Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

… ou comment se mettre en retard dans ses publications. C’est fou comme le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte. Je dis donc :

Amis du soir, bonsoir !

Ce soir, un mot vieux jeu, un mot pour vous mesdames (et messieurs pourquoi pas), à lire les yeux sagement baissés sur des chevilles délicatement croisée.

Le mot du jour : suivez-moi-jeune-homme (avec ou sans tirets).

Les puristes me diront qu’il ne s’agit pas là d’un mot, mais d’une expression. Eh bien, sachez qu’on le trouve dans le Robert, à la lettre S. Un suivez-moi-jeune-homme, et c’est là toute la poésie de ce mot, c’est ce long ruban à pans attaché autour des élégants chapeaux de ces dames (ou bien aux deux rubans de dentelles qui flottaient derrière leur robe). Les règles de bienséance voulaient que ledit ruban ne soit pas trop long, pour ne pas prendre un caractère trop ostentatoire. On imagine fort bien ces temps reculés où le moindre contact signifiait tant, lorsque ces jeunes (ou moins jeunes) femmes  se promenaient gracieusement dans la rue et laissaient flotter derrière elle comme un parfum fleuri saupoudré de rêveries trop serrées dans des corsets…

Le TLFI nous propose d’ailleurs une déclinaison charmante, un suivez-moi, mademoiselle, qui désigne un veston.

Aujourd’hui, ne nous voilons pas la face, les femmes sont loin d’avoir le raffinement des jeunes filles d’antan. Mais ce soir, j’irai me coucher avec une âme de jeune première. Et vous ?

PS : voici un article qui vous en dira un peu plus : http://dentelle-et-papillon.over-blog.com/article-36024629-6.html

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Allez, on s’en fait un petit avant de prendre la route ce week-end… ou pas d’ailleurs, je ne sais pas si ça serait franchement prudent avec cette pénurie d’essence (c’est un fait… ceci dit, c’est tout bénef ‘ pour l’environnement, voyons le bon côté des choses). Voyageons donc par l’esprit. Promenons-nous dans les rues que nous pensons familières de notre chez nous et découvrons-le comme si nous ne l’avions jamais vu. Ou bien prenons un bon bouquin, accompagné d’un thé aux saveurs exotiques… Bref, apprenons aussi à rester chez nous. Et puis, prenons 5 minutes pour nous cultiver un peu.

Le mot du jour : ratiociner.

Une idée de ma très  chère collaboratrice Estelle (oui, nous sommes sur le point de monter le plus fabuleux projet du monde… ou presque). Elle a partagé avec moi les petits trésors éparpillés dans sa lecture du moment. Il me semble que le titre du bouquin dont est tirée cette chose bizarroïde que je vous ai balancée est La Vie est brève et le désir sans fin, de Patrick Lapeyre (comme les fenêtres).
Cessons tout bavardage et concentrons-nous sur ce mot. Ratiociner, à la base, était utilisé pour exprimer le fait que l’on allait réfléchir, se servir de sa raison… raisonner quoi. (Le TLFI cite d’ailleurs le roman de Gauthier, Fracasse… je le dis parce que Gauthier a été mon lot quotidien pendant un mois et demi cet été… bref).
Le mot a également une signification plus péjorative : on l’emploie pour parler de raisonnements alambiqués, très abstraits, voire obscures (fuligineux, pour ceux qui suivent un peu Le mot du jour). Là, je repense à ma prof de philo…

Je m’en vais donc ratiociner sur les motivations de l’écriture, les premiers romans et les romans policiers (notre fameux projet à Estelle et moi), et je vous laisse cogiter là-dessus…

Publié dans Bouquinade, Roman

Desert Pearl Hotel (Pierre-Emmanuel Scherrer)

Encore un OVNI, un truc bizarre qui nous tombe dessus, on ne sait pas trop comment. Il m’a été conseillé par une éditrice de La Table Ronde qui, sachant que je m’intéressais aux premiers romans, m’a donné un exemplaire de celui-ci afin que je lui donne mon avis. Eh bien, je viens de le terminer (oui, je l’ai depuis un mois et demi, mais je précise que j’ai fait des pauses de quelques semaines à chaque fois… peu importe, le livre marche quand même).

Desert Pearl Hotel, c’est l’histoire de Pandora, jeune américaine qui vit à Los Angeles. Lorsque sa mère meurt subitement ça ne la touche pas plus que ça. Ou peut-être que si. Il y a quelque chose, comme un vide, un blocage. Elle ne comprend pas. C’est alors qu’un certain Gil Sanders va la lancer sur les traces de son passé et la pousser à entamer une traversée des États-Unis où Pandora se perdra… pour mieux se retrouver ?

Pierre-Emmanuel Scherrer réussit un coup de maître. Déjà, c’est un premier roman. Je suis toujours épatée de voir un premier roman publié par un éditeur. C’est tout de même un risque, et c’est un pari. En même temps, l’auteur peut se féliciter… Que disais-je donc ? Ah, oui, un coup de maître. Premièrement, parce que l’auteur est un homme. Le personnage principal est une femme, le récit écrit à la première personne. Moi je dis : chapeau. Se glisser dans la peau d’une personnage féminin, pour y opérer une introspection qui plus est… On a certes affaires à une femme qui a du caractère, manque peut-être de féminité, mais il n’en est pas moins que Pierre-Emmanuel y est allé au culot, et qu’il ne s’en est pas mal sorti du tout.

Petit deux, le style du bouquin nous… kidnappe, il nous enlève, nous emporte avec Pandora sur les routes enneigées du Nouveau Mexique. Le style est lapidaire (les phrases sont très courtes) et très épuré. La ponctuation se fait de points et de virgules, quant aux dialogues, ils sont intégrés à la narration… ce qui paradoxalement leur donne une force surprenante, ainsi qu’à ceux qui ont le privilège d’être mis en forme. Pandora se découvre, pense et doute avec nous. Mais elle se souvient aussi. On est loin de l’histoire toute rose du road trip américain (en gros, voyage initiatique) où tout le monde se sent mieux à la fin, où chacun trouve sa voie. Pierre-Emmanuel Scherrer nous propose une fin, avec toute la portée qu’elle peut avoir. À lire !

Pour info :
Édition La Table Ronde, collection Vermillon (Roman), 217 pages

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Eh bien, voilà un bout de temps que le mot du jour n’a pas été posté, quelle honte ! Ceci dit, j’ai eu pléthore de propositions (j’en ai eu un paquet quoi). Merci Virgil, Aude et Estelle (et Mme ma prof d’histoire du livre) ! Ceux qui liront ce billet et qui étaient en cours d’histoire du livre hier le connaissent déjà (désolée). Mais il gagne à être connu, encore de quoi faire l’intéressant…

Le mot du jour : phylactère.

Mon Dieu qu’il est barbare ce mot ! Encore un truc de philosophe grec désignant un je-ne-sais-quoi tarabiscoté. Eh bien non, les phylactères font partie de notre vie quotidienne. Vous voyez tous les jours, ou presque… Si si ! Mais voilà un mot intéressant dont l’évolution l’a mené inéluctablement vers ce que nous connaissons aujourd’hui !
Dans l’Antiquité grecque, un phylactère désignait une amulette ou un talisman censé protéger celui qui le portait. Plus tard, les religions chrétienne et juive se sont emparées du mot pour l’arranger à leur sauce. La religion chrétienne en a fait un grand coffret (en bois, pierre ou métal) qui enfermait les reliques d’un saint. Pour les juifs, le phylactère est un coffret (tiens donc) de forme cubique, en cuir, qui contient 4 versets de la Bible que les juifs s’attachent aux poignets et au front pour la prière du matin.
En histoire de l’art, et c’est là que ça devient intéressant, le phylactère désigne sur les gravures le dessin d’une banderole aux extrémités enroulées portant la parole d’un personnage, ou le texte accompagnant une image (généralement à l’époque du Moyen Âge et de la Renaissance).
Aujourd’hui, le phylactère est le mot savant pour, vous l’avez deviné, les bulles de BD ! Je vous l’avais dit que vous connaissiez !

Pour ceux qui pensent que la BD n’est pas un objet culturel assez intéressant… on peut faire le malin même quand on préfère Astérix à Proust !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Tobie Lolness (Timothée de Fombelle)

On replonge dans la littérature de jeunesse avec cette épopée pleine de fraîcheur et de réalisme. C’est une lecture accidentelle, comme on dit, l’une de celles que l’on avait absolument pas préméditée. En fait, l’auteur était au salon du livre de Paris en mars 2010 (vous voyez, ça date), et le titre avait été évoqué par ma grande amie spécialiste de la littérature de jeunesse : Charlotte. Pour la modique somme de 25€, si je ne m’abuse, j’ai pu avoir l’intégral plus une dédicace !

Tobie est un enfant de quelques millimètres de haut. Il vit dans un arbre. Son arbre. Mais Tobie, détenteur d’un secret qui fait de lui l’ennemi n°1, doit fuir, loin de ses parents, de sa vie. L’horrible Joe Mitch, le Grand Voisin, le poursuit et a mis sa tête à prix. Non content d’avoir dévasté l’arbre en le creusant pour trouver les richesses que cache son écorce et avoir parqué les ouvriers dans des « ghettos », il souhaite maintenant connaître le secret de la formule qui donne vie aux objets, celle qu’a développée le père de Tobie. Persuadés que c’est lui qui l’a en sa possession, Joe Mitch et ses hommes n’auront de cesse de le traquer…

Les aventures de Tobie sont un chemin initiatique. L’enfant aime son arbre, sa maison qui perd vie peu à peu. Il ne comprend pas. Mais il grandit et finit par voir clair dans cette guerre que mènent les hommes pour le pouvoir. La bêtise humaine — puisque derrière l’histoire de Tobie, c’est de notre propre histoire dont il s’agit — cette bêtise humaine donc, observée par un enfant, n’en est que plus évidente. C’est un plaisir de parcourir ces pages comme Tobie parcourt les branches de son arbre, partagé entre le souvenir, la réflexion, le tout mêlé de ce brin de danger qui relève le goût de l’aventure. Mais toutes les questions traitées ne sont pas aussi graves et Tobie apprend également à aimer, et à profiter des bonheurs simples.

Je pose un bémol cependant : attention au livre dans sa version intégrale. Il est très épais et pourrait décourager nos jeunes lecteurs. De plus, l’histoire présente certaines longueurs que l’on ressent plus lorsqu’on lit les deux parties en une seule fois. Un conseil : même si l’intégral est très beau, mieux vaut acheter le livre en deux tomes : La Vie suspendue et Les Yeux d’Elisha. Et surtout, même si vous avez, selon vous, passé l’âge de lire des livres pour enfants, ne vous privez pas de cette lecture-ci. C’est une très belle réflexion sur nos sociétés actuelles, celle que se font peut-être nos enfants…

Pour info :
Version intégrale : Gallimard-Jeunesse, 660 pages
Tome 1 : Gallimard-Jeunesse, 311 pages
Tome 2 : Gallimard-Jeunesse, 343 pages

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Allez, un rapide et pas trop difficile pour ce soir, parce que je dois avouer que je dors peu en ce moment et que j’ai grand besoin de sommeil (dixit mon professeur de création graphique en me voyant piquer du nez devant l’écran de mon Mac…).

Le mot du jour : colophon.

En arrivant en cours d’histoire du livre, l’autre jour, je ne savais que penser. Pour commencer, j’avais très peur de retomber sur un cours rasoir d’histoire, mêlé de je ne sais quelle notion obscure traitant de l’imprimerie au XVe siècle. Ensuite, je dois dire que l’impression que m’a faite mon professeur, une vieille femme au carré grisonnant, très strict, gilet à épaulettes et foulard, ne l’a pas rassurée. Son ton revêche non plus d’ailleurs. Mais lorsqu’elle a commencé à parler, tout s’est illuminé, chaque notion, chaque découverte partagée s’imposait comme une évidence et remplissait nos têtes vides de choses intéressantes (ça me rappelle quelqu’un !). Bon, c’est pas tout, mais ce mot du jour alors ? Eh bien, derrière ce vocable un peu barbare se cache une chose toute simple que nombre de grands et petits lecteurs connaissent, appréhendent, ou recherchent parfois : la dernière page du livre. Celle qui comporte la note finale. Bien évidemment, pour les incunables (c’est à dire les ouvrages qui datent des premiers temps de l’imprimerie, à la fin du XVe siècle), il s’agissait également de la page sur laquelle figuraient les indications relatives à l’impression…

Pour le prochain bouquin, lorsque vous fermerez votre livre sur la dernière page, vous vous direz peut-être « tiens, intéressant ce colophon… »

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Fièvre Rouge, Les Chroniques de MacKayla Lane : Chapitre 2 (Karen Marie Moning)

Vous l’aurez compris, il s’agit de la suite de Fièvre Noire (que vous découvrirez ici). Emportée dans un élan enthousiaste (si je puis dire), je me suis jetée sur le deuxième tome. Avec un peu de retard, voici ce que j’en dis…

Et c’est reparti pour un tome. Après avoir échappé de justesse à la mort (je vous laisse lire le tome 1), Mac,  jeune sidhe-seer (personne capable de voir les faës, des monstres qui vivent dissimulés parmi nous), se rend compte qu’elle n’a découvert que la partie émergée de l’iceberg. Elle n’est en fait que l’une des nombreuses pièces d’un grand puzzle qui existait bien avant elle, et continuera d’exister après sa disparition. La menace faë est plus présente que jamais et les bases solides qu’elle pensait s’être forgées s’effondrent. Qui est ce spectre qui la hante ? V’Lane, le séduisant faë, est-il un ami ou un ennemi ? Et quels secret cache Barrons, son patron et mentor ? Parmi ses monstrueux ennemis, elle aura affaires à plus fort qu’elle… à tel point qu’il lui faudra abandonner une partie d’elle-même.

La bataille continue. MacKayla découvre peu à peu l’étendue de ses pouvoirs, en même temps qu’elle prend connaissance d’une organisation ultra-secrète composée d’autres sidhe-seers. Elle n’est plus seule à mener son combat ; de ce fait, sa vie n’a plus la même importance. Mais, en tant que null, il lui reste sa botte secrète : elle détecte les objets de pouvoir et détient toujours l’un des deux seuls capables de détruire les faës. Elle commence à entrevoir l’importance de la lutte qui se joue dans les rues de Dublin…

Encore une fois, on ne peut s’empêcher de se laisser emporter par le texte, qui reste très cohérent. La focalisation interne (mot très savant qui signifie en fait que le lecteur vit l’histoire du point de vue de Mac) est utilisée de manière très intelligente et nous, pauvres lecteurs, ne pouvons que rassembler les maigres indices qui sont semés sur sa route. On est alors embarqué dans le récit sans pouvoir s’en détacher… Moi je dis : à lire !

Pour info :
J’ai Lu (Flammarion), 440 pages.

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Il est des mots qui glissent, qui passent et trépassent sur nos lèvres. Des qu’on oublie, qui se cachent sur le bout de notre langue. Et puis il y a ces mots qui font tilt, vous martèlent les parois crâniennes à petits coups de son de cloche. Ceux qui veulent être (re)connus… et gagnent à l’être ? Tout dépend de ce que vous en ferez…

Le mot du jour : badigoinces.

Oh qu’il est mignon celui-là ! Pas commun en plus. Mais où l’a-t-elle croisé ? Eh bien, il se cachait au milieu d’un manuscrit, je l’avais rangé dans un coin, en attendant de me motiver, et nous voici tous les deux.
Les origines de ce mot sont obscures, mais « linguistiquement », beaucoup ont fait le rapprochement entre le radical de ce mot, bad-, et le radical bab- que l’on trouve dans babillage, babine (et plus éloigné, bavardage) et désigne tout ce qui se rapporte aux lèvres (selon le TLFI… mais le Robert affirme que le mot pourrait venir du radical bad- d’un potentiel verbe bader, qui signifie parler). Et la deuxième moitié, me direz vous ? -goince vient du verbe goincer qui signifie « crier comme un porc ».  Assemblez le tout, cela nous donne un mot familier qui désigne… les lèvres, tout simplement ! On peut dire « se lécher les badigoinces », pour « se lécher les babines »…

Allez, un mot futile, mais tellement chou ! Essayez, vous verrez qu’il produit son effet !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Fièvre noire, Les Chroniques de MacKayla Lane : Chapitre 1 (Karen Marie Moning)

Encore une suggestion de mon adorable petite sœur. Et tout a commencé par un cadeau d’anniversaire. Comme quoi, on peut avoir des révélations ! La seule ombre au tableau pour le moment, c’est qu’on ne sait pas combien de tomes va compter la série… Les trucs interminables, c’est pas forcément mon truc, ça finit par devenir lassant, non ? Pour le moment, trois tomes sont sortis en France, cinq aux États Unis.

MacKayla Lane est une jeune américaine dans le vent, insouciante. Sa vie s’écoule paisiblement dans une petite ville de Géorgie. Mais tout bascule le jour où elle apprend que sa grande sœur et meilleure amie, partie étudier à Dublin, a été retrouvée assassinée. Tout ce qu’il reste d’elle est un message qu’elle a laissé sur le répondeur de Mac, lui expliquant qu’elle n’est pas qui elle croit être, qu’elle se trouve menacée et qu’elle doit trouver un objet pour des raisons visiblement vitales. Mac suit alors les traces de sa sœur à travers Dublin, fait des rencontres pour le moins étranges et découvre un monde dont elle était loin de soupçonner l’existence, peuplé de monstres et de magie.

Ce premier tome pose les bases de l’histoire à suivre et projette le lecteur dans les coulisses de Dublin, envahie par des créatures dont les humains semblent ignorer l’existence. À priori, rien de bien original. C’est vrai qu’on a presque fait le tour du genre. Mais l’auteur nous donne ce je-ne-sais-quoi, la petite pincée de sel qui fait que, même si l’histoire peut paraître banale, la lecture du roman est un réel délice. L’histoire est très bien menée, le suspens caché derrière chaque ligne et on apprécie le caractère des personnages atypiques. Le récit est à la première personne, le lecteur suit Mac dans ses déambulations, entend ses doutes, ses hypothèses. Et comme elle-même est volontairement gardée dans l’ignorance, on ne peut que trépigner de ne pouvoir en apprendre plus.

Très agréable, à lire pour les amateurs du genre !

Pour info :
J’ai Lu, Collection Semi-Poche, 413 pages.

Publié dans Cinéma

Sunshine Cleaning

Exception à ma propre règle (où est le plaisir des règles si elles ne sont pas transgressées de temps en temps), ce film-là est sorti au cinéma en début d’année. Le DVD est d’ailleurs dans les bacs depuis peu. Mais c’est un petit coup de cœur, juste une histoire…

Sunshine Cleaning. « Nettoyage ensoleillé ». Quel drôle de nom pour une entreprise de ménage spécialisée dans les scènes de crime… Rose est femme de ménage. Bien entendu, elle a d’autres ambitions. Mais ce qu’elle a surtout, c’est un enfant surdoué qu’elle doit placer en école privée parce que les écoles publiques ne veulent plus de lui. Trop dissipé. Et une petite sœur irresponsable incapable de garder un boulot. Et un père qui ne vaut pas mieux. Et un amant qui s’avère être son petit ami du lycée, marié qui attend son deuxième enfant. Rose a besoin d’argent. Elle monte alors sa propre entreprise de nettoyage de scènes de crime, un boulot bien payé. L’occasion de remettre les choses à leur place…

Une jolie petite fable. On ne sait pas si la jeune fille trouve son prince. On sait qu’elle fait des rencontres. Qu’elle fait des projets. On ne sait pas si la rebelle change, on sait qu’elle prend la première décision de sa vie. Bref, pas de happy ending à la Disney. Ce n’est pas l’histoire d’une réussite, c’est  celle d’un combat. Un petit combat du quotidien. Celui d’une mère, d’une sœur, d’une fille. Mais surtout, c’est le combat d’une femme qui doit accepter sa vie et affronter le regard de ses comparses pour enfin pouvoir leur dire : je fais le ménage, c’est mon entreprise, je fais manger mon gosse. Loin d’être un grand drame existentiel, c’est le petit bout de la vie d’une jeune femme qui doit faire avec ce que la vie lui donne.

Amy Adams et Emily Blunt apportent énormément de fraîcheur à cette histoire un peu hors du commun. C’est dans ce milieu spécial que vont se développer leurs dons humains, une capacité d’écoute envers les autres, mais aussi envers leurs proches et envers elles-mêmes. Dans la lignée de Little Miss Sunshine. Un petit délice…

Pour plus d’infos, cliquez ici !