Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : Agréger

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, un petit truc sympa entendu en formation. Ce fameux mot figurait dans le diapo projeté devant nous, mais avait été remplacé parce que notre formatrice ne l’avait pas compris (je ne la blâme pas, c’est justement pour réparer ce tort que je publie ce billet).

Le mot du jour : agréger.

Et là, vous vous dites : agréger, comme dans  « je vais agréger tes souffrances » ? Mais nooon, répondra votre voisin, ça c’est aBRÉger ! Effectivement. Alors, agréger ? Comme agrégation ? Oui, un peu.

Il faut remonter aux origines latines du mot, grex : le troupeau. L’instict grégaire des humains qui se baladent en troupeaux, toussa toussa (et ça fait un nouveau mot : grégaire), et celui du troupeau de moutons de Panurge. Agréger, c’est le fait de rassembler, de réunir sans forme distincte, donc de former un troupeau 🙂

De là, vous avez désagréger, le fait de séparer (les particules, un parti, etc.). Et vous pouvez décliner le concept ! Essayez, ça donne un air docte dans les conversations politiques / culturelles / économiques… et ça fait bien devant le chef !

Synonymes : agglutiner, jumeler, intégrer, rassembler.

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Le mot du jour : salope

Amis du jour, bonjour !

Je me permets un peu de familiarité, on se connaît maintenant. Le mot du jour vient d’une réflexion personnelle… après tout, pourquoi un gros mot est-il insultant ? Qu’est-ce qu’il a ce mot qui fait qu’on ne peut pas le prononcer sans déclancher moult sifflements réprobateurs et autres gros yeux. Du coup…

Le mot du jour : salope.

Le mot salope désigne à la base une femme ou une enfant très sale. « Cette enfant est bien salope » pouvait-on entendre dans la bouche de nos ancêtres. Ce mot a ensuite dérivé vers le sens que nous lui connaissons : une femme à la vie malpropre (il est souvent question de mœurs légères).

Le TLFI émet une supposition sur les origines de ce mot (et je dis : pourquoi pas). Je ne sais pas si elle est exacte, mais je la trouve sympa : il serait composé du mot sale, logique, de huppe, le nom d’un oiseau connu pour être très sale. D’où l’expression, maintenant oubliée : sale comme une huppe, transformée par abus de langage en sale comme une hope puis en salope.

Info rigolotte, une certaine catégorie de bateaux à fond amovible transportant des produits de dragage et de curage porte le nom de Marie-Salope (celui qui drague toutes les saletés).

Une bonne chose de faite !

 

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Le mot du jour : Doxa

Amis du jour, bonjour !

Hier, Chéri m’envoie un SMS en milieu de matinée : « Nouveau mot que je viens d’apprendre… roulement de tambours ! DOXA ! »
Bon, visiblement, il était vraiment satisfait de l’avoir retenu. Mais, ayant appris le grec ancien, vous pensez bien que ça me disait quelque chose. Alors, tout de même, et parce que c’est un mot qui gagne à être connu, je vous propose de nous y attarder aujourd’hui.

Le mot du jour : doxa.

Pour commencer, vous connaissez des mots composés du suffixe -doxe. Paradoxe, orthdoxe, toussa toussa…
Doxa est l’exacte retranscription du mot grec dont il est tiré, qui veut dire « opinion ». La doxa est « l’ensemble des opinions couramment admises, des croyances largement partagées, des savoirs informels diffusés au sein d’une communauté socio-historique et culturelle donnée » (pour ceux que ça intéresse, développement un peu complexe ici).
En gros, les opinions largement partagées fondées sur leur seule diffusion.

Ainsi, les orthodoxes sont ceux qui pensent avoir la bonne doctrine religieuse (ortho- = droit), un paradoxe est une chose qui contredit l’opinion commune, etc.

Vous pouvez donc dès à présent vous amuser à le placer, vous verrez, on peut crâner… 😉

 

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Le mot du jour : mixologie

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, c’est vendredi. Et vendredi, c’est bien connu, tout est permis. Du coup, un petit mot du jour bien sympa, que j’ai entendu dans la bouche de ma collègue Fred hier en sortant du resto (ce à quoi, Antoine a répondu avec un sourire narquois).

Le mot du jour : mixologie.

À vous tous qui aimez lever le coude, faire de nouvelles expériences, tester de nouveaux goûts… ce mot est pour vous. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé qui s’était dit que mélanger de la grandine, du schnaps et du Bailey’s dans un shooter ferait un parfait Cerveau ? Ou encore qui a créé le fameux Cosmo, la boisson favorite de Carrie et ses copines de Sex and the City (qu’on a tous essayé de reproduire un soir de premier de l’an, mais c’est pas terrible quand même) ?

Eh bien ces chimistes des cocktails pratiquent ce qu’on appelle la mixologie : le mélange d’alcools et de diluants arrivant au doux équilibre d’un Sex on the beach, par exemple.

Attention : la mixologie, ce n’est pas ce pote bourré qui en fin de soirée vous propose un verre contenant tous les fonds de bouteille…

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Le mot du jour : Expectoration

Amis du jour, rebonjour !

On continue la journée avec un petit mot du jour. Pour celui-ci, je dis merci à La Belle et la Bête de Disney, et à Gaston en particulier (je vous mettrai le lien en fin d’article).

Le mot du jour : expectoration.

Le TLFI définit ainsi le phénomène : action de rejeter par la bouche les mucosités des voies respiratoires. Là, vous vous dites « le mucus, je connais, c’est le truc gluant qui sort du nez quand je me mouche ». Je vous donne un coup de pouce pour la suite. Le préfixe latin ex- exprime le fait de sortir ou faire sortir. Quant à la deuxième partie du mot, -pectoration, est-ce que ça ne vous rappelle pas les « pec » que vous faites gonfler à la salle de sport ?

Et si vous avez tout suivi, le mucus qui sort de la poitrine (ou des voies respiratoires qui s’y trouvent) et tout ça… vous vous rendez compte que je vous parle… bah de crachat ! C’est juste histoire de frimer 😉

La prestation de Gaston ici (à 1’45 si vous n’avez pas la patience de vous taper la vidéo) !

 

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Le mot du jour : Solilesse

Amis du jour, bonjour !

Nous voilà partis pour un mot du jour. Et comme en ce moment, je ne pense qu’à ça, parlons bouffe !

Le mot du jour : solilesse

Comme ça, ça fait très savant. Le solilesse est un petit morceau de viande oval qui se trouve sous la carcasse du poulet, au-dessus du croupion. Pour le moment, rien de bien intéressant.

Mais si je vous dis que la véritable orthographe de ce mot est sot-l’y-laisse ? Là, peut-être que vous commencez à comprendre. Si, comme moi, vous détestez mettre les doigts dans la carcasse du poulet, et que vous la jetez avec la moitié de la viande dessus (honte à nous !), alors vous passez probablement à côté de ce délicieux et tendre morceau de viande, sots que vous êtes… et c’est d’ailleurs de là que vient son nom : le sot l’y laisse (sur la carcasse) !

Là, c’est un mot, une fois n’est pas coutume, qui nous vient de chez nos amis canadiens. Nous avons un équivalent en (vieu) français : le fol l’i laisse, qui est, sur un cerf, la chair située entre la poitrine et les épaule…

Bon ap’ les amis !

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Le mot du jour

Amis du vendredi, bonjour !

Aujourd’hui, je l’avoue, je viens de donner un coup de pied à mon ignorance. Lorsque je vivais à Montauban, je me souviens avoir visité un musée consacré au peintre et sculpteur Ingres. J’avais alors vu une œuvre assez impressionnante je dois dire : La Grande Odalisque (dont je vous propose une représentation ci-dessous). Cette peinture, vous l’avez peut-être déjà vue. Moi à l’époque, je me suis dit que Odalisque, ça devait être le nom de la nénette. Je me trompais.

odalisque

Le mot du jour : odalisque.

Une fois n’est pas coutume, ce mot-ci nous vient de Turquie, odalk, et se décompose comme suit : oda, qui veut dire la chambre, et le suffixe –lk qui marque l’appartenance. Donc, qui appartient à la chambre. Il s’agit dans son sens premier de l’esclave (une femme) affectée à la chambre de son maître.

Par extension, l’odalisque est devenue l’esclave du harem, ou la femme du harem que le seigneur n’a pas épousée. Dans nos contrées, l’odalisque désigne une courtisane. La représentation de l’odalisque dans l’art pictural (photo, peinture) est souvent celle d’une jeune femme nue, couverte de voiles.

Pour info : La Grande Odalisque date de 1814 et marque une rupture dans la période néo-classique d’Ingres, qui se dirige alors vers le Romantisme exotique (merci Wiki).

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je profite de quelques minutes de calme ce matin pour vous proposer un nouveau mot du jour. Rien de bien compliqué, c’est même un mot (ou une expression plutôt) de votre quotidien. Simplement, j’éclaire votre lanterne sur son orthographe !

Le mot du jour : être censé.

Et là, vous vous dites : « ouah, la boulette, je m’en vais de ce pas corriger cette petite maline qui nous parle d’orthographe et qui ne sait même pas écrire ». Que nenni, vous avez bien lu, et j’ai bien écrit. Car il existe bien 2 orthographes impliquant 2 sens différents.

Vous êtes sensés lorsque vous faites preuve de bon sens. Mais vous êtes censés lorsque vous deviez ranger votre chambre mais que vous faites tout autre chose : vous étiez censés ranger votre chambre.

Né de son lointain cousin latin, le verbe censere (évaluer la fortune, recenser), ce participe passé signifie « juger, estimer » puis « être supposé, réputé ». Il donne aujourd’hui un verbe que l’on n’utilise plus : censer (censurer, réformer). C’est aussi d’ici que vient le verbe recenser.

Grosso modo, vous n’êtes pas sensés si vous étiez censés ranger votre chambre, mais que vous ne le faites pas… gaffe aux gros yeux de maman !

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Vous verrez peut-être apparaître sur votre fil d’actus le billet d’un blog de puis longtemps longtemps endormi et, surpris, cliquerez dessus. Si j’ai un peu de chance, on ne m’aura pas tout à fait oubliée. Sinon, tant pis, on recommence. Et on frappe fort avec…

Le mot du jour : priapisme

Ce mot décrit une situation dont je suis certaine que personne ne parle jamais. D’ailleurs, qui irait donner un nom à ce genre de phénomène ? Le TLFI le définit en termes très clairs : « État pathologique caractérisé par l’érection prolongée et douloureuse de la verge sans aucun désir qui l’occasionne, et n’aboutissant à aucune éjaculation« . Cela nous apprend deux choses : l’érection n’est pas causée uniquement par l’excitation d’une part. Et d’autre part, il existe vraiment un nom pour tout !

Ce mot trouve son origine dans la Grèce Antique, en la personne du dieu grec de la fertilité ithyphallique, Priape, systématiquement représenté avec un énorme pénis en érection. Ce qui me donne l’occasion de vous éclairer sur la signification d’ithyphallique : qui a un phallus, tout simplement (sachant qu’un phallus désigne un pénis en érection).

Ce genre de mots, c’est comme les vêtements qu’on achète et qui dorment dans l’armoire. Ils sont là, ce serait dommage de ne pas nous en servir… dans un contexte approprié, ou, comme l’ont fait mes collègues Antoine et Frédérique, au détour d’une pause dej’, pour frimer.

 

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Le mot du jour

Amis de l’orthographe et de l’étymologie, bonjour !

Voici venir le retour du Mot du jour. Et pour commencer, un mot que nous connaissons bien, et sur lequel nous avons cessé de nous poser des questions, parce qu’on nous a dit que « c’est comme ça que ça s’écrit ». Voilà. Je ne m’étais donc plus interrogée depuis que j’avais eu tout juste à ma dictée, mais hier, Sœurette, Chéri et moi sommes allés voir le dernier pestacle de Gad Elmaleh, et il a soulevé de nouveau cette interrogation : mais pourquoi ça s’écrit comme ça…

Le mot du jour : …aujourd’hui.

Pour commencer, sachez que l’on dit aujourd’hui comme l’on dirait « en ce mardi ». Mais alors pourquoi ce « h » ? Pourquoi cette foutue apostrophe en plein milieu ? Et « hui », franchement, ça veut dire quoi, « hui » ?
Commençons par là justement : hui est, comme souvent, une contraction puis transformation d’une locution latine, hoc die, qui veut dire « ce jour ». Par la suite, hoc die est devenu hodie puis hui (qui était un vrai mot à part entière mais que l’on appelle aujourd’hui un archaïsme, un vieux truc quoi). La locution était donc au jour d’hui (au jour de ce jour), et est devenu, par commodité, aujourd’hui. Et ça peut vous faire sourire, mais accessoirement, on utilisait également la locution ce jour d’hui, puis cejourd’hui — qu’on a aujourd’hui laissé tomber.

Plus d’excuses et plus de moqueries à présent pour ce petit estropié de la langue française, il ferait plus de sens si nous n’étions pas les plus grands partisans du moindre effort à tout réduire à la facilité… Moi je dis ça…