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La maîtresse aux colères a-to-miques ! (Jérémy Semet / Stéphanie Alastra)

Amis du jour, bonjour !

Je vous retrouve pour un billet un peu plus gai que le précédent. On va parler école, grosses colères, bonbons Haribo et crottes de nez, et tout ça, dans un album que je vous présente de ce pas.

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Sarakontkoi ?
Madame Gueulefort est institutrice, et d’habitude, rien ne dépasse dans sa jolie classe. Personne ne bronche. Mais voilà, ce matin, rien ne va, tout semble aller contre elle. Alors quand une vilaine mouche ose troubler le calme de sa salle, elle explose, et rase la moitié de l’école dans sa colère. Ses élèves devront mettre en œuvre toute leur ingéniosité pour sauver cette journée… et ce qu’il reste de leur école.

Tenpenskoi ?
Cet album est issu d’une campagne de financement participatif Ulule. Bien entendu, j’ai loupé le coche, mais après avoir fait connaître mon intérêt pour l’ouvrage, l’auteur, Jérémy Semet, m’a contactée pour m’informer que quelques exemplaires étaient dispos pour les librairies. Qu’à cela ne tienne, ni une ni deux, je suis allée chez mon libraire adoré, et j’ai commandé.

Jérémy a été super dispo, s’informant même auprès de la librairie pour savoir si l’ouvrage était bien arrivé. Ca, c’était le petit plus. Pour l’album en lui-même… Pouah, c’est rigolo, ça me donne envie de mettre mes doigts dans mon nez, et en même temps, je ris tellement de ce mauvais karma, de ce tempérament explosif, de cette ambiance loufoque ! Le texte est bien rythmé, on est sur des pieds et des rimes, comme une comptine.

Quant au dessin, il… bah il me rend toute joyeuse ! Très Cartoon Network (mais si, vous connaissez, Dexter et Les Super Nanas !). Un régal de bonbons acidulés au crayon de couleur. Mon chipotage me fera dire que j’aurais choisi une autre police de caractères, mais franchement c’est une broutille !

Pour info :
éditions La Maison Millepattes, 24 pages, 14,90 EUR

Publié dans Highway to FIV

Il y a toujours Nous

Salut les loulous !

Grand Dieu que le temps passe vite. Je me dis depuis un moment que je dois faire un update FIV. Non que je vous imagine crevant d’impatience devant votre écran d’ordi, mais sinon, j’ai peur d’oublier des choses, ou de zapper. Ou d’avoir 1 million de trucs à dire dans un billet que j’aurai la flemme d’écrire.

Bref, je vous laissais dans le dernier billet sur une impression plutôt positive. Eh bien, laissez-moi vous dire que rien n’a changé. 10 jours de Bemfola (le truc qui remet la machine en route) et une injection d’Ovitrelle (pour déclencher l’ovulation) n’ont rien changé. Pas de maux de tête, de ventre, pas de nausées, pas de sauts d’humeur. J’étais même plutôt sereine. Une FIV peut donc très bien se dérouler, c’est un point positif.

Pour résumer, voilà comment ça s’est passé :

  • Suite à l’envoi du mail au secrétariat pour leur dire que j’avais pris le Décapeptyl (le 1er jour des règles pour arrêter la machine), ils m’ont envoyé une sorte de calendrier.
  • J’ai commencé le Bemfola et nous nous sommes présentés, Chéri et moi, pour une première écho de contrôle aux dates indiquées sur le plan de route.
    Pour info, le Décapeptyl et les premières piqûres de Bemfola ont été faites par un cabinet infirmier, les autres, je m’en suis occupée moi-même.
  • Lors de cette 1ère écho de contrôle, le Doc a vu 4 beaux follicules à gauche, 3 plus petits à droite. Il nous a prescrit une dernière piqûre de Bemfola le vendredi, puis déclenchement de l’ovulation le samedi soir à minuit pile.
  • La ponction a eu lieu le lundi, sous anesthésie locale. On m’a fait mettre une tenue d’hôpital, Chéri est allé faire sa part du boulot, et on m’a amenée dans une salle spéciale. Là, la Doc a été super, elle m’a tout expliqué en me montrant sur l’image en direct. Franchement pas la plus agréable des expériences, mais j’ai connu pire.
  • 7 ponctions de follicules ont donné 6 ovules. Il n’y avait plus qu’à attendre le coup de fil du mercredi (2 jours plus tard) pour nous informer du jour du transfert (le jour même ou le samedi) si embryon il y avait.

Mercredi (donc hier), ce fut probablement l’épreuve la plus difficile de cette première tentative : le coup de fil du labo nous informant que les ovules et le sperme étaient de bonne qualité, mais qu’aucune fécondation n’avait eu lieu. Rien. Ils n’avaient aucune explication à nous donner. J’ai beaucoup pleuré. Et je ne vais pas mentir, je vais mal, encore aujourd’hui. Mais ça ira, je le sais. Je suis sereine et sans colère. Triste un peu. Chéri gère ça comme il peut, mais on discute, on se rassure. Notre dossier passe en commission mardi prochain, pour savoir ce qu’on va faire.

J’ai appris il y a quelques temps le mot résilience. Il désigne en premier lieu la résistance d’un matériau au choc. En psycho, la résilience exprime la force morale, la qualité de quelqu’un qui ne se décourage pas. Aujourd’hui, je ne vais pas me gêner. Je pense, et j’en suis même fière, que Chéri et moi faisons preuve de résilience. Et ça sonne bien à mon oreille. Et puis, en attendant, il y a toujours Nous.

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Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : canicule

Ami du jour, bonjour !

Ca y est, maintenant, c’est bon, tout le monde a fait sa rentrée, et une nouvelle routine année scolaire commence. C’est pour moi l’occasion de revenir un peu par ici, ou en tout cas plus régulièrement que ces dernières semaines, avec un mot qui n’est plus tout à fait d’actualité… quoi que, quand tu rentres chez toi à pied, tu les sens les 35°C !

Le mot du jour : canicule

Si tu ne sais pas que je suis en train de lire Le Fléau de Stéphen King, c’est que tu ne suis pas très bien ce qu’il se passe sur la page Facebook, et sur Insta, ou que tu ne me croises pas sur le chemin du boulot ou dans les embouteillages du soir, le nez dans mon bouquin. Je te jure, ça a un rapport. L’autre jour, donc, je lisais tranquillement, et je tombe sur un passage où l’un des protagonistes parle de la canicule. « Fichtre » me dis-je, « il faut impérativement que je vérifie tout ça, et le cas échéant, que j’en fasse un billet ». Ni une, ni deux, je tape sur mon clavier, et, merci le TLFI, je trouve ce que je cherche.

Canicule vient du latin canis qui veut dire « chien » (mais si, tu connais, comme dans la race canine… les chiens quoi !) Le rapport entre les litres d’eau que tu perds quand il fait 40°C et ton compagnon à poils ? Il se trouve qu’il existe une constellation qui se nomme Sirius, ou plus communément le Grand Chien. L’étoile principale de cette constellation s’appelle Canicule (« petite chienne », si on veut).

Tu ne vois toujours pas le rapport ? Et tu as raison, parce qu’il faudrait être un mordu d’astronomie pour savoir que la constellation du Grand Chien, Sirius, se lève et se couche en même temps que le Soleil (donc tu ne la vois pas, puisqu’il fait jour) pendant la période où il fait le plus chaud dans l’année. La période a donc été associée à cette constellation, dont l’étoile désigne aujourd’hui par extension toute période de très forte chaleur. CQFD.

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Publié dans Highway to FIV

En attendant, tout va bien

Salut les loulous !

Voilà maintenant quasiment deux semaines que je me demande si je dois poster des mises à jour de ma situation, parce que j’ai toujours cette petite voix qui me pousse à la prudence, et me dit que si ça plante, j’aurai l’air malin…

Mais qu’importe, quitte à partager une expérience, autant le faire à fond, j’improviserai au fur et à mesure, et si nous devons recommencer Chéri et moi, eh bien j’adapterai en fonction de cette première expérience.

Je vous ai laissés dans mon dernier billet FIV avec la piqûre de Décapeptyl (celle qui me met en ménopause artificielle, grosso merdo). J’attendais des effets secondaires… qui ne sont pas venus. Pas de bouffées de chaleur, de pleurs intempestifs. J’ai toujours été sensible, donc rien de bien alarmant face à mes petites colères. Pourquoi vous raconte-je ceci ? Mais parce qu’on fait tout un foin des effets secondaires nocifs. Eh bien moi, je vous dit : ce n’est pas une fatalité. Moi je vais bien. Ca fait 2 semaines maintenant, et ça va toujours bien. Donc oui, il est possible de ne pas vivre un enfer pendant une FIV.

Notez que je dis ça maintenant, mais je commence les piqûres de Bemfola le 20 septembre, soit jeudi (vous savez, les fameuses hormones qui remettent la machine en route et vont transformer mes ovaires en machines à fabriquer des ovules). Je verrai à ce moment-là si je suis toujours aussi sereine.

Ce que je veux vraiment vous dire, futurs parents FIV, c’est qu’on peut lire tout un tas de choses horribles, des expériences très compliquées. Mais tout peut aussi très bien se passer. C’est le cas pour moi en ce moment… naturellement, on verra comment ça évolue 🙂

Pour ce qui est du côté purement technique, j’ai reçu — 2 jours après avoir prévenu le secrétariat que ça y est, c’est GO, c’est maintenant — une sorte de planning. Sur ce planning, on m’a indiqué :

  • la date à laquelle je commence le Bemfola (une piqûre par soir à partir du 20/09) ;
  • la date de ma première écho de contrôle (le 28/09) pour voir comment je réagis au traitement et s’il faut réajuster les doses ;
  • tout un pavé expliquant les démarches à suivre si la ponction ovarienne a lieu sous anesthésie générale ou locale.

Maintenant, y’a plus qu’à. On est impatients, j’ai des papillons dans le ventre. C’est comme si le monde s’était arrêté de respirer, les yeux braqués sur ce 20 septembre. Je voulais partager avec vous toutes les ondes positives que j’ai aujourd’hui… Parce qu’en attendant, tout va bien.

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Publié dans La pensée qui panse

La pensée qui panse #21

Ami du jour, bonjour !

Ce billet, ça fait un bout de temps qu’il attend de sortir. Au début, c’était une petite graine qui germait… et puis ensuite, il s’est mis à fleurir, à attendre son heure, et là, on tombe dans la macération tellement j’ai attendu.

Donc je vous livre mes réflexions (puisque c’est bien de ça qu’il s’agit) en vrac.

L’autre jour, je regardais la télévision sur une chaîne de la TNT, ce que je fais rarement depuis quelques temps (merci Netflix). Je suis tombée sur une publicité pour un mascara. Ca faisait « bla bla bla… effet papillon… bla bla bla… des cils incroyables… bla bla bla… des cils deux fois plus longs et sans paquet ». Comme une grande partie de la population, je suis une femme. Et comme une grande partie des femmes, j’utilie du mascara. Mais bordel, ça se voit que la meuf porte des faux cils ! Je le sais, la marque le sait. Et la consommatrice le sait. Mais pourquoi est-ce qu’elle achète alors ? Elle sait qu’on lui ment pourtant. Ca me dépasse. Ca et les pubs de démaquillant. La meuf, tu le vois qu’elle a une couche de fond de teint épais comme une feuille Canson 160g ! Mais tu l’achètes quand même ce truc parce que sa peau a l’air vachement lisse dans ta télé… Et je ne te parle pas des produits miracles pour mincir, de la bouffe sans colorant-artificiel-petite-étoile-mais-y’a-quand-même-des-colorants-parce-que-tu-serais-tellement-con-que-t’achèterais-pas-de-jus-de-fruit-s’il-avait-pas-une-jolie-couleur. Je m’en fous de la couleur de mon jus, de ma viande, que mon pull ou mes dents soient moins blancs. Je prends soin de moi, de mes affaires, je mange ce qui se mange peu importe la couleur de la bouffe.

Là, je me suis mise à juger mes comparses. Je n’ai pas pu m’en empêcher. (Bah oui, personne n’est parfait, et je te défie de me dire que tu ne l’as jamais fait) Et puis, je me suis sentie coupable.

Ce qui m’a amenée à une seconde réflexion. La bienveillance. On en parle beaucoup dernièrement et j’aime ça. Parce que pendant des années, on nous a tabassés à coup de tolérance, d’égalité. On nous a dit « tolérez ! » ou « acceptez ! » ou encore « ne faites pas de différence ! » mais à aucun moment on ne nous a dit « faites preuve de bienveillance ». D’une part, la manière dont tes voisins vivent leur vie de te regarde pas. D’autre part, il faut différencier « comprendre » et « accepter ». Par exemple, je ne comprends pas toujours les choix de mes amis. Mais qui suis-je pour juger ? S’ils sont heureux, que leurs choix ne m’affectent pas. Pourquoi ne pas simplement leur accorder un peu de ma bienveillance, et, seulement s’ils me le demandent, de l’attention, des conseils, un avis ? S’ils veulent acheter un mascara qui rendra leurs cils super longs, super résistants, même si j’ai envie de leur hurler que c’est de la connerie-mais-enfin-tu-vois-bien-que-c’est-des-faux-cils-brodel, je me contente de les regarder se trouver beaux, et de sincèrement partager leur bonheur.

Je ne suis ni mieux ni pire, mais parfois, la lucidité frappe à ma porte, et dans ces moments-là, j’ai besoin de partager tout ça avec vous.

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Publié dans Sors ta science

Sors ta science #13

Ami du jour, bonjour !

Meuh nan, Derrière mes binocles ne se transforme pas en blog médical, je te rassure, même si mes derniers billets concernaient beaucoup la FIV. Mais que veux-tu, j’ai besoin de partager ça, et d’en parler. Ceci dit, mes chers amis savent me rappeler à mes premières amours. Ainsi Fanny a-t-elle pensé à moi en lisant un article sur l’expression sens dessus-dessous.

La, tu te dis : ouah la boulette ! Et je te réponds : nan nan !

Certes, tu te dis que sans dessous-dessous ferait sens. Parce que, a priori, s’il n’y a ni dessus, ni dessous, bah c’est le bordel. Moi — et ces messieurs-dames de l’Académie française — on te dit qu’à l’origine, l’expression était ce en dessus, dessous ; sous-entendu ce qui est en dessus se retrouve en dessous. Les mots ce et en ont, comme c’est bien souvent le cas, été victime de l’oralité, et ont fusionné en cen.

Pour la faire courte, à l’époque, le mot pour dire chemin était sen (comme dans sentier, tu vois). Tu la vois la confusion entre cen et sen ? Ca sonne pareil quoi. Sauf que sen a disparu de la langue courante. On a donc choisi le mot qui s’en rapprochait le plus : sens. Rien n’est plus dans le bon sens, donc, sens dessus-dessous. CQFD.

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Publié dans Highway to FIV

C’est l’heure

Salut les loulous !

Un billet rapide aujourd’hui. Je retiens la nouvelle depuis deux jours, parce que je suis dans une éternelle expectative des effets secondaires.

Je me suis forcée à réfléchir à la manière dont j’allais vous parler de la FIV. Toujours avec des termes simples. Mais surtout, la grosse question est : est-ce que je vous fais des retours à chaud, pour réellement comprendre le processus et ses conséquences, ou est-ce que je garde tout pour moi ? L’enjeu ici, c’est de se dire que si tout foire, je suis susceptible de devoir partager cet échec avec vous. Vous savez comme on dit qu’il ne faut pas annoncer une grossesse avant le 3e mois ? Dans mon cas, ce sera un peu différent. Alors est-ce que je partage à 100% ? Ou bien est-ce que j’attends ?

Et puis, comme écrire ici, ça m’aide aussi à prendre du recul, et ça peut peut-être aider d’autres femmes parmi vous (ou pas, c’est selon), je me dis que tant que je le sens, je n’ai qu’à partager. Mais si ça devient trop difficile, alors j’arrêterai. C’est ça, le contrat.

Donc voilà, la première injection, le Décapeptyl, est faite. Ca, c’est pour arrêter la machine (la fameuse ménopause artificielle). Premier jour des règles, un coup de fil à l’infirmière (injoignable, j’ai dû changer de cabinet tellement j’étais stressée de ne pas avoir de réponse), et hop, en intramusculaire, sur la fesse. Faut juste pas se louper. L’injection doit intervenir dans les 24h après le début des règles. Le Doc dit : « mieux vaut trop tôt que trop tard ». Et vu que mon cycle commence par de minuscules pertes, j’ai appelé direct, tant pis si c’est un peu tôt. En 10 secondes, c’était plié.

J’attends les fameux effets secondaires, mais pour le moment, je vais très bien. Ca fait deux jours. Je me sens à fleur de peau, mais je me demande si je ne provoque pas la nervosité moi-même. Et la grosse question, stupide au possible : si je ne vois pas de différence, est-ce que ça a bien fonctionné ? Est-ce que je n’ai pas appelé trop tôt ? Bref, plein de doutes. Le secrétariat fait ce qu’il peut pour répondre aux questions, mais il ne fait que ça : répondre. Pas un mot qui rassure. Il n’est pas là pour ça (ni pour nous expliquer quoi que ce soit a priori).

Le mail est envoyé au secrétariat. J’attends mon planning pour le début du traitement au Bemfola, qui devrait intervenir dans 15 à 30 jours. Mais enfin, je peux le dire : c’est l’heure.

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Publié dans Highway to FIV

Ce n’était pas ma faute.

Salut les loulous !

Aujourd’hui, je fais le billet de la délivrance, parce qu’il faut impérativement que j’en parle.

Ceux qui suivent la rubrique Highway to FIV depuis le début en auront entendu parler : j’ai eu un HPV (Papillomavirus, pour lequel il était question de lésions assez importantes et de cellules précancéreuses). Dans ces cas-là, soit on peut brûler les cellules par laser, soit on n’a pas le choix, on opère et on enlève un bout de votre col (de l’utérus, je précise). Cette opération s’appelle une conisation, parce que le morceau de col qu’on enlève a une forme de cône (cf. schéma ci-dessous). L’outil utilisé est une sorte de fil (comme pour couper le beurre ou le foie gras) dans lequel passe un courant électrique qui va à la fois couper et cautériser le col.

conisation

Bref, jusque là, rien de bien nouveau. Ce qui l’est en revanche, ce sont les conséquences. En effet, on vous fait lire un papier expliquant toutes les complications que peut entraîner l’opération. Votre doc va soit vous rassurer en vous disant qu’on vous parle des pires situations, soit vous demander de prendre en compte ces infos. De toute façon, cette opération, vous devez la faire. Alors oui, on vous parle de fausses couches en cas de grossesse (bah oui, compliqué sans col de bien tenir un bébé) et d’autres petites choses.

Ce dont on ne vous parle pas, et que j’avais brièvement évoqué suite à l’opération pour l’endo, c’est de la sténose du col qui peut suivre. La sté… quoi ? La sténose. En gros, votre col est bouché. Les symptômes : règles peu importantes, ou douloureuses. Bah oui, ça sort pas ! Donc pas de bébé, c’est la conséquence n°1. Mais le mauvais écoulement fait que vos pertes menstruelles s’évacuent mal. Et l’endométriose, c’est quoi ? Mais c’est cette muqueuse si précieuse que vous perdez tous les mois que votre corps ne parvient pas à éliminer en totalité ! Tiens donc, à aucun moment on ne m’a prévenue que la conisation pouvait provoquer une endométriose…

Voyez-vous, si on me l’avait dit, je n’aurais pas refusé de me faire opérer, je ne suis pas stupide. Mais vous rappelez-vous, dans un précédent billet, je vous faisais part de mes doutes et de ma colère contre un corps qui m’avait trahie non pas une, mais deux fois ? (Bah oui, HPV + endométriose) Il s’avère que rien de tout cela n’a jamais été ma faute. Simplement, la première opération peut en entraîner une seconde. Mon corps n’est pas malade, on l’a rendu malade. Un mal pour un bien, mais imaginez le poids qui s’enlève de mes épaules, la peur qui se dissout peu à peu. Ce n’est pas moi, ce sont les suites d’une première opération.

Alors le message est celui-ci : j’avais averti mon doc que j’avais des règles peu importantes (la douleur, chez moi, c’est secondaire, je supporte assez bien), et il savait que rien ne pouvait passer mon col lorsqu’on a fait l’hystérosalpingographie. Il aurait dû être alerté, ou en tout cas attentif à mon alerte connaissant mon passif. Parce qu’il existe des solutions, notamment une nouvelle opération, ou la pose d’un stent (sorte de petit tuyau qui maintient le col ouvert, un peu comme ce qu’on pose après un infarctus pour que les veines ou artères restent ouvertes). Bref, il existe des solutions pour qu’on n’en arrive pas à l’endométriose…

Alors pardon mon corps, de t’avoir cru impuissant, d’avoir pensé que tu m’avais abandonnée, que c’était parce que je t’avais négligé. Et surtout, putain, c’était pas ma faute !

Attention, je ne suis pas docteur, je n’ai pas un langage scientifique. Je vous propose un article intéressant sur le sujet :
Version grand public, cliquez ici
Version professionnelle, cliquez ici

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Terraperia : L’héritage du Caballarius Rex (Florian Martin)

Ami du jour, bonjour !

Aujourd’hui, j’ai un million de trucs à te dire. Mais je ne peux pas tout mettre dans le même billet, parce que je veux te parler bouquin (ce que je vais faire ici), endo, ce qui se casera direct dans la catégorie Highway to FIV, et j’ai un billet d’humeur qui me trotte dans la tête, alors je pense te sortir une Pensée qui panse. Et on sera bien.

Je commence par ma lecture du moment. Il faut d’abord que tu saches qu’il s’agit d’un billet un peu spécial… parce que le livre en question n’existe qu’en deux exemplaires : le mien et celui de l’auteur. Pour la faire courte, j’ai eu 30 ans il y a 3 semaines, et la consigne était la suivante : pas de cadeau s’il n’est pas fait main. Mon ami Florian, dont il va être question ici, s’est dit : « quoi de mieux qu’un bouquin ? » et BIM, voilà qu’il me pond 175 pages (pour le moment) avec une histoire qui tient la route, un truc vachement bien ficelé. Alors, en attendant que le texte soit retravaillé, et pourquoi pas dispo à la lecture, je me suis dit que j’allais t’en toucher deux mots.

Je tiens à préciser que ce billet n’est en aucun cas sponsorisé par l’auteur, et que rien de ce que je vais dire n’est motivé par autre chose que mon enthousiasme à cette lecture (sinon, je me serais abstenue de faire un billet, et j’aurais rapidement remercié Florian).

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Sarakontkoi ?
À Terraperia court une légende qui a fondé l’empire actuel : on raconte que le premier empereur, le puissant Tyrannus, pouvait chevaucher les Tyrannosaurus Rex, ces puissants et dangeureux dinosaures carnassiers. Le secret est depuis longtemps perdu, mais il se peut que l’Imperium le déterre bientôt, pour s’en servir à de bien mauvaises fins. Mia, la jeune archéologue, Billy, le xénobiologiste en herbe, ainsi que Tak’ori, le puissant guerrier, entamment une course contre la montre, pour protéger le secret de leurs ancêtres et la liberté des peuples de Terraperia.

Tenpenskoi ?
Oui, tu as bien lu, des dinos ! Parce que je kiffe les dinosaures à mort (tu l’auras peut-être compris dans mon billet sur Jurassic Park). L’auteur, quant à lui, est fan de jeux vidéos, de fantasy, de SF et… de dinos, évidemment. Et le bouquin est bourré de références : Uncharted, Jurassic Park, Indiana Jones, le tout dans un scénar’ qui ferait trembler Mickael Bay. Pas dans son manque de contenu (pardon Mickael, mais c’est vrai quand même des fois), mais dans l’aspect très visuel des scènes d’action.

Bien sûr, le texte doit être corrigé et étoffé (en deux mois, pas évident de pondre un truc de cette qualité). Donc avant une quelconque diffusion, je préconise une bonne relecture, et quelques arrangements, notamment dans le développement des personnages qui ont tendance à passer au second plan par rapport à l’intrigue. Je pense aussi qu’il faudrait développer le contexte géo-politique, et pourquoi pas nous faire un petit truc à la Star Wars au début, parce que quand même, il y a des DINOSAURES !

Ceci dit, une fois que vous avez commencé votre lecture, et admis le fait que dinos et humains cohabitent, ça va. Et Florian sème 2-3 indices qui nous font réfléchir sur le pourquoi de leur présence, et nous montre que non, il ne s’est pas juste fait un gros kiffe en nous laissant de côté. C’est réfléchi quand même ! Mais quelle qualité sur l’articulation du récit ! C’est logique sans être plat, on ne s’ennuie pas. Et ça a comme un goût de Sydney Fox (ne levez pas les yeux au ciel) : celui du bon divertissement, drôle, jamais trop, sans être insuffisant, avec cette touche d’humour nostalgique qu’on ne trouve que chez ceux qui ont grandi dans les années 90.

J’espère que vous pourrez bientôt le découvir !

Pour info :
impression simple, 175 pages, pas encore de prix

Publié dans Highway to FIV

Et au milieu de mes yaourts…

Salut les loulous !

Je prends deux minutes pour vous tenir un peu au courant, parce que ça fait un bout de temps que rien n’a bougé côté FIV. En attendant, je lis un peu les blogs, et j’en parle autour de moi. Et quand je lis ces articles, je me dis « whaaaat ? » Je ne comprends rien, ces billets sont pleins d’abréviations, de nom de médocs que je ne connais pas. Je me sens tellement bête ! Alors je me dis que, quelque part, il doit y avoir des jeunes femmes, comme moi, qui n’ont pas pris FIV en LV2, et qui, peut-être, aimeraient savoir comment ça marche, avec des mots qu’elles comprennent, mais surtout que JE comprends ! Ca n’a rien de bien scientifique, et il s’agit seulement de mon parcours (il en existe beaucoup d’autres), mais bon…

Le docteur me l’a expliqué comme suit :

1 – On te fait une première piqûre pour arrêter ton cycle, le premier jour de tes règles. En gros, c’est une ménopause artificielle. Donc, oui, après cette première piqûre, tu risques de montrer ces fameux signes qui rendent dingues les cinquantenaires : bouffées de chaleur, sauts d’humeur, dérèglement hormonal. Ou ça peut passer comme une lettre à la Poste. Cette première piqûre, tu peux pas la faire toute seule. C’est une intra-musculaire, il te faut un(e) infirmier(-ière). Arrêter ton cycle, ça permet de te caser sur un calendrier, oui, mais aussi de le contrôler de A à Z, pour ne pas subir les aléas d’un cycle irrégulier.

2 – Après un mail au secrétariat pour dire que ça y est, tu es prête, tu as fait ta première piqûre, on va te donner un calendrier, fondé sur un rétroplanning en fonction de la date de ta FIV. Donc, en théorie, si tout se passe bien, tu connais à peu près la date du transfert (c’est quand on met l’œuf fécondé dans ton utérus), à quelques jours près, et dépendant de ta réponse au traitement, of course.

3 – En fonction de ce calendrier, tu vas commencer une série de piqûres quotidiennes, à heure fixe, une fois par jour. Ca, tu peux le faire toute seule, ou demander à un infirmier. C’est pour créer une sorte de cycle artificiel. On demande à tes ovaires de se remettre en route.

4 – Après quelques jours (un peu plus d’une semaine, je pense), on va commencer à faire des échographies, pour vérifier que tes ovaires répondent bien au traitement, que tu recommences bien à fabriquer des ovules. Normalement, tu devrais en produire plusieurs, pas un seul comme sur un cycle normal. On surveille aussi que tu n’en produises pas trop, ce n’est bon ni pour le processus, ni pour toi. Et pendant quelques jours, ça sera comme ça : piqûre, écho, piqûre, écho, etc. pour doser le produit en fonction de ta réponse au traitement.

5 – Puis, un jour, le gynéco va te dire : « ok, tel jour, telle heure, tu fais LA piqûre qui déclenche l’ovulation », 48h avant la ponction. Là, faut pas te planter. Tu mets un réveil (c’est souvent en pleine nuit) et tu fais (ou tu fais faire) ta piqûre.

6 – Tu laisses passer un jour, et tu vas à ton RDV pour ponctionner tes ovules. Et ton chéri, il va faire sa petite affaire dans la salle à côté. La ponction, c’est comme une échographie endovaginale (le Doc passe par ton vagin) sauf qu’au bout, tu as une seringue, qui va venir cueillir tes ovules direct dans tes ovaires. Tu as droit soit à une anesthésie locale, soit à une générale. Pour moi, ça sera local. Je pense que ça dépend de tes antécédents.

7 – Dans notre cas, ils vont faire se rencontrer les gamètes (ovule et spermatozoïdes) dans une petite goutte de liquide. Les gamètes font le reste du boulot ; sachant que Chéri a un souci de térato(zoo)spermie (forme anormale des spermatozoïdes) et d’asthéno(zoo)spermie (ils ne sont pas très remuants), il faut sélectionner les champions, ceux qui fonctionnent. Mais ce n’est pas toujours le cas, si Monsieur ne présente pas ces anomalies. Après, dans le meilleur des cas (ça, c’est la biologiste qui m’a expliqué) : si tu as 3 œufs viables ou moins, le transfert a lieu dans les 2 jours je crois, et si tu as plus de 3 œufs, alors ils vont les laisser 5 jours, parce que c’est à partir de 5 jours qu’on sait si l’œuf est vraiment viable (en gros).

8 – Tu te pointes donc 2 à 5 jours après ta ponction pour le transfert. On va simplement insérer l’œuf dans ton utérus.

Voilà pour mon parcours. J’ai arrêté de lire les blogs, parce que je me rends compte qu’on a toutes un seuil de douleur différent, et beaucoup de femmes me font peur. Déjà, pour l’hystérosalpingographie (l’espèce de radio de l’utérus), on m’avait décrit un enfer. J’ai eu mal, mais je pense que le plus douloureux a été l’indifférence du Doc. Le reste, c’est passé très vite pour moi.

Alors aujourd’hui, je suis sereine, peut-être un peu impatiente (bon, OK, beaucoup impatiente). Je commence le traitement début septembre. Hier, je suis allée chercher toutes les piqûres. Et là, j’ai un petit coin d’espoir planqué dans mon frigo, au milieu de mes yaourts.

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