Amis du vendredi, bonjour !
Aujourd’hui, je l’avoue, je viens de donner un coup de pied à mon ignorance. Lorsque je vivais à Montauban, je me souviens avoir visité un musée consacré au peintre et sculpteur Ingres. J’avais alors vu une œuvre assez impressionnante je dois dire : La Grande Odalisque (dont je vous propose une représentation ci-dessous). Cette peinture, vous l’avez peut-être déjà vue. Moi à l’époque, je me suis dit que Odalisque, ça devait être le nom de la nénette. Je me trompais.

Le mot du jour : odalisque.
Une fois n’est pas coutume, ce mot-ci nous vient de Turquie, odalk, et se décompose comme suit : oda, qui veut dire la chambre, et le suffixe –lk qui marque l’appartenance. Donc, qui appartient à la chambre. Il s’agit dans son sens premier de l’esclave (une femme) affectée à la chambre de son maître.
Par extension, l’odalisque est devenue l’esclave du harem, ou la femme du harem que le seigneur n’a pas épousée. Dans nos contrées, l’odalisque désigne une courtisane. La représentation de l’odalisque dans l’art pictural (photo, peinture) est souvent celle d’une jeune femme nue, couverte de voiles.
Pour info : La Grande Odalisque date de 1814 et marque une rupture dans la période néo-classique d’Ingres, qui se dirige alors vers le Romantisme exotique (merci Wiki).

