Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Comme promis, le second billet de la journée. Un mot du jour que j’ai appris durant ma formation volcano(logie). Oui, pour ceux qui ne suivent pas (mais en ai-je parlé ?), je serai à Vulcania pour la saison 2013 (et comme je suis corporate, je vous invite vivement à y faire un tour, si vous êtes curieux). Je m’éloigne. Je disais donc… ah oui :

Le mot du jour : borborygme.

Mais qu’est-elle encore allée nous chercher ? De quoi ça s’agit ? Pour vous l’illustrer, je vais vous raconter un souvenir de lycée : j’étais dans une grande salle d’examen, en plein contrôle de physique, matière dans laquelle je n’ai jamais excellé. Déjà stressée par le contenu de l’énoncé du premier exercice (était-ce écrit en chinois ?), je me tordais de stress devant mon incompréhension. Quand soudain, vers 12h30 (le contrôle avait lieu entre midi et 2h), horreur, mon ventre se met à gargouiller. Mais pas les petits bruits sympas qui font rire les copains, non ! Plutôt du genre à résonner dans le silence total de la salle, si fort que mes voisins se sont retournés. Résultat : j’étais tellement occupée à essayer de contrôler ces borborygmes que je n’ai fait qu’un exercice, auquel je n’avais d’ailleurs rien compris.
En bref, le borborygme est la circulation d’air ou de liquide dans l’intestin, ce qui se traduit par ces petits bruits extrêmement gênants qui rythment les heures pré-repas au bureau. Cela dit, maintenant, vous pourrez toujours le prendre avec humour : « oh, excuse-moi Jean-Claude, ces foutus borborygmes font un boucan du tonnerre, on va casser la croûte ? » Et pour vous, jeunes lycéens, collégiens, étudiants, je vous conseille d’avoir des petites pastilles ou un bonbon à suçoter le temps de vous mettre à table, ça évite les situations gênantes !

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Hey, bonjour chers amis !

Alors, remis de toutes ces roses, des Mon Chéri dégueulasses que — vous n’avez pas eu le temps de le lui dire encore — votre aimé vous a offerts, et de l’euphorie qui s’en emparée de nos rues en ce 14 février ? Bien, alors revenons aux choses sérieuses. Je viens de rechercher le mot « spécial » dans le dico, pour les besoins d’une prépa de copie, et je n’ai pu m’empêcher de sauter sur mon clavier en tombant sur…

Le mot du jour : spermophile.

Je vous laisse deviner ce qui est passé par mon esprit tordu. Et pour que tout le monde profite de la blague de mauvais goût que j’avais en tête, sachez que le suffixe grec -phile veut dire « qui aime » (ceux qui suivent le blog le savaient, eux). Vous pigez ? Bien. Alors laissez-moi vous détromper de suite, je ne fais pas dans l’éjaculation faciale, ni autre pratique sexuelle douteuse. Non, car le spermophile est… un rongeur ! Proche de la marmotte, il tire son nom de son mode de vie (rho, non, laissez-moi finir !). En effet, l’animal possède des bajoues volumineuses (qui peuvent donc contenir beaucoup de graines) et entasse lesdites graines dans le terrier où il vit.
Alors c’est quoi cette histoire de sperme ? Eh bien, sachez qu’en grec, sperma (σπερμα) qui veut dire la graine ! Oui, oui, on comprend pourquoi on dit que papa a mis la petite graine etc… mais on comprend aussi pourquoi ce grand gourmand de spermophile dévoreur de graines porte bien son nom !

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Remontée de bretelles pour moi, je n’ai toujours pas posté mon mot du jour ! Il s’agirait plutôt de parler d’expression dans ce cas, pour laquelle je remercie mon amie Anne. Donc : merci Anne.

L’expression du jour : lever les suprêmes.

L’autre jour, Anne et moi déjeunions ensemble sur la table basse de mon salon — passage oblige de toute personne débutant dans la vie, sauf peut-être enfant de Rotchild — nous déjeunions disais-je, et discutions cuisine, en bonnes françaises que nous sommes (saviez-vous que nous étions certainement l’un des seuls peuples à autant parler bouffe à table ?). Anne me donne une recette facile de pâtes au saumon et aux clémentines. Et là, elle me dit « il faut lever les suprêmes ». Je la regarde de travers, en m’imaginant porter à bout de bras Diana Ross, Florence Ballard et Betty Travis. Je suppose qu’elle a compris ma perplexité, parce qu’elle m’a dit : « lever les suprêmes, c’est enlever la peau autour des pulpes de la clémentine ». Aaaaaaaah ! « Bien sûr, je me doutais bien que ça n’avait rien à voir avec Diana Ross ! », je lui fais. Tery, grosse menteuse.

En attendant, quand ma maman fait des salades au pamplemousse en me disant d’un air docte que si, je vais aimer, parce que quand elle enlève la peau c’est moins amer, et bah je lui réponds « c’est sûr, si tu lèves les suprêmes, le pamplemousse, c’est plus digeste. »

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du vendredi, bonjour !

Un bon mois que je n’ai rien posté, et je vous prie de ne pas m’en tenir rigueur. Les déplacements à l’étranger, les déménagements, toussa toussa, c’est pas facile, même si c’est bien ! Accessoirement, je n’ai plus de connexion internet (jusqu’à aujourd’hui si tout va bien), donc je pirate celle du bureau… Bref, demain, c’est samedi, le week-end (sauf pour ceux qui ont pris un jour de repos aujourd’hui, veinards !)… Alors un mot rigolo-qu’on-dirait-pas-que-ça-veut-vraiment-dire-ça.

Le mot du jour : cardinalisation.

Mais quoi que c’est ? C’est un monsieur qui devient cardinal ? Quelqu’un qui aime les cardinaux ? Un changement de cap selon des points cardinaux ? Eh non, rien de tout ça ! La cardinalisation est en fait un terme… culinaire ! Voui voui voui, vous savez, votre homard, quand il est vivant et qu’il gambade… ou rampe… bref, qu’il fait sa petite vie dans la grande bleue, eh bah il est pas rouge-j’ai-passé-trop-de-temps-au-soleil-sans-crème-solaire ! Non non non braves gens, il est gris bleuâtre. Et quand vous le mettez dans votre grosse marmite et que vous le faite cuire, eh bien il devient… rouge ! Comme la robe de ce brave Richelieu.
Et la raison en est simple : la chitine – une molécule présente dans la carapace de certains crustacés et insectes ( χιτών, chiton en grec, veut dire « tunique ») – réagit à la cuisson, change de couleur et libère « des arômes spécifiques » (dixit chefsimon.com). Et on peut dire pareil avec la langoustine !

En bref, la prochaine fois que vous cuisinez du homard pour impressionner votre moitié, penchez-vous délicatement avec lui au-dessus de la cocotte, susurrez-lui d’un ton langoureux « observe cette magnifique cardinalisation », et saupoudrez d’un long regard d’amoureux. Servez chaud et savourez !

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Les grosses chaleurs ont fait leur apparition (furtive, ou cela va-t-il durer ?), et avec elles, les activités de saison : piscine, plage, bronzette et autres jeux d’eau, peinture… peinture ? Oui oui, par 43°C, certains font de la peinture dans leur appartement. Alors je remercie mon popa – et pas seulement parce que c’est lui qui m’a donné ce mot du jour, mais parce qu’il a pris un week-end pour venir peindre chez moi – ainsi que notre acolyte du rouleau, j’ai nommé Maëlle.

Le mot du jour : réchampir.

« Les murs sont prêts, vous pouvez commencer à peindre… arrêtez-vous avant le plafond, je m’occuperai de réchampir. » Récham… quoi ? Mon papa a alors pris un air docte, ravi d’apprendre à sa fille chérie, qui ne sait absolument pas se servir de ses dix doigts, que réchampir, c’est « passer doucement la brosse (pas le pinceau, ça c’est pour Picasso, pas pour les peintres en bâtiment) le long de l’arête d’un mur pour ne pas dépasser sur le plafond » (ça marche aussi le long des arêtes de portes, ou des angles quand on n’a pas mis de scotch). Ah, d’accord ! Et sur ce, minutieusement, il joint le geste à la parole.
Le TLFI, lui élargit un peu : « Faire ressortir les ornements du fond sur lequel ils sont peints, soit en en marquant les contours, soit en les peignant d’une couleur différente de celle du fond ».

Moi, la seule chose que je veux retenir de tout ça, c’est ce que mon popa a dit… parce que mon popa, c’est lui le plus fort !

En voilà un autre qui aime les mots… mais repassez par ici quand même !
http://jclat.typepad.com/think/2005/05/rechampir.html

 

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Voilà longtemps que je n’en avais pas posté (vilaine moi), mais j’avoue que je suis à court de temps (et de filtres à café soit dit en passant…). Et pour la reprise, un mot sympa (il faudrait que je les note, je vous dis pas le nombre de mots dont je pense qu’ils feraient un bon mot du jour, mais que j’oublie !).

Le mot du jour : glabelle.

Allez, je vous la fait courte, je dois aller bosser. La glabelle vient du latin glabellus, qui désigne un endroit où il n’y a pas de poils. La glabelle, chez nous les humains, c’est cette zone normalement non-poilue entre les sourcils… en général là où vous avez mal à force de les froncer.
Et saviez-vous que la petite touffe de poils qui pousse sur la glabelle, donc entre les sourcils, s’appelle la taroupe ? Bah maintenant, c’est fait. Pour votre prochain RDV chez l’esthéticienne, vous pouvez demander demi-jambes, aisselles, lèvre et taroupe… 😉

 

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Chose promise, chose due. Binôme, voilà notre mot du jour.

Le mot du jour : croquignolet.

Un mot à ajouter à votre vocabulaire, tout mignon, tout adorable. D’ailleurs, c’est ce qu’il signifie : mignon (ou bizarre, voire agaçant dans certains autres cas).
La croquignole est à la base une petite pâtisserie sèche, dure et croquante. Mais elle désigne également une chiquenaude (plus communément appelée « pichnette ») sur la tête.

En bref, que ce soit adorable ou agaçant, moi je trouve ce mot cromignon !

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Et me revoilà pour une commande spéciale, histoire d’accorder un break à une certaine personne noyée sous les formalités administratives. Enjoy.

Le mot du jour : mâchicoulis

Ce mot, on l’a tous entendu sur les bancs de la primaire (l’école, rien à voir avec le parti socialiste), à l’époque où les cours d’Histoire étaient encore passionnants. On nous parlait alors de Moyen-Âge, de châteaux forts, d’armure, de chevaliers, de seigneurs et de serfs. On nous parlait de féodalité, et de guerres sanglantes. Et on nous parlait de mâchicoulis, ces ingénieuses structures défensives placées sur les contours des tours ou au-dessus des herses (grilles qui blocaient l’entrée du château, en général au bout du pont-levis). Ils sont formés d’une gallerie extérieure percée d’ouvertures servants à lâcher sur les pauvres chevaliers qui passaient en dessous toutes sortes de projectiles / liquides. Comme ceci :

Mâchicoulis du XVe siècle sur la collégiale de Candes-Saint-Martin, Indre-et-Loire
(Source : Wikipedia)

Mais savez-vous pourquoi on appelle ça un mâchicoulis ? Les origines sont un peu obscures, mais le terme viendrait du latin médiéval machecollum, composé de macher « battre, frapper, meurtrir » (issu d’une autre origine que mâcher « mastiquer »), et de col qui veut dire « cou ». Ce dispositif permettait donc de « broyer le cou » des assaillants.

Et on souhaite tous beaucoup de courage à ceux qui sont perdus dans leur montagne de papiers…

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je sèche le pot annuel post-foire de Bologne (enfin, pas totalement, j’ai goûté le jambon et le fromage) pour venir poster le mot du jour, croisé ce matin dans les news quotidiennes.

Le mot du jour : nomophobie.

Non, rien à voir avec une quelconque et lointaine racine grecque. Quoi que… si je le voulais, je pourrais vous dire qu’en cherchant bien, nomos, la loi en grec ancien, et phobia, la peur, pourraient signifier ensemble « la peur de la loi ». Que nenni ! Le mot est même tout neuf, et vient de sortir de la petite tête des chercheurs de YouGov, une organisation en grande Bretagne qui a été chargée de mener une enquête sur l’utilisation du mobile aujourd’hui.
Le terme est en effet une contraction de « no-mobile phobia« , que l’on pourrait traduire par « peur d’être sans téléphone ». Autrement dit, il s’agit pour les utilisateurs de téléphone mobile de la peur de se privé de leur engin et de leur connectivité. Les symptômes sont simples : peur de ne pas avoir de réseau, d’éteindre son portable, d’oublier son portable, bref, de se retrouver sans moyen de communication même pour une durée limitée.

Cette phobie touche aujourd’hui une grande partie de la population. La maladie du XXIe siècle sera certainement le manque de vie privée, lorsque vous devez absolument être joignable partout tout le temps. Alors disons qu’on pourrait au moins essayer de l’éteindre pour dormir… qu’en dis-tu sœurette ?

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Allez, parce qu’aujourd’hui le programme est chargé, un mot tout court, tout pas compliqué, soufflé par ma copine Charlotte. Et un mot du jour, un !

Le mot du jour : esperluette (ou esperluète).

Non, ce n’est pas un petit oiseau. Je suppose que vous connaissez tous l’émission de Valérie Damido, D&co. Bien, comment l’épelez-vous ? Facile ? Je vous écoute. D, d’accord. Mais ensuite ? « Petit symbole « et » » n’est pas une lettre. On fait moins les malins ! Ce petit zigouigoui s’appelle une perluète, aussi connue sous le nom d’esperluette.
Mais d’où vient ce mot bizarre ? Eh bien à la base, il s’agit d’une abréviation de l’expression latine et cætera, que l’on traduit aujourd’hui par etc. Alors, pourquoi c’est tout tortillé ? Explication :

Source : Wikipedia

L’explication de ce mot (je suis toute excitée rien que de vous la donner), merci Wikipedia : esperluette = es per lo « et » (en Occitan)= vaut (ou est mis) pour le « et ». Ce symbole s’appelle aussi ampersand (version plus internationale) : ampersand = and-per-se-and = et qui par lui-même (se = lui-même en latin) est un et.
Que de petits noms pour ce gribouilli que l’on surnomme aussi « et commercial », parce qu’il est l’un des seuls caractères à avoir la même signification dans toutes les langues, et qu’il est donc très utilisé en communication, notamment dans la publicité.

Magique ! Alors, comment épelle-t-on D&co ?

 

Pour aller plus loin, un document très intéressant : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1992_num_92_1_3684