Publié dans Bouquinade, Roman historique

Le Trésor du papillon de fer (David Glomot)

Amis du jour, bonjour !

Voilà un sacré bail que je n’ai pas chroniqué de roman. Il faut dire que j’étais dans une très mauvaise passe où tout ce que je lisais terminait inéluctablement sur ma table de chevet, me culpabilisant et m’implorant de terminer ma lecture. Bon, là c’est fait, je vais enfin pouvoir passer à autre chose !

Le-tresor-du-papillon-de-fer

Sarakontkoi ?
Angleterre, 1666 – Padraig Muricellos, imposant irlandais catholique, est enfermé dans la cellule d’une sordide prison de province. Lorsque son geôlier apprend son nom, il lui fait part de sa découverte d’un livre écrit par son ancêtre qui révèlerait l’emplacement d’un trésor inestimable. Il décide donc de le prendre sous son aile, et lui demande de l’aider à remettre la main sur le fameux manuscrit depuis longtemps perdu. Mais il faudra avant tout retrouver ses anciens compagnons de piraterie, et remonter avec eux le fil de l’histoire…

Tenpenskoi ?
J’ai eu l’occasion de rencontrer David Glomot lors du festival Aïcontis (un festival de l’imaginaire). J’ai alors été intriguée par son œuvre. Déjà parce que la piraterie est un sujet que je connais très peu en dehors de Johnny Depp et Orlando Blum, je dois l’avouer. Mais aussi parce que les éditions De Borée étaient plutôt connues pour leur répertoire « terroir » que pour ce genre de récit d’aventures. Et c’est un plaisir de découvrir qu’un éditeur de chez moi publie autre chose que… des trucs de chez moi.

Bref, je vous parle d’aventures, et là, vous vous dites « ouah, mais l’aventure, c’est génial, haletant, ça nous emporte et nous fait voyager ! » Je vous réponds… y’a le pour et le contre.

Commençons par ce que j’ai aimé : le style, agréable, fluide, mais aussi joli. J’ai aimé ce côté délicieusement désuet du language du XVIIe siècle. Ca change de l’hyper-simplification de certains romans modernes. De même, on sent que David sait de quoi il parle, et que son livre est basé sur de solides recherches. En tout cas, moi qui n’y connais rien, je me suis laissée berner si ce n’est pas le cas.

Il faut savoir que le livre se découpe en 4 ou 5 grandes parties, correspondant chacun à la rencontre d’un nouveau personnage (à peu près). Et peut-être que j’ai mal appréhendé la structure dès le départ, donc je m’attendais à un récit qui soit plus dans l’action présente. Là, pour chaque nouveau personnage, on a un nouveau morceau du puzzle du Livre de Muricellos l’ancien, donc des récits de souvenirs qui, même s’ils sont très rythmés, n’en restent pas moins des souvenirs. Alors que je voulais voir les personnages avancer dans leur quête, je n’avais que le récit d’anciennes péripéties, ce qui fait qu’on n’avance vraiment dans la quête du manuscrit qu’au milieu du bouquin. Personnellement, je trouve que ça donne une certaine lenteur au texte (dixit la fille qui est passée totalement à côté de Dracula de Brahm Stocker à cause de ça !)

Mais ce n’est que ma sensibilité de lectrice et en aucun cas je ne remets en cause la qualité de l’ouvrage ou le travail de l’auteur ! D’ailleurs, si vous lisez la chronique de La Chroniqueuse de livres, vous trouverez une lectrice plus enthousiaste.

Pour info :
Editions De Borée, collection Vents d’Histoire, 301 pages, 19,90€