Publié dans Albums, Bouquinade

Travailer moins pour lire plus (Alain Serres / Pef)

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, c’est vendredi, et vendredi, tout est permis ! Alors je pioche allègrement dans les albums fraîchement rangés pour vous présenter mes petites merveilles (parce que oui, ce sont des merveilles). Et celui-ci dont, vous l’aurez compris, le titre me touche particulièrement.

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Sarakontkoi ?
C’est l’histoire d’une île. Sur cette île, 5 montagnes. Chacune sa spécialité pour faire tourner le royaume. Sur le Mont Boukiné, on récolte les lettres, on fabrique les histoires. Et on les envoie pour qu’elles soient mises en livres et vendues. Mais on ne lit pas, pas le temps. Il faut faire toujours plus de livres pour rendre le roi encore plus riche ! Jusqu’à ce que…

« C’est ici, entre deux rochers vénérés par les vieux conteurs, que jaillit la célèbre source des lettres. Des flots de Majuscules, de minuscules, de E muets ou de consonnes bavardes sortent de terre en murmurant d’étranges paroles. »

Tenpenskoi ?
Quelle merveilleuse poésie que cette petite histoire ! Pef n’en est pas l’auteur, mais il aurait pu. Le texte coule tel un ruisseau de printemps, discret, mais si joli. Plusieurs niveaux de lecture feront sourire les parents et rêver les enfants…
Le tout accompagné par le trait si particulier de Pef, le papa de Motordu, espiègle, simple, juste ce qu’il faut de couleurs. Et ce slogan…

Parfois, lorsque le vent les inspire, ces écriveurs deviennent des écrivains et leur bouillon est divin.

Pour info :
Rue du monde, collection Kouak !, 51 pages, 12,80€

Publié dans Albums, Bouquinade

Pélagie la sorcière (Valérie Thomas / Korky Paul)

Amis du jour, bonjour !

J’espère que le week-end fut agréable / prolifique / reposant (rayez la mention inutile). Chez nous, la bibliothèque est enfin terminée (vous pouvez voir quelques photos sur Insta d’ailleurs) et nos 743 bébés dorment bien sagement sur leurs étagères maintenant. C’est l’occasion pour moi de déterrer quelques classiques, ma madeleine de Proust, le livre que je lisais avec ma maman quand j’étais petite.

pelagie

Sarakontkoi ?
Pélagie la sorcière a une maison, toute noire. Et elle a un chat aussi, tout noir. Alors quand son chat se couche sur le tapis ou sur le fauteuil, et que ses yeux sont ouverts, elle y fait attention. Mais lorsqu’il ferme les yeux, elle s’assied ou marche dessus. C’en est trop ! Pour mieux le voir, elle lui en fera voir (littéralement) de toutes les couleurs, ce qui déplaît fortement à son compagnon à poils.

Tenpenskoi ?
Me demander ce que j’en pense serait ridicule, après le discours que je vous ai tenu plus haut. Alors oui, les illustrations sont vieillottes, le livre en lui-même n’a pas un format très original. Mais qu’est-ce que j’ai pu rire étant gamine ! C’est plein de tendresse, de situations absurdes, et de couleurs.

Le livre n’est plus disponible et a atteint des prix quelque peu honteux d’ailleurs. Le prix indiqué au dos du mien — 62 F — m’a presque rendue nostalgique. Si vous l’avez dans les armoires, ressortez-le. Sinon, ouvrez l’œil en brocante !

Pour info :
Milan Jeunesse, 32 pages, entre 20 et 35 EUR selon le vendeur.

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Le Garçon qui aimait la lune (Rino Alaimo)

Amis du jour, bonjour !

Je ne peux m’empêcher, en sortant mes livres de leurs cartons, de vouloir tous les partager avec vous. Je vais essayer de freiner mes ardeurs et d’y aller doucement, en commençant par celui-ci, offert par Chéri à moi.

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Sarakontkoi ?
C’est l’histoire d’un petit garçon qui est amoureux de la Lune. Alors, pour conquérir son cœur, il lui fait un million de cadeaux, que la Lune repousse, un par un. Jusqu’à ce qu’il lui offre la seule chose qu’elle ne peut (a)voir…

Tenpenskoi ?
Si vous jetez un œil aux illustrations que je vous propose de découvrir, vous comprendrez que c’est la première chose qui attire l’oeil. C’est sobre, mais le travail sur la lumière est formidable (et d’ailleurs, l’album est basé dessus), et les dessins tellement touchants, sans en faire trop. L’histoire qui les accompagne est tendre et nous berce de doux rêves.

Je ne sais pas si vous aimez la fleur d’oranger. Personnellement, j’adore ça. Eh bien, Le Garçon qui aimait la lune m’a fait cet effet. Pas le truc qui vous bombarde de couleurs, d’images et de bon sentiments, mais un ouvrage sutile, tout en rondeurs qui laisse un goût tout doux sur la langue, comme des brumes oniriques au réveil. De 3 à 6 ans, mais je suis persuadée que vous prendrez plaisir à le feuilleter quel que soit votre âge !

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Pour info :
Gautier Languereau, 32 pages, 15€

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Rose à petits pois (Amélie Callot / Geneviève Godbout)

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, on est lundi, ce qui veut dire que, comme moi, vous sortez probablement de votre week-end en vous étirant longuement et en pestant contre ces semaines si bien rythmées. Ou pas. Et puis, les giboulées de mars nous font entendre les colères d’un hiver malheureux de devoir nous quitter bientôt.

Alors on met son bel imperméable multicolore et on prend son mal en patience. Perso, mon petit biscuit de la semaine, c’est notre bibliothèque, qui est prête à accueillir nos livres (!), lesquels attendaient sagement depuis plus de 2 ans dans leurs cartons que nous terminions les travaux. Et elle est belle cette bibli… mon rêve qui devient réalité ! Du coup, je partage avec vous un peu de mon soleil, avec cette petite chose que j’ai retrouvée en ouvrant les cartons.

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Sarakontkoi ?
Adèle est un rayon de soleil pour tout le village. Elle y tient un café, où se retrouvent les habitués. Ce café, c’est une bouffée de bonne humeur. Mais lorsqu’il pleut, Adèle ne vit plus. Elle ne rit plus. Elle n’ouvre même pas le café. Non, elle reste sous sa couette, déprimée. Un jour, elle trouve devant sa porte des bottes, un imperméable et un parapluie roses. Commence alors une découverte de sa campagne sous la pluie, et une enquête pour découvrir qui lui a offert cet étrange présent…
Tenpenskoi ?
Sincèrement, avant même d’avoir lu cet album, je savais que je l’aimerais. En me rendant avec Chéri sur le salon de Montreuil, je savais que je devais rencontrer l’auteur. Ce que nous avons fait. Comment exprimer ce que l’on peut ressentir à cette lecture sans tomber dans les lieux communs ?

Le dessin au crayon de couleur est d’une fraîcheur et d’une tendresse inouies. Et le texte est extraordinaire. C’est un délice d’entendre tomber la pluie, de sentir l’odeur d’herbe mouillée. C’est un concentré d’optimisme et de poésie, et vous n’aurez qu’une envie : enfiler votre plus bel imper et vos bottes de pluie pour une promenade dans les champs !

Je partage avec vous l’article de L’Étagère du bas, qui exprime tout à fait l’émerveillement que l’on peut ressentir à la lecture de cet album.
Pour info :
éditions La Pastèque, 80 pages, 19€ (même si vous ne l’achetez pas, empruntez-le à la médiathèque)

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Un peu perdu (Chris Haughton)

Amis du jour, bonjour !

Avec la grisaille qui pointe son nez, certains seraient tentés de se laisser sombrer dans une triste mélancolie… enfin, ça c’est si vous n’aimez pas votre parapluie arc-en-ciel, ni l’idée de pouvoir sauter dans les flaques sans vous mouiller les pieds grâce à votre superbe paire de bottes en caoutchouc à petites fleurs !

perdu

Sarakontkoi ?
Un bébé chouette tombe de son nid. Et quand on est tout petit, la forêt, c’est grand ! Alors notre petite chouette a besoin d’aide pour retrouver sa maman. Elle demande à tous les habitants de la forêt s’ils savent où elle est. Mais voilà, comment la décrire, cette maman, quand on la voit avec ses yeux d’enfant ?

Tenpenskoi ?
De base, j’avoue que je ne me serais pas arrêtée devant cet album. C’est Jean-Noël qui a flashé. Littéralement. Il s’est arrêté, a lu le livre et a refusé d’avancer. Alors, les pattes lourdes d’une journée de piétinement au salon du livre, j’ai fait demi-tour et traîné les pieds jusqu’à lui. Et j’ai lu le livre. Et là, doucement, mes yeux se sont arrondis, mes lèvres se sont étirées, et j’ai été prise d’un rire incontrôlable, celui d’une gamine qui n’a pas de mots pour décrire son plaisir.

Pour les enfants, et pour leurs parents, c’est un pur moment de tendresse, la serviette toute chaude qui sort du sèche-linge et sent le Minidou. Les illustrations sont naïves, tellement mignonnes qu’on fondrait devant. En même temps, c’est pas commun. Et l’auteur est adorable ! La première dédicace de Jean-Noël à son nom sur un album…

Pour info :
éditions Thierry Magnier, collection Album, 38 pages, 14€ chez votre libraire.