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Le mot du jour

Arf, toujours pas inspirée. Pas les propositions qui manquent, mais je ne suis toujours pas tombée sur celui qui me fera jubiler… bon, contentons-nous de ce que nous avons.

Le mot du jour : plutonique.

Pourquoi celui-ci ? Eh bien parce qu’on peut tout à fait l’utiliser dans la vie courante (surtout si on est auvergnat… et Dieu sait que mon Auvergne me manque). Et puis parce que c’est le mot qu’a utilisé mon copain Romain pour nous faire ses adieux (il s’en retourne dans sa ville de Nantes).
Plutonique est un terme géologique que l’on utilise pour parler de certaines roches. On y reconnaît la racine Pluto-, qui en latin désigne le dieu des Enfers, Pluton, qui réside dans les entrailles de la terre. À noter que dans la mythologie grecque, les Enfers n’étaient pas l’enfer des chrétiens, mais simplement le royaume où se rendaient les âmes des morts. Donc, revenons à notre roche. Une roche plutonique est simplement une roche qui vient du plus profond de la Terre, produite par l’action des forces internes qui y sont à l’œuvre. La roche volcanique est une roche plutonique par essence (d’ailleurs, Romain, je ne comprends pas ton opposition volcanique/plutonique).

Ah, mon Auvergne volcanique, mon Auvergne plutonique… !

Mea culpa : Romain je te présente mes excuses ; j’ai discuté hier avec un étudiant en géologie partiellement éméché par la vodka et la bière et il m’a expliqué la différence entre volcanique et plutonique. Une roche volcanique refroidit instantanément. Une roche plutonique refroidit lentement et a le temps de cristalliser. Elle remonte à la surface grâce à l’érosion.

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Le mot du jour

Allez, histoire de dire que non, je ne fais pas plus rien… Un mot du jour (et sa définition) croisés dans un documentaire philosophique pour enfants.*

Le mot du jour : profane.

C’est étrange. Tout le monde (ou presque) sait à peu près ce que profane veut dire. On en a même fait un verbe : profaner. C’est passé dans l’opinion publique comme signifiant « anti-religion » dans le sens de « hostile à, contre telle religion ». En fait, profane signifie simplement « étranger à la religion », qui n’a rien à voir avec.
La faute aux origines latines du mot : pro veut dire devant et fanum désigne le temple, le lieu sacré. C’est donc tout ce qui reste devant, en dehors des lieux sacrés et donc des rites et des croyances.

À utiliser un mot pour un autre, on finit par tout comprendre de travers.

 

*Pourquoi on écrit des romans…, Danièle Sallenave, Gallimard Jeunesse/Giboulée, collection Chouette ! Penser.

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Le mot du jour

Et re-bonjour !

Me revoici, non pas pour je ne sais quel mot farfelu, mais pour le mot du jour, celui que vous trouverez dans le dico. Enfin, les mots pour aujourd’hui…

Les mots du jour : emmener/amener
emporter/apporter

Histoire de rompre tout malentendu. Parce que même moi je me mélange, et qu’il est temps d’utiliser les mots pour ce qu’ils sont. Combien de fois ai-je entendu : « ok, je viens manger chez toi, mais j’emmène le dessert ! ». Mpf, allez, remettons de l’ordre dans tout ça !

Emmener suggère que c’est une personne (donc capable de se déplacer par ses propres moyens, mobile quoi) que l’on mène avec soi, n’importe où, la destination importe peu..
Exemple : Je sors, j’emmène les filles avec moi (je suis chez moi au moment où je parle).
Amener suggère toujours que c’est une personne que l’on mène, mais implique aussi le fameux point B, on amène à soi. La personne qui parle se trouve au point de destination. Aussi, en toute logique, ne devrait-on pas dire « j’amène ». L’objet (la personne amenée) est pour ainsi dire passive.
Exemple : Amène-moi ta sœur, je dois lui parler (l’interlocuteur est au point de destination, ma sœur et moi devons nous y rendre).

Emporter suggère que l’objet est inerte, on le porte avec soi. « On le prend avec soi en quittant un lieu » (dixit le TLFI), ce qui n’implique aucune destination précise.
Exemple :  Elle est partie (où ?) en emportant tous ses bijoux. / Plats à emporter (où, ça c’est notre problème).
Même notion d’objet inerte que l’on porte, mais apporter implique que la personne qui parle se trouve au point de destination.
Exemple : il vient travailler à la maison ; je lui ai demandé d’apporter ses cours.

Maintenant, ne manque plus que votre attention lorsque vous parlez. Tournez votre langue 7 fois dans votre bouche, vous aurez le temps d’y réfléchir.

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Mon mot du jour

Et c’est parti pour une deuxième édition ! Ce mot du jour, c’est Estelle (ma Binôme) et moi qui l’avons fabriqué, suite à la visite du musée d’art juif de Berlin. Ne cherchez pas le rapport, parce que dans les boutiques des musées, tout n’a pas toujours un rapport avec ce qu’il y a dans le musée…

Le mot du jour : coufouillère (n.f.)

Qu’est-ce que c’est que cette chose ? Pas un animal, ni une serpillère… mais alors quoi ? Eh bien il s’agit d’un tout en un couteau-fourchette-cuillère. Les anglais ont déjà un mot pour ça : spork (spoon : cuillère, et fork : fourchette, mais ils ont oublié le couteau, ndlr). Nous avons maintenant le nôtre ! Et si vous vous demandez toujours quelle peut bien être la différence entre ça et un couteau suisse, voilà la démo :

Exemple : chouette, un pique-nique avec salade, fromage et compote (pas à boire ; ou taboulet, plus facile à manger avec une cuillère qu’avec une fourchette) ! Heureusement que j’ai apporté ma coufouillère !
Synonyme : foucouillère.

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Mon mot du jour

Une nouvelle rubrique, pour laquelle je m’élance sans filet… On a tous, un jour ou l’autre, fait l’expérience du mot valise. Bigard se laisse poustache, d’autres parlent de ripopourri… Bref, c’est drôle, ça dit bien ce que ça veut dire ! Ce midi, le déclic (l’idée avait germé il y a déjà quelques temps, à Berlin, avec ma binôme… mot de demain). Je crée mes propres mots (ou je note ceux qu’on me propose). Je veux moi aussi enrichir la langue française !

Mon mot du jour : slort.

Jules me dit ce midi en regardant passer les midinettes sur le Pont Royal : « celle-là, c’est un slip ou un short qu’elle porte ? » Bonne question en effet, puisqu’avec la mode de l’archi court, on a du mal à faire la différence entre les sous-vêtements et les vêtements qui sont censés les dissimuler. Comment appelle-t-on ces micro-shorts alors ? Eh bien un slort pardi ! Mi-slip, mi short.

« À ne pas confondre avec slut » (salope en anglais, ndlr), me précise mon chéri, « même s’il faut parfois être un peu slut pour porter un slort« . Le sage a parlé.

Exemple : Tiens, il fait bien chaud, j’ai très envie de dévoiler la totalité de mes jambes… si je mettais mon slort !
Synonyme : shlip.

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Le mot du jour

Bonjour à tous !

Je cherchais une motivation pour continuer cette rubrique-là. Eh bien, l’exemple de ce midi en est une parfaite. Un débat autour d’un mot, et ce qu’il englobe (ou pas). Le meilleur, c’est cette seconde de flottement, juste avant que la page du TLFI ne s’affiche et affirme/infirme mes dires. Donc…

Le mot du jour : animal.

C’est un mot débile ? Alors, question : que classeriez-vous dans cette catégorie, bande de petits malins ? Les trucs à poils ? Le mammifères, bien, oui. Les trucs à plumes ? Les oiseaux, ok. Les trucs à écailles ? Poissons et reptiles, oui. Les insectes ? Les « fruits de mer » ? C’est là tout le sujet du désaccord. Que diriez vous ? Hum.
Figurez-vous que les insectes et les fruits de mer (pour lesquels on n’utilise cette appellation, à mon sens, que lorsqu’ils sont dans notre assiette) SONT des ANIMAUX. Car voici la définition que donne le TLFI : « Être vivant, organisé, élémentaire ou complexe, doué de sensibilité et de mobilité ». L’insecte, comme le crustacé ou le gastéropode, est vivant, organisé, élémentaire peut-être, mais doué de sensibilité et de mobilité, non ?
Toujours pas convaincu ? Le TLFI poursuit : « être animé privé de raison ». Ce qui nous amène à la connotation péjorative de ce substantif lorsqu’il désigne un homme. Bref.

Pas si évident, hein ?
Moralité : aucune, j’aime avoir raison.

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Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Je vous prie, chers deux ou trois lecteurs qui lisez avidement mes billets inutiles, de me pardonner ces absences de plus en plus longues, ponctuées de courtes apparitions pas toujours très pertinentes. Pour ma défense, les mots que je trouve ne m’inspirent plus grand chose (plus le truc du « oh, c’est trop bien, faut que je leur dise ! »). Et puis, l’amour et le travail ne laissent pas beaucoup de temps et d’énergie pour le reste. Mais voici le survivor, le mot du jour !

Le mot du jour : gémination.

Alors celui-ci, c’est une aubaine. Je vagabondais comme une âme en peine sur Internet, à la recherche de mon mot. Celui qui ferait battre mon cœur et s’envoler mon esprit… Et boum, il est tombé. Je me suis dit, après un petit tour sur le TLFI, « allez, hop, je me lance ». Alors, qu’est-ce qu’une gémination ? Eh bien, fondamentalement, c’est un principe de paire. En botanique, c’est une disposition par paire (des pistils par exemple). On s’en fout.
Le second sens a attiré mon attention pour des raison personnelles, et il est pour toi ma Lou : en matière de chirurgie dentaire, une gémination est l’union anormale de deux dents. Tu vois, tu ne les aimes peut-être pas, mais elles ont un joli nom, la prochaine fois, tu pourras apprendre quelque chose aux imbéciles que ça fait rire !
Et puis, vous savez, cette façon archi-débile qu’on a de parler aux bébés : « qui qui a fait pipi dans la coucouche ? », « tu as vu la jolie fleu-fleur ? », « tu veux jourer à la baballe ? ». Bah, ça, ça s’appelle aussi la gémination.

Comme quoi, même les trucs les plus débiles ont un nom !

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Le mot du jour

Un accès de poésie, de lyrisme… un second mot du jour dont je donnerai, si vous le permettez, ma propre définition.

Le (deuxième) mot du jour : roman.

Le Petit Robert en donne la définition suivante : Œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures (genre littéraire romanesque).

Ma définition : le roman est la prison que forge un auteur pour ses personnages.

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Le mot du jour

Inspiré d’une discussion dans un train, très sérieuse malgré les apparences. Un truc qu’il faut savoir quoi.

Le mot du jour : apostasie.

Rien d’extraordinaire, il faut juste savoir que ça existe. L’apostasie désigne la renonciation publique à une doctrine, en particulier religieuse (par analogie, politique, voire quotidienne). C’est un dé-baptême en gros.
Rien à voir, mais je viens aussi d’apprendre que le verbe grec dont était issu le mot baptême (que je vous épargnerai pour faire court) signifiait à la base « tremper dans l’eau ». Le mot a ensuite pris une connotation religieuse : il s’agissait d’effectuer un lavage rituel religieux pour « laver » le nouveau converti de ses péchés (et pour certains, il faut avoir une sacrée lessive Super Croix).

Moi ça me fait penser à la chanson de la souris verte qu’on trempe dans l’huile puis dans l’eau (quelle idée ?!). La pauvre, ça fait un paquets d’années qu’on la baptise celle-la…

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Le mot du jour

Inspiré par ce fabuleux week-end à la campagne que je viens de passer… Le parfum des arbres sous la rosée du matin, le chant du vent, des oiseaux, des grillons… doux Jésus, que nous en sommes loin ici, à Paris ! Bref, week-end en famille pendant lequel j’ai dormi dans la même piaule que ma frangine et au-dessus de celle de mon paternel. Et une joyeuse symphonie, une ! (Paraît que j’étais de la partie, mais alors j’étais le petit triangle dans l’orchestre, celui qu’on entend pas trop…).

Le mot du jour : ronchopathie.

Mais keskecé ? Alors, voyons, ça sonne comme une maladie de gens qui ronchonnent tout le temps (ce que je fais très bien d’après Roméo). Alors, la ronchopathie serait la maladie des râleurs ? Et y’a-t’y un traitement contre ça ?
Non, pas du tout, la maladie en question n’a rien à voir avec notre humeur maussade (mais elle y contribue quand celle de notre chéri nous rend insomniaque). La ronchopathie se traduit par les vibrations du voile du palais (la partie molle en haut, au fond de la bouche) et de la luette (ce petit machin qui pend au fond de la gorge), à cause du manque de tonus des muscles de la gorge. Pour y remédier, l’une des solutions serait de pratiquer une ablation d’une partie du voile du palais…
Vous aurez certainement compris que je parlais de ronflements (dont ronchopathie est un synonyme). Cela dit, avouez que c’est plus classe de dire « oui, je souffre de ronchopathie » que de dire « Gérard m’empêche de dormir avec ses ronflements »…