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Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Les grosses chaleurs ont fait leur apparition (furtive, ou cela va-t-il durer ?), et avec elles, les activités de saison : piscine, plage, bronzette et autres jeux d’eau, peinture… peinture ? Oui oui, par 43°C, certains font de la peinture dans leur appartement. Alors je remercie mon popa – et pas seulement parce que c’est lui qui m’a donné ce mot du jour, mais parce qu’il a pris un week-end pour venir peindre chez moi – ainsi que notre acolyte du rouleau, j’ai nommé Maëlle.

Le mot du jour : réchampir.

« Les murs sont prêts, vous pouvez commencer à peindre… arrêtez-vous avant le plafond, je m’occuperai de réchampir. » Récham… quoi ? Mon papa a alors pris un air docte, ravi d’apprendre à sa fille chérie, qui ne sait absolument pas se servir de ses dix doigts, que réchampir, c’est « passer doucement la brosse (pas le pinceau, ça c’est pour Picasso, pas pour les peintres en bâtiment) le long de l’arête d’un mur pour ne pas dépasser sur le plafond » (ça marche aussi le long des arêtes de portes, ou des angles quand on n’a pas mis de scotch). Ah, d’accord ! Et sur ce, minutieusement, il joint le geste à la parole.
Le TLFI, lui élargit un peu : « Faire ressortir les ornements du fond sur lequel ils sont peints, soit en en marquant les contours, soit en les peignant d’une couleur différente de celle du fond ».

Moi, la seule chose que je veux retenir de tout ça, c’est ce que mon popa a dit… parce que mon popa, c’est lui le plus fort !

En voilà un autre qui aime les mots… mais repassez par ici quand même !
http://jclat.typepad.com/think/2005/05/rechampir.html

 

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Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Voilà longtemps que je n’en avais pas posté (vilaine moi), mais j’avoue que je suis à court de temps (et de filtres à café soit dit en passant…). Et pour la reprise, un mot sympa (il faudrait que je les note, je vous dis pas le nombre de mots dont je pense qu’ils feraient un bon mot du jour, mais que j’oublie !).

Le mot du jour : glabelle.

Allez, je vous la fait courte, je dois aller bosser. La glabelle vient du latin glabellus, qui désigne un endroit où il n’y a pas de poils. La glabelle, chez nous les humains, c’est cette zone normalement non-poilue entre les sourcils… en général là où vous avez mal à force de les froncer.
Et saviez-vous que la petite touffe de poils qui pousse sur la glabelle, donc entre les sourcils, s’appelle la taroupe ? Bah maintenant, c’est fait. Pour votre prochain RDV chez l’esthéticienne, vous pouvez demander demi-jambes, aisselles, lèvre et taroupe… 😉

 

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Le mot du jour

Chose promise, chose due. Binôme, voilà notre mot du jour.

Le mot du jour : croquignolet.

Un mot à ajouter à votre vocabulaire, tout mignon, tout adorable. D’ailleurs, c’est ce qu’il signifie : mignon (ou bizarre, voire agaçant dans certains autres cas).
La croquignole est à la base une petite pâtisserie sèche, dure et croquante. Mais elle désigne également une chiquenaude (plus communément appelée « pichnette ») sur la tête.

En bref, que ce soit adorable ou agaçant, moi je trouve ce mot cromignon !

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Le mot du jour

Et me revoilà pour une commande spéciale, histoire d’accorder un break à une certaine personne noyée sous les formalités administratives. Enjoy.

Le mot du jour : mâchicoulis

Ce mot, on l’a tous entendu sur les bancs de la primaire (l’école, rien à voir avec le parti socialiste), à l’époque où les cours d’Histoire étaient encore passionnants. On nous parlait alors de Moyen-Âge, de châteaux forts, d’armure, de chevaliers, de seigneurs et de serfs. On nous parlait de féodalité, et de guerres sanglantes. Et on nous parlait de mâchicoulis, ces ingénieuses structures défensives placées sur les contours des tours ou au-dessus des herses (grilles qui blocaient l’entrée du château, en général au bout du pont-levis). Ils sont formés d’une gallerie extérieure percée d’ouvertures servants à lâcher sur les pauvres chevaliers qui passaient en dessous toutes sortes de projectiles / liquides. Comme ceci :

Mâchicoulis du XVe siècle sur la collégiale de Candes-Saint-Martin, Indre-et-Loire
(Source : Wikipedia)

Mais savez-vous pourquoi on appelle ça un mâchicoulis ? Les origines sont un peu obscures, mais le terme viendrait du latin médiéval machecollum, composé de macher « battre, frapper, meurtrir » (issu d’une autre origine que mâcher « mastiquer »), et de col qui veut dire « cou ». Ce dispositif permettait donc de « broyer le cou » des assaillants.

Et on souhaite tous beaucoup de courage à ceux qui sont perdus dans leur montagne de papiers…

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je sèche le pot annuel post-foire de Bologne (enfin, pas totalement, j’ai goûté le jambon et le fromage) pour venir poster le mot du jour, croisé ce matin dans les news quotidiennes.

Le mot du jour : nomophobie.

Non, rien à voir avec une quelconque et lointaine racine grecque. Quoi que… si je le voulais, je pourrais vous dire qu’en cherchant bien, nomos, la loi en grec ancien, et phobia, la peur, pourraient signifier ensemble « la peur de la loi ». Que nenni ! Le mot est même tout neuf, et vient de sortir de la petite tête des chercheurs de YouGov, une organisation en grande Bretagne qui a été chargée de mener une enquête sur l’utilisation du mobile aujourd’hui.
Le terme est en effet une contraction de « no-mobile phobia« , que l’on pourrait traduire par « peur d’être sans téléphone ». Autrement dit, il s’agit pour les utilisateurs de téléphone mobile de la peur de se privé de leur engin et de leur connectivité. Les symptômes sont simples : peur de ne pas avoir de réseau, d’éteindre son portable, d’oublier son portable, bref, de se retrouver sans moyen de communication même pour une durée limitée.

Cette phobie touche aujourd’hui une grande partie de la population. La maladie du XXIe siècle sera certainement le manque de vie privée, lorsque vous devez absolument être joignable partout tout le temps. Alors disons qu’on pourrait au moins essayer de l’éteindre pour dormir… qu’en dis-tu sœurette ?

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Le mot du jour

Allez, parce qu’aujourd’hui le programme est chargé, un mot tout court, tout pas compliqué, soufflé par ma copine Charlotte. Et un mot du jour, un !

Le mot du jour : esperluette (ou esperluète).

Non, ce n’est pas un petit oiseau. Je suppose que vous connaissez tous l’émission de Valérie Damido, D&co. Bien, comment l’épelez-vous ? Facile ? Je vous écoute. D, d’accord. Mais ensuite ? « Petit symbole « et » » n’est pas une lettre. On fait moins les malins ! Ce petit zigouigoui s’appelle une perluète, aussi connue sous le nom d’esperluette.
Mais d’où vient ce mot bizarre ? Eh bien à la base, il s’agit d’une abréviation de l’expression latine et cætera, que l’on traduit aujourd’hui par etc. Alors, pourquoi c’est tout tortillé ? Explication :

Source : Wikipedia

L’explication de ce mot (je suis toute excitée rien que de vous la donner), merci Wikipedia : esperluette = es per lo « et » (en Occitan)= vaut (ou est mis) pour le « et ». Ce symbole s’appelle aussi ampersand (version plus internationale) : ampersand = and-per-se-and = et qui par lui-même (se = lui-même en latin) est un et.
Que de petits noms pour ce gribouilli que l’on surnomme aussi « et commercial », parce qu’il est l’un des seuls caractères à avoir la même signification dans toutes les langues, et qu’il est donc très utilisé en communication, notamment dans la publicité.

Magique ! Alors, comment épelle-t-on D&co ?

 

Pour aller plus loin, un document très intéressant : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1992_num_92_1_3684

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Le mot du jour

Et bonjour chers lecteurs compulsifs de blogs inutiles !

Quel froid ! Polaire, sibérien ai-je entendu à la radio… et pour cause, cette vague de froid nous vient tout droit de ces coins du monde. Mais je ne suis pas là pour vous parler météo (quoi que, savez-vous qu’on passe une portion méga importante de sa vie à parler du temps… on comble les blancs quoi). Que disais-je ? Ah, oui, le mot du jour !

Le mot du jour : Apocoloquintose.

Deux raisons à ce mot diabolique. La première : la nostalgie. Nous cultivions des coloquintes (légumes de la famille des Cucurbitacées, comme les courges, les citrouilles, les potirons, etc.) avec mon maître en CE2.
La seconde raison : je suis une incorrigible fleur bleue, qui lit encore en ce moment même un roman jeunesse à base de Cendrillon. Alors, quel rapport entre Cendrillon et les courges ? Je vois votre sourire poindre d’ici. Rien à voir avec la blondeur de ses cheveux (d’ailleurs, est-il mentionné quelque part dans le compte original que Cendrillon était une blonde ? Merci Disney). Ah, je vois que la lumière se fait dans votre tête : en effet, l’apocoloquitose désigne la transformation… en citrouille ! Une citrouillification, quoi. Bon, d’accord, dans le conte, c’est la citrouille qui se transforme, mais peu importe. Le préfixe apo- désigne ici (parce que ce n’est pas toujours le cas) une notion d’aboutissement, donc ce qui devient une citrouille.

Le terme est apparu après la publication vers 54 ap. J-C (enfin, après la mort de l’empereur Claude) de l’œuvre du philosophe latin Sénèque, L’Apocoloquintose ou la Transformation de l’empereur Claude en citrouille. La citrouille n’ayant été importée en Europe qu’après la découverte de l’Amérique, Wikipédia explique qu’il est très probable que Sénèque ait, en fait, fait référence à la gourde (qui est aussi un légume de la famille des Cucurbitacées, pas votre sœur/femme/copine). Peu importe, la connotation négative est là. Sénèque a inventé le terme d’apocoloquintose en référence au terme apothéose (déification, souvenez-vous que theos=dieu en grec).

Pfiou, c’est dense tout ça… mais qu’est-ce que je m’éclate !

PS : pour votre information, et juste histoire de frimer, l’orignie grecque est , colocynthis en clair, qui désigne UN coloquinte, une sorte de concombre. L’orthographe devrait être colocynthe.

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Le mot du jour

Et que ça fait longtemps ! Le mot du jour était passé à la trappe, tombé dans le trou creusé par la pile de livres dont je devais vous parler… Mais le rôvoilà !

Le mot du jour : onychophagie.

Je m’apprête à parler de vous qui êtes en train de pianoter de vos doigts sans ongles sur votre clavier. Vous les grands stressés, peut être un peu masos sur les bords (parce que – Diantre ! – on en arrive parfois au sang), toi, maman,… et moi. Nous sommes des milliers, que dis-je, des millions à cultiver cette mauvaise habitude qui fait naître dans les yeux de notre voisin de table, de notre compagnon, de nos amis, ce regard exaspéré. Et qui fait fleurir sur leurs lèvres cette remarque si familière : « arrête de te ronger les ongles ! » Parce que, oui, si vous êtes adeptes de l’onychophagie, c’est ce que vous faites probablement pendant que vous lisez ce billet.

Chers amis onychophages, je vous laisse avec cette révélation, et m’en vais me remettre au travail. Tiens, me ferais bien une french moi ce soir…

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Le mot du jour !

Amis du week-end, bonsoir.

Allez, je vous repêche en cette fin de soirée pour un mot sympa. Je vais vous parler de moi pour changer. Il se trouve que je fais des collections bizarres. Mon ami Harold dit que ça vient d’un retour au stade anal du développement sexuel (par extrapolation, le besoin de tout garder, n’allez pas vous imaginer des trucs salaces). Il est psy pour faire court. Mais ça explique des tas de choses ! Voici donc le mot du jour.

Le mot du jour : cochliophilie.

Avez-vous donc deviné ce que je collectionne (entre autres, si je vous disais tout, je pense que vous auriez peur) ? Les petites cuillères simplement. Vient du latin cochlear, qui veut dire cuillère, et du suffixe grec -philie, qui veut dire amateur de.

Si vous aussi, vous faites des collections bizarres, ma collègue Nolwenn a trouvé cette page, il se peut que vous en appreniez plus sur vous !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_collections_par_ordre_alphab%C3%A9tique

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Un mot sympa pour ce matin, qui reflète parfaitement la grisaille parisienne du moment (dont je ne cesse de vous rebattre les oreilles, j’en suis consciente). Âmes sensible ou sortant tout juste de table, s’abstenir.

Le mot du jour : vomitoire.

Avertissement : ne cherchez aucune subtilité dans le choix de ce mot. Aujourd’hui, je ne sortirai pas de mon chapeau-dico un mot dont un sens courant dissimulerait une nuance quelconque, redéfinissant complètement l’utilisation que vous en faites (car je suis sure qu’en lecteurs assidus, vous vous appliquez à tenir compte de ces nuances après être passés par ici). Bref, comme je le disais, il ne s’agit pas ici de la jouer subtile.
Un vomitoire, en premier lieu, c’est comme son nom l’indique plus ou moins un récipient distribué dans les transports (en particulier avion, train et bus), dans lequel se soulagent les passagers souffrant de mal des transports. Jusque là, rien d’anormal.
Puis par extension, le vomitoire en est venu à désigner les larges issues des lieux publics « par où s’écoule la foule », précise le Petit onomastion. J’ai pensé à ce mot ce matin, lorsqu’en empruntant le vomitoire de la gare Saint-Lazare, je me suis retrouvée enlacée par une foule d’anonymes, avançant plus lentement qu’une tortue bloquée à un feu rouge, se balançant d’un pied sur l’autre pour se donner l’illusion d’avancer, et pataugeant dans le papier détrempé et grisâtre que sont devenus les quotidiens gratuits abandonnés à leur sort sur la chaussée innondée.
Enfin, et cette dernière définition me plaît assez, un vomitoire désigne un journal sans information de qualité, qui se cantonne à l’expression d’opinions partisanes. Autant dire 90% de la presse française. Suis-je donc injuste envers notre chère presse française, qui mâche et remâche les infos, et n’a de cesse de la transformer en une bouillie prédigérée dont on nous arrose à longueur de journée, pleine d’antivomitifs pour nous faire digérer la merde dans laquelle on patauge à la sortie des vomitoires de la gare Saint-Lazare (entre autres) ! Des infos McDo quoi.

Bref, sur cette note optimiste, j’espère que vous terminez tranquillement vos achats de Noël. Gare aux vomitoires des grands centres commerciaux, en cette semaine pré-Noël…