Publié dans Madame Je-Sais-Tout, Sors ta science

Sors ta science #10

Ami du jour, bonjour !

Le billet est matinal, mes mains ne sont pas encore gonflées par la chaleur qui s’apprête à nous tomber dessus (mais tout va bien parce que Chéri, adorable, merveilleux qu’il est est passé chez L’Occitane pour me prendre un gel rafraîchissant à la Verveine que nous avait conseillé notre amie Laura… bref, toute une histoire).

Tout ça pour dire qu’on fait ça à la fraîche ce matin, ce qui vous laissera tout le loisir de déguster ce petit billet dans la journée.

Hier, nous étions en terrasse d’un bar d’avocats (enfin, une sorte de QG quoi) avec un couple de très bons amis : une avocate et un réalisateur (ouais, je me la pète, ouais !) Lambert nous parlait de projets à lui, et évoque un film d’une quarantaine de minutes. Dans ma naïveté, je lui réponds : « un moyen métrage quoi ». Quelle ne fut pas mon erreur !

Et pour comprendre la vive réaction qu’il a eue, il a dû m’expliquer d’où le court métrage (ou court-métrage) tirait son nom. Oui, parce que tu ne t’es peut-être jamais posé la question, mais court-métrage, c’est quand même très bizarre comme nom de film. Je veux dire, on ne parle pas de saut en longueur tout de même !

Eh bah… pas loin ! Court-métrage fait en fait référence à la longueur de bobine utilisée pour tourner le film. Cette longueur a été définie en 1964, et c’est encore celle que retient le CNC (Centre Nationale de la Cinématographie) aujourd’hui. Moi je n’y connais rien, mais Wikipedia me parle de 1600m en format 35 mm (pour ceux à qui ça parle), soit une durée de 59 minutes.

Bon, tu penses bien que chacun y met son grain de sel. Du coup, Gilbert Cohen-Séhat, dans son Essai sur les principes d’une philosophie du cinéma : Notions fondamentales et vocabulaire de filmologie, nous dit :

Quel que soit le contenu d’un film — ou sa nature — on appelle « courts métrages » les films dont la longueur est inférieure à 900 m (moins de 33 minutes, moins de 3 bobines, en 35 mm), et « longs métrages » les films dépassant 2 400 m (plus de 1 heure 28 minutes, plus de 8 bobines)

Du coup, entre les deux, on pourrait parler de moyen-métrage. Sauf si on est puristes. Comme Lambert. Et c’est cool aussi d’être puriste. Merci Lambert, merci Salomé, pour cet agréable moment passé en votre compagnie !

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Publié dans Madame Je-Sais-Tout, Sors ta science

Sors ta science #2

Amis du jour, re-bonjour !

Un petit effet ouah sur l’info du jour… merci Chéri, qui m’explique ce que raconte le Joueur du grenier quand il parle de… quatrième mur !

Alors kesako ?

De la maçonnerie ? Que nenni ! L’expression quatrième mur est traditionnellement utilisée au théâtre. Pour bien comprendre, imaginez une scène. Elle est composée de 3 murs (imaginaires ou non) : le fond, le côté cour et le côté jardin.

Il existe un quatrième mur, invisible, entre le public et les acteurs, qui fait que les acteurs n’interagissent pas avec le public. Quand ils le font, on dit qu’ils brisent le quatrième mur.

Dans les jeux vidéos, ce phénomène se traduit par des parties expliquées directement au joueur par les personnages eux-mêmes (en l’occurence, hier, il s’agissait des jeux Harry Potter).

Là où ça n’arrive que très rarement, c’est au cinéma. Un acteur qui regarde la caméra, c’est grillé ! Mais là encore, certaines règles sont faites pour être violées, comme le dirait Morpheus. Ainsi, je vous propose de regarder cet extrait de Deadpool, où l’impertinent personnage… brise le quatrième mur !

Allez, merci Chéri, et vous lecteurs, crânez bien !

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Mr Nobody

Dimanche soir, après ce qui aurait dû être une longue journée de travail (mais ne fut en fait qu’une longue journée de « je perds mon temps à ne rien faire »), je suis allée au cinéma avec mon amie Charlotte. Nous avions toutes deux été intriguées par le titre de ce film pour le moins étrange : Mr Nobody.

Dans ce film de Jaco van Dormael, Jared Leto joue les hommes perdus dans sa multitude de vies alternatives. Tout part d’un choix. Le choix d’un enfant. Son premier choix déterminant : partir ou rester. Puis viendront d’autres choix tout aussi difficiles : mentir ou dire la vérité. Abandonner ou se battre. Vivre ou mourir. Aimer ou ne pas aimer. Vivre ou rêver. Tous ces choix auront conduit un unique homme, le dernier homme mortel sur Terre, à l’amnésie, ou plutôt, à une foisonnante quantité de souvenirs différents.

Le film en lui-même est très hermétique et compliqué. Les réflexions, bien que profondes, perdent le spectateur dès le début. Malgré tout, cela permet à chacun d’échafauder sa propre théorie sur la relativité de chaque choix, celle de la vie et de ce que nous croyons être la réalité.
A cette réflexion viennent se mêler quelques considérations sur les origines et la relativité du temps et de l’espace.

Le scénario est original, mais trop alambiqué à mon goût. Malgré tout, les acteurs restent saisissants.