Publié dans Cinéma

Requiem pour une tueuse

Allez, on est repartis pour les billets ciné. Vachement plus difficiles à tenir à jour, parce que forcément plus fréquents. Mais tentons la chose. Hier, histoire de fêter la fin d’une année de travail (oui, nous avons soutenu notre projet éditorial, qui a été acclamé soit dit en passant), nous sommes passées par la case ciné, Estelle (ma binôme), Ev’ (ma coloc’) et moi. Rien de transcendant, mais sortie sans culpabilité depuis plus de 6 mois…

Lucrèce est tueuse à gages professionnelle. Avant de partir à la « retraite », son boss lui confie un dernier job : assassiner Alexander Child, le détenteur d’un terrain qui permettrait à la société pétrolière British Oil de faire construite un oléoduc de sa plateforme à sa raffinerie. Rien ne se passe comme prévu…

Moi je dis bof. J’attendais beaucoup de ce film (attendez, on parle de Mélanie Laurent !), mais je dois avouer que je suis déçue. Un film d’action français avec des complots à l’américaine, c’est un peu pathétique quand même. Et puis, le réalisateur se perd dans son intrigue, on a trop de pistes à la fois : la relation mère-fille, la relation au père, la conscience (et encore), le poids du secret. Bref, ça part dans tout les sens, aucun filon n’est exploité à fond, du coup, les relations entre les personnages restent très floues et aucun d’entre eux n’est creusé… ou je suis passée à côté de quelque chose. Quand aux timides tentatives pour tromper le spectateur sur l’identité du deuxième tueur à gages, c’est raté. Mais en était-ce vraiment une ? Bref, les intentions du réalisateur restes obscures.

Mon seul plaisir (en dehors de Mélanie Laurent, bien entendu) : revoir Christopher Stills, le fils de Véronique Sanson, celui qui a joué César dans la comédie musicale Cléopâtre. À part ça, le film ne présente pas grand intérêt pour moi…

Pour plus d’infos, cliquez ici !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Fièvre Fatale, Les Chroniques de MacKayla Lane : tome 4, (Karen Marie Moening)

Hello les gens ! Allez, c’est pas tout de faire l’asociale pour lire des bouquins, faut rentabiliser la chose. Qui plus est, je pense me remettre à vous parler ciné, puisque j’ai eu quelques demandes de ce côté-là (et non, ce n’est même pas ma maman !). Bref, je continue donc sur la série Fièvre, comme vous pouvez le voir. Et pour une fois, Karen nous en donne un peu plus, question infos… mais pas trop quand même, oh !

Montage photo : J’ai Lu, d’après D. Vervitsiotis © Getty

Alors, la question est : que vous révéler sans trop en dire (pour ceux qui n’ont pas lu les trois premiers) ? Au début du tome 4, Mac se retrouve prisonnière de ses addictions sexuelles (pour comprendre pourquoi, vous devez lire le tome 3). Dit comme ça, ça commence très mal. Mais elle finit par ressortir plus fort de cette épreuve et finalement, retourne à son combat contre les faës, aux côtés des siennes (qu’elle a fini par rallier), et en particulier de Danny, qu’elle considère comme sa petite sœur. Mais ce combat, elle le mènera également aux côtés des humains, en la personne de l’inspecteur Jayne. Elle finira par en apprendre plus sur elle, ses origines, sur cette prophétie dont on lui rebat les oreilles, jusqu’à ce que ce qu’elle redoute le plus se produise, et la conduise à sa perte.

MacKayla est de retour, et malgré ce qu’elle peut dire tout au long du récit, elle n’a pas tant changé que ça. Bien entendu, on est loin de la petite américaine moyenne du début, précieuse et j’en passe, mais dans le caractère, la manière de raisonner est la même. Cela dit, les autres personnages évoluent ; certains qui n’avaient été qu’évoqués se retrouvent à combattre dans la Mac team. J’attends le prochain tome pour voir où tout ça va nous mener.

Bref, vous l’aurez compris, un roman riche en rebondissements. À la fin, on finit par les connaître un peu, mais on continue à lire. C’est ce que je vous disais l’autre fois, ce combat entre Karen et nous pour approfondir un minimum notre analyse des personnages. Visiblement, on l’emporte, parce que pour le coup, le personnage de Barrons se dévoile un peu (bien que je ne sois pas certaine que ça nous éclaire vraiment). Dans tous les cas, l’histoire avance, et parfois, la réalité du Dublin qui est décrite ici est inconcevable (pas au mauvais sens du terme, c’est juste énorme). Bref, il faut que ça continue comme ça. Petite précision, on a juste des envies de meurtre sur la personne de l’auteur, pour sa fin… je vous laisse voir ça (et pas de spoiler sur mon blog !).

Petit plus, on a le glossaire, et un livre de recettes (plus ou moins réalisables) spécial Mac. Et puis, d’après ce que Karen écrit dans son adresse au lecteur, c’est le dernier tome. Ouf, je pense que même si ce tome-ci est excellent, tout ça finira par s’essouffler.

Pour info :
J’ai Lu, 595 pages.

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Allez, un mot du jour un peu engagé (selon moi), et qui me tient à cœur. Je précise que ma super binôme Estelle n’est pas étrangère à la harangue que je vais tenir maintenant puisque c’est avec elle que j’ai mené cette réflexion. Alors je lâche le fauve, et après, libre à vous d’en faire ce que vous jugerez bon. Mais diffusez la bonne parole !

Le mot du jour : livre.

Je vous l’avais dit. La définition fiscale est la suivante : « ensemble imprimé, illustré ou non, publié sous un titre, ayant pour objet la reproduction d’une œuvre de l’esprit d’un ou plusieurs auteurs en vue de l’enseignement, de la diffusion de la pensée et de la culture. » On est d’accord, c’est restrictif, mais ça a le mérite d’être concret. J’ai tenté de creuser un peu, histoire de découvrir dans l’étymologie du mit un sens caché susceptible de remettre de l’ordre dans le bordel ambiant qui règne à l’heure du numérique. Mais rien, liber en latin veut dire livre, écrit. Rien de plus (que je sache). Pour le coup, on en reste à l’objet.
L’erreur que nous avons commise, au cours de l’évolution de notre elle langue française, est de faire l’amalgame du contenu et du contenant, à savoir du texte et de l’objet qui le supporte. C’est ce qu’on appelle une métonymie… c’est comme « boire un verre », alors que concrètement, c’est de l’eau que vous buvez. Bref, pour le coup, on est complètement paumé, et l’innocent « j’ai acheté le dernier livre de Tartempion » au lieu de spécifier le genre (roman, essai, etc.) a conduit à parler aujourd’hui de livre numérique.
Livre numérique. Voilà, c’est la porte ouverte à tout. Parce qu’on parle de livre, on ne se force pas à chercher de vraies solutions et on recycle les vieilles lois, les vieilles idées. Et on n’évolue pas, on fait du sur-place, les contenus ne véhiculent plus rien, ou presque. L’économie même est enrayée. Et on s’embourbe dans des discours aux relents de culture de masse et de mort de la création, ou je ne sais quoi. Un de mes camarades a fait le constat suivant : pour débloquer la situation, il faudrait inventer un vocabulaire propre au numérique. Parce que les mots signifient bien plus qu’on ne le pense ; non contents de donner un sens, ils donnent une existence aux choses.
Il est temps que nous reconnaissions l’existence de cette nouvelle génération d’œuvres. Avec Estelle, nous avons donc lancé un nouveau concept : celui d’ONE (œuvre numérique écrite). Ce n’est qu’un premier pas, mais ça aide à voir plus clair. Ne renions pas le livre, ne l’imposons pas, mais essayons de faire cohabiter ces notions et de comprendre leurs mécanismes indépendamment l’une de l’autre. Et le livre comme le numérique pourront continuer leur bonhomme de chemin.

Le livre n’est pas mort, mais il est possible que nous le tuions si nous ne laissons pas l’évolution faire son travail…

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Et bonjour !

Allez, pause sur le projet éditorial (monter des contrats, c’est pas drôle tous les jours… mais attendez, n’est-ce pas ce à quoi je me destine ?) pour poster un mot sympa. Et que tout le monde connaît. Parce que oui, j’ai eu la remarque l’autre jour d’une personne qui m’a dit « enfin un mot que je connais », tandis que d’autres s’amusent à découvrir ceux qu’ils ne connaissent pas. Chacun son truc et il en faut pour tous les goûts. C’est parti pour un truc pas prise de tête.

Le mot du jour : ébauche/esquisse

J’ai vu ça l’autre jour dans mon cours sur le livre d’art. Mon professeur (un éminent spécialiste sur la question) a ouvert une parenthèse qui serait passée inaperçue pour une oreille désintéressée. Mais voilà, la mienne traîne un peu partout.
Et c’est drôle, parce que c’est une confusion que l’on fait souvent sans s’en rendre compte, alors qu’en fait, il y a une différence fondamentale entre l’ébauche et l’esquisse. La première est un préliminaire à la création d’une œuvre, le premier pas, les premiers coups de crayon, « la première forme d’un objet » (dixit le TLFI). Dans ce cas, l’œuvre n’existe pas encore. L’esquisse, elle, est la reproduction imprécise, imparfaite, grossière peut-être, d’une œuvre préexistante (voire le sommaire d’un ensemble).

C’est drôle, on dit pourtant esquisser un sourire… je laisse la réflexion ouverte, faites-moi rêver… Moi, je retourne à mon ébauche de contrat de traduction.

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Les Guerres du miroir, tome 2 : Le Spectre de la reine (Frank Beddor)

Et voilà la suite du tome 1, sur lequel j’avais déjà posté un article. J’ai mis un bout de temps à le lire celui-là… Pas un soucis de qualité, non. Peut-être parce qu’au bout d’un moment, on aimerait pouvoir tout lire, et que la lecture d’un bouquin freine celle des autres. Alors le bouquin en question devient limite un fardeau qu’on se force à finir… il faut vraiment que je réorganise tout ça !

Couverture : Vance Kovacs (carte: Doug Chiang)

La jeune reine Alyss de Cœur a réussi à rétablir un semblant de paix au Pays des Merveilles. Elle essaie tant bien que mal de remplir son rôle de souveraine et de panser les plaies laissées par le règne de sa tante Redd. Mais elle s’inquiète pour Dodge, toujours rongé par son désir de vengeance envers le Chat, l’assassin de son père. Des complots se montent contre Alyss et il lui est de plus en plus difficile de savoir à qui faire confiance. Quelqu’un tire les ficelles. Redd peut-elle revenir de son grand saut dans l’inconnu ? Si c’est le cas, Alyss peut-elle se permettre de choisir entre l’homme qu’elle aime et l’avenir de son royaume ?

Bon, réduire le bouquin à la simple histoire entre Alyss et Dodge serait un peu simpliste. Mais en vous dévoilant le reste, j’aurais peur de vous en dire trop. Et que dire alors de ce deuxième opus ? Sensiblement la même chose que pour le premier en fait. Le style est toujours très épuré (la preuve, même les personnages les plus importants meurent en 3 lignes). Est-ce bien, est-ce mal ? Je n’en sais rien à vrai dire. On critique les scènes tragiques à n’en plus finir, mais elles manquent un peu quand elles ne sont pas là. Et toujours cette influence du cinéma avec des passages très visuels, et des pages remplies d’onomatopées, un peu trop à mon goût pour cette fois. Cela dit, l’histoire reste bien ficelée, et va, comme toujours, à l’essentiel.

Une critique par contre : le façonnage du livre est (excusez-moi cette expression) merdique. Et le livre est bourré de fautes, typographiques certes, mais des fautes tout de même. Va falloir se reprendre les gars là !

Et pour clore sur une citation que j’ai bien aimée et que j’appliquerais à cette série, je vole les mots de Denis GUIOT, critique littéraire spécialiste de la SF : « Je préfère […] lire trois romans de trois auteurs, de thématiques et  d’univers différents, que le même roman étiré sur trois tomes sans que cela apporte quoi que ce soit de plus. Les trilogies flattent la paresse du lecteur qui relit ainsi la même chose sans même s’en rendre compte ! » Merci M. GUIOT, c’est exactement ce que je voulais dire. D’ailleurs, les serial lecteurs sont à l’honneur au salon du livre de Paris cette année. Voyons ce qu’on nous dira !

Pour info :
Bayard Jeunesse, 359 pages

 

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Fleur de géant (Nicolas Poupon)

Et re-bonjour !

Quand on commence, on ne s’arrête plus. Alors me revoilà, pour poster dans une autre catégorie. Vous n’avez pas pu passer à côté du festival de la bande-dessinée d’Angoulême, on en parle partout. Ma binôme Estelle et moi-même avons décidé, en tant que futures professionnelles du livre, d’aller y jeter un œil. Et nous n’avons pas été déçues ! (En passant, un mot sur les salariés de l’Association, toujours en grève, à qui je confirme tout mon soutien… pour en savoir plus, allez faire un tour du côté de facebook). Bref, comme je vous le disais, on tombe quand même sur des petites perles.

Fleur n’a grandi que de deux centimètres et demi dans toute sa vie. Un jour, agacée d’être observée comme une bizarrerie, elle décide de partir. Elle rencontre Gontran un géant qui ne peut pas lire parce que les livres sont trop petits pour lui. Il lui propose de vivre dans son oreille pour devenir sa souffleuse…

Une magnifique aventure. La rencontre touchante et atypique de deux êtres que tout oppose, mais qui partagent leur amour des histoires. Nicolas Poupon nous dit comment ces histoires que l’on raconte nous aident à construire nos propres histoires et à les raconter.

Et, détail non négligeable, l’auteur est aussi l’illustrateur. Les dessins sont magiques et aussi émouvants que les mots. Moi, j’ai eu droit à ma dédicace. Et vous savez quoi ? C’est la première dédicace de Nicolas Poupon sur Fleur de géant (tiré à 3000 exemplaires, il sortait de chez l’imprimeur). Il a écrit sur son dessin « Pour Tery, la première ! ». Bref, un livre magnifique, une histoire touchante et des illustrations qui n’ont rien à envier aux livres de contes. Bravo.

Pour info :
Éditions Scutella, 58 pages (l’éditeur dit à partir de 3 ans…)

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Allez, pause sur le projet-éditorial-recherche-d’appart’-et-tout-le-reste pour sortir le mot du jour. Comme je vous l’avais dit, nous voilà partis sur le thème des insultes.Vous n’oserez plus insulter personne.

Le mot du jour : stupide.

Voilà un mot que l’on utilise souvent (ou pas, étant donné qu’on a plus tendance, et excusez-moi d’avance, de traiter les gens de connards). Mais savez-vous qu’être stupide, ce n’est peut-être pas si mal que ça ? Ce mot trouve ses origines dans le latin (hé hé) : en effet, stupere signifie « être engourdi, demeurer immobile ». D’ailleurs, il est évident que « stupide » et « stupeur » sont cousins germains ; aussi, être stupide c’est être frappé de stupeur. Donc, dire à quelqu’un qu’il est stupide signifie au sens littéral qu’il est en état de choc. Vous « demeurez stupide » si par exemple votre meilleur ami qui jurait ses grands dieux qu’il n’aurait pas d’enfants vous annonce qu’il va être papa. En plus vulgaire, vous restez sur le cul. Par la suite, ce manque de réaction causé par la surprise (et qui nous donne un air bête, il faut bien le dire) a fait dire des nigauds qu’ils étaient stupides.

Moi j’aime voir le côté poétique du mot, qui ferait de moi une personne stupide, prompte m’émerveiller de tout ce qui m’entoure. Faisons cela…

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Bonjour bonjour !

Pour aujourd’hui, un mot qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps déjà, tiré de mes lectures personnelles, reporté à mon attention par mon professeur de livres d’art ce matin. Alors le voici le voilà. Aujourd’hui, parlons idiotie.

Le mot du jour : idiot.

« Quel idiot ! » vous exclamez-vous lorsque, exaspéré(e), vous dominez de toute votre supériorité intellectuelle votre ami/père/frère (oui, en général, c’est dans ce sens-là, ne m’en veuillez pas messieurs) qui vient de faire l’imbécile (le mot du jour de demain, parce que là aussi, ça mérite une petite explication).
Eh bien, figurez-vous qu’il ne s’agit pas d’une insulte si insultante que ça. Si la définition première du TLFI désigne bien une personne dont les facultés mentales sont diminuées (en le déclinant sur tout un tas de nuances, passant de bête à stupide qu’il faudra que je définisse aussi dans un billet prochain), c’est dans le grec ancien que l’on repêche les origines du mot. Tiens tiens. En grec, ιδιον (idion) signifie propre, particulier. Aussi un idiot est-il celui qui est particulier. L’idiot du village, par exemple, est l’homme qui ne fait comme personne, que l’on ne comprend pas et est mis à l’écart, d’où cette notion péjorative qui colle à la peau de l’idiot. Dommage.
En revanche, on retrouve cette notion de particularité dans le mot idiome, qui est à la base une langue propre à un peuple et, par extension, désigne une expression propre à une langue et intraduisible tel quel. Ou bien une de ses particularité.

On y réfléchira à deux fois avant de reparler d’idiotie.

Tiens, je me lance dans une thématique : les insultes. Vous risquez d’être surpris !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

L’héritage des Darcer (Marie Caillet)

Bonsoir à tous !

En retard, en retard, je n’ai rendez-vous nulle  part… si ce n’est ici, avec ce bouquin et vous, puisque je vous avais promis ce tête-à-tête. Quelle mauvaise entremetteuse je fais ! Bref, nous y voilà !

Illustration : Patrice Garcia

Mydria Siartt est la fille unique de l’une des plus prestigieuses familles d’Édrilion. Son avenir, elle le sait, est tout tracé : elle épousera un jeune homme influent pour arriver un jour, pourquoi pas, à se rapprocher du trône. Ce qu’elle ignore, c’est que dans ses veines coule le sang d’une ancienne lignée de rois, les Darcer, détrônée il y a 200 ans par les ancêtres de l’actuel « usurpateur ». Elle est loin de se douter que son propre ancêtre lui a légué bien plus qu’une légitimité à la couronne : elle est également la dernière héritière du don d’aile et la seule à pouvoir trouver le fabuleux trésor des Darcer. Elle aura beau fuir cette mission dont elle ne veut pas, on n’échappe pas à son destin, surtout lorsqu’on raconte cette histoire de trésor à des bandits de grand chemin.

Une découverte du salon de la littérature jeunesse de Montreuil. Je salue Maëlle et la félicite de m’avoir épinglée, parce que j’avais un budget serré, et je dois avouer que je n’aurais pas porté mon choix sur L’Héritage des Darcer. Mais après un chantage affectif et esthétique plus que honteux, j’ai fini par céder. Et je ne suis pas déçue ! Pas étonnant que les grands noms comme Anne Roubillard aient choisi Marie Caillet, jeune auteure de 18 ans dont c’est le premier roman, pour faire son entrée dans le merveilleux monde de l’édition fantasy. Marie a su mener son histoire du début jusqu’à la fin, sans y paraître, discrète marionnettiste derrière l’épopée qu’elle a conduite comme un chef. Un périple pendant lequel on aime à marcher aux côtés des protagonistes, une histoire d’amour juste comme il faut et une héroïne qui n’est pas hors du commun, mais que l’on prend comme elle est. Bref, une équipe de bras cassés bien attachante somme toute, et un vrai moment de détente le soir, dans mon dodo.

Il faut juste laisser le temps au bois vert de mûrir un peu, et tout sera parfait. Et ce n’est que le premier tome, Marie m’a dit…

Pour info :
Michel Lafon, 415 pages.

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Bonjour à tous !

Tout d’abord, bonne année ! Voilà un bout de temps  que je n’étais pas venue poster ici. Je ne vous sortirai pas les excuses habituelles, c’est de ma faute, mea culpa… Mais ne nous étendons pas. Pour bien commencer l’année, l’origine d’un mot que nous connaissons tous, mais dont nous ignorons bien souvent le sens réel (puisqu’il est aujourd’hui employé à d’autres fins) :

Le mot du jour : péripatéticien.

Oui, j’ai bien mis le mot au masculin. Et parce que, sans mauvais jeu de mot, il faut bien appeler un chien un chien, et une pute une pute, ce n’est pas de cette dernière qu’il s’agit. Le mot péripatéticienne pour désigner une prostituée n’est apparu qu’en 1860, ne me demandez pas comment ni pourquoi.
Toujours est-il que nous nous retrouvons aujourd’hui avec ce mot, qui en fait, à la base, désigne les adeptes de la philosophie d’Aristote. Bon, on aurait pu faire simple et parler d’aristotélicien (ce qu’on a fait aussi). Alors pourquoi aller se creuser la tête ? Eh bien parce qu’Aristote philosophait en arpentant le rue du Lycée à Athènes (d’où le nom de nos lycées à nous), et qu’en grec, περιπατειν (peripatein) signifie « marcher autour ». Autrement dit, déambuler. Dans un sens plus large, on appelle ainsi les personnes qui aiment déambuler en échangeant des propos intellectuels…

Sans préciser, mesdames, ce que signifie « intellectuels », dont je pense que nous pouvons dire que, même lorsque nous philosophons entre les allées des magasins pendant les soldes sur la hausse des prix du marché vestimentaire, nous sommes, dans le meilleur sens que peut avoir ce terme, des péripatéticiennes.

Petite remarque : encore un mot plus dégradant au féminin qu’au masculin (cf. bougre).