Allez, un second pour la route, et si j’en ai le temps et la patience entre deux cartons et les courses que je n’ai pas envie de faire, je pourrai peut-être même embrayer sur un troisième ! Je ne pensais pas un jour écrire un article sur ce livre-ci. Voilà qui est fait, non sans un grand chagrin…

Sarakontkoi ?
Clermont-Ferrand, Auvergne. La femme de Waldeck, quarantenaire et père de famille, lui avoue qu’elle l’a trompé. Pas avec n’importe qui. Avec un collègue de son mari qui le jour même lui vantait les mérites de l’adultère en draguant une serveuse au resto. Fou de rage, Waldeck insulte sa femme, prend ses clefs de voiture et part. Lors de ses pérégrinations dans la capitale auvergnate, il rencontre un divorcé désabusé dans un bar, une jeune fille esseulée qui attend le grand amour, deux clochards et un prêtre. Des rencontres qui vont se révéler riches et révélatrices, jusqu’au dénouement de cette nuit peu ordinaire…
Tenpenskoi ?
Je vais être honnête, je suis désolée d’avoir à écrire cet article. D’abord parce qu’il s’agit d’un auteur de ma région qui s’est reconverti, pour réaliser son rêve : écrire. Ensuite parce que son bouquin, il me l’a dédicacé avec le bonheur qu’on a à présenter son nouveau-né au monde entier. Mais je n’ai pas aimé le machisme lattant, les considérations étroites sur les femmes et le couple, les préjugés et lieux communs. On pourrait alors se dire que le pari est réussi et le personnage bien écrit.
Pour moi, il n’en est rien. Le style, loin de m’accrocher à cette histoire rocambolesque d’honneur trahi, a plutôt mis à mal ma progression. Je l’ai trouvé lourd, plein de jolis mots mal utilisés, et de périphrases inutiles. Le style de celui qui aime se regarder écrire. L’utilisation de la ponctuation est désastreuse ; le texte est envahi de virgules mal placées. En gros, je n’ai aimé ni le livre, ni le style, et ça me coûte de le dire, parce que ce bouquin a attendu 5 ans que je lui accorde mon temps. C’est dommage.
Pour info : Editions RevoiR, 236 pages, 18 EUR








