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Le mot du jour

Un magnifique mercredi matin venteux et ensoleillé ici, sur les quais de Seine, dans le quartier latin. Un mot un peu barbare pour aujourd’hui…

Le mot du jour : mithridatisation.

À mes souhaits ! Mais non… la mithridatisation, on la connait, et quelque part, on la pratique même. Tout a commencé avec le roi Mithridate VI, un roi allié de Rome pendant la troisième guerre punique, entre 149 et 146 av. JC (c’est à dire l’une des guerres opposant Rome à Carthage, une puissante cité située dans l’actuelle Tunisie). Mithridate, terrifié à l’idée d’être empoisonné (ils n’étaient pas nets dans sa famille), ingurgitait chaque jour une petite dose de poison afin d’y habituer son corps et de s’immuniser audit poison. C’est ce qu’on appelle se mithridatiser.

Je vous ai dit qu’on le faisait régulièrement. Je sais bien que vous ne prenez pas votre dose de cyanure tous les matins. Mais lorsque vous allez faire vos rappels de vaccins, à votre avis, vous faites quoi ? Eh oui, parlez-en à votre médecin 😉

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Crazy Night

Je savais bien que j’en avais zappé un ! Et pourtant, ça fait un bout de temps que je l’ai vu celui-là… Heureusement que je garde mes tickets !

Claire et Phil Foster sont un couple tout ce qu’il y a de plus banal. Leur vie est réglée à la minute et, bien qu’une très grande complicité les unisse, ils ont depuis longtemps oublié les étincelles et la spontanéité. Un jour, se faisant passer pour un autre couple afin d’obtenir une table dans un resto chic, ils sont accostés par des types louches qui visiblement les confondent avec ce couple de petits truands qui a arnaqué leur patron. Claire et Phil vont devoir mobiliser tous leurs moyens de petites gens pour s’en sortir et, qui sait, retrouver l’étincelle en chemin…

Un film qui, en plus d’être très drôle, sonne très vrai. Un couple qui n’a plus le temps pour lui, c’est banal. La complicité suffit-elle alors à le cimenter ? La réponse est très optimiste et nous montre que l’amour, ce n’est pas l’absence d’effort, mais au contraire un travail quotidien sur nous-même afin de rester à l’écoute de l’autre. Ce n’est pas non plus ne pas changer… il faut juste changer ensemble.

Les acteurs, en plus d’être très drôle et décalés, font extrêmement bien passer ces questionnements intérieurs que beaucoup de couples doivent connaître, ainsi que cette immense affection qui les unit l’un à l’autre. Peut-être pas un chef-d’œuvre, mais un film à voir en tout cas.

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Le mot du jour

Décidément, ces discussions avec Romain sont très instructives (attention les chevilles collègue !). L’autre jour, on parlait d’Épicure et de sa doctrine, l’épicurisme. Et, dans un soucis de clarification, Romain a dit « mais l’épicurisme, contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas la débauche sans mesure, mais la recherche de l’ataraxie » (ce qu’ayant suivi des cours de philo je savais déjà…). Quesaquo ?

Le mot du jour : ataraxie.

L’ataraxie, selon le TLFI, c’est la « tranquillité, l’impassibilité d’une âme devenue maîtresse d’elle-même au prix de la sagesse acquise soit par la modération dans la recherche des plaisirs (Épicurisme), soit par l’appréciation exacte de la valeur des choses (Stoïcisme), soit par la suspension du jugement (Pyrrhonisme et Scepticisme). »

On voit bien ici que l’épicurisme est la tranquillité atteinte dans la mesure, et donc prévenue de tout excès.  Alors la prochaine fois qu’on vous sert du « la vie est trop courte, je fais comme Épicure, je profite à fond et je fais ce que je veux », vous pourrez expliquer qu’Épicure, bien au contraire, prônait la doctrine inverse… et toc !

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Le mot du jour : gentilé

Mon très cher collègue Romain (ou devrais-je dire ex-collègue ? Non, collègue, j’aime mieux) est arrivé dans mon bureau l’autre jour avec une question dans sa poche ; c’est un jour à marquer d’une pierre blanche, parce qu’en général, Romain sait tout. Tout ça pour dire qu’il voulait savoir quel nom on donnait à l’appellation des noms d’habitant dans les villes (en gros, comment s’appelle le nom du nom des habitants).

Et donc, le mot du jour est : gentilé.

Lorsque vous dites « bonjour, je suis parisien », ou bien « bonjour, je suis castelroussois », ou encore « non, moi je suis stéphanois » (pour St-Etienne, ne cherchez pas le rapport…), eh bien vous donnez aux gens votre gentilé.

Sympa comme mot, non ?

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Sex and the City 2

Pas très sérieux tout ça. Ceci dit, ma chère B.J. et moi avons décidé de se faire une soirée filles, talons hauts et cosmos à la clef (enfin, pour les cosmos, c’est raté, mais on se fait ça à Paris, hein So’ ?) Nous voilà donc parties pour deux heures et vingt minutes de « girl attitude » !

On prend les mêmes et on recommence. Carrie, Charlotte, Miranda et Samantha continuent à suivre leur petit bonhomme de chemin. Mais la vision idyllique qu’elles avaient de ce qu’elles attendaient de la vie part en fumée. Carrie découvre que le mariage tourne autour d’un canapé et d’une télé. Miranda se rend compte qu’elle ne supporte plus son patron mais que rester à la maison, c’est pas pour elle. Charlotte déchante face à la quantité de travail que lui donnent ses deux enfants. Enfin, Samantha essaie tant bien que mal de faire face à ses problèmes de ménopause. Un voyage au Moyen-Orient les réunit tout en leurs permettant de prendre du recul face à leur quotidien.

On y est. C’est LE problème que (presque) toutes les femmes rencontrent. Lequel ? Mais vous avez l’embarras du choix, et chacune y retrouvera ses tracasseries quotidiennes. Du terrible aveu « j’aime mes enfants mais ils me tapent sur les nerfs » au classique « moi je croyais que le mariage, c’était l’étincelle tous les jours » en passant par « je dois accepter ce que je suis », on suit le parcours de ces femmes qui (bon d’accord, sur un fond de Dior et j’en passe) font face à ce qu’elles sont… des femmes.

Drôle et émouvant, ce deuxième opus est plus fidèle à la série que le premier, peut-être moins « défilé de mode » (bien qu’on n’y échappe pas). On cache un demi-sourire en avouant à mi-voix que nous aussi, parfois, on pense pareil. On passe un bon moment. À voir.

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Le mot du jour

Encore une fois, il s’agit plutôt d’une expression… mais elle est sympa, je l’aime bien (merci à M. Bucherer encore une fois).

L’expression du jour : haut-le-pied.

On connaissait « réussir quelque chose haut la main », ou alors le caractéristique « haut les mains ! » (et je vous épargne les « peau de lapin, … »). Mais alors, haut-le-pied, koiçaveudireça ?

Eh bien haut-le-pied, dans un premier temps, ça veut dire rapidement. On fait quelque chose haut le pied, c’est-à-dire qu’on le fait à la hâte, voire parfois au dernier moment ; on parle d’écrire un discours haut-le-pied par exemple (comme le souligne le TLFI, on lève haut le pied pour mieux courir… ).

Plus rarement, il est employé comme adjectif pour désigner une bête que l’on garde de côté pour en remplacer une autre lorsqu’elle est fatiguée. On parlera par exemple d’un cheval haut-le-pied.

Et pour compléter tout ça, je vous donne un dernier sens (oui, sinon, on n’en finit pas !), lui aussi rare et familier (surement parce qu’un quidam s’est planté en utilisant l’expression et que c’est resté, comme dans la majorité des cas) : on parle d’un homme haut-le-pied lorsqu’il est peu stable, et donc peu fiable.

Et voilà, c’est tout simple. Bon, moi je m’en retourne à mon travail haut-le-pied avant de me faire tirer les oreilles !

Mea culpa, j’ai oublié un sens ! Je précise pour ma défense que c’est le tout dernier sur la liste… dans le jargon des chemineaux, c’est aussi une locomotive non attelée à un train circulant seule sur une voie ferrée. On parle d’une machine haut le pied (sans tiret)… ça donne ça :

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Le mot du jour

Aujourd’hui est un jour spécial. Le mot du jour va être remplacé par un coup de gueule. Le mot d’aujourd’hui, que tout le monde devrait apprendre et appliquer :

Le mot du jour : humilité.

Le mot humilité prend sa racine (c’est le cas de le dire) dans le mot latin humus (terre).
Dans un premier temps, l’humilité désigne une « disposition à s’abaisser volontairement (à faire telle ou telle chose) en réprimant tout mouvement d’orgueil par sentiment de sa propre faiblesse » (merci le TLFI).
Par extension, l’humilité est aussi considérée comme « la qualité de celui qui se voit lui-même de façon réaliste, et, à un degré absolu, tel que l’univers le voit (pour les athées) ou tel que Dieu le voit (pour les croyants) » (merci Wiki).

Voilà un mot que nos géants du sport feraient bien d’apprendre ; ce matin, je lisais tranquillement l’édito de l’Info (un hebdo local), rédigé par le rédac’ chef du journal, Marc François, et que, soit dit en passant, je prends soin de découper et de conserver chaque semaine. Bref, tout ça pour dire que je me suis étouffée dans mon chocolat du matin lorsque j’ai lu le commentaire qu’avait fait le champion de France de tennis, Jo-Wilfried Tsonga, au Figaro en apprenant que les 1/4 de finale de la Coupe Davis se déroulaient au Zénith d’Auvergne : « j’aurais mieux vu cela dans une grande ville ».
Touchée, la fierté des Auvergnats, dont la réputation n’est déjà pas fameuse. M. Tsonga, ce n’est pas parce qu’on sait taper dans une balle jaune devant une caméra et manger du Kinder Bueno devant toute la France (en jouant très approximativement le rôle du boulimique de ladite barre chocolatée) qu’on a le droit de se sentir supérieur et trop important pour Clermont-Ferrand. Ceci dit, je vous concède une chose : notre capitale auvergnate ne sera certes pas assez grande pour contenir votre égo. Merci aux organisateurs, qui se sont donné un mal de chien pour organiser tout ça. Moi, je soutiens l’Espagne cette année…

Comme on dit chez nous, en Auvergne, on a peut-être l’air cons, mais on a l’air pur…

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Le mot du jour

Le mot du jour m’a été soufflé par M. Bucherer, un de mes professeurs (dont je vous ai déjà parlé, mais que je cite ici parce qu’il faut bien rendre à Jules ce qui est à César) à qui l’on peut également attribuer la plupart des mots du jour… Celui-ci est très drôle… d’ailleurs, il pourrait bien vous arracher un « ah ah ! »

Le mot du jour : Haha (ou ha-ha)

Non, je n’ai pas été prise d’une folle crise de rires. Un haha est une « interruption, une coupure (d’au moins 4 m et profonde) pratiquée dans un passage, dans une rampe, un escalier, que l’on franchit sur un pont mobile, des poutrelles ou des madriers faciles à ôter en cas de besoin précis de la fortification. » (Guy le Hallé, Ysec, 2002)

Par extension, c’est aussi une « ouverture pratiquée dans un mur de clôture pour prolonger ou ouvrir une perspective. L’ahah n’est pas conçu pour donner passage : il est généralement doublé extérieurement par un saut-de-loup. » (Architecture, méthode et vocabulaire, Jean-Marie Pérouse de Montclos, éditions du patrimoine, 1972/2009)

Et une jolie photo pour illustrer tout ça, une !

© 2004 - Site Versailles 1687

Merci aux nombreux dictionnaires de M. Bucherer.

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Le mot du jour

À relire des bouquins dont les titres sont « 1001 tracteurs », « 1001 armes à feu », ou encore « 1001 voitures », on tombe parfois sur de drôles de spécimens, comme notre mot du jour…

Le mot du jour : Locomobile

« Kèskecékeça ? », j’ai demandé en ouvrant de grands yeux… Non, ce n’est pas un idiot qui s’est planté et voulait parler de locomotive (et pourtant, je l’ai cru). Il s’agit en fait d’une machine à vapeur (qui ressemble d’ailleurs à une micro-locoMOTIVE) montée  sur des roues non motrices (on est loin du 4×4). Elle était, entre autres, utilisée comme « source motrice en machinisme agricole » (merci Wiki). Comprenez qu’on l’utilisait pour faire bouger d’énormes mastodontes dans les champs à une époque très reculée…

Pour illustrer, je vous mets une jolie photo !