Publié dans Albums, Bouquinade

Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough ( Rébecca Dautremer)

Ami du soir, bonsoir !

Alors oui, ce n’est pas vraiment l’heure à laquelle j’ai l’habitude de poster. Mais ce soir, au lieu de regarder un film, Chéri et moi avons décidé d’être créatifs. Ce qui sous-entend pour lui Inktober, et pour moi… le blog, oui ! Comme d’habitude, je suis à la traîne et comme d’habitude, je laisse poireauter mes bouquins 20 plombes sur mon étagère en me disant que j’attends juste le bon moment. Bah voyons. En dehors du fait que j’aime beaucoup le travail de Rébecca Dautremer, je dois avouer qu’avoir vu cet album trôner sur le piano de *tu te reconnaîtras* m’a donné plus qu’envie de faire son acquisition. Ni une ni deux, c’est au salon de Brive que je rencontre brièvement Rébecca le temps d’une dédicace. Suis-moi !

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Sarakontkoi ?
C’est l’histoire d’une vie, celle de Jacominus Gainsborough, faite de souvenirs, d’actes manqués, de gadins, d’amours et d’amitiés. De peurs, de larmes, et de joies. Une petite vie bien normale, qui a un début et une fin. Une vie riche de ce qu’on y a mis. Ni plus, ni moins.

Tenpenskoi ?
Écoute, j’avoue que j’avais un peu peur de le lire. Je ne saurais pas bien t’expliquer pourquoi. J’avais peur qu’il soit très long. Il m’intimidait presque. Je sais, c’est stupide. Quelle erreur c’eût été de continuer à nous regarder en chien de faïence, lui du haut de son étagère, moi bien emmitouflée dans mes couvertures !

C’est simple, ça glisse tout seul. Les illustrations rythment le texte autant qu’elles l’accompagnent. Et puis, on en parle justement de ces illustrations ? C’est coloré, nostalgique, ça nous raconte un autre temps, un autre endroit, en même temps, c’est partout, c’est toujours. On y trouve juste ce qu’il faut de la tendresse des histoires de Beatrix Potter (avec un hommage à l’autrice-illustratrice anglaise d’ailleurs), sublimée par le trait caractéristique de Rébecca Dautremer.

Quant au texte : de la poésie dans son état le plus simple. Quelque chose qui te parle sans que tu réfléchisses vraiment. Le genre d’histoire qui va droit de tes grands yeux à ton petit cœur sans réellement passer par ton cerveau. C’est d’une évidence reposante. J’ai d’ailleurs, je dois bien l’avouer, versé ma petite larmichette. Bref, trouve-le, lis-le, partage-le.

Un léger aperçu de mes planches favorites :

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Pour info :
éditions Sarbacane, 56 pages, 19,50€

Publié dans BD, Bouquinade

Elza : C’est encore loin l’amour ? (Didier Lévy, Catherine Meurisse)

Un autre conseil de mon amie-libraire experte s/ jeunesse, j’ai nommé Charlotte. Un coup de cœur à elle, qu’elle a gentiment accepté de partager avec moi. Elle est adorable que même… Je fais passer !

Crédits couverture : ill. de Catherine Meurisse © Sarbacane

Elza a 14 ans et une répartie à toute épreuve. Éperdument amoureuse de Darius Mirouflet, le beau gosse du collège, elle n’en garde pas moins un sacré caractère, évitant soigneusement de trop suivre les conseils de sa sulfureuse amie Molly Molotov. Quant à Robert-Louis, amoureux transi, n’a pas l’air d’être si découragé par l’indifférence d’Elza…

Des minis planches, des répliques qui fusent, des noms à coucher dehors qui nous font hurler de rire, sans compter le flegme typique des ados d’aujourd’hui, voila un bouquin qui a tout pour plaire. Elza a une façon bien à elle d’être féminine, elle observe de ses yeux de jeune fille le comportement des adultes, essayant tant bien que mal de les mimer, glissant de ci, de là quelques remarques bien senties sur sa « situation de femme ».

Les dessins sont géniaux, les micro scénarios mordants. J’ai adoré. Bizarre, je pense même y avoir reconnu ma frangine de 12 ans… voyons ce que donnera la confrontation quand elle l’aura lu. Mais vous, n’attendez pas !

Pour info :
Éditions Sarbacane, 56 pages (et c’est un petit forat ! 230 x 115 mm)