Publié dans Bouquinade, Roman

En attendant Bojangles (Olivier Bourdeaut)

Ami du soir, bonsoir !

Aucun mérite à te parler d’un autre bouquin en si peu de temps, il fait à peine 170 pages. Mais quel roman ! Coup de cœur de ma collègue libraire et formatrice, et vif conseil de ma maman, je ne pouvais pas passer à côté.

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Sarakontkoi ?
C’est l’histoire d’un amour fou. Fou, il l’est dans tous les sens du terme. Une histoire entre une folle et un mythomane, racontée par l’enfant qu’ils ont eu ensemble. L’histoire de la douceur, de la passion, des vrais mensonges, et des fausses vérités. Des vérités qui ne sont vraies que pour cette famille atypique, et après tout, pourquoi pas.

Tenpenskoi ?
C’est d’une  poésie incroyable ! J’en ai lu un passage à voix haute à Chéri, et c’est cette lecture qui a mis le doigt sur l’étincelle de folie du texte, celle qui m’a ouvert les yeux sur son rythme, ses sautillements joyeux, ses soubresauts de colère, ses élans de peine. Rien que pour la beauté du texte, ce bouquin valait le coup d’être lu.

Quant au propos, j’ose paraphraser ma collègue (je suis certaine que si tu lis ces lignes, Véro, tu ne m’en voudras pas) : « dans ce roman, la douce folie côtoie la folie dure. » Les points de vue naïf mais perspicace de l’enfant et réaliste du père se succèdent pour nous raconter les cocktails, les voyages, les jeux. Ce qui fait pétiller l’œil du lecteur, c’est la délicieuse évidence qui se dégage de ce texte. Car après tout, n’est-il pas merveilleux de vivre dans un appartement parisien avec un oiseau africain, de partir en vacances dans un château en Espagne chaque fois qu’on en ressent l’envie, et de danser tous les soirs un slow sur les notes mélancoliques de Mr. Bojangles ? Bref, faites jouer à votre vieille platine des disques de Nina Simone et embarquez avec Olivier Bourdeaut pour cette parenthèse courte et intense dans une famille hors du commun.

Pour info :
Grand format : éditions Finitude, 160 pages, 15,50€
Format poche : Gallmiard, Folio, 176 pages, 6,90€