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Le mot du jour : gentilé

Mon très cher collègue Romain (ou devrais-je dire ex-collègue ? Non, collègue, j’aime mieux) est arrivé dans mon bureau l’autre jour avec une question dans sa poche ; c’est un jour à marquer d’une pierre blanche, parce qu’en général, Romain sait tout. Tout ça pour dire qu’il voulait savoir quel nom on donnait à l’appellation des noms d’habitant dans les villes (en gros, comment s’appelle le nom du nom des habitants).

Et donc, le mot du jour est : gentilé.

Lorsque vous dites « bonjour, je suis parisien », ou bien « bonjour, je suis castelroussois », ou encore « non, moi je suis stéphanois » (pour St-Etienne, ne cherchez pas le rapport…), eh bien vous donnez aux gens votre gentilé.

Sympa comme mot, non ?

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Le mot du jour

Encore une fois, il s’agit plutôt d’une expression… mais elle est sympa, je l’aime bien (merci à M. Bucherer encore une fois).

L’expression du jour : haut-le-pied.

On connaissait « réussir quelque chose haut la main », ou alors le caractéristique « haut les mains ! » (et je vous épargne les « peau de lapin, … »). Mais alors, haut-le-pied, koiçaveudireça ?

Eh bien haut-le-pied, dans un premier temps, ça veut dire rapidement. On fait quelque chose haut le pied, c’est-à-dire qu’on le fait à la hâte, voire parfois au dernier moment ; on parle d’écrire un discours haut-le-pied par exemple (comme le souligne le TLFI, on lève haut le pied pour mieux courir… ).

Plus rarement, il est employé comme adjectif pour désigner une bête que l’on garde de côté pour en remplacer une autre lorsqu’elle est fatiguée. On parlera par exemple d’un cheval haut-le-pied.

Et pour compléter tout ça, je vous donne un dernier sens (oui, sinon, on n’en finit pas !), lui aussi rare et familier (surement parce qu’un quidam s’est planté en utilisant l’expression et que c’est resté, comme dans la majorité des cas) : on parle d’un homme haut-le-pied lorsqu’il est peu stable, et donc peu fiable.

Et voilà, c’est tout simple. Bon, moi je m’en retourne à mon travail haut-le-pied avant de me faire tirer les oreilles !

Mea culpa, j’ai oublié un sens ! Je précise pour ma défense que c’est le tout dernier sur la liste… dans le jargon des chemineaux, c’est aussi une locomotive non attelée à un train circulant seule sur une voie ferrée. On parle d’une machine haut le pied (sans tiret)… ça donne ça :

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Le mot du jour

Aujourd’hui est un jour spécial. Le mot du jour va être remplacé par un coup de gueule. Le mot d’aujourd’hui, que tout le monde devrait apprendre et appliquer :

Le mot du jour : humilité.

Le mot humilité prend sa racine (c’est le cas de le dire) dans le mot latin humus (terre).
Dans un premier temps, l’humilité désigne une « disposition à s’abaisser volontairement (à faire telle ou telle chose) en réprimant tout mouvement d’orgueil par sentiment de sa propre faiblesse » (merci le TLFI).
Par extension, l’humilité est aussi considérée comme « la qualité de celui qui se voit lui-même de façon réaliste, et, à un degré absolu, tel que l’univers le voit (pour les athées) ou tel que Dieu le voit (pour les croyants) » (merci Wiki).

Voilà un mot que nos géants du sport feraient bien d’apprendre ; ce matin, je lisais tranquillement l’édito de l’Info (un hebdo local), rédigé par le rédac’ chef du journal, Marc François, et que, soit dit en passant, je prends soin de découper et de conserver chaque semaine. Bref, tout ça pour dire que je me suis étouffée dans mon chocolat du matin lorsque j’ai lu le commentaire qu’avait fait le champion de France de tennis, Jo-Wilfried Tsonga, au Figaro en apprenant que les 1/4 de finale de la Coupe Davis se déroulaient au Zénith d’Auvergne : « j’aurais mieux vu cela dans une grande ville ».
Touchée, la fierté des Auvergnats, dont la réputation n’est déjà pas fameuse. M. Tsonga, ce n’est pas parce qu’on sait taper dans une balle jaune devant une caméra et manger du Kinder Bueno devant toute la France (en jouant très approximativement le rôle du boulimique de ladite barre chocolatée) qu’on a le droit de se sentir supérieur et trop important pour Clermont-Ferrand. Ceci dit, je vous concède une chose : notre capitale auvergnate ne sera certes pas assez grande pour contenir votre égo. Merci aux organisateurs, qui se sont donné un mal de chien pour organiser tout ça. Moi, je soutiens l’Espagne cette année…

Comme on dit chez nous, en Auvergne, on a peut-être l’air cons, mais on a l’air pur…

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Le mot du jour

Le mot du jour m’a été soufflé par M. Bucherer, un de mes professeurs (dont je vous ai déjà parlé, mais que je cite ici parce qu’il faut bien rendre à Jules ce qui est à César) à qui l’on peut également attribuer la plupart des mots du jour… Celui-ci est très drôle… d’ailleurs, il pourrait bien vous arracher un « ah ah ! »

Le mot du jour : Haha (ou ha-ha)

Non, je n’ai pas été prise d’une folle crise de rires. Un haha est une « interruption, une coupure (d’au moins 4 m et profonde) pratiquée dans un passage, dans une rampe, un escalier, que l’on franchit sur un pont mobile, des poutrelles ou des madriers faciles à ôter en cas de besoin précis de la fortification. » (Guy le Hallé, Ysec, 2002)

Par extension, c’est aussi une « ouverture pratiquée dans un mur de clôture pour prolonger ou ouvrir une perspective. L’ahah n’est pas conçu pour donner passage : il est généralement doublé extérieurement par un saut-de-loup. » (Architecture, méthode et vocabulaire, Jean-Marie Pérouse de Montclos, éditions du patrimoine, 1972/2009)

Et une jolie photo pour illustrer tout ça, une !

© 2004 - Site Versailles 1687

Merci aux nombreux dictionnaires de M. Bucherer.

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Le mot du jour

À relire des bouquins dont les titres sont « 1001 tracteurs », « 1001 armes à feu », ou encore « 1001 voitures », on tombe parfois sur de drôles de spécimens, comme notre mot du jour…

Le mot du jour : Locomobile

« Kèskecékeça ? », j’ai demandé en ouvrant de grands yeux… Non, ce n’est pas un idiot qui s’est planté et voulait parler de locomotive (et pourtant, je l’ai cru). Il s’agit en fait d’une machine à vapeur (qui ressemble d’ailleurs à une micro-locoMOTIVE) montée  sur des roues non motrices (on est loin du 4×4). Elle était, entre autres, utilisée comme « source motrice en machinisme agricole » (merci Wiki). Comprenez qu’on l’utilisait pour faire bouger d’énormes mastodontes dans les champs à une époque très reculée…

Pour illustrer, je vous mets une jolie photo !

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Le mot du jour

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’un mot mais d’une expression souvent employée à tort.

Avez-vous déjà entendu l’expression « coupe claire / coupe sombre » ?

Moi non. Alors lorsque mon cher professeur (eh oui, toujours le même) m’a proposé de me renseigner, je pensais trouver quelque obscure explication (c’est le cas de le dire) sur je ne sais quel procédé artistique… eh bien non ! Figurez-vous que c’est une expression de bûcheron, au sens stricte du mot.

“Faire une coupe sombre” consiste à déboiser de manière parcimonieuse la forêt afin de laisser beaucoup d’arbres pour donner beaucoup d’ombrage et présenter un massif faiblement entrouvert. Tandis que “faire une coupe claire” consiste à déboiser totalement pour faire une clairière.

Or, c’est souvent le contraire que l’on comprends. Pourquoi ? L’Encyclopédie des expressions nous dit que « cette erreur tient sans doute au fait que l’adjectif “sombre” est pour le commun des mortels synonyme de “sinistre”, “fatalité”, “événement inéluctable”, “hécatombe” alors que dans le langage forestier c’était proprement l’inverse » !

Demandez donc à votre coiffeur de vous faire une coupe sombre, on verra ce que ça donnera 😉

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Le mot du jour

Celui-ci, vous le connaissez tous, mais, comme le fait judicieusement remarquer un de mes professeurs, personne ne l’utilise à bon escient…

Le mot du jour : rutilant

Rutilant, c’est quoi pour vous ? La Lexus rouge je-ne-sais-combien-de-cylindres neuve du voisin est rutilante. Mais savez-vous pourquoi ? Parce que le moteur ronfle ? PERDU ! Parce qu’elle brille ? ENCORE PERDU…

Non, elle est tout simplement rutilante parce qu’elle est rouge ! Rutilant, c’est rouge éclatant, roux flamboyant, synonyme de rubicond, écarlate, empourpré (merfi le TLFI !)… C’est pourquoi (merci encore à mon professeur pour cette remarque) le cuivre peut être rutilant, mais pas l’argent !

Par la suite et par extension, en effet, rutilant veut aussi dire flamboyant, brillant, radieux, voire bruyant.

Alors attention à l’utilisation que l’on fait des mots !

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Le mot du jour

Hier, une remarque judicieuse m’a été faite : pourquoi toujours des mots à coucher dehors ? C’est drôle, d’accord, mais il y a tellement d’autres mots que l’on ne connait pas, alors qu’ils sont tellement plus simples !

Le mot du jour donc : décidu (merci M. Bucherer)

Qui se détache et tombe après son développement complet. On parle par exemple de feuilles décidues.
Synonyme : caduc (comme quoi on emploie vraiment mal les mots !)

Alors là, je suis soufflée, je pensais que ce machin-là n’était utilisé que par ma petite sœur qui ne sait pas conjuguer le verbe décider !

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Le mot du jour

Le mot d’aujourd’hui est visiblement connu de pas mal de monde. Suis-je donc inculte ? Non, je n’ai simplement pas la science infuse !

Le mot du jour : cacochyme.

Du grec ancien κακόχυμος (kakokhumos) « qui contient ou produit un mauvais suc » d’où, dans la langue médicale, « qui a de mauvaises humeurs ». Le sens médical a glissé vers celui de « en état d’extrême faiblesse due à la vieillesse ». (Merci Wiki !)

Ce mot soutenu désigne en général une chose sensible aux maladies à cause du mauvais état de son organisme. Au sens figuré, ce mot désigne aussi la bizarrerie d’un esprit ou l’inégalité de l’humeur.

Voilà, on en apprend tous les jours !

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Le mot du Jour

Le mot du jour : chleuasme

Celui-ci, je ne l’ai pas choisi parce qu’il avait une bonne sonorité (bien au contraire !). Je l’ai choisi parce qu’en fait, on fait tous des chleuasmes, tous les jours. Vous allez comprendre…

Le chleuasme (du grec χλευασμός, chleuasmos : ironie) est un procédé rhétorique consistant à en rajouter sur soi-même en se dépréciant pour mieux se dédouaner, ou pour recevoir des éloges.

Par exemple, lorsque vous commencez un discours en disant que vous n’y connaissez pas grand chose, ou lorsque vous dites que vous vous trouvez bête, etc. Mais si, on fait tous ça ! J’entends d’ici les « mais non, mais non ! »…soit.

Enfin, si vous ne l’avouez pas à voix haute, vous pouvez toujours vous féliciter intérieurement de pratiquer quelque chose qui porte un nom si compliqué !