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Le mot du jour : discrétion

Amis du jour, bonjour !

Après moult interrogations entre collègues (encore ?!), nous avons tenté de donner un sens à l’une des expressions favorites de notre spécialiste performance, à savoir : à votre discrétion.

Cela voulait-il dire qu’elle comptait sur nous pour ne pas divulguer les informations ? Ou bien qu’elle laissait les documents et informations en question à notre disposition, libre à nous d’en faire l’usage que nous voulions ? La réponse quelques lignes plus bas.

Le mot du jour : discrétion.

Comme moi, lorsque vous entendez ce mot, vous pensez peut-être à la gamine qui parlait jamais au fond de la classe, elle était discète. Ou bien à votre papa/époux/frère, qui ferait mieux d’en faire preuve. Et comme moi, vous vous plantez !

Le mot discrétion vient du latin discretio, qui veut dire division, séparation d’où action de discerner (discerner deux concepts par exemple, c’est voir la séparation, la différence entre les deux => discerner le vrai du faux) et par la suite, raison, prudence. Vous l’aurez compris, le sens premier de discrétion est discernement (d’où l’orthographe avec ce -sc- chiant qu’on oublie tout le temps => vous vous en souviendrez la prochaine fois).

Pour en venir au sens que nous connaissons tous, sachez que par la suite, la discrétion devient la qualité de celui qui manifeste une juste appréciation de ce qui peut choquer, gêner ou peiner (donc pas celui qui court partout en hurlant au scandale chaque fois qu’il voit un pigeon chier). De là, nous arrivons sur la mesure, qui est considérée comme une qualité sociale.

À votre discrétion (pour en revenir à nos moutons) implique donc que l’on fait appel à votre discernement pour faire bon usage de ce qui est mis à votre disposition. Pas qu’on est en train de monter un complot et qu’on compte sur vous pour ne rien dire. Cela dit, le discret fait souvent preuve de discernement 😉

Merci Vanessa d’avoir fait naître ce débat.

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La pensée qui panse #13

Amis du jour, bonjour !

La journée fut bien remplie, je n’ai donc pas eu le temps de poster aujourd’hui. Je me rattrape avec ce court film d’animation Disney. Parce qu’il faut faire ce qui doit être fait, mais que c’est bien mieux quand on met du cœur à l’ouvrage.

Et comme on trouve l’inspiration partout pour peu qu’on ouvre un peu les yeux et qu’on ne se contente pas de scroller sur facebook, je rends à Jules ce qui est à César : merci Géraldine pour ce petit moment de bonheur.

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Le mot du jour : cocktail

Amis du jour, re-bonjour !

Le mot du jour d’aujourd’hui est encore une fois le fruit d’une discussion entre collègues. Nos discussions, comme vous pouvez le voir depuis quelques semaines maintenant, tournent souvent autour des mêmes sujets : l’alcool (souvenez-vous de mixologie). Et, n’en faisons pas coutume, je vais vous parler cocktail, puisque c’est la question que nous nous sommes posée : d’où vient ce terme ?

Le mot du jour : cocktail.

Je vais essayer de vous la faire courte, parce que pour trouver la réponse, j’ai dû avaler l’article d’un illustre historien des spiritueux (si si, ça existe) David Wondrich (auteur du livre Imbibe). Je vous passe les méandres où ses recherches l’ont entraîné, les premières apparitions du mot, etc., pour passer directement à l’explication. Bien que le terme soit américain, ce sont les anglais qui ont les premiers utilisé le terme « cock-tail » pour désigner une boisson.

Au XVIIIe siècle, lors de la vente d’un cheval, l’acheteur examinait la bête, et notamment la manière dont il tenait sa queue (tail en anglais). Ainsi, plus la queue était dressée (et je parle bien du crin de son arrière-train), plus le cheval était jugé vigoureux. Les vendeurs mettaient donc toutes les chances de leur côté en enfonçant du gingembre dans le séant du canasson (oui, il lui fourre le derrière avec du gingembre). Ce qui avait pour effet de faire se dresser la queue d’où l’expression cock-tail (littéralement : ce qui incline la queue).

Par la suite, l’expression a été reprise pour désigner les « ingrédients » que l’on utilisait comme stimulant, pour relever une boisson — gingembre ou poivre de Cayenne. Le truc qui donne un coup de fouet quoi. Le cock-tail désigne alors un mélange de gin ou de bière (ou les deux) et de poivre. On ne sait pas comment, mais le poivre et le gingembre anglais sont devenus des alcools digestifs aux USA, pour prendre aujourd’hui son sens de mélange à base d’alcool.

Bon, là, j’ai simplifié, ce qui mène à quelques inexactitudes. Si vous lisez bien l’anglais, je vous propose de décourir l’article de David Wondrich.

À vous mes chers collègues : challenge accepted, c’est quand vous voulez pour la suite 🙂

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La pensée qui panse #12

Amis du jour, bonjour !

À ceux qui se poseraient la question (ainsi qu’à ceux qui ne se la posent pas), nous n’avons toujours pas terminé de ranger nos livres dans la bibliothèque. Nous avons entrepris la tâche colossale de les répertorier et de les nettoyer avant de les glisser sur leur rayon. Nous en sommes, d’après mon tableur Excel, à 576 bouquins. Il nous reste 2 sacs et 4 cartons. Tout va bien.

Du coup, plutôt que de chroniquer le million d’albums pour lesquels je me suis dit : « eh, mais je l’ai lu et je ne l’ai pas chroniqué ! », je vais me contenter d’une pensée du jour qui me rappelle mon professeur de philo au lycée, Mme Strano. Elle citait Montaigne et cette phrase mémorable :

« Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul. »

Alors je la partage avec vous. Parce que ceux qui vous toisent de haut ne valent pas mieux que vous. Mais que vous ne valez pas forcément mieux que ceux que vous toisez. On relativise les gars 🙂

Bonne journée à tous, profitez du soleil !

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Le mot du jour : Synesthésie

Amis du jour, bonjour !

Ce midi, j’écoutais mes collègues échanger sur une émission (e=m6, pour votre info) diffusée hier soir. Visiblement, il était question des réflexes et gestes inconscients que nous avons / faisons lorsque nous sommes concentrés (notamment, mesdames, les grimaces que vous faites lorsque vous vous maquillez, si si).

Et ma collègue me dit : « ça a un nom… sy… sy… sy-quelque-chose ». « Synesthésie ? » je lui réponds. « Oui ! ça doit être ça ! » s’exclame-t-elle, enthousiaste (vous avez vu, je raconte bien les histoires, pas vrai ?). Et comme on me tannait pour savoir si j’allais pondre un Mot du Jour, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée. Du coup…

Le mot du jour : synesthésie.

Alors, keskecé ce truc ? Le Trésor de la Langue Française Informatisé (ou TLFI, l’un des meilleurs dicos du monde) la définit ainsi : Trouble de la perception sensorielle dans lequel une sensation normale s’accompagne automatiquement d’une sensation complémentaire simultanée dans une région du corps différente de celle où se produit l’excitation ou dans un domaine sensoriel différent.

Donc, qu’est-ce que ça implique ? Prenons un exemple. Parfois, lorsque vous entendez un son particulier, systématiquement et inconsciemment, votre cerveau lui attribue une couleur. Pour moi, un son aigü sera plutôt rouge, un son grave, plutôt bleu. Attention, la synesthésie n’est pas systématique chez tout le monde.

Je vous renvoie sur l’article de Mademoiselle Cup Of Tea, qui illustre de manière assez drôle le phénomène.

Et ne perdons pas une occasion de citer Rimbaud et son poème Voyelles qui commence ainsi : « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes […] »

Finalement, je ne sais même pas si c’est vraiment le mot que nous cherchions, mais ça me permet de sortir ma science (merci les cours de français au lycée). 😉

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Le mot du jour : apocryphe

Amis du jour, re-bonjour !

Oui, le blog s’auto-alimente, et il suffit d’un mot croisé au détour d’un article pour que PAF, ça fait des Chocapics ! Et on pond un mot du jour.

Celui-ci, vous l’avez lu dans l’article précédent. Sans détour, voici donc…

Le mot du jour : apocryphe.

Si vous avez lu la dernière Pensée qui panse (#11), peut-être aurez-vous à peu près saisi le sens de ce terme. Le sens premier se rapporte à la religion. Toutes les écritures dont l’Église ne reconnaissait pas l’origine divine étaient des écritures dites apocryphes (des Évenagiles non vérifiées, etc.). Des fausses.

Par extension, apocryphe désigne aujourd’hui un faux, non authentique ou non vérifié.

Un exemple de citation apocryphe est la citation d’Oscar Wilde dont je vous parlais dans ce billet. Dans sa globalité, lorsque vous prêtez à une personne des mots qui ne sont pas les siens, on parlera de citations apocryphes (c’est souvent le cas sur les jolis mugs ou les GIFs qui circulent sur Internet).

Pour ma part, je vous en donne une sympa : Les réseaux sociaux sont la mort de l’interaction humaine. (Napoléon)

 

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La pensée qui panse #11

Amis du jour, bonjour !

J’écoute beaucoup. Je réponds souvent. Parfois je me tais (mais rarement, hein !) Et je ne suis pas toujours d’accord avec ce que j’entends. Dans ces moments, je me dis « on ne peut pas laisser dire ça ! » parce que ça va à l’encontre de la Morale, du bon sens, peu importe. Et ensuite, je réfléchis. Interdire à quelqu’un d’exprimer sa pensée, même cruelle, raciste, machiste et j’en passe, n’est-ce pas une dictature de la pensée ? Nous avons lu suffisamment de dystopies pour comprendre le danger d’interdire un discours, même pour le bien de tous.

Alors, aujourd’hui, je m’appuie sur la philosophie de Voltaire (à travers les mots de Evelyn Beatrice Hall, auteure anglaise) qui la retranscrit ainsi :

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire« 

NB : on attribue à tort la citation à Voltaire lui-même, mais il s’agit d’une citation apocryphe (et BIM, un mot du jour pour le billet suivant !). Je vous conseille de vous reporter à ce court article sur le site Projet Voltaire (et de parcourir le site, tant qu’à faire, c’est super sympa !)

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La pensée qui panse #10

Amis du jour, bonjour !

En ce jour de la Femme, j’aimerais vous parler… d’un homme. Et puisqu’il est ma pensée agréable, je la partage avec vous.

Cet homme, c’est pas le genre à se mettre en avant. C’est pas le genre à se revendiquer féministe. Pas le genre macho non plus.

Pas le genre à me jeter mes règles à la figure chaque fois que je m’énerve. Toujours opé pour jouer les chevaliers servants (sans s’en rendre compte, je pense), porter les charges de plus de 500g (genre mon sac à main). Le genre à regarder une comédie romantique sans broncher, à se taper l’intégrale de High School Musical du début à la fin. À déménager et aménager une pièce 20 fois sans se plaindre de la charge de travail. Celui qui peint et ponce dans le noir pour finir ma bibliothèque.

Celui qui ramasse tout ce que je jette par terre quand je suis énervée, sans jamais rien me reprocher.

Mais surtout celui qui me tend le rouleau quand il s’agit de peindre le salon, qui me laisse faire les bandes du placo parce qu’il sait qu’il est nul. Qui fait la vaisselle, la cuisine, pendant que je bricole. Qui se sent suffisamment homme pour ne pas jouer les hommes. Qui se repose sur moi autant que je me repose sur lui. Qui me laisse être une femme comme j’ai envie de l’être, féminine avec un peu de laisser aller des fois, impulsive, parfois drôle, parfois moins, la poitrine ouverte sur un cœur qui bat trop fort.

Parce qu’être une femme n’est pas être un homme avec une paire de seins, mais être ce que l’on veut être quand on a envie de l’être, avec ceux qui nous laissent libres.

Parce que tu es l’Homme de ta Femme et que je suis la Femme de mon Homme.

Ainsi, pour illustrer cet équilibre qui nous caractérise, je terminerai mon billet sur les sages mots de Camus (in Les Justes) :

« Ne marche pas devant moi, je ne suivrai peut-être pas. Ne marche pas derrière moi, je ne te guiderai peut-être pas. Marche juste à côté de moi et sois mon ami. »

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Le mot du jour : hystérie

Amis du jour, bonjour !

Je me penche aujourd’hui sur un mot souvent mal utilisé, ou mal compris, qui éveille en moi comme un sentiment de malaise. Parce le terme en question se fonde sur des études psychologiques et médicales, mais touche les femmes, et soulève chez moi des questions sur les hommes qui ont publié ces études et la véracité de toute cette histoire.

Le mot du jour : hystérie.

Hystérie vient du mot grec ustrera (ὐστέρα) qui veut dire matrice, et dans notre cas désigne l’utérus. L’hystérie — et je prends des pincettes dans ma définition — est une névrose qui touche surtout les femmes (et vue l’étymologie, je dirais exclusivement les femmes), causant paranoïa et crises émotionelles entre autres, allant parfois jusqu’aux symptômes physiques de contracture, anesthésie, cessité, paralysie, etc.

Là où ce mot m’intéresse, c’est que la définition et les symptômes sont le résultats de recherches masculines, qui tentent d’expliquer les élans de « folie » des femmes par une sexualité enfantine forcée (traduisez la pédophilie), une sexualité trop développée, etc.

Personnellement, je n’y connais rien, mais deux choses me gênent dans ces raisonnements :
– les « crises » (de colère, de chagrin) des femmes seraient dues à leur condition physiologique de femme ;
– aucune femme n’est citée dans les études qui ont été faites.

Je vous donne mon avis. Je suis loin des ouin-ouins je suis une pauvre femme, mais ne pensez-vous pas que la bienséance a toujours imposé aux femmes le silence, la retenue, la discrétion, et leur a enlevé les plaisirs du sexe libéré, de la gourmandise, et j’en passe ? Et tout ça refoulé, ça gangraine et ça rend fou. Ne pensez-vous pas que laisser un être humain s’exprimer pourrait éviter ce genre de transports passionnés, messieurs les Freud et autres docteurs ? Ou peut-être préférez-vous croire que la femme est une machine qui débloque…

En tout cas, tout garder à l’intérieur ce n’est jamais bon. Et encore aujourd’hui, la colère des femmes fait rire les hommes, et engendre les réactions que nous connaissons (les « mais t’as tes règles » et autres conneries). Je vous propose de jeter un oeil sur la petite BD d’Emma (qui a également fait l’excellente BD sur la charge mentale).

A méditer. En attendant, un film sympa et drôle sur le sujet : Oh ! My God. C’est un peu romancé, mais ça ouvre le débat.

 

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La pensée qui panse #9

Amis du jour, bonjour !

Ce matin, pas de grande réflexion, mais une petite vidéo dont j’ai entendu parler sur France Bleue en rentrant du boulot. Et je me suis dit qu’en voyant ça, vous ne pourriez pas vous empêcher de sourire, et peut-être de vous dire que si nous avons ces petits tracas, c’est que, quand même, on est heureux, non ?