Publié dans Highway to FIV

Salut les loulous,

Peut-être vous le savez, peut-être non. Chez moi, billet du soir rime rarement avec espoir. D’autant que celui-ci est rédigé depuis mon téléphone alors je vous laisse imaginer les coquilles… je le corrigerai demain. Ou je le supprimerai si mes larmoiements m’exaspèrent moi-même. Ça sera selon.

Aujourd’hui, j’ai pas le moral. Ça m’arrive. C’est le down total. Personne n’y peut rien. Un million de choses horribles se passent à travers le pays. Des gens tuent des gens meurent. Les uns sont trop riches, les autres trop pauvres. Les uns portent des gilets, brandissent le poing. Les autres… sont les autres. Certains tirent d’autres sont visés. Et je suis épuisée. Épuisée qu’on me gave comme une oie en m’obligeant à prendre parti.

Moi, je m’en fous de ces débats stériles. Vilaine, on se bat pour toi, tu es cruelle de dire ça. Voilà, j’en ai probablement oublié, mais c’est sûrement ce que tu penses. Je n’ai qu’une obsession, lancinante. Autour de moi les grossesses se déclarent ou arrivent à terme. Et moi je souris. Ou je me tais. Et j’attends. J’attends que mes numéros sortent au prochain tirage. C’est sans fin. Lâcher prise, me faire aider, voilà ce qu’il faut faire. Mais je suis là, avec mon espoir piétiné, mes 27 jours de retard et un nouveau traitement dans le frigo. Et j’attends. J’attends qu’on me dise d’arrêter d’attendre. J’attends d’arrêter de trop y penser. J’attends d’avoir totalement étouffé tout espoir pour qu’à moi aussi il arrive un miracle. Certains ont attendu des années. Ce n’est que notre premier essai. Que. J’attends mon tour depuis 15 ans. Et ce soir, je m’en fous.

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