Publié dans Bouquinade, Roman historique

Rebelles (Anna Godbersen)

Un conseil de ma chère amie Charlotte qui, comme j’ai déjà dû vous le dire, est une spécialiste de la littérature de jeunesse. Je me baladais sur le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, quand je suis passée devant l’espace Albin Michel Jeunesse. Bon, j’avoue que j’ai craqué, et ce malgré les 45 bouquins qui se battent quotidiennement sur les étagères de ma petite bibliothèque. Bref, là n’est pas la question.

Moi j’aime le bruissement du satin le long des marches d’un escalier en marbre blanc, les gentlemen à genoux, un chapeau haut de forme posé à côté d’eux. Ce parfum de scandale qui pimente l’histoire est bien entendu toujours le bienvenu. Et le scandale, on le frôle à chaque page du livre. Elizabeth, jeune fille issue d’une famille de la haute société, se voit contrainte d’épouser un riche héritier qu’elle n’aime pas. Ce même riche héritier qui entretient pour sa petite sœur une passion visiblement réciproque et fait l’objet d’une jalousie exacerbée de la part de sa meilleure amie. À vouloir plaire à tout le monde, Elizabeth en oublie ses propres envies. N’a-t-elle donc aucun recours ?

Une histoire comme on les aime, à lire « les yeux sagement baissés sur ses genoux croisés », un sourire malicieux au coin des lèvres. New York, en cette fin de XXe siècle, se fait le théâtre de révolutions sociales, mais aussi, à plus petite échelle, de secrets scandaleux, d’amours partagées ou non, de jalousies, de manigances et d’apparences. Moi j’ai adoré, et je dois dire que je suis on ne plus curieuse de connaître la suite des aventures de ces trois jeunes femmes…

Et puis, je vous parle de littérature de jeunesse, mais sachez que l’histoire est aussi accessible pour les jeunes lecteurs que pour les adultes, alors mesdames (et messieurs, bien entendu), je vous invite à laisser derrière vous vos inhibitions et à sauter sur ce petit bijou…

Pour info :
Albin Michel, collection Jeunesse, 452 pages

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Fièvre Faë (Les Chroniques de MacKayla Lane : tome 3), Karen Marie Moening

Alors, nous y revoilà ! Encore une série, et pour une fois bien suivie. J’attends de pouvoir dévorer le tome 4, que je n’aurai entre les mains qu’en rentrant à la maison pour les fêtes. En attendant, voilà ce que je pense du tome 3…

MacKayla Lane est de retour. Après avoir été blessée à mort et avoir traversé les pires épreuves pour rester en vie, elle poursuit son objectif : venger la mort de sa sœur, Alina, et pour ce faire, tuer de ses mains le Haut Seigneur, mi-faë, mi-humain. Maintenant, voilà qu’un mystérieux inconnu lui transmet des pages du journal d’Alina, parlant d’une prophétie et d’un Cercle puissant. MacKayla apprendra l’existence de rituels destinés à renforcer les murs entre son monde et celui des faës, mais aussi la raison pour laquelle ils menacent de s’effondrer. Barrons reste toujours aussi mystérieux, tandis que le prince faë V’lane lui fait des cadeaux dont elle ne sait pas trop si elle doit se méfier. Bref, une grande confusion fait rage en elle. Qui la trompe ? Qui doit-elle croire ? Sur qui se reposer ? Nouveaux alliés, nouveaux ennemis. Mais tout cela change-t-il vraiment quelque chose au destin qui l’attend ?

Que dire ? Karen Marie Moening mène toujours aussi bien son histoire. Ce qui est magique, c’est que malgré les situations quelque peu répétitives, on n’arrive pas à se lasser. Parce que Karen a le don de se répéter tout en lâchant à chaque fois une bribe d’information pour tenir le lecteur. Le combat se mène au cœur du livre, mais aussi entre nous et l’auteur, qui n’a de cesse de nous tenir en haleine. Je me suis surprise à être en colère parce que j’en savais trop pour avoir envie de partir, mais pas assez pour étancher ma soif.

Les personnages sont toujours aussi attachants. Cependant, on apprend ici à ne pas se fier à ce qu’on pensait être des valeurs sures. Toutes les certitudes, les habitudes établies dans les tomes 1 et 2, ce tome ne laissera rien intact. Et  une fin à couper le sifflet. À lire.
Au fait, si comme moi vous vous disputez avec votre frangine/amie/mère ou que sais-je sur la prononciation des noms, vous avez un glossaire à la fin.

Pour info :
J’ai Lu, 446 pages.

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Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Ouh, mais c’est que le soir est bien avancé ! Je viens de finir un superbe dossier de numérique, affreux. D’ailleurs, ça me fait penser à un mot, quelque chose qui m’a accompagnée pendant toute la réalisation de ce dossier. Et comme une fois n’est pas coutume, et qu’il s’agit du CENTIÈME billet (félicitations, cotillons et tout le tralala), eh bien nous allons commencer par la définition.

Que disais-je ? Ah, voui, voilà, j’y suis. Je parlais de cette envie qui m’a accompagnée tout au long de la conception de ce dossier. Vous savez, cette irrésistible tentation de tout reléguer au lendemain, pour s’offrir une récréation bien méritée, ou simplement pour tenter d’ignorer la montagne de travail que représente ledit dossier. Eh bien, figurez-vous qu’il s’agit d’une pathologie qui a un nom. Attention, pathologie ne veut pas dire « excuse pour ne rien faire ». Il s’agit en fait d’un procédé psychologique complexe très bien expliqué dans cet article (merci Wiki).
D’après les psychologues et autres médecins de l’esprit, cette pathologie, si elle est d’ordre psychologique (oui, parce qu’elle peut venir d’un dérèglement biologique), a plusieurs raisons, dont notamment : la peur de l’échec, la peur de la réussite, la peur de ne pas contrôler son environnement, la peur de l’isolement, une manière de défendre son intimité ou un simple goût du jeu. Attention, en aucun cas, comme je l’ai dit plus haut, ceci n’est une excuse à la paresse. Mais il faut savoir que le fameux proverbe « ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même » cache en fait un bien joli mot :

Le mot du jour : procrastination.

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

C’est sous le ciel bleu de Montauban, la fenêtre ouverte sous cette douce brise hivernale (oui, c’est un oxymore) que je vous donne le mot du jour. Celui-ci nous a été soufflé par Madame notre professeur d’histoire du livre…

Le mot du jour : banlieue

Ah, ne vous arrêtez pas  à son apparente facilité ! Ne vous ai-je pas déjà prouvé qu’un mot simple en apparence pouvait cacher des sens plus complexes, voire totalement opposés à ce que nous pensions ? Ne vous ai-je pas parfois surpris par des contresens et autres jeux de mot courants dans notre belle langue française ? Bien. Alors restons concentrés. Il ne s’agit pas ici de vous dévoiler qu’une banlieue est en fait un plat malgache ou qu’il s’agit de je-ne-sais-quel-outil aujourd’hui inutilisé. Nous allons plutôt nous pencher sur l’histoire de ce mot.
Eh bien, il nous vient des années 1850. L’industrialisation fait son apparition et l’on va chercher la main-d’œuvre chez les agriculteurs, les gens des campagnes, pour remplir les postes disponibles dans les usines. Or, comme c’est souvent le cas lorsque  l’on part chercher des gens sans avoir penser qu’il faudrait aussi les loger, ces pauvres bougres se sont retrouvés logés en dehors des murs de la ville, dans ces fameuses banlieues. Pourquoi banlieues ? Eh bien parce que dans les villages, à l’époque, il y avait un homme (qui n’existe plus aujourd’hui) qui criaient les nouvelles du jour, les bans, sur la place du village. Et nos pauvres paysans, on les logeait, comme je vous l’ai dit à l’extérieur d’un périmètre de une lieue de la ville… ils vivaient donc à une lieue de l’endroit où l’on criait les bans. D’où ban-lieue.Bien entendu, aujourd’hui, les banlieue ne sont plus ce qu’elles étaient. Mais le mot est resté pour désigner ces périphéries de la ville, dont la réputation n’est pas toujours des meilleures.

Voilà !

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Le mot du jour

Alors, de cette chère ville-lumière où je me trouve ce week-end, je réfléchis un peu, et malgré l’affluence de mots qui me tombe dessus en ce moment, je choisis celui-ci.

Le mot du jour : uxoricide.

Bon, on va pas faire durer ça 3 500 ans. Un uxoricide, c’est le rêve de tout homme un jour ou l’autre. Peut-être pas de tout homme. Précisons qu’il doit être marié. Ça ne vous dit toujours rien ? Regardons donc ce mot de plus près. On a un suffixe que vous connaissez : -cide. Alors, on réfléchit et on se dit : « ah, oui, insectiCIDE ! ». Alors là, vous commencez à vous inquiéter. Qui un homme, marié qui plus est, peut-il vouloir tuer ? Eh bien uxoricide veut dire « meurtre de l’épouse par son mari », du latin uxor, l’épouse, et le suffixe –cide vient du suffixe latin –cida ou –cidem qui évoque une mort violente. À mettre dans le même sac que les mots tels que sororicide, canicide, patricide, et j’en passe…

Allez, messieurs, dites que ça ne vous est jamais arrivé ! Menteurs…

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Le mot du jour

M. Bucherer m’a dit, dans l’un de ses sages commentaires (si si, je prends très au sérieux vos remarques et conseils !), d’aller jeter un coup d’œil du côté du mot que je m’apprête à vous donner. « Vous aurez des surprises » m’a-t-il dit. Pour ça, j’ai été surprise. À votre tour.

Le mot du jour : bougre.

« Il a bon dos, le pauvre bougre ». Ça oui, bon dos. Et j’en passe… Non, non, rien à voir avec ce pauvre homme qui s’est encore fait arnaqué et dont vous riez derrière son dos (tiens tiens). Je vous le donne en mille : un bougre, à l’origine, désigne… un sodomite. Mon dieu, je vous sens offusqué. Sûrement repensez-vous à la dernière fois que vous avez utilisé ce mot.
Je vous en explique tout de même la provenance. Bougre vient de l’ancien français bogre, qui signifiait alors hérétique. Son origine remonterait au latin bulgarus, qui désignait alors le peuple bulgare, considéré comme un peuple d’hérétiques (raison pour laquelle ils étaient chassés au Moyen Âge). Par la suite, selon le TFLI, bogresse a désigné une femme qui se livrait « à une débauche contre nature » (contre nature ? hum hum).
Bien, nous avons les origines du sens d’origine (redondant tout ça). Par la suite, bougre est devenu un mot familier qui qualifiait un brave homme. Va savoir comment on en est arrivé là. D’ailleurs, il faut savoir que bougre au masculin est bien moins insultant qu’au féminin. En effet, si lorsque nos chers amis membrés sont appelés bougre, on ne décèle au pire qu’un peu de condescendance, il n’en est pas de même pour leurs homologues féminins : bougresse reste un terme extrêmement péjoratif.

Bougre de bougre, je vais faire attention à ce que je dis moi maintenant !

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Les guerres du miroir, tome 1 : Alice en exil (Frank Beddor)

Allez, on est repartis pour un tour. On en bouffe du livre jeunesse en ce moment ! Et ce n’est pas fini, je compte bien, dès que j’ai posté cet article, vous proposer de découvrir un album… Mais ne nous éloignons pas du sujet !

Alyss sait que plus tard, elle deviendra reine du Pays des Merveilles, comme sa mère. Mais pour l’heure, elle fête ses six ans. Le royaume est en fête, et elle attend son père, qui doit revenir d’une campagne. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il reviendra pas. Elle ne sait pas non plus qu’à la fin de la journée, elle se retrouvera projetée loin de son royaume, de ce qu’elle connaît… pour atterrir à Londres, en plein XIXe siècle. Là, élevée comme une jeune fille convenable chez le doyen de l’université et sa famille, elle est contrainte d’oublier d’où elle vient. Jusqu’au jour où un étrange jeune homme, surgi de ses souvenirs, vient la supplier de venir reconquérir son royaume…

J’aimerais dire que c’est une superbe réécriture… cela dit, suis-je bien placée pour ça ? N’ayant pas encore lu l’original, je répondrais par la négative. Mais cela me permet également d’être plus objective sur le bouquin en lui même. Et qu’en dire ? Eh bien en premier lieu, il faut savoir que Frank Beddor est issu du milieu du cinéma. D’abord acteur puis cascadeur, il finit dans « l’équipe de l’ombre » en produisant notamment Marie à tout prix. Tout ça pour dire que l’influence cinématographique de Frank se ressent. Toujours à l’essentiel, toujours en pleine action. Sans pour autant dire que c’est un roman d’action à proprement parler, il ne se perd pas dans de longues considérations sur telle ou telle condition, dans l’infinissable description des paysages marvilliens… On est dans le présent constant. Un plaisir pour le jeune public qui ne lâche pas l’intrigue une seconde.

La réadaptation de l’histoire d’Alice est également très intéressante. Beddor reprend le mythe des origines de la jeune Alice Lidell, qui aurait vraiment existé, et dont l’imagination aurait bel et bien inspiré ce cher Lewis (on suppose bien entendu qu’elle ne venait pas vraiment du Pays des Merveilles, comme Alyss). Bref, un petit régal très récréatif. J’ai hâte de pouvoir comparer avec l’original, mais en attendant, je cours acheter le deuxième tome !

Pour info :
Bayard Jeunesse, 352 pages.

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Je hais le jeudi. Depuis toute petite, le jeudi est une torture. C’est pour moi la journée la plus longue, et elle s’inscrit chaque année dans cette tradition qui veut que ce soit la plus chargée. Même si aujourd’hui, on est jeudi, mon horoscope a dit : « vous aimerez amuser la galerie ». Alors c’est parti avec ce mot du jour choisi particulièrement pour vous dans une liste soumise à moi par M. Bucherer.

Le mot du jour : boute-en-train.

Mais oui, vous le connaissez ce mot ! C’est comme ça que vous appelez le petit bout’chou de la voisine, le copain qui fait marrer tout le monde. Bref, le rigolo, celui qui gag, qui ne tient pas en place. Vous n’avez pas tout à fait tort puisque le boute-en-train, dans un second temps, a désigné (et c’est toujours le cas aujourd’hui) celui qui met tout le monde en train, « en gaieté » dit le TLFI.
Mais savez-vous qu’à la base, un boute-en-train désignait un étalon placé à proximité de juments pour les mettre en chaleur afin de leur donner envie de s’accoupler (oui, on est loin du bout’chou de la voisine !). Pour rester dans le jargon animalier, un boute-en-train est un oiseau qui, placé parmi d’autres oiseaux, est censé les inciter à chanter (plus poétique déjà).

En bref, c’est quelqu’un, ou quelque chose, qui est là pour entraîner les autres. Mais j’arrêterai d’affubler mon petit neveu de ce qualificatif, on ne sait jamais…

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Ne jamais tomber amoureuse (Melissa Marr)

Avouez quand même que c’est intrigant pour les amateurs du genre. Bien que la couverture française ne donne pas franchement envie de se pencher dessus (perso, je l’ai lu en anglais et la couverture a plus de chien), il n’en est pas moins que le bouquin a titillé ma curiosité.

Aislinn fréquente un lycée religieux. Lorsqu’elle en sort, c’est pour courir directement chez Seth, son ami le plus proche. Ou pour rentrer sans détour chez elle. Autant dire que sa vie n’est pas folichonne. Mais Aislinn a un secret. Elle peut voir les fées. Pas ces jolies créatures ailées qui virevoltent en tintinnabulant et en balançant de la poussière d’étoile ! Des êtres « magiques », plus ou moins humains, qui pour se dissimuler aux hommes s’entourent d’un voile d’illusion qui les rend normaux aux yeux de tous. Mais une guerre se joue. Keenan, prétendant au trône du royaume d’Été, est tenu à distance par sa belle-mère, souveraine de la cour d’Hiver. Et il semble s’intéresser de très près à Aislinn…

Un joli conte. On y retrouve tous les ingrédients, des amours contrariées au combat contre le mal en passant par les révélations concernant le passé. La fin est surprenante ; je n’en dirai pas plus. L’histoire de la jeune fille dotée du pouvoir de vision, moi je trouve que ça ressemble beaucoup à Fièvre Noire, dont j’ai déjà parlé ici. J’ai tendance à trouver le tout un peu banal. Bien que les personnage aient une personnalité marquée, on ne peut pas dire qu’il se passe grand chose, et quand c’est le cas, je trouve que les situations ne sont pas exploitées à fond. Mais c’est mon avis. Cela dit, l’auteure a très bien documenté son ouvrage et cite d’ailleurs ses sources à chaque début de chapitre. Elle explique dans une interview sa passion pour le monde des fées, des elfes, des fantômes. C’est cette passion qui lui a inspiré ses ouvrages.

Bref, bien sympathique, mais le genre commence à s’épuiser…

Pour info :
Version française : Albin Michel, collection Wiz, 377 pages
Version originale : HarperTeen, 328 pages.

 

 

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Le mot du jour

Amis du soir, bonsoir !

Un mot bien tardif pour aujourd’hui (oui, on ne sait jamais ce qui va nous tomber sur le coin du nez). Rendons à Jules ce qui est à César (comme nous le faisons toujours ici, je ne suis pas un dictionnaire ambulant), le mot du jour m’a été soufflé par un vent hasardeux venant droit de chez mon professeur de librairie (pour faire court). Merci à lui donc.

Le mot du jour : aliboron.

Celui-ci, je pourrai m’en servir dans bien des situations. Connaissez-vous ces petits chefs prétentieux qui aiment mener leur monde à la baguette sans pour autant montrer la plus petite capacité dans aucun domaine ? Eh bien c’est à peut près la définition de aliboron. Le TLFI dit « sot personnage qui se croit habile en toutes choses et ne se connaît en rien. »
J’aime tout particulièrement la définition « littéraire » qu’en donne le TLFI. Une sorte d’âne. Au sens propre. Ça marche aussi.

On se plaint sans arrêt que la langue perd de sa richesse, qu’on n’a pas assez de mots pour parler de choses différentes. Eh bien varions un peu et voyons si ce déploiement linguistique laissera perplexes les aliborons qui gravitent dans notre entourage…