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Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Je vous prie, chers deux ou trois lecteurs qui lisez avidement mes billets inutiles, de me pardonner ces absences de plus en plus longues, ponctuées de courtes apparitions pas toujours très pertinentes. Pour ma défense, les mots que je trouve ne m’inspirent plus grand chose (plus le truc du « oh, c’est trop bien, faut que je leur dise ! »). Et puis, l’amour et le travail ne laissent pas beaucoup de temps et d’énergie pour le reste. Mais voici le survivor, le mot du jour !

Le mot du jour : gémination.

Alors celui-ci, c’est une aubaine. Je vagabondais comme une âme en peine sur Internet, à la recherche de mon mot. Celui qui ferait battre mon cœur et s’envoler mon esprit… Et boum, il est tombé. Je me suis dit, après un petit tour sur le TLFI, « allez, hop, je me lance ». Alors, qu’est-ce qu’une gémination ? Eh bien, fondamentalement, c’est un principe de paire. En botanique, c’est une disposition par paire (des pistils par exemple). On s’en fout.
Le second sens a attiré mon attention pour des raison personnelles, et il est pour toi ma Lou : en matière de chirurgie dentaire, une gémination est l’union anormale de deux dents. Tu vois, tu ne les aimes peut-être pas, mais elles ont un joli nom, la prochaine fois, tu pourras apprendre quelque chose aux imbéciles que ça fait rire !
Et puis, vous savez, cette façon archi-débile qu’on a de parler aux bébés : « qui qui a fait pipi dans la coucouche ? », « tu as vu la jolie fleu-fleur ? », « tu veux jourer à la baballe ? ». Bah, ça, ça s’appelle aussi la gémination.

Comme quoi, même les trucs les plus débiles ont un nom !

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Le mot du jour

Un accès de poésie, de lyrisme… un second mot du jour dont je donnerai, si vous le permettez, ma propre définition.

Le (deuxième) mot du jour : roman.

Le Petit Robert en donne la définition suivante : Œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures (genre littéraire romanesque).

Ma définition : le roman est la prison que forge un auteur pour ses personnages.

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Le mot du jour

Inspiré d’une discussion dans un train, très sérieuse malgré les apparences. Un truc qu’il faut savoir quoi.

Le mot du jour : apostasie.

Rien d’extraordinaire, il faut juste savoir que ça existe. L’apostasie désigne la renonciation publique à une doctrine, en particulier religieuse (par analogie, politique, voire quotidienne). C’est un dé-baptême en gros.
Rien à voir, mais je viens aussi d’apprendre que le verbe grec dont était issu le mot baptême (que je vous épargnerai pour faire court) signifiait à la base « tremper dans l’eau ». Le mot a ensuite pris une connotation religieuse : il s’agissait d’effectuer un lavage rituel religieux pour « laver » le nouveau converti de ses péchés (et pour certains, il faut avoir une sacrée lessive Super Croix).

Moi ça me fait penser à la chanson de la souris verte qu’on trempe dans l’huile puis dans l’eau (quelle idée ?!). La pauvre, ça fait un paquets d’années qu’on la baptise celle-la…

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Le mot du jour

Inspiré par ce fabuleux week-end à la campagne que je viens de passer… Le parfum des arbres sous la rosée du matin, le chant du vent, des oiseaux, des grillons… doux Jésus, que nous en sommes loin ici, à Paris ! Bref, week-end en famille pendant lequel j’ai dormi dans la même piaule que ma frangine et au-dessus de celle de mon paternel. Et une joyeuse symphonie, une ! (Paraît que j’étais de la partie, mais alors j’étais le petit triangle dans l’orchestre, celui qu’on entend pas trop…).

Le mot du jour : ronchopathie.

Mais keskecé ? Alors, voyons, ça sonne comme une maladie de gens qui ronchonnent tout le temps (ce que je fais très bien d’après Roméo). Alors, la ronchopathie serait la maladie des râleurs ? Et y’a-t’y un traitement contre ça ?
Non, pas du tout, la maladie en question n’a rien à voir avec notre humeur maussade (mais elle y contribue quand celle de notre chéri nous rend insomniaque). La ronchopathie se traduit par les vibrations du voile du palais (la partie molle en haut, au fond de la bouche) et de la luette (ce petit machin qui pend au fond de la gorge), à cause du manque de tonus des muscles de la gorge. Pour y remédier, l’une des solutions serait de pratiquer une ablation d’une partie du voile du palais…
Vous aurez certainement compris que je parlais de ronflements (dont ronchopathie est un synonyme). Cela dit, avouez que c’est plus classe de dire « oui, je souffre de ronchopathie » que de dire « Gérard m’empêche de dormir avec ses ronflements »…

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Le mot du jour

Je perds un peu le rythme en ce moment. Le boulot et la fatigue s’accumulant, je laisse passer énormément de mots du jour. Pas spectaculaire celui aujourd’hui, mais on fera avec…

Le mot du jour : hypocrite.

La définition formelle est la suivante : personne faisant preuve d’hypocrisie. Nous voilà bien avancés, mais encore ? Faux, fourbe, imposteur. Ça se précise. Sournois. Aïe, les grands mots. Mais savez-vous qu’à la base, hypocrite n’a pas ce sens péjoratif qu’on lui connaît. D’après moi, cette connotation vient de la mauvaise réputation des comédiens ; au XVIIe, être comédien, c’était porter atteinte à la moralité. Mais quel rapport entre les comédiens et l’hypocrisie ?
Eh bien, une autre définition précise « qui simule la dévotion ». Et c’est là que ça devient intéressant. Simuler/comédien… Peut-être n’êtes-vous pas sans savoir que le théâtre est né dans l’Antiquité grecque. Les fêtes religieuses étaient alors l’occasion pour des comédiens de jouer, de représenter, leur dévotion aux dieux. Vous voyez où je veux en venir ? Tout s’éclaire si je vous dit qu’en grec, comédien se dit    (hupokritès, devenu hypocrite), et que son sens premier est « celui qui distingue, explique, interprète ».

Partant de là,  je vais jouer les psy à deux balles, mais nous sommes tous des hypocrites : nous jouons tous nos propres vérités en les interprétant pour les rendre accessibles au monde qui nous entoure. Certains hypocrites sont plus sincères que d’autres, c’est tout…

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Je déteste avoir à l’avouer, mais n’ayant rien trouvé sur ripopourri (tous les coups de main sont les bienvenus), un autre mot du jour qui m’a été soufflé par un petit oiseau…

Le mot du jour : dithyrambique.

Je trouve qu’il donne la pêche celui-ci. Il me fait l’effet d’un brise printanière. Dithyrambique, tel qu’on le connaît aujourd’hui, désigne une personne qui loue (au sens de « faire l’éloge de », rien à voir avec votre vidéoclub) avec enthousiasme, voire de manière un peu pompeuse et excessive. On peut se montrer dithyrambique à l’égard d’un ami, ou d’un supérieur (ce qui s’appelle aussi failloter). Il tient son sens directement du substantif (ou du nom commun) dithyrambe.
Alors qu’est-ce qu’un dithyrambe ? Selon le TLFI, il s’agit à l’origine d’un genre de poème dédié à Dionysos, dieux grec de la vigne et du vin, attribué à des buveurs délirant, et chanté par des chœurs d’hommes déguisés en satyres, et dont la principale caractéristique est un enthousiasme exubérant et désordonné. Le lien avec Dionysos ? Eh bien il faut savoir que chaque facette du dieu portait une sorte de surnom en fonction de son attribution, et que l’un de ces surnoms est Dithyrambe. Par la suite, le dithyrambe est devenu un poème lyrique exprimant l’enthousiasme.

En fait, rien d’extraordinaire. J’ai juste la musicalité du mot… Cela dit, je me sens dithyrambique à propos d’à peu près n’importe quoi aujourd’hui !

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J’ai trop longtemps été sujette à la procrastination (si vous ne savez pas ce que c’est, je vous invite à vous rendre sur ce billet… et suivez un peu quand même). Je me demande depuis longtemps pourquoi le mot d’aujourd’hui semble avoir un sens si différent en anglais et en français alors qu’il s’agit du même mot, concrètement… Eh bien voilà, j’ai fait mes recherches et j’ai compris.

Le mot du jour : déception.

En anglais, deception, d’où le rapprochement que j’ai fait. Je me souviens de ce fameux texte au lycée qui avait pour titre « The great deception« . La prof nous avait alors expliqué qu’il s’agissait d’un faux-ami. Bien choisi, comme qualificatif aux vues du sens premier. « Déception » vient du latin deceptio, qui signifie « action de tromper, d’être trompé » (c’est là où les anglo-saxons ont gardé le sens d’origine puisqu’en anglais, deception signifie « duperie, tromperie »). Vous remarquerez le sens actif donné au mot : « action de », qui connote une intention purement consciente.
C’est également le sens qu’avait déception (le TLFI parle de sens vieilli) : action de décevoir, tromperie, surprise (oui, en général, on s’attend pas à être déçu…). De nos jours, je trouve le sens du mot un peu édulcoré. L’intention de tromperie qui se cachait derrière la déception a laissé place à « l’action d’être déçu », au « chagrin » et à la « tristesse » selon le TLFI toujours, faisant ainsi des grands déçus des pleurnichards qui s’apitoient sur leur sort plutôt que des êtres emplis de colère dominés par le besoin d’avancer.

Deux sentiments qui laissent les hommes passifs devant leur violence, mais ne vous en déplaise, je rends à Jules ce qui est à César et laisserai désormais la colère guider mes déceptions. Oui, je choisis officiellement le côté obscur de la force 🙂

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Et number 2 is dans la place ! Soufflé par M. Bucherer celui-ci.

Le mot du jour : ripopée.

La ripopée, à la base, désigne le mélange de plusieurs fonds de vins par les cabaretiers (ceux qui tiennent des cabarets). Si je ne me trompe, et j’aime à croire que c’est le cas, le terme a une connotation relativement péjorative. Il est composé, selon le TLFI, du préfixe ri-, de ripaille (repas que l’on boit ou mange avec excès) et de pop-, tiré du radical pap– du verbe latin paparer (papoter, qui évoque le bruit que font les lèvres de celui qui sirote un liquide, associant ainsi la nourriture et la parole).

Tout ça pour en venir au fait que la ripopée désigne aussi un ensemble plus ou moins hétérogène de choses très différentes. Par extension, on parle comme d’une ripopée des ouvrages dont l’assemblage des idées manque de cohérence ou de clarté.

J’espère que ce billet est clair, parce que les idées y sont nombreuses et pas toujours très bien agencées. Cela dit, si vous le qualifiez de ripopée, c’est que quelque part, je n’ai pas tout raté…

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Ou devrais-je dire les mots du jour ? Vous aurez le droit à deux billets aujourd’hui, pour me faire pardonner d’avoir été un peu absente ces jours-ci. Loin de moi l’idée de penser que « ma vie est tout à fait fascinante » pour voler ses mots à Pénélope, mais elle a tout de même été quelque peu mouvementée. Donc deux mots du jour. Le premier soufflé par mon ami et ancien collègue Romain :

Le mot du jour : palindrome.

Drôle de mot pour un drôle de concept, le palindrome est un mot ou une expression – voire une phrase entière – qui se lit aussi bien de droite à gauche que de gauche à droite.

Démonstration :

TU L’AS TROP ECRASE CESAR CE PORT-SALUT.
ENGAGE LE JEU QUE JE LE GAGNE.
Moins compliqué et moins impressionnant : LAVAL.

A lire dans les deux sens.

C’est dingue, nous autres français avons vraiment des mots pour tout ! (cf. ce billet)

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Un mot sympa, qui fait pourtant partie de notre liste de mots ridicules (oui, parce que tout le monde devrait en avoir une !). Et celui-ci, tout le monde le connaît !

Le mot du jour : biscotte.

Eh, je vous l’avais dit : vous le connaissez ! Ce qui est intéressant, ce n’est pas la définition qu’en donnent les dicos, non. En effet, c’est une tranche de pain spécial séché et doré au four, et alors ? Dans cette définition, ils ont juste oublié de préciser « qu’il est impossible de garder en un seul morceau et du coup, il faut se taper les miettes en fin de semaine. Sans compter qu’elles tombent toujours sur le côté beurré ! ».
Bref, là n’est pas la question. Ce qui est intéressant, c’est l’étymologie de ce mot : il vient de l’italien (et lui-même du latin) bis (deux fois) et du verbe cuocere, dont le participe passé est cotto, qui signifie cuire. Le secret de ce croustillant est donc la double cuisson à juste température… Est-ce qu’on pourrait dire une uniscotte… ou une triscotte ? D’après vous ?

En tout cas, moi je me demande d’où vient l’expression se beurrer la biscotte…