Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour

Allez, parce qu’aujourd’hui le programme est chargé, un mot tout court, tout pas compliqué, soufflé par ma copine Charlotte. Et un mot du jour, un !

Le mot du jour : esperluette (ou esperluète).

Non, ce n’est pas un petit oiseau. Je suppose que vous connaissez tous l’émission de Valérie Damido, D&co. Bien, comment l’épelez-vous ? Facile ? Je vous écoute. D, d’accord. Mais ensuite ? « Petit symbole « et » » n’est pas une lettre. On fait moins les malins ! Ce petit zigouigoui s’appelle une perluète, aussi connue sous le nom d’esperluette.
Mais d’où vient ce mot bizarre ? Eh bien à la base, il s’agit d’une abréviation de l’expression latine et cætera, que l’on traduit aujourd’hui par etc. Alors, pourquoi c’est tout tortillé ? Explication :

Source : Wikipedia

L’explication de ce mot (je suis toute excitée rien que de vous la donner), merci Wikipedia : esperluette = es per lo « et » (en Occitan)= vaut (ou est mis) pour le « et ». Ce symbole s’appelle aussi ampersand (version plus internationale) : ampersand = and-per-se-and = et qui par lui-même (se = lui-même en latin) est un et.
Que de petits noms pour ce gribouilli que l’on surnomme aussi « et commercial », parce qu’il est l’un des seuls caractères à avoir la même signification dans toutes les langues, et qu’il est donc très utilisé en communication, notamment dans la publicité.

Magique ! Alors, comment épelle-t-on D&co ?

 

Pour aller plus loin, un document très intéressant : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1992_num_92_1_3684

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Mon mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Ou devrais-je dire « amoureux », parce qu’aujourd’hui, niaiserie, papouilles et petits cœurs sont de mise. Faites taire les cyniques et aigris de la vie qui vous disent que « la Saint-Valentin, c’est commercial ». Mpf, n’importe quoi, déjà. Personne ne vous met le couteau sous la gorge pour offrir un parfum qu’elle/il ne portera pas à votre dulciné(e). Idem pour le resto. Je tiens à dire que la Saint-Valentin existait bien avant que Coca ne donne naissance à son barbu rouge de Père-Noël, et pourtant, je sais de source sure que vous passez les fêtes de fin d’année à déchirer des paquets au pied du sapin. Bien, laissez-nous donc, papillons amoureux, virevoleter à notre guise. Parce que même les célibataires ont le droit d’avoir un cœur débordant d’amour, et de distribuer dans le métro des sourires pleins de paillettes !

Bref, mon mot du jour donc. Enfin, « mon »… non, « son » serait plus juste puisque notre génie aujourd’hui n’est autre que mon très cher ami Sylvain (qui en plus a eu le bon goût de faire coller sa trouvaille avec cette période de béatitude). Il faut croire que le Pont des Arts inspire…

Pourquoi le Pont des Arts ? Eh bien parce que nous nous y sommes promenés samedi et avons photographié pleeeeeeeein de cadenas gravés / gribouillés au nom des amoureux qui ont voulu laisser un petit morceau de leur histoir sur ce pont. Et que, si on est attentif, on se rend compte qu’au bout du pont, on trouve une forte concentration de cadenas comportant trois noms. Loin de moi l’idée de me faire des idées, mais peut-être que c’est le coin des couples à trois ? Des couples à trois ? Ca ne veut rien dire. Alors, Sylvain a eu l’idée d’un raccourci qui coupe court à toute périphrase (comprenez expression détournée d’une longueur douteuse). Donc :

Mon mot du jour : trouple.

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Le mot du jour

Et bonjour chers lecteurs compulsifs de blogs inutiles !

Quel froid ! Polaire, sibérien ai-je entendu à la radio… et pour cause, cette vague de froid nous vient tout droit de ces coins du monde. Mais je ne suis pas là pour vous parler météo (quoi que, savez-vous qu’on passe une portion méga importante de sa vie à parler du temps… on comble les blancs quoi). Que disais-je ? Ah, oui, le mot du jour !

Le mot du jour : Apocoloquintose.

Deux raisons à ce mot diabolique. La première : la nostalgie. Nous cultivions des coloquintes (légumes de la famille des Cucurbitacées, comme les courges, les citrouilles, les potirons, etc.) avec mon maître en CE2.
La seconde raison : je suis une incorrigible fleur bleue, qui lit encore en ce moment même un roman jeunesse à base de Cendrillon. Alors, quel rapport entre Cendrillon et les courges ? Je vois votre sourire poindre d’ici. Rien à voir avec la blondeur de ses cheveux (d’ailleurs, est-il mentionné quelque part dans le compte original que Cendrillon était une blonde ? Merci Disney). Ah, je vois que la lumière se fait dans votre tête : en effet, l’apocoloquitose désigne la transformation… en citrouille ! Une citrouillification, quoi. Bon, d’accord, dans le conte, c’est la citrouille qui se transforme, mais peu importe. Le préfixe apo- désigne ici (parce que ce n’est pas toujours le cas) une notion d’aboutissement, donc ce qui devient une citrouille.

Le terme est apparu après la publication vers 54 ap. J-C (enfin, après la mort de l’empereur Claude) de l’œuvre du philosophe latin Sénèque, L’Apocoloquintose ou la Transformation de l’empereur Claude en citrouille. La citrouille n’ayant été importée en Europe qu’après la découverte de l’Amérique, Wikipédia explique qu’il est très probable que Sénèque ait, en fait, fait référence à la gourde (qui est aussi un légume de la famille des Cucurbitacées, pas votre sœur/femme/copine). Peu importe, la connotation négative est là. Sénèque a inventé le terme d’apocoloquintose en référence au terme apothéose (déification, souvenez-vous que theos=dieu en grec).

Pfiou, c’est dense tout ça… mais qu’est-ce que je m’éclate !

PS : pour votre information, et juste histoire de frimer, l’orignie grecque est , colocynthis en clair, qui désigne UN coloquinte, une sorte de concombre. L’orthographe devrait être colocynthe.

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Le mot du jour

Et que ça fait longtemps ! Le mot du jour était passé à la trappe, tombé dans le trou creusé par la pile de livres dont je devais vous parler… Mais le rôvoilà !

Le mot du jour : onychophagie.

Je m’apprête à parler de vous qui êtes en train de pianoter de vos doigts sans ongles sur votre clavier. Vous les grands stressés, peut être un peu masos sur les bords (parce que – Diantre ! – on en arrive parfois au sang), toi, maman,… et moi. Nous sommes des milliers, que dis-je, des millions à cultiver cette mauvaise habitude qui fait naître dans les yeux de notre voisin de table, de notre compagnon, de nos amis, ce regard exaspéré. Et qui fait fleurir sur leurs lèvres cette remarque si familière : « arrête de te ronger les ongles ! » Parce que, oui, si vous êtes adeptes de l’onychophagie, c’est ce que vous faites probablement pendant que vous lisez ce billet.

Chers amis onychophages, je vous laisse avec cette révélation, et m’en vais me remettre au travail. Tiens, me ferais bien une french moi ce soir…

Publié dans Bouquinade, Roman

Un jour, mon prince (Shaïne Cassim)

Une lecture personnelle, qui a une histoire un peu particulière sur laquelle je ne m’attarderai pas. Mais sachez que tout est parti de l’auteur. Pour le coup, être curieux a du bon, on se rend compte qu’on peut aussi faire des découvertes sympathiques par soi-même.

Crédits couverture : © Grasset-Jeunesse

Charlotte, dite « Charlot », est-elle folle ? On la retrouve un jour à délirer sur le chemin de la gare, alors qu’elle devait aller chercher du pain. Non, elle n’est pas folle. Le monde est simplement trop beau pour elle. Ses émotions sont exacerbées, elle est sans arrêt à fleur de peau. Mais elle l’explique très bien elle-même, elle raconte le centre, le petit frère qu’elle a adopté, ce voisin pour qui elle pourrait se damner, le docteur aux méthodes étrangement humaines. Avec ses mots, elle nous dit son monde. De la folie ? Peut-être…

Je me suis d’abord dit : mon Dieu, mais qu’est-ce que c’est ? De quoi parle-t-elle ? Je ne suis pas très calée en pathologies psychologiques, alors je n’ai pas cherché à savoir de quoi il s’agissait, s’il y avait un sens caché. J’ai simplement essayé de me laisser porter, de voir les choses à travers les yeux de Charlotte, de faire avec elle ce chemin vers le monde, et vers ce qu’elle veut vraiment, de mettre en place avec elle ce filtre à émotions qui lui permet de rendre le monde supportable. Alors j’ai été touchée.

Réfléchissez si vous le voulez, tentez de trouver la métaphore, de décrypter le combat, de comprendre le pourquoi du comment. Mais sachez que vous pouvez aussi laisser Charlotte vous parler.

Pour info :
Grasset-Jeunesse, collection Lampe de poche, 119 pages

Publié dans BD, Bouquinade

Elza : C’est encore loin l’amour ? (Didier Lévy, Catherine Meurisse)

Un autre conseil de mon amie-libraire experte s/ jeunesse, j’ai nommé Charlotte. Un coup de cœur à elle, qu’elle a gentiment accepté de partager avec moi. Elle est adorable que même… Je fais passer !

Crédits couverture : ill. de Catherine Meurisse © Sarbacane

Elza a 14 ans et une répartie à toute épreuve. Éperdument amoureuse de Darius Mirouflet, le beau gosse du collège, elle n’en garde pas moins un sacré caractère, évitant soigneusement de trop suivre les conseils de sa sulfureuse amie Molly Molotov. Quant à Robert-Louis, amoureux transi, n’a pas l’air d’être si découragé par l’indifférence d’Elza…

Des minis planches, des répliques qui fusent, des noms à coucher dehors qui nous font hurler de rire, sans compter le flegme typique des ados d’aujourd’hui, voila un bouquin qui a tout pour plaire. Elza a une façon bien à elle d’être féminine, elle observe de ses yeux de jeune fille le comportement des adultes, essayant tant bien que mal de les mimer, glissant de ci, de là quelques remarques bien senties sur sa « situation de femme ».

Les dessins sont géniaux, les micro scénarios mordants. J’ai adoré. Bizarre, je pense même y avoir reconnu ma frangine de 12 ans… voyons ce que donnera la confrontation quand elle l’aura lu. Mais vous, n’attendez pas !

Pour info :
Éditions Sarbacane, 56 pages (et c’est un petit forat ! 230 x 115 mm)

Publié dans Bouquinade, Roman

Mister Pip (Lloyd Jones)

Un conseil de ma consœur et grande copine Maëlle, avec qui j’adore parler bouquin (vous savez, le genre de personnes dont vous savez qu’elle vous fera découvrir des petites perles dont vous n’auriez jamais entendu parler, ou que vous ne seriez pas allé chercher par vous-même). Merci donc ! C’est à mon tour maintenant.

Crédits couverture : © Petra Borner    pour Michel Lafon

1991. Matilda est une jeune fille qui vit sur une île du Pacifique. Sa peau est noire, elle vit dans une case avec sa mère, et son père les a quittées pour aller travailler à la mine. 1870 environ. Pip est un jeune orphelin, il vit en Angleterre et gravit peu à peu les échelons de la société, oublie son passé pour se construire un futur meilleur. Matilda est réelle. Pip est le personnage d’un roman de Dickens. Mais lorsque Bel Oeil – le seul (et étrange) blanc du village – les introduit l’un à l’autre, Matilda reconnaît en Pip ses propres espoirs, ses craintes, et ses rêves. Grâce à lui, qu’elle considère comme son ami, Matilda réussit à s’évader de la réalité qui est la sienne – la guerre civile, le sadisme et la cruauté des soldats et des rebelles, les massacres perpétrés par soif de pouvoir -, à quitter son île, mais aussi (et c’est peut-être le plus compliqué) à y revenir.

Il est certaines personnes pour qui les livres sont une porte ouverte sur le monde, un moyen de pénétrer dans un autre univers, de sortir du quotidien, voire de l’oublier. Certaines personnes pour qui le livre devient un ami. Matilda est de ceux-là. Dans le monde de Pip, elle ose espérer un autre avenir, elle comprend ce qui la retient à sa terre, mais aussi ce qui pourrait la pousser à partir. Le livre est un refuge, un guide, et avant tout, il existe en dehors de son enveloppe de papier (tiens tiens, un petit échos aux débats quotidien, si on creuse…).

Une histoire magnifique, qui en dit long sur la nature humaine, qui nous pousse à nous demander : « et moi, j’aurais fait quoi ». Mais aussi le livre où un livre tient l’un des rôles principaux. À découvrir, et pourquoi pas à relire, afin de capter chaque nuance que l’auteur a peint dans son ouvrage.

Pour info :
Michel Lafon, 257 pages

Publié dans Bouquinade, Utopie / Dystopie

Le combat d’hiver (Jean-Claude Mourlevat)

Amis du jour, bonjour !

Bien, avant de terminer la fournée de bouquins que je suis en train de lire, et d’accumuler encore plus de retard que je n’en ai déjà, je poste ce billet-ci, ça sera déjà ça. Sur conseil de mes super collègues, je me suis dit qu’il était peut être temps que je lise ce Mourlevat (après La Rivière à l’envers et Terrienne). Et je n’ai pas été déçue.

Crédits couverture : Henri Galeron pour Gallimard Jeunesse

Milena et Hélène, et Milos et Bartolomeus vivent enfermés dans leur orphelinat, les garçons avec les garçons, les filles avec les filles. Le règlement y est strict, et les punitions retombent, non pas sur le coupable, mais sur un innocent désigné au hasard. C’est de cette prison que vont s’échapper les quatre adolescents, après avoir découvert la véritable identité de leurs parents. Entre course poursuite, et course à la survie, des montagnes enneigées aux rues pavées de la capitale, ils reprennent plus ou moins malgré eux le combat qu’avaient commencé leurs parents des années auparavant. Un combat pour la liberté.

Palpitant. C’est le premier mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on ferme ce livre. Un besoin de liberté, de grand air, une envie de justice. Et, pour faire monter la pâte, une romance – non, deux ! Et avec ça, l’espoir d’une vie meilleure, le combat dont on ne connait pas l’issue, mais pour lequel on sait qu’on donnera sa vie. Et cette question aussi : que ferait-on si on nous laissait le choix entre notre vie et celle d’un inconnu ? Si c’était lui ou nous ? Resterions-nous humains ou deviendrions-nous des bêtes sauvages, emplis de haine ?

L’histoire fait intelligemment écho aux conflits qui ont marqué le début du XXe siècle. Elle n’est pas datée, peut-être pour la simple et bonne raison que cette réflexion est universelle. Peut-être y comprenons-nous également la futilité de ces détails qui allument les mèches de guerres si meurtières. En tout cas, on ne ressort pas indemne de cette aventure-ci. Et puis, il s’agit de Jean-Claude Mourlevat, l’architecte par excellence de ces récits qui nous parlent, qui nous remuent et ouvrent nos yeux. À lire absolument !

Pour info :
Gallimard Jeunesse, Grand format littérature, 330 pages

Publié dans Le mot du jour

Le mot du jour !

Amis du week-end, bonsoir.

Allez, je vous repêche en cette fin de soirée pour un mot sympa. Je vais vous parler de moi pour changer. Il se trouve que je fais des collections bizarres. Mon ami Harold dit que ça vient d’un retour au stade anal du développement sexuel (par extrapolation, le besoin de tout garder, n’allez pas vous imaginer des trucs salaces). Il est psy pour faire court. Mais ça explique des tas de choses ! Voici donc le mot du jour.

Le mot du jour : cochliophilie.

Avez-vous donc deviné ce que je collectionne (entre autres, si je vous disais tout, je pense que vous auriez peur) ? Les petites cuillères simplement. Vient du latin cochlear, qui veut dire cuillère, et du suffixe grec -philie, qui veut dire amateur de.

Si vous aussi, vous faites des collections bizarres, ma collègue Nolwenn a trouvé cette page, il se peut que vous en appreniez plus sur vous !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_collections_par_ordre_alphab%C3%A9tique

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Le mot du jour

Amis du jour, bonjour !

Un mot sympa pour ce matin, qui reflète parfaitement la grisaille parisienne du moment (dont je ne cesse de vous rebattre les oreilles, j’en suis consciente). Âmes sensible ou sortant tout juste de table, s’abstenir.

Le mot du jour : vomitoire.

Avertissement : ne cherchez aucune subtilité dans le choix de ce mot. Aujourd’hui, je ne sortirai pas de mon chapeau-dico un mot dont un sens courant dissimulerait une nuance quelconque, redéfinissant complètement l’utilisation que vous en faites (car je suis sure qu’en lecteurs assidus, vous vous appliquez à tenir compte de ces nuances après être passés par ici). Bref, comme je le disais, il ne s’agit pas ici de la jouer subtile.
Un vomitoire, en premier lieu, c’est comme son nom l’indique plus ou moins un récipient distribué dans les transports (en particulier avion, train et bus), dans lequel se soulagent les passagers souffrant de mal des transports. Jusque là, rien d’anormal.
Puis par extension, le vomitoire en est venu à désigner les larges issues des lieux publics « par où s’écoule la foule », précise le Petit onomastion. J’ai pensé à ce mot ce matin, lorsqu’en empruntant le vomitoire de la gare Saint-Lazare, je me suis retrouvée enlacée par une foule d’anonymes, avançant plus lentement qu’une tortue bloquée à un feu rouge, se balançant d’un pied sur l’autre pour se donner l’illusion d’avancer, et pataugeant dans le papier détrempé et grisâtre que sont devenus les quotidiens gratuits abandonnés à leur sort sur la chaussée innondée.
Enfin, et cette dernière définition me plaît assez, un vomitoire désigne un journal sans information de qualité, qui se cantonne à l’expression d’opinions partisanes. Autant dire 90% de la presse française. Suis-je donc injuste envers notre chère presse française, qui mâche et remâche les infos, et n’a de cesse de la transformer en une bouillie prédigérée dont on nous arrose à longueur de journée, pleine d’antivomitifs pour nous faire digérer la merde dans laquelle on patauge à la sortie des vomitoires de la gare Saint-Lazare (entre autres) ! Des infos McDo quoi.

Bref, sur cette note optimiste, j’espère que vous terminez tranquillement vos achats de Noël. Gare aux vomitoires des grands centres commerciaux, en cette semaine pré-Noël…