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Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Allez, pause sur le projet-éditorial-recherche-d’appart’-et-tout-le-reste pour sortir le mot du jour. Comme je vous l’avais dit, nous voilà partis sur le thème des insultes.Vous n’oserez plus insulter personne.

Le mot du jour : stupide.

Voilà un mot que l’on utilise souvent (ou pas, étant donné qu’on a plus tendance, et excusez-moi d’avance, de traiter les gens de connards). Mais savez-vous qu’être stupide, ce n’est peut-être pas si mal que ça ? Ce mot trouve ses origines dans le latin (hé hé) : en effet, stupere signifie « être engourdi, demeurer immobile ». D’ailleurs, il est évident que « stupide » et « stupeur » sont cousins germains ; aussi, être stupide c’est être frappé de stupeur. Donc, dire à quelqu’un qu’il est stupide signifie au sens littéral qu’il est en état de choc. Vous « demeurez stupide » si par exemple votre meilleur ami qui jurait ses grands dieux qu’il n’aurait pas d’enfants vous annonce qu’il va être papa. En plus vulgaire, vous restez sur le cul. Par la suite, ce manque de réaction causé par la surprise (et qui nous donne un air bête, il faut bien le dire) a fait dire des nigauds qu’ils étaient stupides.

Moi j’aime voir le côté poétique du mot, qui ferait de moi une personne stupide, prompte m’émerveiller de tout ce qui m’entoure. Faisons cela…

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Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Pour aujourd’hui, un mot qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps déjà, tiré de mes lectures personnelles, reporté à mon attention par mon professeur de livres d’art ce matin. Alors le voici le voilà. Aujourd’hui, parlons idiotie.

Le mot du jour : idiot.

« Quel idiot ! » vous exclamez-vous lorsque, exaspéré(e), vous dominez de toute votre supériorité intellectuelle votre ami/père/frère (oui, en général, c’est dans ce sens-là, ne m’en veuillez pas messieurs) qui vient de faire l’imbécile (le mot du jour de demain, parce que là aussi, ça mérite une petite explication).
Eh bien, figurez-vous qu’il ne s’agit pas d’une insulte si insultante que ça. Si la définition première du TLFI désigne bien une personne dont les facultés mentales sont diminuées (en le déclinant sur tout un tas de nuances, passant de bête à stupide qu’il faudra que je définisse aussi dans un billet prochain), c’est dans le grec ancien que l’on repêche les origines du mot. Tiens tiens. En grec, ιδιον (idion) signifie propre, particulier. Aussi un idiot est-il celui qui est particulier. L’idiot du village, par exemple, est l’homme qui ne fait comme personne, que l’on ne comprend pas et est mis à l’écart, d’où cette notion péjorative qui colle à la peau de l’idiot. Dommage.
En revanche, on retrouve cette notion de particularité dans le mot idiome, qui est à la base une langue propre à un peuple et, par extension, désigne une expression propre à une langue et intraduisible tel quel. Ou bien une de ses particularité.

On y réfléchira à deux fois avant de reparler d’idiotie.

Tiens, je me lance dans une thématique : les insultes. Vous risquez d’être surpris !

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Bonjour à tous !

Tout d’abord, bonne année ! Voilà un bout de temps  que je n’étais pas venue poster ici. Je ne vous sortirai pas les excuses habituelles, c’est de ma faute, mea culpa… Mais ne nous étendons pas. Pour bien commencer l’année, l’origine d’un mot que nous connaissons tous, mais dont nous ignorons bien souvent le sens réel (puisqu’il est aujourd’hui employé à d’autres fins) :

Le mot du jour : péripatéticien.

Oui, j’ai bien mis le mot au masculin. Et parce que, sans mauvais jeu de mot, il faut bien appeler un chien un chien, et une pute une pute, ce n’est pas de cette dernière qu’il s’agit. Le mot péripatéticienne pour désigner une prostituée n’est apparu qu’en 1860, ne me demandez pas comment ni pourquoi.
Toujours est-il que nous nous retrouvons aujourd’hui avec ce mot, qui en fait, à la base, désigne les adeptes de la philosophie d’Aristote. Bon, on aurait pu faire simple et parler d’aristotélicien (ce qu’on a fait aussi). Alors pourquoi aller se creuser la tête ? Eh bien parce qu’Aristote philosophait en arpentant le rue du Lycée à Athènes (d’où le nom de nos lycées à nous), et qu’en grec, περιπατειν (peripatein) signifie « marcher autour ». Autrement dit, déambuler. Dans un sens plus large, on appelle ainsi les personnes qui aiment déambuler en échangeant des propos intellectuels…

Sans préciser, mesdames, ce que signifie « intellectuels », dont je pense que nous pouvons dire que, même lorsque nous philosophons entre les allées des magasins pendant les soldes sur la hausse des prix du marché vestimentaire, nous sommes, dans le meilleur sens que peut avoir ce terme, des péripatéticiennes.

Petite remarque : encore un mot plus dégradant au féminin qu’au masculin (cf. bougre).

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Amis du soir, bonsoir !

Ouh, mais c’est que le soir est bien avancé ! Je viens de finir un superbe dossier de numérique, affreux. D’ailleurs, ça me fait penser à un mot, quelque chose qui m’a accompagnée pendant toute la réalisation de ce dossier. Et comme une fois n’est pas coutume, et qu’il s’agit du CENTIÈME billet (félicitations, cotillons et tout le tralala), eh bien nous allons commencer par la définition.

Que disais-je ? Ah, voui, voilà, j’y suis. Je parlais de cette envie qui m’a accompagnée tout au long de la conception de ce dossier. Vous savez, cette irrésistible tentation de tout reléguer au lendemain, pour s’offrir une récréation bien méritée, ou simplement pour tenter d’ignorer la montagne de travail que représente ledit dossier. Eh bien, figurez-vous qu’il s’agit d’une pathologie qui a un nom. Attention, pathologie ne veut pas dire « excuse pour ne rien faire ». Il s’agit en fait d’un procédé psychologique complexe très bien expliqué dans cet article (merci Wiki).
D’après les psychologues et autres médecins de l’esprit, cette pathologie, si elle est d’ordre psychologique (oui, parce qu’elle peut venir d’un dérèglement biologique), a plusieurs raisons, dont notamment : la peur de l’échec, la peur de la réussite, la peur de ne pas contrôler son environnement, la peur de l’isolement, une manière de défendre son intimité ou un simple goût du jeu. Attention, en aucun cas, comme je l’ai dit plus haut, ceci n’est une excuse à la paresse. Mais il faut savoir que le fameux proverbe « ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même » cache en fait un bien joli mot :

Le mot du jour : procrastination.

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Amis du jour, bonjour !

C’est sous le ciel bleu de Montauban, la fenêtre ouverte sous cette douce brise hivernale (oui, c’est un oxymore) que je vous donne le mot du jour. Celui-ci nous a été soufflé par Madame notre professeur d’histoire du livre…

Le mot du jour : banlieue

Ah, ne vous arrêtez pas  à son apparente facilité ! Ne vous ai-je pas déjà prouvé qu’un mot simple en apparence pouvait cacher des sens plus complexes, voire totalement opposés à ce que nous pensions ? Ne vous ai-je pas parfois surpris par des contresens et autres jeux de mot courants dans notre belle langue française ? Bien. Alors restons concentrés. Il ne s’agit pas ici de vous dévoiler qu’une banlieue est en fait un plat malgache ou qu’il s’agit de je-ne-sais-quel-outil aujourd’hui inutilisé. Nous allons plutôt nous pencher sur l’histoire de ce mot.
Eh bien, il nous vient des années 1850. L’industrialisation fait son apparition et l’on va chercher la main-d’œuvre chez les agriculteurs, les gens des campagnes, pour remplir les postes disponibles dans les usines. Or, comme c’est souvent le cas lorsque  l’on part chercher des gens sans avoir penser qu’il faudrait aussi les loger, ces pauvres bougres se sont retrouvés logés en dehors des murs de la ville, dans ces fameuses banlieues. Pourquoi banlieues ? Eh bien parce que dans les villages, à l’époque, il y avait un homme (qui n’existe plus aujourd’hui) qui criaient les nouvelles du jour, les bans, sur la place du village. Et nos pauvres paysans, on les logeait, comme je vous l’ai dit à l’extérieur d’un périmètre de une lieue de la ville… ils vivaient donc à une lieue de l’endroit où l’on criait les bans. D’où ban-lieue.Bien entendu, aujourd’hui, les banlieue ne sont plus ce qu’elles étaient. Mais le mot est resté pour désigner ces périphéries de la ville, dont la réputation n’est pas toujours des meilleures.

Voilà !

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Alors, de cette chère ville-lumière où je me trouve ce week-end, je réfléchis un peu, et malgré l’affluence de mots qui me tombe dessus en ce moment, je choisis celui-ci.

Le mot du jour : uxoricide.

Bon, on va pas faire durer ça 3 500 ans. Un uxoricide, c’est le rêve de tout homme un jour ou l’autre. Peut-être pas de tout homme. Précisons qu’il doit être marié. Ça ne vous dit toujours rien ? Regardons donc ce mot de plus près. On a un suffixe que vous connaissez : -cide. Alors, on réfléchit et on se dit : « ah, oui, insectiCIDE ! ». Alors là, vous commencez à vous inquiéter. Qui un homme, marié qui plus est, peut-il vouloir tuer ? Eh bien uxoricide veut dire « meurtre de l’épouse par son mari », du latin uxor, l’épouse, et le suffixe –cide vient du suffixe latin –cida ou –cidem qui évoque une mort violente. À mettre dans le même sac que les mots tels que sororicide, canicide, patricide, et j’en passe…

Allez, messieurs, dites que ça ne vous est jamais arrivé ! Menteurs…

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M. Bucherer m’a dit, dans l’un de ses sages commentaires (si si, je prends très au sérieux vos remarques et conseils !), d’aller jeter un coup d’œil du côté du mot que je m’apprête à vous donner. « Vous aurez des surprises » m’a-t-il dit. Pour ça, j’ai été surprise. À votre tour.

Le mot du jour : bougre.

« Il a bon dos, le pauvre bougre ». Ça oui, bon dos. Et j’en passe… Non, non, rien à voir avec ce pauvre homme qui s’est encore fait arnaqué et dont vous riez derrière son dos (tiens tiens). Je vous le donne en mille : un bougre, à l’origine, désigne… un sodomite. Mon dieu, je vous sens offusqué. Sûrement repensez-vous à la dernière fois que vous avez utilisé ce mot.
Je vous en explique tout de même la provenance. Bougre vient de l’ancien français bogre, qui signifiait alors hérétique. Son origine remonterait au latin bulgarus, qui désignait alors le peuple bulgare, considéré comme un peuple d’hérétiques (raison pour laquelle ils étaient chassés au Moyen Âge). Par la suite, selon le TFLI, bogresse a désigné une femme qui se livrait « à une débauche contre nature » (contre nature ? hum hum).
Bien, nous avons les origines du sens d’origine (redondant tout ça). Par la suite, bougre est devenu un mot familier qui qualifiait un brave homme. Va savoir comment on en est arrivé là. D’ailleurs, il faut savoir que bougre au masculin est bien moins insultant qu’au féminin. En effet, si lorsque nos chers amis membrés sont appelés bougre, on ne décèle au pire qu’un peu de condescendance, il n’en est pas de même pour leurs homologues féminins : bougresse reste un terme extrêmement péjoratif.

Bougre de bougre, je vais faire attention à ce que je dis moi maintenant !

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Amis du jour, bonjour !

Je hais le jeudi. Depuis toute petite, le jeudi est une torture. C’est pour moi la journée la plus longue, et elle s’inscrit chaque année dans cette tradition qui veut que ce soit la plus chargée. Même si aujourd’hui, on est jeudi, mon horoscope a dit : « vous aimerez amuser la galerie ». Alors c’est parti avec ce mot du jour choisi particulièrement pour vous dans une liste soumise à moi par M. Bucherer.

Le mot du jour : boute-en-train.

Mais oui, vous le connaissez ce mot ! C’est comme ça que vous appelez le petit bout’chou de la voisine, le copain qui fait marrer tout le monde. Bref, le rigolo, celui qui gag, qui ne tient pas en place. Vous n’avez pas tout à fait tort puisque le boute-en-train, dans un second temps, a désigné (et c’est toujours le cas aujourd’hui) celui qui met tout le monde en train, « en gaieté » dit le TLFI.
Mais savez-vous qu’à la base, un boute-en-train désignait un étalon placé à proximité de juments pour les mettre en chaleur afin de leur donner envie de s’accoupler (oui, on est loin du bout’chou de la voisine !). Pour rester dans le jargon animalier, un boute-en-train est un oiseau qui, placé parmi d’autres oiseaux, est censé les inciter à chanter (plus poétique déjà).

En bref, c’est quelqu’un, ou quelque chose, qui est là pour entraîner les autres. Mais j’arrêterai d’affubler mon petit neveu de ce qualificatif, on ne sait jamais…

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Amis du soir, bonsoir !

Un mot bien tardif pour aujourd’hui (oui, on ne sait jamais ce qui va nous tomber sur le coin du nez). Rendons à Jules ce qui est à César (comme nous le faisons toujours ici, je ne suis pas un dictionnaire ambulant), le mot du jour m’a été soufflé par un vent hasardeux venant droit de chez mon professeur de librairie (pour faire court). Merci à lui donc.

Le mot du jour : aliboron.

Celui-ci, je pourrai m’en servir dans bien des situations. Connaissez-vous ces petits chefs prétentieux qui aiment mener leur monde à la baguette sans pour autant montrer la plus petite capacité dans aucun domaine ? Eh bien c’est à peut près la définition de aliboron. Le TLFI dit « sot personnage qui se croit habile en toutes choses et ne se connaît en rien. »
J’aime tout particulièrement la définition « littéraire » qu’en donne le TLFI. Une sorte d’âne. Au sens propre. Ça marche aussi.

On se plaint sans arrêt que la langue perd de sa richesse, qu’on n’a pas assez de mots pour parler de choses différentes. Eh bien varions un peu et voyons si ce déploiement linguistique laissera perplexes les aliborons qui gravitent dans notre entourage…

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… ou comment se mettre en retard dans ses publications. C’est fou comme le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte. Je dis donc :

Amis du soir, bonsoir !

Ce soir, un mot vieux jeu, un mot pour vous mesdames (et messieurs pourquoi pas), à lire les yeux sagement baissés sur des chevilles délicatement croisée.

Le mot du jour : suivez-moi-jeune-homme (avec ou sans tirets).

Les puristes me diront qu’il ne s’agit pas là d’un mot, mais d’une expression. Eh bien, sachez qu’on le trouve dans le Robert, à la lettre S. Un suivez-moi-jeune-homme, et c’est là toute la poésie de ce mot, c’est ce long ruban à pans attaché autour des élégants chapeaux de ces dames (ou bien aux deux rubans de dentelles qui flottaient derrière leur robe). Les règles de bienséance voulaient que ledit ruban ne soit pas trop long, pour ne pas prendre un caractère trop ostentatoire. On imagine fort bien ces temps reculés où le moindre contact signifiait tant, lorsque ces jeunes (ou moins jeunes) femmes  se promenaient gracieusement dans la rue et laissaient flotter derrière elle comme un parfum fleuri saupoudré de rêveries trop serrées dans des corsets…

Le TLFI nous propose d’ailleurs une déclinaison charmante, un suivez-moi, mademoiselle, qui désigne un veston.

Aujourd’hui, ne nous voilons pas la face, les femmes sont loin d’avoir le raffinement des jeunes filles d’antan. Mais ce soir, j’irai me coucher avec une âme de jeune première. Et vous ?

PS : voici un article qui vous en dira un peu plus : http://dentelle-et-papillon.over-blog.com/article-36024629-6.html