalypse, ce livre est fait pour vous.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Romans Ado, 576 pages, 19,50€ chez votre libraire

 

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je profite de quelques minutes de calme ce matin pour vous proposer un nouveau mot du jour. Rien de bien compliqué, c’est même un mot (ou une expression plutôt) de votre quotidien. Simplement, j’éclaire votre lanterne sur son orthographe !

Le mot du jour : être censé.

Et là, vous vous dites : « ouah, la boulette, je m’en vais de ce pas corriger cette petite maline qui nous parle d’orthographe et qui ne sait même pas écrire ». Que nenni, vous avez bien lu, et j’ai bien écrit. Car il existe bien 2 orthographes impliquant 2 sens différents.

Vous êtes sensés lorsque vous faites preuve de bon sens. Mais vous êtes censés lorsque vous deviez ranger votre chambre mais que vous faites tout autre chose : vous étiez censés ranger votre chambre.

Né de son lointain cousin latin, le verbe censere (évaluer la fortune, recenser), ce participe passé signifie « juger, estimer » puis « être supposé, réputé ». Il donne aujourd’hui un verbe que l’on n’utilise plus : censer (censurer, réformer). C’est aussi d’ici que vient le verbe recenser.

Grosso modo, vous n’êtes pas sensés si vous étiez censés ranger votre chambre, mais que vous ne le faites pas… gaffe aux gros yeux de maman !

Publié dans Bouquinade, Policier / Thriller

La Chimiste (Stephenie Meyer)

Amis du jour, rebonjour !

Je me dis que dans une démarche d’honnêteté totale, je ne peux décemment pas parler ici que des bouquins que j’ai appréciés. Même si, je pense que vous l’aurez compris, je me débrouille pour sélectionner mes lectures, il m’arrive de tomber sur des… bah des bouses quoi. Et Dieu sait que je n’aime pas parler de livres en ces termes, mais la déception mène à la colère, la colère mène au dégoût et le dégoût mène à une mauvaise critique, c’est bien connu !

chimiste

Sarakontkoi ?
Une jeune femme dont on ignore le vrai nom travaille pour une agence américaine sans nom. Dans l’ombre, elle déjoue les plans terroristes qui menacent son pays en recueillant des informations. Son domaine : la torture par des procédés chimiques. Mais lorsqu’elle pose trop de questions et qu’elle devient gênante, sa vie bascule. Elle fuit. Jusqu’à cette mission de la rédemption : éliminer un dangereux terroriste. Alors, tout sera pardonné. Sauf que le terroriste n’en est pas un…

Tenpenskoi ?
Je vais être honnête : happée par le précédent roman de Meyer, Les Âmes vagabondes, j’ai attendu celui-ci avec une impatience de gamine à l’approche de Noël. Je l’ai commandé en VO dans ma librairie, et lorsque le bouquin est arrivé, je me suis jetée dessus. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Pour que vous compreniez l’étendue de ma déception. C’est long ! Ca n’en finit pas. L’agence gouvernementale est secrète, la mission est secrète, les actions sont secrètes… et moi dans tout ça, je n’y vois que la flème de l’auteur de développer un sujet qu’elle connaît mal : le contre-espionnage. C’est sûr que si le protagoniste ne sait rien, on ne risque pas grand chose !

Et puis bon, moi les romances, j’aime bien. C’est d’ailleurs, et je l’avoue à demi-mots, la raison pour laquelle j’ai aimé Twilight et The Host (ne me jugez pas). Mais là, c’est du Stephenie Meyer qui essaie de faire du Stephenie Meyer. Pire ! Stephenie Meyer qui s’étouffe avec du Stephenie Meyer. Et quand un auteur nous gerbe les restes de ce qu’il fait d’habitude, ça donne un truc chiant, redondant, qui nous donne à chaque page envie de hurler : « mais bordel, avance, on a compris ! » Bref, je ne l’ai même pas terminé.

Pour info :
JC Latès, collection Thrillers, 600 pages, 22 EUR chez votre libraire.

Publié dans Albums, Bouquinade

Gigi, reine de la mode (Philippe Eveno/Philippe Katerine/Charlotte Gastaut)

Amis du jour, bonjour !

Loin de moi l’idée de me laisser emporter par la morosité ambiante, ni même par les vents de tempête qui balaient notre belle plaine de la Limagne. Alors, pour redonner un peu de rose à nos joues pâlies par l’hiver, voici une petite perle.

gigi

Sarakontkoi ?
Gigi est une jeune et talentueuse styliste. Lorsqu’elle est remarquée par la maison Grandchamp, c’est le début du succès. Mais voilà, après une première collection couronnée de succès, c’est la panne sèche. C’est sûr, Gigi rendra copie blanche. Mais lors d’une promenade solitaire, elle croise le chemin d’une gitane qui va la faire voyager à travers les époques. L’occasion pour Gigi de retrouver l’inspiration…

Tenpenskoi ?
Laissez-vous porter par le voyage de Gigi, drôle, frais. De cette fraîcheur qui fait les joues roses après avoir joué dans la neige. L’histoire est portée par les (toujours) merveilleuses illustrations de Charlotte Gastaut et la musique espiègle de Philippe Katerine. La preuve, sur la (loooongue) route Paris-Clermont, nous avons bien écouté le CD une dizaine de fois ! Alors comme Gigi, sachez ouvrir les yeux. Chaque détail peut décorer le patchwork de votre vie.

Pour info :
éditions Actes Sud, collection Actes Sud Junior, 48 pages (et un CD), 21€ chez votre libraire

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Vous verrez peut-être apparaître sur votre fil d’actus le billet d’un blog de puis longtemps longtemps endormi et, surpris, cliquerez dessus. Si j’ai un peu de chance, on ne m’aura pas tout à fait oubliée. Sinon, tant pis, on recommence. Et on frappe fort avec…

Le mot du jour : priapisme

Ce mot décrit une situation dont je suis certaine que personne ne parle jamais. D’ailleurs, qui irait donner un nom à ce genre de phénomène ? Le TLFI le définit en termes très clairs : « État pathologique caractérisé par l’érection prolongée et douloureuse de la verge sans aucun désir qui l’occasionne, et n’aboutissant à aucune éjaculation« . Cela nous apprend deux choses : l’érection n’est pas causée uniquement par l’excitation d’une part. Et d’autre part, il existe vraiment un nom pour tout !

Ce mot trouve son origine dans la Grèce Antique, en la personne du dieu grec de la fertilité ithyphallique, Priape, systématiquement représenté avec un énorme pénis en érection. Ce qui me donne l’occasion de vous éclairer sur la signification d’ithyphallique : qui a un phallus, tout simplement (sachant qu’un phallus désigne un pénis en érection).

Ce genre de mots, c’est comme les vêtements qu’on achète et qui dorment dans l’armoire. Ils sont là, ce serait dommage de ne pas nous en servir… dans un contexte approprié, ou, comme l’ont fait mes collègues Antoine et Frédérique, au détour d’une pause dej’, pour frimer.