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Mon mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Ou devrais-je dire « amoureux », parce qu’aujourd’hui, niaiserie, papouilles et petits cœurs sont de mise. Faites taire les cyniques et aigris de la vie qui vous disent que « la Saint-Valentin, c’est commercial ». Mpf, n’importe quoi, déjà. Personne ne vous met le couteau sous la gorge pour offrir un parfum qu’elle/il ne portera pas à votre dulciné(e). Idem pour le resto. Je tiens à dire que la Saint-Valentin existait bien avant que Coca ne donne naissance à son barbu rouge de Père-Noël, et pourtant, je sais de source sure que vous passez les fêtes de fin d’année à déchirer des paquets au pied du sapin. Bien, laissez-nous donc, papillons amoureux, virevoleter à notre guise. Parce que même les célibataires ont le droit d’avoir un cœur débordant d’amour, et de distribuer dans le métro des sourires pleins de paillettes !

Bref, mon mot du jour donc. Enfin, « mon »… non, « son » serait plus juste puisque notre génie aujourd’hui n’est autre que mon très cher ami Sylvain (qui en plus a eu le bon goût de faire coller sa trouvaille avec cette période de béatitude). Il faut croire que le Pont des Arts inspire…

Pourquoi le Pont des Arts ? Eh bien parce que nous nous y sommes promenés samedi et avons photographié pleeeeeeeein de cadenas gravés / gribouillés au nom des amoureux qui ont voulu laisser un petit morceau de leur histoir sur ce pont. Et que, si on est attentif, on se rend compte qu’au bout du pont, on trouve une forte concentration de cadenas comportant trois noms. Loin de moi l’idée de me faire des idées, mais peut-être que c’est le coin des couples à trois ? Des couples à trois ? Ca ne veut rien dire. Alors, Sylvain a eu l’idée d’un raccourci qui coupe court à toute périphrase (comprenez expression détournée d’une longueur douteuse). Donc :

Mon mot du jour : trouple.

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Le mot du jour

Et bonjour chers lecteurs compulsifs de blogs inutiles !

Quel froid ! Polaire, sibérien ai-je entendu à la radio… et pour cause, cette vague de froid nous vient tout droit de ces coins du monde. Mais je ne suis pas là pour vous parler météo (quoi que, savez-vous qu’on passe une portion méga importante de sa vie à parler du temps… on comble les blancs quoi). Que disais-je ? Ah, oui, le mot du jour !

Le mot du jour : Apocoloquintose.

Deux raisons à ce mot diabolique. La première : la nostalgie. Nous cultivions des coloquintes (légumes de la famille des Cucurbitacées, comme les courges, les citrouilles, les potirons, etc.) avec mon maître en CE2.
La seconde raison : je suis une incorrigible fleur bleue, qui lit encore en ce moment même un roman jeunesse à base de Cendrillon. Alors, quel rapport entre Cendrillon et les courges ? Je vois votre sourire poindre d’ici. Rien à voir avec la blondeur de ses cheveux (d’ailleurs, est-il mentionné quelque part dans le compte original que Cendrillon était une blonde ? Merci Disney). Ah, je vois que la lumière se fait dans votre tête : en effet, l’apocoloquitose désigne la transformation… en citrouille ! Une citrouillification, quoi. Bon, d’accord, dans le conte, c’est la citrouille qui se transforme, mais peu importe. Le préfixe apo- désigne ici (parce que ce n’est pas toujours le cas) une notion d’aboutissement, donc ce qui devient une citrouille.

Le terme est apparu après la publication vers 54 ap. J-C (enfin, après la mort de l’empereur Claude) de l’œuvre du philosophe latin Sénèque, L’Apocoloquintose ou la Transformation de l’empereur Claude en citrouille. La citrouille n’ayant été importée en Europe qu’après la découverte de l’Amérique, Wikipédia explique qu’il est très probable que Sénèque ait, en fait, fait référence à la gourde (qui est aussi un légume de la famille des Cucurbitacées, pas votre sœur/femme/copine). Peu importe, la connotation négative est là. Sénèque a inventé le terme d’apocoloquintose en référence au terme apothéose (déification, souvenez-vous que theos=dieu en grec).

Pfiou, c’est dense tout ça… mais qu’est-ce que je m’éclate !

PS : pour votre information, et juste histoire de frimer, l’orignie grecque est , colocynthis en clair, qui désigne UN coloquinte, une sorte de concombre. L’orthographe devrait être colocynthe.

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Le mot du jour

Et que ça fait longtemps ! Le mot du jour était passé à la trappe, tombé dans le trou creusé par la pile de livres dont je devais vous parler… Mais le rôvoilà !

Le mot du jour : onychophagie.

Je m’apprête à parler de vous qui êtes en train de pianoter de vos doigts sans ongles sur votre clavier. Vous les grands stressés, peut être un peu masos sur les bords (parce que – Diantre ! – on en arrive parfois au sang), toi, maman,… et moi. Nous sommes des milliers, que dis-je, des millions à cultiver cette mauvaise habitude qui fait naître dans les yeux de notre voisin de table, de notre compagnon, de nos amis, ce regard exaspéré. Et qui fait fleurir sur leurs lèvres cette remarque si familière : « arrête de te ronger les ongles ! » Parce que, oui, si vous êtes adeptes de l’onychophagie, c’est ce que vous faites probablement pendant que vous lisez ce billet.

Chers amis onychophages, je vous laisse avec cette révélation, et m’en vais me remettre au travail. Tiens, me ferais bien une french moi ce soir…

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Le mot du jour !

Amis du week-end, bonsoir.

Allez, je vous repêche en cette fin de soirée pour un mot sympa. Je vais vous parler de moi pour changer. Il se trouve que je fais des collections bizarres. Mon ami Harold dit que ça vient d’un retour au stade anal du développement sexuel (par extrapolation, le besoin de tout garder, n’allez pas vous imaginer des trucs salaces). Il est psy pour faire court. Mais ça explique des tas de choses ! Voici donc le mot du jour.

Le mot du jour : cochliophilie.

Avez-vous donc deviné ce que je collectionne (entre autres, si je vous disais tout, je pense que vous auriez peur) ? Les petites cuillères simplement. Vient du latin cochlear, qui veut dire cuillère, et du suffixe grec -philie, qui veut dire amateur de.

Si vous aussi, vous faites des collections bizarres, ma collègue Nolwenn a trouvé cette page, il se peut que vous en appreniez plus sur vous !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_collections_par_ordre_alphab%C3%A9tique

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Un mot sympa pour ce matin, qui reflète parfaitement la grisaille parisienne du moment (dont je ne cesse de vous rebattre les oreilles, j’en suis consciente). Âmes sensible ou sortant tout juste de table, s’abstenir.

Le mot du jour : vomitoire.

Avertissement : ne cherchez aucune subtilité dans le choix de ce mot. Aujourd’hui, je ne sortirai pas de mon chapeau-dico un mot dont un sens courant dissimulerait une nuance quelconque, redéfinissant complètement l’utilisation que vous en faites (car je suis sure qu’en lecteurs assidus, vous vous appliquez à tenir compte de ces nuances après être passés par ici). Bref, comme je le disais, il ne s’agit pas ici de la jouer subtile.
Un vomitoire, en premier lieu, c’est comme son nom l’indique plus ou moins un récipient distribué dans les transports (en particulier avion, train et bus), dans lequel se soulagent les passagers souffrant de mal des transports. Jusque là, rien d’anormal.
Puis par extension, le vomitoire en est venu à désigner les larges issues des lieux publics « par où s’écoule la foule », précise le Petit onomastion. J’ai pensé à ce mot ce matin, lorsqu’en empruntant le vomitoire de la gare Saint-Lazare, je me suis retrouvée enlacée par une foule d’anonymes, avançant plus lentement qu’une tortue bloquée à un feu rouge, se balançant d’un pied sur l’autre pour se donner l’illusion d’avancer, et pataugeant dans le papier détrempé et grisâtre que sont devenus les quotidiens gratuits abandonnés à leur sort sur la chaussée innondée.
Enfin, et cette dernière définition me plaît assez, un vomitoire désigne un journal sans information de qualité, qui se cantonne à l’expression d’opinions partisanes. Autant dire 90% de la presse française. Suis-je donc injuste envers notre chère presse française, qui mâche et remâche les infos, et n’a de cesse de la transformer en une bouillie prédigérée dont on nous arrose à longueur de journée, pleine d’antivomitifs pour nous faire digérer la merde dans laquelle on patauge à la sortie des vomitoires de la gare Saint-Lazare (entre autres) ! Des infos McDo quoi.

Bref, sur cette note optimiste, j’espère que vous terminez tranquillement vos achats de Noël. Gare aux vomitoires des grands centres commerciaux, en cette semaine pré-Noël…

 

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Le mot du jour

L’autre jour, je feuilletais mon petit Onomasticon pensivement, cherchant un mot qui ferait « tilt » (oui, parce que j’ai beau avoir laissé tomber cette histoire de rencontre due au hasard, je n’en cherche pas moins des mots qui émoustillent), lorsque je suis tombée sur ce mot. Il faisait parfaitement échos à un drame personnel que nous traversons en ce moment, ma famille et moi.

Le mot du jour : stellionat.

Qu’il est pourtant doux à mon oreille, ce mot scélérat (tiens, je chercherais bien ce qu’il veut dire, celui-ci aussi…). Il désigne tout d’abord l’action de vendre une chose qui ne nous appartient pas (ou la même chose à plusieurs acheteurs), en référence au stellion, ce lézard qui change de couleur, et a donné son sens au mot latin stellio, fourbe. Désigne également (version à vérifier) la connaissance du nom des astres et des constellations (rien à voir, je ne cherche même plus). Enfin, il désigne une retraite volontaire et momentanée, des vacances passées dans un lieu isolé.

Pourquoi donc ce mot évoquerait-il quoi que ce soit pour moi ? Eh bien parce qu’il y a quelques jours de cela, mes parents ont appris que notre maison de famille – que dis-je ? – notre sanctuaire familial, avait été cambriolé. Des souvenirs inestimables (une guitare vieille de plus de 30 ans, unique bagage encombrant les bras paternels lorsqu’il fit le choix d’abandonner son Yonne natale pour rejoindre la femme qu’il aimait, sans déconner), des milliers d’euros de matériel de musique (passion paternelle, là encore), électroménager, vinyles et j’en passe. Volés, arrachés des murs. Ces mains malsaines qui ont souillé notre toit et détruit ce qui était sur leur passage, qui revendront au plus offrant une vie de labeur dont nous avions décidé de profiter pleinement lors de nos réunions. La colère et l’incompréhension montent encore en moi lorsque je pense à ces fainéants de stellionataires (les coupables de stellionat) qui vivront quelques mois d’un butin que nous avions mis des années à rassembler.

Le pathétique est au rendez-vous, mais la tristesse est bien présente elle aussi. Le désarroi. Mais vous avez votre mot du jour, pas vrai ?

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Le mot du jour

Je me suis toujours dit que les plus belles rencontres étaient celles qui étaient dues au hasard, celles que l’on pouvait raconter à ses amis, à sa famille rien que pour le plaisir de voir s’agrandir leurs yeux et soupirer « c’est un conte de fée ». Mais le hasard est ce qu’il est. Il ne fait pas bien les choses. Il ne les fait pas mal non plus. Il ne fait que faire tourner le monde, prendre des décisions irréfléchies et totalement aléatoires. La seule force qu’il ait réellement est le temps qui passe, qui fait que les choses finissent forcément par arriver.

Alors pourquoi est-ce que je parle du hasard ? Eh bien, parce que je pensais que c’était la même chose avec ces mots étranges et fascinants. Je pensais que je devais les croiser dans leur contexte pour qu’il y ait un intérêt à vous les présenter, pour vous montrer que oui, ils existaient. Depuis quelques temps, je m’en étais désintéressée, et j’avais pris le cadeau que m’avait fait ma Binôme pour un présent empoisonné : une sorte de dictionnaire, Le Petit Onimasticon (aux éditions Tornade). Je pensais qu’il allait me rendre fainéante, qu’il allait fermer mon esprit aux éventuelles « rencontres » dues au hasard. Entre temps, le concept de ce « mot du jour » s’était essouflé pour moi. Et le revoilà qui s’affirme aujourd’hui, grâce à quelques encouragements innocents. Merci Binôme pour cette merveilleuse leçon : une rencontre provoquée peut être tout aussi belle à raconter. Tout dépend de la personne, et non des circonstances.

Bien, après cette interminable digression, je vais vous le pondre, ce mot du jour (qui a un air de vacances et un parfum de plage), rencontré dans Le Petit Onomasticon, justement.

Le mot du jour : arénation.

Grâce à mes cours de latin, je savais ce que ce mot signifiait avant même d’avoir lu la définition (trop fière !). On pratique une arénation… lorsque l’on enterre tout ou une partie du corps sous le sable ! Ce mot vient du latin arena – qui signifie sable, justement – et que l’on retrouve d’ailleurs dans le mot « arène » (dont la piste est recouverte… de sable !).
En parlant d’arène d’ailleurs, arénation désigne également le verdict que l’on rend d’un geste du pouce vers le haut (salut) ou vers le bas (mise à mort), comme le faisait Jules César au cirque qui se déroulait… dans l’arène.
Enfin, dernière définition (si quelqu’un peu m’éclairer, je ne vois pas trop le rapport, même si je l’aime bien aussi) : remise à l’eau d’un poisson que l’on a pêché, mais que l’on estime trop petit (???).

Enfin, moi, ce que j’en retiens, c’est que même étant gamine, je détestais l’arénation : tout ce sable qui vous rentre dans le maillot de bain… yeurk !

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Mon mot du jour

Un mot qui va tout à fait avec le temps qu’il fait en ce moment ET avec le ressenti que j’ai de Paris les soirs de profonde dépression (oui oui, ça m’arrive). Un pléonasme à lui tout seul (comme monter en haut, descendre en bas…):

Mon mot du jour : groche.

Ca sonne tout à fait comme ce que ça veut dire : gris et moche. Comme je temps qu’il fait, comme le manteau que j’avais acheté chez Promod mais que j’ai ramené parce que, réflexion faite, ça n’allait pas. Comme les deux poches que j’ai sous les yeux ces derniers temps. En fait, quasiment tout ce qui est gris est moche, si vous me permettez une remarque dénuée de tout objectivité. Le béton. Ce manteau Promod. Le ciel. Et parfois mon humeur.

Remarque : ne pas confondre avec une météo neigeuse : le ciel est blanc dans ces cas-là !

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Le mot du jour

Et c’est le grand retour !

Voilà bien longtemps que le mot du jour n’avait pas fait son apparition parmi les billets (irréguliers en ce moment, je vous l’accorde) du blog. Eh bien, le voici le voilà, tout juste aperçu dans un livre qui sera bientôt chroniqué ici : Le Combat d’hiver, de Jean-Claude Mourlevat. On peut dire qu’il tombre à pic !

Le mot du jour : prognathe.

Et pour fêter ce grand retour, je vais vous laisser imaginer la définition de cet étrange mot (que je connais, moi, hi hi). Ce qui est drôle, c’est de ne pas tricher, c’est-à-dire dico interdit ! J’attends donc vos propositions, et surtout amusez-vous, après tout, au final, la définition tombera !

À vous de jouer !

Le mot a été laissé en suspens un peu longtemps (je vais m’acheter un pense-bête). Voici donc la définition qui tombe : il s’agit d’un trait physique s’appliquant au visage. Un visage prognathe est une bouille à la forme particulière, à savoir que les mâchoires (en particulier la mâchoire inférieure) sont saillantes, plutôt en avant.

Pour certains singes dont les dents sont en avant et le menton fuyant, on peut également utiliser cet adjectif. Mais là où il prend tout son sens, je veux dire là où il est utilisé au sens littéral du mot (pro– en grec veut dire « en avant », et gnathos signifie « mâchoires »), c’est lorsque l’on parle de certains insectes dont l’orientation de la tête est un prolongement de son corps (qu’elle n’a pas de cou). Le TLFI dit : « lorsque les pièces buccales (les mandibules,  la bouche) sont placées au-devant de la tête ». Moi je dis : comme chez 90% des insectes, où voulez-vous qu’elles soient ?

Bref. Beaucoup d’attente pour pas grand chose.

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Le mot du jour

Rendons de suite à Nicolas ce qui est à Nicolas. Parce que le mot du jour vient de lui et de son envie de surfer le soir sur des sites improbables (si si !) pendant que nous devisons gaiement tels deux compères.

Le mot du jour : pandiculation.

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Non ce n’est pas un acte meurtrier et répressible, ni même une méthode moderne pour se suicider proprement. Et bien au contraire, puisque la pandiculation désigne les étirements auxquels on s’adonne au réveil (ou quand on s’endort ou qu’on s’ennuie…), souvent accompagnés de bâillements.
Si vous tenez à connaître les racines latines de ce mot (si si, je suis sûre que ça vous intéresse), sachez qu’il vient du participe passé du verbe pendiculare signifiant – oh, surprise – s’étendre (en baîllant) ; s’allonger. La lointaine racine est pandere : étendre, déployer.

Il paraît que la pandiculation est excellente pour réoxygéner le cerveau. Moi je dis qu’il serait bon d’instaurer ça une fois par cours, au moins pendant les cours de deux heures. On aurait pas à se cacher, et l’attention n’en serait qu’accrue. Enfin, ce que j’en dis…