Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Sortilège (Alex Flinn)

Vous connaissez probablement tous l’histoire de la Belle et la Bête. Oui, il y a eu Disney. Bien entendu, on se rappelle également de la version de Jean Cocteau, avec Jean Marais. Ces deux-là ont bercé mon enfance. À la base, c’est une histoire écrite (en tous cas mise par écrit, parce que la Belle et la Bête est une histoire qui existe dans bien des cultures) par Mme Leprince de Beaumont au XVIIe siècle. Alors lorsqu’Amazon, qui sait mieux que nous-même ce que nous aimons et nous propose donc des articles susceptibles de nous intéresser, m’a envoyé dans un mail une liste d’ouvrages « conseillés » (en anglais, parce qu’en plus, Amazon a pigé que je préférais lire en version originale), bien entendu, je n’ai pas pu résister…

Kyle Kingsley est ce qu’on pourrait appeler le « prince de son lycée ». Beau, riche et arrogant et fils d’un homme qui ne soucie que peu de lui, il est d’ailleurs sur le point d’être couronné roi du bal de promo, avec à son bras la plus belle, arriviste, mais cruelle et stupide fille du lycée. Mais voilà, ça ne lui suffit pas : il décide de jouer un tour ignoble à une jeune gothique peu gracieuse. Sa méchanceté se retourne contre lui, et sa laideur intérieure ressort et le transforme en monstre. Parce qu’il a eu un geste désintéressé, il se voit tout de même offrir une chance : il a deux ans pour aimer une jeune femme, et s’en faire aimer en retour. Ce n’est pas cette dernière partie qui sera la plus difficile.

Rares sont les version de la Belle et la Bête où l’histoire est racontée du point de vue du bourreau. On découvre ici les combats intérieurs d’un jeune homme qui s’interdit d’aimer et ne cherche à être aimé que pour ce qu’il est à l’extérieur, ou ce qu’il a. L’environnement d’un adolescent se prête parfaitement à ce sentiment de solitude, à cette vanité qui séduit pourtant ces jeunes gens. Alors on dit « pourquoi pas ». La sincérité est touchante, la réécriture crédible et la plume fluide. Peut-être un peu répétitif parfois, pas dans les situations, mais dans les dialogues.

En tous cas, moi j’aime. À lire et à voir avec des yeux d’adolescent…

NB : bientôt le film… pour en savoir plus, cliquez ici !

Pour info :
Édition française : Hachette, collection Black Moon (bien entendu), 331 pages
Édition originale : Beastly, HarperTeen, 336 pages

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Le mot du jour

Arf, maux de ventre et compagnie… pas facile d’être une fille. Mais ma maman, elle a toujours un truc pour faire passer les bobos. Oui, du Doliprane© ou autre cacheton. Mais elle, elle a aussi ce qu’elle appelle ses bouquins de sorcière. Et le mot du jour, ou plutôt l’expression du jour, c’est à elle que je la dois en quelque sorte… À elle et à ses remèdes de bonne fame. QUOI ? Non, j’ai pas fait de faute, vous avez bien lu, j’ai écrit « remède de bonne FAME » !

L’expression du jour : remède de bonne fame.

On entend dire partout « les trucs aux plantes, c’est des remèdes de bonne femme ». Et pour cause, les hommes en particulier pensent ainsi rabaisser au rang de remède inefficace et de croyance futile les infusions, crèmes et autres baumes à base de plantes que fabriquaient les femmes il y a de cela quelques temps. Ce n’est pas faux. Ces femmes, que l’on appelait sorcières à une époque, connaissaient mieux que personne les vertus des plantes (merci aux nombreux bouquins de maman sur le sujet). Mais un « remède de bonne femme » devient bien souvent, après avoir fait ses preuves, « un remède de bonne fame ». Je m’explique.

« Remède de bonne fame » est en fait une expression qui vient du latin bona fama, qui signifie « de bonne renommée », étymologiquement, bien famé (on connait ce mot, notamment dans l’expression « mal famé », qui a mauvaise réputation). Ainsi donc, le sens du mot à glissé à cause des sonorités proches des deux homonymes… et a maintenant un sens contraire à celui qu’il avait à la base.

Moi, remède de bonne fame ou de bonne femme, ça me va. C’est comme ceux qui croient bouffer du bio, c’est peut-être l’effet placébo, mais ça marche 🙂

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Twilight, chapitre 3 : Hésitation

À tou(te)s les fans de la saga, l’heure a bientôt sonné. Dans quelques heures – disons demain, pour faire court – vous pourrez enfin suivre la suite des aventures de Bella et de son vampire de petit ami, Edward. D’ici-là, je vous fais partager mon avant-première parisienne… 😉

Lorsque nous avons laissé nos deux tourtereaux, à la fin de New Moon (ou Tentation), Edward venait de demander Bella en mariage. Nous apprenons au début de ce volet qu’elle a refusé, effrayée par les commérages qu’un mariage à son âge pourrait entraîner. Parallèlement, une vague de meurtres terrorise Seattle. Les Cullen (la famille vampirique d’Edward) soupçonnent l’action d’un vampire qui tenterait de lever une armée ; les Volturi, qui bien qu’ils soient censés protéger le monde des vampires, se seraient laissés enrôler par la soif de pouvoir, ou bien d’autres vampires qui chercheraient à revendiquer un territoire ? Le mystère demeure (presque, parce qu’on a lu le bouquin) entier. Mais pour affronter cette armée de « nouveaux-nés », une alliance avec les loups-garous ne sera pas de trop… et ce bien que Jacob, le jeune et beau loup-garou, soit éperduement amoureux de Bella, au grand damn d’Edward… Bella va devoir choisir entre deux amours bien différentes…

Le choix. Il est la clef de tout le film. C’est pour le choix que doit faire Bella que se battent Edward et Jacob. La jeune fille est tiraillée entre la passion qui la lie à son beau vampire et l’attirance indéniable qu’elle éprouve pour son fougueux ami à poils. Et même si elle est plus ou moins consciente de cette attirance, elle sait que son choix est fait depuis longtemps et qu’elle devra en blesser un des deux. Il est juste temps d’accepter et d’assumer ce choix, et de devenir qui elle est vraiment. Je salue au passage le discours de remise des diplômes que prononce Jessica, je vous laisse le découvrir…

Un volet qui nous montre une autre facette de la saga. Dans un registre presque auto-dérisoire, les personnages évoluent, les répliques fusent, certaines situations sont délicieusement drôles. Moins de longueurs que dans les autres, mais quelques points sont laissés dans l’ombre par rapport au livre… il fallait s’y attendre. À tous les fans, ne manquez pas la sortie, demain ! (Myriam, je pense à toi, puisque le troisième bouquin est ton préféré 🙂 ). Pour les autres, c’est à vous de voir, moi je ne compte pas, je suis un public acquis et j’attends déjà le DVD avec impatience…

Quelques mots sur l’avant-première. Un en fait : folie. C’est dingue, on était plus de 2000 dans la salle. Agaçant à cause des sifflets qui fusaient lorsque les T-Shirts tombaient. Mais les centaines de rires mêlés les uns aux autres ont donné tout leur sens à certaines scènes (je vous laisse découvrir les quelles… et ça sera sûrement pareil pour vous !). Clin d’œil à Fanny et sa joyeuse bande qui, parce qu’on avait partagé notre table avec eux au McDo, nous ont permis de passer avec eux au début de la file… Merci à vous !

Pour plus d’infos, cliquez ici !

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Le mot du jour

Pour changer, un mot rencontré dans un manuscrit. Je lisais l’autre jour un futur livre traitant de l’amour de Théophile Gautier pour la cuisine (qui sera, entre autres, un livre de recettes), lorsque je suis tombée sur l’expression « roman picaresque », qui qualifiait un roman de Cervantès. Et là, je me suis dit « picaresque, picaresque, le pauvre Cervantès, il était pourtant doué ! » Sans commentaire.

Le mot du jour : picaresque.

Picaresque qualifie à l’origine un picaro, c’est à dire un aventurier espagnol (oui, plus ou moins comme le personnage de Cervantès, Don Quichotte), donc un héros de la littérature espagnole. Bref, se réfère à la littérature d’aventure.

Pourquoi donc me suis-je sentie stupide de ne pas le savoir face à toutes ces têtes pensantes qui m’entourent et qui, elles, semblaient être parfaitement au courant ? Vous sortez ça, vous, entre le fromage et le dessert : « je viens de terminer un récit picaresque superbement narré », ou bien « oui, j’ai eu une journée tout à fait picaresque aujourd’hui ». Moi non plus. Mais rien ne nous empêche de le faire au prochain repas huppé auquel nous assisterons !

Je m’en retourne à mes picaresques corrections de manuscrits bien moins picaresques…

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Le mot du jour

Est-ce qu’on ne vous a jamais tenu des propos obscurs, incompréhensibles…? Vous êtes-vous déjà demandé comment dire à votre interlocuteur, sans le vexer, que vous ne compreniez strictement rien à ce qu’il racontait ? Je vois ça d’ici : « ce n’est pas très clair, vous tenez des propos assez fermés, voire hermétiques… » Bref, en gros, vous n’osez pas dire que vous ne pigez absolument rien à son charabia, et malgré tous les détours que vous faites, il se vexe… vous avez perdu sur les deux tableaux. Je vous donne une solution…

Le mot du jour : fuligineux.

À la base, fuligineux signifie « chargé de suie » (de la vapeur par exemple, ou le ciel,…) et donc, par extension, noir ou noirâtre (on parle d’un ciel fuligineux lorsqu’il est orageux). On peut dire que des gencives, des dents ou la langue sont fuligineux lorsqu’infectés, dans le jargon médical.

Par extension, est fuligineux tout ce qui manque de clarté, est obscur, voire confus. On pourrait dire que les politiques nous tiennent un discours fuligineux… Est fuligineux le propos du philosophe pour le jeune élève assis à son banc de classe, tête calée entre ses mains, les coudes au bord de la table…

Et voilà ! Vous pourrez maintenant dire, sans avoir peur de vexer personnes : « c’est très fuligineux tout ça ! » Le temps que votre interlocuteur réagisse à ce que vous tentez de lui dire, vous aurez bien l’occasion de changer de sujet !

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Le mot du jour

L’autre jour, je lisais un manuscrit passionnant sur des initiatives mises en place autour du développement durable, lorsque je suis tombée sur le titre d’un chapitre intitulé « [Une solution pour] pallier à l’inégalité ». Mon sang n’a fait qu’un tour, je suis tombée de ma chaise, mes yeux grands ouverts tel un HHHibou, bref j’ai été choquée (la faute à un de mes professeurs qui m’a longuement répété que « pallier à », ça n’existe pas)… Du coup, « pallier à », connais pas.

Le mot du jour : pallier/remédier à.

Et pas plus que moi vous ne pouvez connaître cette abomination pourtant souvent usitée, tout ça parce qu’on confond pallier, qui est un verbe transitif (donc s’utilise avec un COD) et remédier à, qui lui est transitif indirect (ne s’emploie qu’avec un COI).

« Pallier quelque » chose signifie dans un premier temps « dissimuler, faire excuser (une faute par exemple) en présentant sous un jour favorable, en mettant en avant un élément positif. » On pallie un défaut, une faute, une ignominie.
Mais pallier, c’est aussi atténuer, voire supprimer certains aspects d’un mal sans agir en profondeur, sans guérir vraiment, dans le jargon médical. Par extension, on peut pallier une situation fâcheuse, et dans ce cas précis, remédier à certains de ses aspects, mais là encore, pas en profondeur.
Et tout ça parce qu’en latin, palliare signifie « couvrir d’un manteau », d’où le sens de « cacher, dissimuler, pallier ».
ATTENTION : ne pas confondre avec son homonyme, « palier »… ça c’est ce qu’on trouve devant notre porte !

Passons maintenant à « remédier à ». Ce verbe, que l’on emploie souvent comme un synonyme de « pallier », peut pourtant être son exact contraire. Parce que « remédier à » signifie apporter un remède, porter remède à quelque chose ; combattre par les moyens, par les mesures approprié(e)s, tant dans le jargon médical que lorsque l’on parle d’une situation. Et donc, remédier, c’est éradiquer le mal complètement… au contraire de pallier !
Bon, je vous donne l’étymologie latine, puisque je l’ai fait pour l’autre : remediare, qui veut dire « guérir » tout simplement.

On a donc un cas où le mal, quel qu’il soit, est dissimulé, et l’autre où il est traité.

Bon, c’est pas tout, mais si je palliais cette flémingite aiguë en prétendant lire attentivement le manuscrit que j’ai sous les yeux, afin de remédier un tant soit peu au retard que j’ai accumulé ce matin pour cause d’endormissement…

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Les chevaliers d’Émeraude, Tome 2 : Les dragons de l’empereur noir (Anne Robillard)

Allez, hop ! Dans la lignée du premier tome (oui, parce que c’est la suite), on prend les mêmes et on recommence… avec des petits nouveaux tout de même ! Si vous n’avez pas tout suivi, commencez par le tome 1 en cliquant ici

Nous avions laissé nos chevaliers à la fin d’une bataille qu’ils avaient brillamment remportée contre les hommes-insectes d’Amecareth, l’Empereur Noir. Sept ans après, l’empereur décide de ne pas défier les chevaliers en face, mais de contourner la vigilance qu’ils ont instaurée. Chacune des ruses que lui conseille son fils, Asbeth, est plus sournoise que la précédente… Amecareth est  prêt à tout pour récupérer Kira, et Asbeth pour ne pas perdre sa place privilégiée auprès du seigneur noir. Quant à Kira, sa vie sur le continent s’écoule lentement, et c’est avec une immense déception qu’elle se voit écartée, pour sa propre sécurité, de sa destinée de Chevalier d’Émeraude. Jusqu’où ira-t-elle pour gagner sa place ?

Encore une fois, le rythme du roman est saccadé, parfois un peu long. Mais on apprécie de retrouver les personnages familiers et de faire connaissance avec les nouveaux. Chacun est confronté à ses doutes et à des sentiments pas toujours évidents à comprendre ; bref, on a à faire à des êtres (plus ou moins) humains en proie à des dilemmes qui nous sont familiers. Les combats intérieurs et la recherche de la vérité sont des thèmes récurrents dans ce deuxième tome qui, comme le 1er, constitue un très bon divertissement…

Pour info :
Michel Lafon, 437 pages

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Le mot du jour

Pour aujourd’hui, un mot qui en nécessite un autre… donc, un double mot du jour. Hé hé, bande de petits veinards !

Le mot du jour : embâcle.

Alors, qu’est-ce que c’est que ce machin ? Eh bien, c’est le contraire de débâcle ! Et là, vous vous dites « ah mais oui, débâcle, je connais ! »
Ah bon ? Alors vous savez qu’une débâcle, à l’origine, c’est le morcellement de la glace qui recouvre un cours d’eau, et qui est donc emportée par le courant. Par la suite, en effet, on a palé de débâcle pour désigner un déferlement de personnes ou bien une fuite désordonnée des-dites personnes, entraînée par un changement brusque de situation (une altercation, etc.).

Bref, revenons à notre sens premier, la dislocation de glace. Eh bien, l’embâcle (on dit UN embâcle), comme je vous le disais, est son exact contraire. C’est la formation d’un amoncellement de glace ou de bois flottant qui va obstruer un cours d’eau.

Et voilà ! Bon, je file prendre mon métro, parce qu’en ce jour de grève, dans les couloirs souterrains, c’est la débâcle (ou un embâcle)…

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L’agence tous risques

Alors moi, quand j’étais petite, je regardais ça avec mon pôpa. J’adorais. Bon, je n’en ai que de vagues souvenirs, mais ils sont assez précis pour m’avoir donné envie d’aller voir le film. Instant nostalgie…

Il y a d’abord la rencontre fortuite des protagonistes en plein désert et la naissance d’une équipe de choc qui ne lésine pas sur les moyens. Huit ans plus tard, après nombre de missions réussies, Hannibal et ses hommes – Futé, Baraccuda et Looping – se retrouvent sur le banc des accusés pour avoir réussi une mission top secrète en fait destinée à les piéger. Afin de laver leur nom, ils décident de s’évader de prison et d’allier leurs talents pour tirer cette affaire au clair.

Ah, que dire ? Que de souvenirs… La petite musique qui n’est jamais vraiment sortie de nos tête revient aujourd’hui hanter les écrans. Moi je regardais ça entre V, Hulk et Supercopter, autant dire que ça rappelle des choses, notamment les samedis après-midi avec mon papa, quand il avait terminé le ménage… ouh la, ça date !

Toujours est-il qu’on a de quoi rire, et même être plié en deux. Les répliques sont cinglantes et les situations délicieusement loufoques. Les acteurs ont été merveilleusement bien choisis, et l’esprit de la série est là. À voir !

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Le Plan B

Il y a bien une plombe que j’ai été le voir celui-ci… c’est pas sérieux tout ça. Je me demande si ça vaut le coup… arf, allons-y !

Zoé en a assez d’attendre l’homme de sa vie pour avoir un enfant. Elle décide donc de recourir à l’insémination. C’est justement ce moment que choisit le destin pour faire entrer Stan dans sa vie. On se retrouve donc dans la situation suivante : Zoé est enceinte – chose qu’elle ne pensait pas possible avant plusieurs essais –, elle est amoureuse de Stan, qui lui, ne veut pas particulièrement d’enfant. Mais lorsqu’il choisit de vivre cette grossesse avec Zoé , il est loin d’imaginer ce qui l’attend !

Une comédie sympathique sur la maternité, mais surtout sur la paternité. Quand un homme est-il considéré et, plus important, se considère-t-il comme un père ? Les moments difficiles, drôles, émouvants, le découragement, rien n’est épargné aux futurs parents…

Très rock’n’roll, ce film accomplit parfaitement sa mission : il nous divertit. Les acteurs sont on ne peut plus attachants, les situations improbables mais véridiques. Bref, on passe un bon moment !

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