Celui-ci, je ne l’ai pas choisi parce qu’il avait une bonne sonorité (bien au contraire !). Je l’ai choisi parce qu’en fait, on fait tous des chleuasmes, tous les jours. Vous allez comprendre…
Le chleuasme (du grec χλευασμός, chleuasmos : ironie) est un procédé rhétorique consistant à en rajouter sur soi-même en se dépréciant pour mieux se dédouaner, ou pour recevoir des éloges.
Par exemple, lorsque vous commencez un discours en disant que vous n’y connaissez pas grand chose, ou lorsque vous dites que vous vous trouvez bête, etc. Mais si, on fait tous ça ! J’entends d’ici les « mais non, mais non ! »…soit.
Enfin, si vous ne l’avouez pas à voix haute, vous pouvez toujours vous féliciter intérieurement de pratiquer quelque chose qui porte un nom si compliqué !
Alors, celui-ci vient compléter les lectures « post-Twilight ». L’autre jour, j’étais dans mes toilettes (bon, on s’en fout) et je lisais le Science et Vie Junior de ma petite sœur. Là, je tombe sur l’annonce de la sortie du tome 2… Je me dis « tiens tiens, ça a l’air sympa ». Alors, ne retenant plus cette fièvre acheteuse qui me possède lorsqu’il s’agit de livres, je file à l’Espace Culturel et hop, ni vu ni connu. Pour le coup, j’en lis ce que je peux, parce que je me vois obligée (enfin, je le veux aussi) de lire les manuscrits qu’on me passe (eh oui, je vous rappelle que je suis en stage chez De Borée, éditeur auvergnat !)… Voici donc le tome 1 de Éternels.
Ever est une adolescente qui n’a rien de normal. Elle a perdu son pète, sa mère et sa petite sœur de 12 ans dans un accident de voiture dont elle est sortie vivante, et vit maintenant avec sa tante. Depuis ce drame, dont elle se sent responsable, elle a le don de lire dans les pensées des gens. Alors elle s’isole, se cache derrière de la musique trop forte et une capuche. Mais voilà, le jour où elle aperçoit Damen, le nouveau qui fait craquer toutes les filles, elle doit lutter pour ne pas succomber. Et puis, dans la tête de Damen, tout est silencieux…
Une jolie histoire, très banale sur le début, un peu redondante (oui, on en bouffe de ce truc en ce moment). L’histoire de la télépathe qui ne peut pas lire l’esprit de l’homme dont elle va tomber amoureuse, oui, c’est du déjà vu. Je dois même dire que jusqu’à la presque fin, je me suis attendue à lire une pâle copie de Twilight. Mais pas du tout, je vous laisse découvrir pourquoi. En tous cas, on peut être sûrs que le 2e tome s’en différenciera, l’histoire ayant pris un tout autre chemin. Je m’attends donc à un peu de « nouveauté », si je puis dire… Mon avis : la fin est très bonne, l’histoire traîne un peu trop en longueur dans les trois premiers quarts…
Pour info :
Alyson Noël, chez Michel Lafon, 341 pages
Du grec ancien τμῆσις « césure », la tmèse désigne la division d’un mot composé, dont les parties se retrouvent séparées par un ou plusieurs mots.
Bon, c’est plus utilisé en latin, très peu en français. Mais les mots comme « puisque », et « lorsque » étant divisibles, on se retrouve parfois avec des phrases du genre :
Puis donc qu’on nous permet de prendre haleine… » (Racine)
Le mot du jour : Antanaclase.
Du grec anti (« contre ») et anaklasis (répercussion »), une antanaclase est une figure de style consistant à répéter dans la même phrase le même mot avec un sens différent.
Exemple :
Le coeur a ses raisons que la raison ignore…(Blaise Pascal)
Dans certains cas, ce peut être un seul mot ayant plusieurs sens à la fois. Mon collègue Romain (c’est lui qui me donne la plupart de ces mots rocambolesques) m’a donné un très bon exemple de ce cas précis :
« Sortir une mauvaise vanne, c’est comme sauter sans parachute : dans les deux cas, on s’écrase. »
Une dernière pour la route : « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale » (Jean Théodore Delacour).
Voilà, je viens de commencer mon stage chez De Borée, une maison d’édition locale (enfin, plus que ça tout de même !), et je dois dire que j’en apprends tous les jours. L’un de mes collègues du service éditorial est un vrai dictionnaire sur pattes. Alors voilà, je vous fais profiter de sa science.
Le mot du jour : kakemphaton.
Il s’agit d’un jeu de mots que l’on fait sans s’en rendre compte.
Exemple :
Ma collègue avait écrit sur un carton rempli de verres « dix verres »… je vous laisse trouver le jeu de mots 🙂
Sur conseil de mon amie Lise (qui m’a prêté le bouquin), j’ai décidé de lire True Blood. Non, je ne suis pas encore sortie de cette période Twilight et autres grande épopées amoureuses, et en grande droguée du genre, je recherche encore le substitut qui remplacera la quadrilogie de mademoiselle Meyer (plus Les Âmes vagabondes)… C’est pas gagné !
Dans la réalité de Charlaine Harris, les vampires ont été reconnus comme membres de notre société et peuvent donc vivre parmi les humains, qui ne se privent d’ailleurs pas pour offrir un peu de leur sang à leurs nouveaux congénères. C’est dans cette société reconstituée que vit Sookie. Sookie a un don : elle peut lire dans les pensées. Pour elle, c’est plutôt une malédiction ; elle ne peut pas avoir de relation normale avec les gens, avec ses amis, et surtout pas avec les hommes, le contact physique décuplant ses capacités. Partout, on l’appelle « la cinglée ». Son intérêt pour les vampires n’arrange rien. Alors, lorsqu’elle rencontre Bill, elle est immédiatement fascinée par cet homme qu’elle reconnaît d’emblée comme son vampire. Elle se rend très vite compte que Bill est différent : son esprit est silencieux, une libération pour Sookie. Sur un fond de meurtres en série, pour lesquels Bill et le frère de Sookie sont les principaux suspects, les deux amants vont se découvrir et s’attacher, se battre pour faire accepter leur amour.
Bon, on avoue que ça ressemble beaucoup à Twilight. Sauf que Twilight a été publié 4 ans après, en 2005 ; c’est donc Twilight qui s’en inspire. La thématique reste la même. J’avoue que certaines scènes de True Blood sont limites, et certaines remarques un peu niaises. Mais j’aime ce côté « et si on reconnaissait les vampires comme membres de notre société… ? » On retrouve bien sûr l’ami loup-garou, amoureux transi mais distant. Ceci dit, le livre ne m’a pas enthousiasmée plus que ça. Est-ce parce que j’ai lu Stephenie Meyer avant ? (Comprenez : est-ce que si j’avais lu True Blood avant, j’aurais tout de même préféré Edward à Bill ?)
Pour le coup, pas vraiment envie de lire la suite. Ce tome-ci était pas mal, mais pas suffisamment pour me captiver…
Pour info :
J’ai lu, collection « Semi-Poche », 314 pages
Mon dieu, quel retard ! Voilà maintenant plus de deux semaines que je suis allée voir ce film…. mais vous savez ce que c’est : les exams, les débuts de stage, les dossiers pour les profs, les dossiers pour le Master 2, etc… Bref, on n’en voit pas le bout, et on prend du retard dans ses rapports d’activité. Mais nous y voilà (et aujourd’hui, c’est chargé !)
Donc, Kick Ass. L’histoire d’un ado banal, plutôt geek et invisible, en un mot ringard, qui décide de devenir un super-héros. Mais n’est pas super-héros qui veut. Et si les mystérieux molosses bodybuildés des comics de Dave possèdent, sinon des supers pouvoirs, au moins des supers gadgets, notre jeune casse-cou est loin du compte ! La première fois est douloureuse… et les suivantes ne le sont pas moins. Mais lorsqu’on est un super-héros, il faut en assumer les conséquences, ce qui se complique lorsque de vrais méchants sont impliqués.
C’est ce qu’on appelle un film-spectacle. Du divertissement pur. Contrairement à ce que je pensais, on est loin du film pour enfants nous servant sur un plateau tiède l’histoire d’un ado mal dans sa peau qui finit par prouver au monde (et accessoirement à la cour de son lycée) qu’il vaut quelque chose. Non, c’est un minable qui ne va pas décoller sous prétexte qu’il a un costume vert et un masque, bien au contraire. Il va devoir assumer ses responsabilités, même si après de multiples fractures, il a moins envie de jouer les courageux sauveurs. Au passage, il va tout de même choper la bombe du lycée. Comme quoi, il ne s’en sort pas si mal.
On adore la gamine, Hit Girl, plus dangereuse et agile qu’un scorpion et un aspic réunis, le tout saupoudré d’un certain style. La gamine tuant les bandits de sang froid aux côtés de son père pour venger la mort de sa mère, on est d’accord, c’est dénué de toute morale. Mais passées les premières gênes, on craque pour ce couple de héros improbable au nom saugrenu (Big Dady). Et Dave finit tout de même, envers et contre tout principe moral, par aider cette gamine orpheline. Bravo aux acteurs, bravo pour le scénario. Attention au jeune public, perso, je dis pas en dessous de 10 ans…