Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #22

Ami du jour, bonjour !

Dernièrement, j’ai traversé une période pas jolie jolie. Des choses qui n’allaient pas. Ou bien moi, tout simplement, qui ne voyait que ça. Toujours est-il que je me suis extirpée tant bien que mal de cette merde, sous les yeux inquiets de mon adoré, en écoutant des choses et des personnes qui font du bien à la tête. Qui parlent d’amour de soi, de confiance et j’en passe. Bref. Parmi ces personnes se trouve l’acteur et comédien Zachary Levi, que tu as peut-être vu dernièrement dans le film Shazam !

Lors d’un échange entre Zachary avec Jay Shetty (dont je te recommande les vidéos si tu es anglophone) sur la santé mentale, mon oreille a été accrochée par une citation. En voici la retranscription :

On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit. On vieillit parce qu’on arrête de jouer.
(We don’t stop playing because we get old. We get old because we stop playing.)

Ce sont des mots empruntés à Oliver Wendell Holmes, écrivain, médecin, essayiste et poète américain du XIXe. Je les aime beaucoup. Jay Shetty appuie sur le fait que, quoi que l’on entende par « jouer », il est important de garder des yeux d’enfant, et non de se conduire comme un enfant. Voir le monde simplement, être soi, et non ce qu’on attend de nous. Se faire confiance. Parce que jouer, c’est aussi ça. Être là où on est, pas demain, pas aujourd’hui, mais maintenant. Comme un enfant.

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Publié dans J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… le rééquilibrage alimentaire sur internet !

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, aime tes bourrelets, sors tes filets d’oranges, on va parler rééquilibrage alimentaire sur internet, et plus particulièrement Croq’Kilos, puisque c’est celui que j’ai testé. On t’en bombarde de la connerie, que Comme J’aime te fera passer de Maïté à Jessica Alba (ou de Laurent Ournac à Hugh Jackman), que Weight Watcher c’est trop bien. Ta pote parisienne, elle voit une diététicienne toutes les semaines. Et toi, tu aimerais bien perdre du poids, mais jeter du fric par les fenêtres, non merci (spoiler : les crèmes anti-cellulite ou amincissantes, genre XLS, ça marche que si t’en as pas, de la cellulite). Alors je te dis ce que j’ai pensé de mon année Croq’kilos.

Pourquoi tu fais ça ?

Il faut savoir que les régimes, je connais depuis toute petite. Pas que j’aie été particulièrement grosse étant gamine. Mais les mioches sont méchants entre eux, et si tu n’as pas la même forme que tes copains, si tu es un peu différent, ça passe pas (merci les parents qui enfoncent des stéréotypes dans le crâne de leurs chères têtes blondes). Ca et la peur maternelle de voir sa gamine subir les mêmes moqueries qu’elle. En gros, la bouffe, ça a été toujours été un problème. D’une part parce que je ne peux pas regarder un croissant sans prendre 5 kg et d’autre part parce que je suis incapable de me raisonner.

Je le dis souvent, mais prends un alcoolique par exemple. Le gars, il suit une cure, et ensuite, il ne prend plus une goutte d’alcool de sa vie. Moi, je suis obligée de manger 3 fois par jour. Ca veut dire apprendre à se raisonner. Ca veut dire retenir ces putains de pulsions qui font que dès que tu commences un repas, il se passe deux choses dans ta tête : la première, c’est que tu te demandes comment tu vas pouvoir manger un max avant de plus avoir faim et que tu dois profiter à fond de chaque bouchée genre t’es condamnée ; la seconde, c’est de te dire que le lendemain, tu ne rentreras plus dans ton pantalon. On est un peu serrés dans ma tête. Et à force de te voir grosse, bah tu le deviens.

Monter sur une balance ? Mon cauchemar. Enfiler mon jean ? Mon épreuve matinale. Et pourtant, depuis quelques temps, j’apprends à accepter. Accepter d’être différente, de ne pas ressembler à ce qu’un autre aime, où à un mannequin publicitaire. En gros, à l’image que Karl Lagerfeld et l’américaine qui a décrété que la peau d’orange c’était moche veulent que j’aie de moi-même. Ceci dit, en acceptant mon poids, je me suis également demandé si je pouvais agir dessus.

Aller chez un(e) diététicien(ne) pour qu’on juge ma manière de bouffer ou qu’on me dise que je suis trop grosse ? Certainement pas. Ne bouffer que de la salade ? Nan. Alors ma collègue Fred m’a parlé de Croq’Kilos.

Et dans les faits ?

Pour entre 9 et 15 euros par mois, Croq’Kilos te propose de choisir la formule qui te convient, basée sur un questionnaire que tu remplis en t’inscrivant. Quand tu es en surpoids trop important, on te met en garde que, quand même, il faudrait être suivi par un médecin. Bon, après ça, tu as 4 formules. Le menu plaisir, le menu express, le végétarien et le menu de stabilisation.

Suite à ça, on te propose petits dej’, repas de midi, collation et repas du soir adaptés à la formule choisie. Une fois les menus validés pour la semaine, Croq’kilos te donne ta liste de courses, et les recettes de chaque plat. Tu as droit à un cheat meal par semaine, c’est à dire un repas plus calorique.

Tu donnes en début de programme ton poids de départ, et ton objectif. Chaque fois que tu te pèses, tu mets à jour le site et tu as une courbe d’évolution. Le site propose aussi des livres et des exercices physiques, mais je me suis contentée des menus.

Alors oui, au début, tu as la dalle un peu quand même. Et tu pèses et tu comptes. Mais ça fonctionne. J’ai perdu entre 2 et 4 kilos par mois. Jusqu’à un certain palier. Je n’ai pas atteint le poids que je m’était fixé, mais j’ai perdu 15 kg. En vrai, je suis contente. Mais maintenant, j’ai envie de choisir ce que je mange. Alors j’ai arrêté.

Verdict ?

J’aime : c’est efficace, ça marche, on voit l’évolution de la courbe de poids, les menus sont variés, on mange de tout, et on découvre même de supers plats, la liste de courses est super pratique et j’ai pas à me demander ce que je vais faire à manger tous les soirs.

J’aime pas : le manque de suivi personnalisé, les recettes se préoccupent rarement des saisons (la tomate et la courgette en plein hiver, ça va à l’encontre de notre démarche zéro-déchet-écolo), la complexité de certains plats (varié ok, mais là, c’est relou parfois).

Grâce à ce programme, j’ai appris à doser ma bouffe. Je sais reconnaître une assiette trop pleine, et franchement, c’est déjà un grand pas pour moi. Mais je veux aussi me dire que je sais faire des repas équilibrés, parce que j’ai les bons réflexes. Même si j’ai appris beaucoup de choses, le programme est trop limité sur une longue période.

Ils en parlent :

Une vidéo intéressante de ValbeautyLifeandVlogs
Un avis et quelques visuels sur Passeport Santé
Le retour de Ladydine
Un article de Naturavox
Un article plus mitigé sur Sagesse Santé

Maintenant, c’est à toi !

Je me devais de donner mon avis cette fois-ci ! Car le rééquilibrage alimentaire, sous quelque forme que ce soit… c’est l’histoire de ma vie… Je ne me souviens pas d’un jour où l’alimentation n’est pas un problème pour moi. Je passe mon temps à me demander si tel plat va me faire grossir, combien de calories contient tel gâteau ou si à midi je mange ça, ce soir je mange rien… J’ai testé tout et n’importe quoi, en vain. J’y reviens toujours. Me goinfrer, les gâteaux, les grignotages au boulot… J’y arrive pas. Je ne me contrôle pas. Le problème avec Croq’kilos et compagnie, c’est qu’il faudrait que ça dure toute ta vie… C’est impensable ! J’aime bien manger dégueu, et je me plains après… Arf… On est toutes comme ça je crois. Je maudis les filles qui bouffent ce qu’elles veulent et qui gardent la ligne. Je sais pas s’il y a LE TRUC magique mais en tous cas c’est pas pour moi !
Emilie

J’ai tenté le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos début 2017. L’expérience était vraiment très sympathique dans la mesure où les plats étaient variés et délicieux. Mais surtout, il m’a permis de perdre 20 kg, ce qui a complètement chamboulé ma vie de nana en éternel surpoids.
Tout cela c’est génial, jusqu’au moment où l’on commence à reprendre graduellement, et l’engrenage de la culpabilité revient.
Bien qu’il s’agisse d’un ré-équilibrage alimentaire plutôt flexible et attrayant, il reste tout de même une méthode qui va donner au corps bien moins que ses besoins journaliers (menus à 1200 – 1500 kcal ou 1800 kcal/jour). En ce sens, la reprise de poids en cas d’arrêt me semble difficilement évitable.
Je nuance un peu le propos, car nous sommes en 2019 et j’ai repris 10 kg, c’est à dire la moitié de ce que j’avais perdu, mais pas plus. Donc je ne regrette pas d’avoir entamé cette démarche, mais maintenant je vais voir une diététicienne pour travailler sur les comportements alimentaires, la connaissance de son corps et la différence entre faim et envie. Le travail sera certainement plus long, mais concluant espérons-le.

Fred

Pour ma part j’y suis ! J’ai 56 ans et je voudrais profiter de mes petits enfants (courir, chanter, jouer…) Être en pleine forme quoi ! Et franchement depuis que je me reprends en main je fais beaucoup plus de choses, l’alimentation équilibrée est une vraie richesse pour le corps, ce qui ne veut pas dire tout arrêter mais simplement manger sain avec quelques débordements quand on est de sortie (il faut penser à vivre aussi) mais je tiens à rajouter que l’abandon de la cigarette et de l’alcool n’empêche pas de bien vivre…
Pour moi un rééquilibrage est important pour bien vieillir avec ceux qu’on aime !
Françoise

J’ai fait et je continue Weight Watchers. J’ai perdu plus de 30 kg alors je n’irai pas jusqu’à dire que ça a changé ma vie mais je me sens beaucoup mieux dans mon corps et j’ai beaucoup plus confiance en moi et ça n’a pas de prix.
Amélie

Adolescente j’avais beaucoup de poids à perdre. J’ai été suivie par une diététicienne et depuis cette période de grosse perte pondérale, j’ai essayé à peu près tous les régimes existants. Dernièrement j’ai testé la méthode de rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos (présentée par votre obligée) et cette méthode a plutôt bien marché puisque, alliée à deux séances de crossfit par semaine, j’ai perdu en trois ou quatre mois les deux ou 3 kg que mon médecin m’avait préconisé de perdre avant de tomber enceinte… Dernièrement, j’ai recommencé le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos mais il est vrai qu’à un mois et demi à peine postnatal, j’ai du mal à être aussi assidue qu’auparavant et pour que cela fonctionne il faut vraiment l’être. En tout cas même si certaines recettes sont fastidieuses à réaliser je trouve qu’elles sont savoureuses et très intéressantes j’en suis plutôt satisfaite. D’autant plus que les kilos qui ont été perdus pendant le rééquilibrage alimentaire Croq’Kilos n’ont pas été repris sur la période où j’ai arrêté le régime avant la grossesse.
Laura

Merci à tous pour votre participation !
Le sujet de la semaine prochaine : l’escape game.

Publié dans N'importe quoi

The sound of silence

Amis du jour, bonjour !

Petit billet d’humeur aujourd’hui, une fois n’est pas coutume. J’ai presque terminé Le Fléau, de Stephen King (enfin !). J’ai entamé Brexit Romance, de Clémentine Beauvais (et je suis désolée, mais Bookstagram, tu m’as trompée sur la marchandise… je n’aime pas du tout ! Mais je t’en parlerai plus longuement dans un billet dédié) et Dans la forêt, de Jean Hegland.

Mais rien à voir avec le schmilblick, aujourd’hui, je vous cause de la solitude et du silence.

Au cours de ma (courte) vie, je me suis vue grandir et évoluer (heureusement !). Avant d’aller vivre à Paris, hors de question pour moi de manger ou boire un café seule à la terrasse d’un resto. Et ne parlons pas de me faire un ciné en solitaire ! Tout a commencé les premières fois où je suis montée seule dans le bus, où mes confrères lycéens ne montaient qu’en groupuscules bruyants. La solitude posait sur moi son œil immense, et me désignait de son doigt implacable. « Tu es seule », ricanait-elle.

La solitude m’effrayait au point de suivre frénétiquement mes copines au collège pour ne pas marcher seule dans les couloirs. Désolée Véro, je sais que j’ai été un vrai pot de colle.

Et puis Paris. Pas le choix. Je ne connais personne. Personne ne veut déjeuner avec moi. Aller au ciné avec moi. Que faire ? Rester seule ? Me forcer à parler à des gens ? Pourquoi pas. Et je me suis fait des ami(e)s d’ailleurs. Mais surtout, arrêter d’attendre, de talonner le premier venu, de jouer les ombres vivantes. J’ai mangé seule à la terrasse bondée d’un petit resto italien à Saint-Michel. J’ai pris une carte UGC Illimité et je me suis tapé tout ce qu’il était possible de voir sur les toiles de la Défense et des Halles (en V.O. s’il vous plaît).

À présent, la solitude est une amie. Je comprends qu’on ne l’apprécie pas, elle est souvent incomprise. Mais moi, j’aime. J’aime me plonger dans un bouquin, seule. Je sens encore quelques regards inquiets : « mais, elle est toute seule ? » Et surtout, je sens la peur des autres. Ceux qui viennent violer ma solitude pour tromper la leur.

J’aime les gens. Mais si j’ai le nez plongé dans un bouquin, j’aime le silence. Et par silence, je n’entends pas l’absence de bruit. Je veux dire que j’aime qu’on ne me parle pas. Et si le silence s’installe entre vous et moi, ne soyez pas gêné, accueillez-le comme un ami, une pause, un moment à vous et à moi. Et ne me parlez pas. Si je veux parler, alors je baisserai mon livre. Dans le cas contraire, dites-vous que c’est comme si vous aviez décidé de faire irruption dans mes toilettes alors que j’ai encore le pantalon sur les chevilles.

Allez, poutous sur vous.

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