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Le mot du jour

Amis du vendredi, bonjour !

Aujourd’hui, je l’avoue, je viens de donner un coup de pied à mon ignorance. Lorsque je vivais à Montauban, je me souviens avoir visité un musée consacré au peintre et sculpteur Ingres. J’avais alors vu une œuvre assez impressionnante je dois dire : La Grande Odalisque (dont je vous propose une représentation ci-dessous). Cette peinture, vous l’avez peut-être déjà vue. Moi à l’époque, je me suis dit que Odalisque, ça devait être le nom de la nénette. Je me trompais.

odalisque

Le mot du jour : odalisque.

Une fois n’est pas coutume, ce mot-ci nous vient de Turquie, odalk, et se décompose comme suit : oda, qui veut dire la chambre, et le suffixe –lk qui marque l’appartenance. Donc, qui appartient à la chambre. Il s’agit dans son sens premier de l’esclave (une femme) affectée à la chambre de son maître.

Par extension, l’odalisque est devenue l’esclave du harem, ou la femme du harem que le seigneur n’a pas épousée. Dans nos contrées, l’odalisque désigne une courtisane. La représentation de l’odalisque dans l’art pictural (photo, peinture) est souvent celle d’une jeune femme nue, couverte de voiles.

Pour info : La Grande Odalisque date de 1814 et marque une rupture dans la période néo-classique d’Ingres, qui se dirige alors vers le Romantisme exotique (merci Wiki).

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je profite de quelques minutes de calme ce matin pour vous proposer un nouveau mot du jour. Rien de bien compliqué, c’est même un mot (ou une expression plutôt) de votre quotidien. Simplement, j’éclaire votre lanterne sur son orthographe !

Le mot du jour : être censé.

Et là, vous vous dites : « ouah, la boulette, je m’en vais de ce pas corriger cette petite maline qui nous parle d’orthographe et qui ne sait même pas écrire ». Que nenni, vous avez bien lu, et j’ai bien écrit. Car il existe bien 2 orthographes impliquant 2 sens différents.

Vous êtes sensés lorsque vous faites preuve de bon sens. Mais vous êtes censés lorsque vous deviez ranger votre chambre mais que vous faites tout autre chose : vous étiez censés ranger votre chambre.

Né de son lointain cousin latin, le verbe censere (évaluer la fortune, recenser), ce participe passé signifie « juger, estimer » puis « être supposé, réputé ». Il donne aujourd’hui un verbe que l’on n’utilise plus : censer (censurer, réformer). C’est aussi d’ici que vient le verbe recenser.

Grosso modo, vous n’êtes pas sensés si vous étiez censés ranger votre chambre, mais que vous ne le faites pas… gaffe aux gros yeux de maman !

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Amis du jour, bonjour !

Vous verrez peut-être apparaître sur votre fil d’actus le billet d’un blog de puis longtemps longtemps endormi et, surpris, cliquerez dessus. Si j’ai un peu de chance, on ne m’aura pas tout à fait oubliée. Sinon, tant pis, on recommence. Et on frappe fort avec…

Le mot du jour : priapisme

Ce mot décrit une situation dont je suis certaine que personne ne parle jamais. D’ailleurs, qui irait donner un nom à ce genre de phénomène ? Le TLFI le définit en termes très clairs : « État pathologique caractérisé par l’érection prolongée et douloureuse de la verge sans aucun désir qui l’occasionne, et n’aboutissant à aucune éjaculation« . Cela nous apprend deux choses : l’érection n’est pas causée uniquement par l’excitation d’une part. Et d’autre part, il existe vraiment un nom pour tout !

Ce mot trouve son origine dans la Grèce Antique, en la personne du dieu grec de la fertilité ithyphallique, Priape, systématiquement représenté avec un énorme pénis en érection. Ce qui me donne l’occasion de vous éclairer sur la signification d’ithyphallique : qui a un phallus, tout simplement (sachant qu’un phallus désigne un pénis en érection).

Ce genre de mots, c’est comme les vêtements qu’on achète et qui dorment dans l’armoire. Ils sont là, ce serait dommage de ne pas nous en servir… dans un contexte approprié, ou, comme l’ont fait mes collègues Antoine et Frédérique, au détour d’une pause dej’, pour frimer.

 

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Amis de l’orthographe et de l’étymologie, bonjour !

Voici venir le retour du Mot du jour. Et pour commencer, un mot que nous connaissons bien, et sur lequel nous avons cessé de nous poser des questions, parce qu’on nous a dit que « c’est comme ça que ça s’écrit ». Voilà. Je ne m’étais donc plus interrogée depuis que j’avais eu tout juste à ma dictée, mais hier, Sœurette, Chéri et moi sommes allés voir le dernier pestacle de Gad Elmaleh, et il a soulevé de nouveau cette interrogation : mais pourquoi ça s’écrit comme ça…

Le mot du jour : …aujourd’hui.

Pour commencer, sachez que l’on dit aujourd’hui comme l’on dirait « en ce mardi ». Mais alors pourquoi ce « h » ? Pourquoi cette foutue apostrophe en plein milieu ? Et « hui », franchement, ça veut dire quoi, « hui » ?
Commençons par là justement : hui est, comme souvent, une contraction puis transformation d’une locution latine, hoc die, qui veut dire « ce jour ». Par la suite, hoc die est devenu hodie puis hui (qui était un vrai mot à part entière mais que l’on appelle aujourd’hui un archaïsme, un vieux truc quoi). La locution était donc au jour d’hui (au jour de ce jour), et est devenu, par commodité, aujourd’hui. Et ça peut vous faire sourire, mais accessoirement, on utilisait également la locution ce jour d’hui, puis cejourd’hui — qu’on a aujourd’hui laissé tomber.

Plus d’excuses et plus de moqueries à présent pour ce petit estropié de la langue française, il ferait plus de sens si nous n’étions pas les plus grands partisans du moindre effort à tout réduire à la facilité… Moi je dis ça…

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Amis du jour, bonjour !

Vous vous acquittez très certainement de vos dernières obligations de la semaine, coups de fil en retard, rapports à rendre au patron, derniers coups de pinceau, dernier rappel d’impayé… ah, les vendredis ! Ils ont comme un avant-goût de délectation week-endale ! Je me demande d’ailleurs si le vendredi n’est pas mon jour préféré de la semaine, si la proximité quasi-intime avec le week-end n’est pas meilleure que le week-end lui-même… Bref, trêve de plaisanterie, il est temps pour le billet de la semaine (parce que maintenant, WordPress me rappelle gentiment à l’ordre si je ne poste pas au moins une fois par semaine….). Et comme je n’ai pas terminé mon bouquin, eh bah ça sera…

Le mot du jour : épicène.

Vous avez remarque comme il est compliqué parfois d’utiliser un mot au féminin. Mme le maire / la mairesse ? Un auteur / une auteure ? Un écrivain / une écrivaine ? Sachez que certains mots peuvent s’utiliser indifféremment au masculin ET au féminin. C’est le cas, justement, de… tiens, « libraire » ! Un libraire / une libraire.
Mais épicène désigne également ces noms génériques « d’espèces » qui ne font pas référence au genre : « enfants », par exemple. Ou « perdrix ». Ou « gens »… Bref, vous en avez pas mal.

En parlant de genre, et puisque c’est le débat du moment, pitié, arrêtez de féminiser les noms ! Mairesse, c’est moche. Écrivaine, c’est moche. Pompière, c’est moche. Mesdames les féministes, franchement…

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Amis du jour, bonjour !

Eh bien, nous y voilà, premier mot du jour de l’année. Tout est parti d’une visite au musée du chocolat, à Paris, avec ma coupine Maëlle, son Jules Romain (Romain tout court, hein !) et le mien, JN. Après d’innombrables vitrines où étaient exposés les outils mayas et autres ustensiles espagnols et décrets français, nous sommes arrivés devant une collection de tasses digne de celle de la reine d’Angleterre. Et là, un petit panneau a attiré notre attention. Il expliquait en quoi consistait l’invention française qu’est la…

Le mot du jour : trembleuse.

Imaginez : fin XVIIe, début XVIIIe, vous êtes une belle dame de la cour (ou un gentilhomme) et vous passez vos journée à traverser de luxueux salons, une tasse à la main, en prenant garde de retrousser vos narines lorsque vous croisez dans les couloirs un noble qui se soulage derrière un rideau. Vous faites un écart, et BOUM ! on vous bouscule, et votre robe est foutue, pleine de chocolat chaud ! La trembleuse est faite pour vous ! Il s’agit d’une tasse qui est retenue dans sa soucoupe grâce à un évidement plus ou moins important (une sorte de trou dans la soucoupe). Comme ceci :

trembleuse1 trembleuse2

Comme ça, même les maladroits chroniques ont droit à leur chocolat ! Par contre, pour ceux qui n’ont pas de bras, c’est toujours pas ça !

 

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Allez, j’essaie tout de même de me rattraper. Même si se faire pardonner un lâche abandon n’est pas chose si aisée ! Alors, histoire de changer un peu, un mot du jour. Et comme il faut rendre à Jules ce qui est à César, je remercie Camille, jeune amoureuse des mots et grande copine de ma petite sœur Lou pour sa sympathique proposition. Petit aparté : Camille, les grands esprits se rencontrent, j’ai posté chleuasme il y a quelques temps déjà.

Le mot du jour : nidoreux.

J’adore quand WordPress souligne les mots un peu compliqués ou peu usités. On voit que la rumeur selon laquelle on n’utilise que quelques centaines de mots couramment est vraie. Bref.

Nidoreux donc : emprunté au latin nidorosus — qui signifie selon le TLFI « qui dégage une odeur de brûlé », nidoreux décrirait plus particulièrement une odeur d’œuf pourri. Nidor signifiant, toujours en latin, « vapeur, odeur, relent », on peut se demander le rapport avec l’œuf pourri. Eh bien, je pense qu’on peut le comprendre en lisant Le Manuel de médecine pratique de C. Geoffroy (1800, c’est pas tout jeune), qui parlait de « rapports nidoreux, comme d’œufs pourris ». La langue française a simplement fait l’amalgame entre l’adjectif nidoreux et la spécification de Geoffroy.

Personnellement, je préfère me dire que nidoreux est une contraction de nid- et -odeur. Qui sent le nid… et le nid pas frais, genre chambre d’ado pigeon.

Soit dit en passant, nidoreux sied parfaitement à l’odeur d’œuf pourri que dégagent les gaz volcaniques (déformation professionnelle). Merci Camille.

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Amis du jour, bonjour !

Une trouvaille de mon amoureux, je ne sais pas si je dois y voir un quelconque message. En attendant, je sais que je suis contre ces néologismes qui pourrissent les pages de nos dictionnaires, notamment les plus vulgaires. Mais il en est de plus recherchés, qui me plaisent bien parce que — bien que volontairement compliqués pour créer un effet ironique des plus déplorables — ils trouvent leur racine dans le latin et le grec. Je citerai ici capilotracté, ou « tiré par les cheveux ». Le dernier en date donc, et bien plus poli que ses synonymes,

Le mot du jour : orchidoclaste.

Avouons-le mesdames, nous ne ménageons pas les oreilles de nos compagnons de vie. Non, pas de nos chiens, mais de nos hommes. « Et untel a dit ça », « et ma collègue a fait ça », « et ma mère ci », « et ma mère ça », « je ne voulais pas faire comme ça »… Bref, on est un peu enquiquinantes. Pour ne pas dire casse-couilles. Et voilà, nous y sommes, quelle vulgarité ! Eh bien, voici le remède : orchidoclaste. Ok, c’est notre Supercalifragilixtigaspialidocious. Voilà qui devrait épargner nos pauvres et innocentes oreilles féminines. Orchidoclaste vient du grec orchis (ὄρχις) « testicule » et klasis (κλάσις) « action de briser ».

Une traduction littérale au service de la bienséance et du parler correcte !

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Et bonsoir !

À l’heure où les jours se réchauffent, et où les vacanciers se multiplient, le temps qu’il me reste pour écrire ici s’amenuise… et pourtant, en prêtant l’oreille à ce que peuvent me raconter mes collègues, je continue à être émerveillée par le nombre incalculable de petits détails extrêmement intéressants qui passent inaperçu si on n’y prête pas attention. Eh bien ce fut le cas lors d’une conversation totalement banale que j’ai eue avec mon collègue Maxemilliam, lors d’une prise de poste post-repas-de-midi.

Le mot du jour : sieste.

Mais que ne voilà pas un mot totalement dénué d’intérêt — penserez-vous, à tort bien entendu –, outre le concept qui est, lui, fort attirant ! Mais savez-vous bien ce que vous faites, lorsque vous faites la sieste ? (Que, soit dit en passant, vous faites à n’importe quelle heure du jour et de la nuit si l’on vous écoute…) Sachez cela dit que la sieste désigne un court repos avec ou sans sommeil que l’on prend… après le repas de midi ! Et, oui, l’heure est extrêmement importante ! Parce que sieste vient du latin sexta hora, qui veut dire « la sixième heure », en référence aux heures canoniales (c’est-à-dire fixées par les canons de l’Eglise, dont on connaît notamment les matines grâce à la comptine Frère Jacques). Il s’agit de l’heure la plus chaude de la journée, pendant laquelle il est de coutume de se reposer dans les pays du sud.

Pour la prochaine fois, pensez donc à l’heure à laquelle vous souhaitez vous reposer, et appelez ça un « somme », du « repos ». Réservez la sieste pour l’heure qui suit votre déjeuner…

Et parce que rien que l’évocation de la sieste me donne le sourire, voici tout un article, très intéressant, sur cette pratique, sur Wikipedia !

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Amis du jour, bonjour !

Je vous salue en ce lundi matin où je ne travaille pas. M’enfin, sachez que je viens d’enquiller 6 jours à la suite. Sympathique semaine à Vulcania (mon nouveau job) ! Bref, un nouveau mot pour aujourd’hui (en attendant que je poste enfin la chronique des 10 000 bouquins que je suis en train de lire). Comme quoi, on en apprend partout. Et encore, je vous fais grâce de ce que j’ai appris de termes scientifiques et de volcanologie pendant ma super formation. Le voici donc ce…

Mot du jour : lenticulaire.

Qui n’a jamais saisi une carte postale, un livre ou un marque page que l’on vend à la caisse au bureau de tabac, et ne les a fait tourner entre ses mains pour y voir une succession d’images « en relief » ? Mais si, ces fameuses images qui, selon l’inclinaison qu’on leur donne, sont différentes (exemple : un chat sur la première image, un poussin sur la seconde). Eh bien figurez-vous que ce procédé d’impression est qualifié de lenticulaire. En gros, par un procédé de lentille collée sur deux images découpées en bandes qui s’alternent (une bande du chat, une bande du poisson, une bande du chat, une bande du poisson, etc…), on a une impression de mouvement et de profondeur. Pour raccourcir tout ça, à Vulcania, on parle de lenticulaires tout court (ces belles images que l’on colle sur nos guides de visite et qui vous montrent des animaux fantastiques et autres volcans).

Le procédé entier est expliqué  ici : http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2011/impression-lenticulaire-realite-augmentee.htm

Enfin un nom sur ces cartes / marque page / livres kitchounets que l’on aime remuer… ! Ah, ça soulage !