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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Vous vous acquittez très certainement de vos dernières obligations de la semaine, coups de fil en retard, rapports à rendre au patron, derniers coups de pinceau, dernier rappel d’impayé… ah, les vendredis ! Ils ont comme un avant-goût de délectation week-endale ! Je me demande d’ailleurs si le vendredi n’est pas mon jour préféré de la semaine, si la proximité quasi-intime avec le week-end n’est pas meilleure que le week-end lui-même… Bref, trêve de plaisanterie, il est temps pour le billet de la semaine (parce que maintenant, WordPress me rappelle gentiment à l’ordre si je ne poste pas au moins une fois par semaine….). Et comme je n’ai pas terminé mon bouquin, eh bah ça sera…

Le mot du jour : épicène.

Vous avez remarque comme il est compliqué parfois d’utiliser un mot au féminin. Mme le maire / la mairesse ? Un auteur / une auteure ? Un écrivain / une écrivaine ? Sachez que certains mots peuvent s’utiliser indifféremment au masculin ET au féminin. C’est le cas, justement, de… tiens, « libraire » ! Un libraire / une libraire.
Mais épicène désigne également ces noms génériques « d’espèces » qui ne font pas référence au genre : « enfants », par exemple. Ou « perdrix ». Ou « gens »… Bref, vous en avez pas mal.

En parlant de genre, et puisque c’est le débat du moment, pitié, arrêtez de féminiser les noms ! Mairesse, c’est moche. Écrivaine, c’est moche. Pompière, c’est moche. Mesdames les féministes, franchement…

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Amis du jour, bonjour !

Eh bien, nous y voilà, premier mot du jour de l’année. Tout est parti d’une visite au musée du chocolat, à Paris, avec ma coupine Maëlle, son Jules Romain (Romain tout court, hein !) et le mien, JN. Après d’innombrables vitrines où étaient exposés les outils mayas et autres ustensiles espagnols et décrets français, nous sommes arrivés devant une collection de tasses digne de celle de la reine d’Angleterre. Et là, un petit panneau a attiré notre attention. Il expliquait en quoi consistait l’invention française qu’est la…

Le mot du jour : trembleuse.

Imaginez : fin XVIIe, début XVIIIe, vous êtes une belle dame de la cour (ou un gentilhomme) et vous passez vos journée à traverser de luxueux salons, une tasse à la main, en prenant garde de retrousser vos narines lorsque vous croisez dans les couloirs un noble qui se soulage derrière un rideau. Vous faites un écart, et BOUM ! on vous bouscule, et votre robe est foutue, pleine de chocolat chaud ! La trembleuse est faite pour vous ! Il s’agit d’une tasse qui est retenue dans sa soucoupe grâce à un évidement plus ou moins important (une sorte de trou dans la soucoupe). Comme ceci :

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Comme ça, même les maladroits chroniques ont droit à leur chocolat ! Par contre, pour ceux qui n’ont pas de bras, c’est toujours pas ça !

 

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Allez, j’essaie tout de même de me rattraper. Même si se faire pardonner un lâche abandon n’est pas chose si aisée ! Alors, histoire de changer un peu, un mot du jour. Et comme il faut rendre à Jules ce qui est à César, je remercie Camille, jeune amoureuse des mots et grande copine de ma petite sœur Lou pour sa sympathique proposition. Petit aparté : Camille, les grands esprits se rencontrent, j’ai posté chleuasme il y a quelques temps déjà.

Le mot du jour : nidoreux.

J’adore quand WordPress souligne les mots un peu compliqués ou peu usités. On voit que la rumeur selon laquelle on n’utilise que quelques centaines de mots couramment est vraie. Bref.

Nidoreux donc : emprunté au latin nidorosus — qui signifie selon le TLFI « qui dégage une odeur de brûlé », nidoreux décrirait plus particulièrement une odeur d’œuf pourri. Nidor signifiant, toujours en latin, « vapeur, odeur, relent », on peut se demander le rapport avec l’œuf pourri. Eh bien, je pense qu’on peut le comprendre en lisant Le Manuel de médecine pratique de C. Geoffroy (1800, c’est pas tout jeune), qui parlait de « rapports nidoreux, comme d’œufs pourris ». La langue française a simplement fait l’amalgame entre l’adjectif nidoreux et la spécification de Geoffroy.

Personnellement, je préfère me dire que nidoreux est une contraction de nid- et -odeur. Qui sent le nid… et le nid pas frais, genre chambre d’ado pigeon.

Soit dit en passant, nidoreux sied parfaitement à l’odeur d’œuf pourri que dégagent les gaz volcaniques (déformation professionnelle). Merci Camille.

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Amis du jour, bonjour !

Une trouvaille de mon amoureux, je ne sais pas si je dois y voir un quelconque message. En attendant, je sais que je suis contre ces néologismes qui pourrissent les pages de nos dictionnaires, notamment les plus vulgaires. Mais il en est de plus recherchés, qui me plaisent bien parce que — bien que volontairement compliqués pour créer un effet ironique des plus déplorables — ils trouvent leur racine dans le latin et le grec. Je citerai ici capilotracté, ou « tiré par les cheveux ». Le dernier en date donc, et bien plus poli que ses synonymes,

Le mot du jour : orchidoclaste.

Avouons-le mesdames, nous ne ménageons pas les oreilles de nos compagnons de vie. Non, pas de nos chiens, mais de nos hommes. « Et untel a dit ça », « et ma collègue a fait ça », « et ma mère ci », « et ma mère ça », « je ne voulais pas faire comme ça »… Bref, on est un peu enquiquinantes. Pour ne pas dire casse-couilles. Et voilà, nous y sommes, quelle vulgarité ! Eh bien, voici le remède : orchidoclaste. Ok, c’est notre Supercalifragilixtigaspialidocious. Voilà qui devrait épargner nos pauvres et innocentes oreilles féminines. Orchidoclaste vient du grec orchis (ὄρχις) « testicule » et klasis (κλάσις) « action de briser ».

Une traduction littérale au service de la bienséance et du parler correcte !

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Et bonsoir !

À l’heure où les jours se réchauffent, et où les vacanciers se multiplient, le temps qu’il me reste pour écrire ici s’amenuise… et pourtant, en prêtant l’oreille à ce que peuvent me raconter mes collègues, je continue à être émerveillée par le nombre incalculable de petits détails extrêmement intéressants qui passent inaperçu si on n’y prête pas attention. Eh bien ce fut le cas lors d’une conversation totalement banale que j’ai eue avec mon collègue Maxemilliam, lors d’une prise de poste post-repas-de-midi.

Le mot du jour : sieste.

Mais que ne voilà pas un mot totalement dénué d’intérêt — penserez-vous, à tort bien entendu –, outre le concept qui est, lui, fort attirant ! Mais savez-vous bien ce que vous faites, lorsque vous faites la sieste ? (Que, soit dit en passant, vous faites à n’importe quelle heure du jour et de la nuit si l’on vous écoute…) Sachez cela dit que la sieste désigne un court repos avec ou sans sommeil que l’on prend… après le repas de midi ! Et, oui, l’heure est extrêmement importante ! Parce que sieste vient du latin sexta hora, qui veut dire « la sixième heure », en référence aux heures canoniales (c’est-à-dire fixées par les canons de l’Eglise, dont on connaît notamment les matines grâce à la comptine Frère Jacques). Il s’agit de l’heure la plus chaude de la journée, pendant laquelle il est de coutume de se reposer dans les pays du sud.

Pour la prochaine fois, pensez donc à l’heure à laquelle vous souhaitez vous reposer, et appelez ça un « somme », du « repos ». Réservez la sieste pour l’heure qui suit votre déjeuner…

Et parce que rien que l’évocation de la sieste me donne le sourire, voici tout un article, très intéressant, sur cette pratique, sur Wikipedia !

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Amis du jour, bonjour !

Je vous salue en ce lundi matin où je ne travaille pas. M’enfin, sachez que je viens d’enquiller 6 jours à la suite. Sympathique semaine à Vulcania (mon nouveau job) ! Bref, un nouveau mot pour aujourd’hui (en attendant que je poste enfin la chronique des 10 000 bouquins que je suis en train de lire). Comme quoi, on en apprend partout. Et encore, je vous fais grâce de ce que j’ai appris de termes scientifiques et de volcanologie pendant ma super formation. Le voici donc ce…

Mot du jour : lenticulaire.

Qui n’a jamais saisi une carte postale, un livre ou un marque page que l’on vend à la caisse au bureau de tabac, et ne les a fait tourner entre ses mains pour y voir une succession d’images « en relief » ? Mais si, ces fameuses images qui, selon l’inclinaison qu’on leur donne, sont différentes (exemple : un chat sur la première image, un poussin sur la seconde). Eh bien figurez-vous que ce procédé d’impression est qualifié de lenticulaire. En gros, par un procédé de lentille collée sur deux images découpées en bandes qui s’alternent (une bande du chat, une bande du poisson, une bande du chat, une bande du poisson, etc…), on a une impression de mouvement et de profondeur. Pour raccourcir tout ça, à Vulcania, on parle de lenticulaires tout court (ces belles images que l’on colle sur nos guides de visite et qui vous montrent des animaux fantastiques et autres volcans).

Le procédé entier est expliqué  ici : http://cerig.efpg.inpg.fr/memoire/2011/impression-lenticulaire-realite-augmentee.htm

Enfin un nom sur ces cartes / marque page / livres kitchounets que l’on aime remuer… ! Ah, ça soulage !

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Comme promis, le second billet de la journée. Un mot du jour que j’ai appris durant ma formation volcano(logie). Oui, pour ceux qui ne suivent pas (mais en ai-je parlé ?), je serai à Vulcania pour la saison 2013 (et comme je suis corporate, je vous invite vivement à y faire un tour, si vous êtes curieux). Je m’éloigne. Je disais donc… ah oui :

Le mot du jour : borborygme.

Mais qu’est-elle encore allée nous chercher ? De quoi ça s’agit ? Pour vous l’illustrer, je vais vous raconter un souvenir de lycée : j’étais dans une grande salle d’examen, en plein contrôle de physique, matière dans laquelle je n’ai jamais excellé. Déjà stressée par le contenu de l’énoncé du premier exercice (était-ce écrit en chinois ?), je me tordais de stress devant mon incompréhension. Quand soudain, vers 12h30 (le contrôle avait lieu entre midi et 2h), horreur, mon ventre se met à gargouiller. Mais pas les petits bruits sympas qui font rire les copains, non ! Plutôt du genre à résonner dans le silence total de la salle, si fort que mes voisins se sont retournés. Résultat : j’étais tellement occupée à essayer de contrôler ces borborygmes que je n’ai fait qu’un exercice, auquel je n’avais d’ailleurs rien compris.
En bref, le borborygme est la circulation d’air ou de liquide dans l’intestin, ce qui se traduit par ces petits bruits extrêmement gênants qui rythment les heures pré-repas au bureau. Cela dit, maintenant, vous pourrez toujours le prendre avec humour : « oh, excuse-moi Jean-Claude, ces foutus borborygmes font un boucan du tonnerre, on va casser la croûte ? » Et pour vous, jeunes lycéens, collégiens, étudiants, je vous conseille d’avoir des petites pastilles ou un bonbon à suçoter le temps de vous mettre à table, ça évite les situations gênantes !

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Hey, bonjour chers amis !

Alors, remis de toutes ces roses, des Mon Chéri dégueulasses que — vous n’avez pas eu le temps de le lui dire encore — votre aimé vous a offerts, et de l’euphorie qui s’en emparée de nos rues en ce 14 février ? Bien, alors revenons aux choses sérieuses. Je viens de rechercher le mot « spécial » dans le dico, pour les besoins d’une prépa de copie, et je n’ai pu m’empêcher de sauter sur mon clavier en tombant sur…

Le mot du jour : spermophile.

Je vous laisse deviner ce qui est passé par mon esprit tordu. Et pour que tout le monde profite de la blague de mauvais goût que j’avais en tête, sachez que le suffixe grec -phile veut dire « qui aime » (ceux qui suivent le blog le savaient, eux). Vous pigez ? Bien. Alors laissez-moi vous détromper de suite, je ne fais pas dans l’éjaculation faciale, ni autre pratique sexuelle douteuse. Non, car le spermophile est… un rongeur ! Proche de la marmotte, il tire son nom de son mode de vie (rho, non, laissez-moi finir !). En effet, l’animal possède des bajoues volumineuses (qui peuvent donc contenir beaucoup de graines) et entasse lesdites graines dans le terrier où il vit.
Alors c’est quoi cette histoire de sperme ? Eh bien, sachez qu’en grec, sperma (σπερμα) qui veut dire la graine ! Oui, oui, on comprend pourquoi on dit que papa a mis la petite graine etc… mais on comprend aussi pourquoi ce grand gourmand de spermophile dévoreur de graines porte bien son nom !

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Amis du jour, bonjour !

Remontée de bretelles pour moi, je n’ai toujours pas posté mon mot du jour ! Il s’agirait plutôt de parler d’expression dans ce cas, pour laquelle je remercie mon amie Anne. Donc : merci Anne.

L’expression du jour : lever les suprêmes.

L’autre jour, Anne et moi déjeunions ensemble sur la table basse de mon salon — passage oblige de toute personne débutant dans la vie, sauf peut-être enfant de Rotchild — nous déjeunions disais-je, et discutions cuisine, en bonnes françaises que nous sommes (saviez-vous que nous étions certainement l’un des seuls peuples à autant parler bouffe à table ?). Anne me donne une recette facile de pâtes au saumon et aux clémentines. Et là, elle me dit « il faut lever les suprêmes ». Je la regarde de travers, en m’imaginant porter à bout de bras Diana Ross, Florence Ballard et Betty Travis. Je suppose qu’elle a compris ma perplexité, parce qu’elle m’a dit : « lever les suprêmes, c’est enlever la peau autour des pulpes de la clémentine ». Aaaaaaaah ! « Bien sûr, je me doutais bien que ça n’avait rien à voir avec Diana Ross ! », je lui fais. Tery, grosse menteuse.

En attendant, quand ma maman fait des salades au pamplemousse en me disant d’un air docte que si, je vais aimer, parce que quand elle enlève la peau c’est moins amer, et bah je lui réponds « c’est sûr, si tu lèves les suprêmes, le pamplemousse, c’est plus digeste. »

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Amis du vendredi, bonjour !

Un bon mois que je n’ai rien posté, et je vous prie de ne pas m’en tenir rigueur. Les déplacements à l’étranger, les déménagements, toussa toussa, c’est pas facile, même si c’est bien ! Accessoirement, je n’ai plus de connexion internet (jusqu’à aujourd’hui si tout va bien), donc je pirate celle du bureau… Bref, demain, c’est samedi, le week-end (sauf pour ceux qui ont pris un jour de repos aujourd’hui, veinards !)… Alors un mot rigolo-qu’on-dirait-pas-que-ça-veut-vraiment-dire-ça.

Le mot du jour : cardinalisation.

Mais quoi que c’est ? C’est un monsieur qui devient cardinal ? Quelqu’un qui aime les cardinaux ? Un changement de cap selon des points cardinaux ? Eh non, rien de tout ça ! La cardinalisation est en fait un terme… culinaire ! Voui voui voui, vous savez, votre homard, quand il est vivant et qu’il gambade… ou rampe… bref, qu’il fait sa petite vie dans la grande bleue, eh bah il est pas rouge-j’ai-passé-trop-de-temps-au-soleil-sans-crème-solaire ! Non non non braves gens, il est gris bleuâtre. Et quand vous le mettez dans votre grosse marmite et que vous le faite cuire, eh bien il devient… rouge ! Comme la robe de ce brave Richelieu.
Et la raison en est simple : la chitine – une molécule présente dans la carapace de certains crustacés et insectes ( χιτών, chiton en grec, veut dire « tunique ») – réagit à la cuisson, change de couleur et libère « des arômes spécifiques » (dixit chefsimon.com). Et on peut dire pareil avec la langoustine !

En bref, la prochaine fois que vous cuisinez du homard pour impressionner votre moitié, penchez-vous délicatement avec lui au-dessus de la cocotte, susurrez-lui d’un ton langoureux « observe cette magnifique cardinalisation », et saupoudrez d’un long regard d’amoureux. Servez chaud et savourez !