Publié dans Madame Je-Sais-Tout, Sors ta science

Sors ta science #4

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, c’est vendredi, et vendredi, c’est le week-end demain. Donc je vais laisser les autres bosser à ma place.

Avec Chéri, nous sommes allés il y a quelques temps voir l’Exoconférence, le spectacle d’Alexandre Astier (oui oui, le gars de Kaamelott). Et je suis restée bluffée devant la prestation de ce gars, Bruce. Franchement, je vous laisse regarder la vidéo, parce qu’il l’explique beaucoup mieux que moi (et la captation est à Clermont… yeah !)

Alors si vous voulez savoir quel est le point commun entre une fusée et le cul d’un cheval, entre vous et un poisson, je vous laisse avec lui.

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : salope

Amis du jour, bonjour !

Je me permets un peu de familiarité, on se connaît maintenant. Le mot du jour vient d’une réflexion personnelle… après tout, pourquoi un gros mot est-il insultant ? Qu’est-ce qu’il a ce mot qui fait qu’on ne peut pas le prononcer sans déclancher moult sifflements réprobateurs et autres gros yeux. Du coup…

Le mot du jour : salope.

Le mot salope désigne à la base une femme ou une enfant très sale. « Cette enfant est bien salope » pouvait-on entendre dans la bouche de nos ancêtres. Ce mot a ensuite dérivé vers le sens que nous lui connaissons : une femme à la vie malpropre (il est souvent question de mœurs légères).

Le TLFI émet une supposition sur les origines de ce mot (et je dis : pourquoi pas). Je ne sais pas si elle est exacte, mais je la trouve sympa : il serait composé du mot sale, logique, de huppe, le nom d’un oiseau connu pour être très sale. D’où l’expression, maintenant oubliée : sale comme une huppe, transformée par abus de langage en sale comme une hope puis en salope.

Info rigolotte, une certaine catégorie de bateaux à fond amovible transportant des produits de dragage et de curage porte le nom de Marie-Salope (celui qui drague toutes les saletés).

Une bonne chose de faite !

 

Publié dans Albums, Bouquinade

Bon anniversaire princesse (Chamo)

Amis du jour, bonjour !

Le redoux gagne nos plaines auvergnates, et les prochains jours s’annoncent pluvieux. Alors j’ai décidé de ressortir un petit truc de derrière les fagots comme on dit chez nous. Un truc bien coloré et tellement sucré que même sans soleil, vous ne pourrez pas vous sentir déprimés.

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Sarakontkoi ?
Il était une fois, dans un royaume, une princesse qui fêtait son anniversaire. Sauf que la princesse n’est ni belle ni gentille et que le royaume est loin d’être merveilleux…

Tenpenskoi ?
Grâce à un ingénieux jeu de flip-flap, Chamo nous propose de découvrir un royaume cracra, loin des sucres d’orge et des petites princesses trop mignonnes. Soulevez les images et les mots, et découvrez quelles facéties se cachent derrière. La princesse chauve au gâteau de boue, tout y passe. Le dessin est juste parfait, coloré à souhait, et très explicite. On y parle caca et gros mots. Mais on peut aussi choisir de lire l’histoire toute belle…

Un moyen très drôle de détourner une histoire, pour les tous petits, mais je me suis régalée. Seul bémol : les flip-flaps sont un peu fragiles, à manipuler avec précaution donc.

Pour info :
Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, livre cartonné, 14 pages, 15,25€

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #7

Amis du jour, bonjour !

Une petite pensée bien sympa, attribuée (à tort) à Oscar Wilde (pour ceux qui lisent l’anglais, explications ici, pour les autres, on en discutera). Mais ça ne la rend pas moins vraie, et moins sympa :

« Sois toi-même, les autres sont déjà pris ».

Les mots de Wilde étaient les suivants : « La plupart des gens sont quelqu’un d’autre. Leurs pensées sont les opinions des autres, leurs vies sont des mimes, leurs passions un rôle. »

Regarder à droite et à gauche, c’est bien pour traverser la route, pas pour vivre. Acceptons ce que nous sommes et accordons-nous le droit d’être différents ou pas, heureux ou tristes, drôles ou sérieux… ou un peu tout à la fois. Il n’est pas bon de s’imposer un rôle parce que c’est ce qu’on veut être.

Bonne journée à tous !

Publié dans Highway to FIV

C’est quand qu’on arrive ?

Salut les loulous !

Avançons dans l’aventure PMA. Pour toi, ça commence quand tu vois qu’au bout de 3 mois ça marche pas. Si t’es pas enceinte dans la minute, c’est qu’il y a souci. Dans ta tête, tu le sais.

Du coup, chaque fois, tu as envie de faire comme les gamins à l’arrière de la voiture sur le (long) trajet des vacances : c’est quand qu’on arriiiiiiiiiive ? (ou sa variante, tout aussi agréable : on est presque arrivés ?)

Mais ton gynéco, lui, il y va prudemment. Après le Papilloma, il a fallu attendre de voir si on avait bien tout enlevé. Donc, tu attends entre 8 mois et 1 an. OK. Tu vas donc le voir un an après. Tout va bien. Mais j’ai toujours pas de bébé Docteur, en fait. Ok, qu’à cela ne tienne, autant que tu aies payé ta consultation pour autre chose que ce foutu frottis vaginal.

Heureusement, Docteur prend les devants et prescrit à Monsieur un RDV chez ce connard son collègue urologue, ainsi qu’un spermogramme, histoire de voir si tout va bien chez Chéri. Et puis toi, tu écopes d’une courbe de température sur 3 mois. Traduction : tous les matins, au réveil, tu te glisses un thermomètre dans l’anus avant même de poser le pied par terre (important !) pour vérifier que tu ovules bien quand il faut. Pendant 3 cycles (environ 3 mois). Heureusement, Chéri et moi sommes au-delà de toute gêne, et surtout, nous avons une énorme complicité, et plus aucune gêne. Il me file donc un coup de main. Et tous les matins commence une nouvelle routine : Chéri voit mes fesses avant de voir ma tête.

Moi, je le vois que la courbe est pas concluante. Pas de pic de température à l’ovulation…

Et puis, y’a le spermogramme de Chéri. Si vous n’en avez jamais fait, laissez-moi vous dépeindre le tableau. Tu attends, dans une salle d’attente, qu’on vienne te chercher. Tu sais pas, toi, si tu dois accompagner Chéri… Mais quand l’infirmier vient, Chéri se tourne vers moi avec ce regard « me laisse pas s’il te plaît » et demande à l’infirmer si je peux venir. L’infirmier, il est surpris, mais pourquoi pas.

T’arrives dans une salle avec un lit une place recouvert de draps jetables, un lavabo et une tablette. Sur la tablette, une éprouvette chelou, du Dakin et un coton. Sur les murs blancs, de jolis posters de nanas en sous-vêtements (rien de vulgaire hein). L’infirmier t’explique tout ce qu’il faut faire, dans l’ordre :

1/ Fermer la porte à clef
2/ Se laver les mains
3/ Nettoyer le gland et la verge avec le Dakin (de quoi faire ricaner toute une classe de 5e en cours de SVT, hein, Gaëlle)
4/ Tout balancer dans l’éprouvette, sans toucher l’intérieur avec le gland ou les doigts
5/ Sonner 2 fois quand on a fini

Il ajoute : « vous avez des magazines sur la table de chevet si vous le souhaitez » en lançant un regard chelou à Madame, qui a bien écouté toutes les consignes… et se rend compte qu’elle aura pas le droit de toucher… et donc qu’elle sert à rien ! L’infirmier part. Je regarde Chéri. Il me regarde. On explose de rire. Qu’est-ce que tu veux faire d’autre ? La situation est tellement… incongrue ! Je lui dis : « tu as besoin que je me trémousse devant toi, ou on fait comment ? »

Bref, on fait ce qui doit être fait. Tout ça pour vous dire, Mesdames, que vous pouvez soutenir votre époux depuis la salle d’attente, c’est cool aussi. Mais au moins, on s’est payé une bonne tranche de rire.

On a moins ri en recevant les résultats. Tératospermie. Mais bordel, ça veut dire quoi ? On m’envoie des foutus papiers avec des mots que je comprends pas ! Le patient ne devrait jamais être seul face à ce genre de résultats. Parce qu’il ne les comprend pas. J’ai fait ce qu’il ne faut surtout pas faire dans ce cas : demander à Google.

La tératospermie, c’est quand il y a dans le sperme moins de 4% de spermatozoïdes avec une forme typique (c’est quoi une forme atypique, et ça implique quoi ?). Chéri, il en a 2%. Mais 2% sur des centaines de milliers, ça devrait marcher non ? Aujourd’hui encore, personne n’a le même son de cloche : c’est moyen mais pas alarmant / c’est pas bon du tout. Toi t’es là, et tu hoches la tête, en te demandant si quelqu’un connaît vraiment la réponse.

Et ce n’est que le début…

Publié dans Highway to FIV

On connaît tous quelqu’un qui…

Salut les Loulous !

Pour le billet d’aujourd’hui, on arrête les ouin-ouins ! Je tiens d’avance à m’excuser pour tous les adorables zouzous qui se reconnaîtront… ce n’est pas méchant, mais il faut que ça sorte !
PS : je vous aime, que vous attendiez un bébé ou non 🙂

Des couples qui pédalent dans la semoule pour pondre un marmot, y’en a probablement dans votre entourage. Il n’est pas forcément question d’endométriose. Parfois, il s’agit simplement de difficultés… physiologiques dirons-nous.

Et là, on a droit à 3 types de réactions, auxquelles notre malheureux couple répond par un hochement de tête poli.

1/ Arrête d’y penser, ça viendra tout seul.
2/ Je connais un couple qui a eu les mêmes problèmes que toi, et ils ont réussi.
3/ Mais c’est pas que tout le monde est enceinte, c’est que tu y fais plus attention maintenant !

Alors là, laissez-moi vous répondre :

1/ J’essaie d’éviter d’être vulgaire mais… TA GUEULE ! C’est tout ce qu’on a envie de vous dire ! T’as faim, tu penses qu’à ça ? Ca te démange, tu penses à quoi ? À ça ! Alors me dis pas d’arrêter d’y penser, bordel de merde.

2/ Arrête de me parler des autres couples ! La plupart du temps, c’est des conneries, tu connais personne, t’as vu ça dans Baby Boom un dimanche quand tu zappais en pyjama dans ton canap’ ! Et pour les autres, ça marche toujours ! Bah moi, je connais des gens pour qui ça marche pas.

3/ NON, je n’ai pas l’IMPRESSION de voir des femmes enceintes partout quand j’apprends minimum 2 grossesses par mois. C’est un FAIT. Les copines de mon âge veulent elles aussi des gamins, c’est normal !

Je n’ai pas de réponse idéale à vous proposer. Mais petit conseil : au lieu de nous sortir ces clichés, posez des questions sur nos médecins, sur nos examens, posez les questions que vous vous posez vraiment, comme « est-ce qu’il y a vraiment des DVD pornos quand tu vas faire un spermogramme ? ». Et si vous êtes gênés, alors ne dites rien.

Sur ce les loulous, je vous fais des poutous !

 

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : Doxa

Amis du jour, bonjour !

Hier, Chéri m’envoie un SMS en milieu de matinée : « Nouveau mot que je viens d’apprendre… roulement de tambours ! DOXA ! »
Bon, visiblement, il était vraiment satisfait de l’avoir retenu. Mais, ayant appris le grec ancien, vous pensez bien que ça me disait quelque chose. Alors, tout de même, et parce que c’est un mot qui gagne à être connu, je vous propose de nous y attarder aujourd’hui.

Le mot du jour : doxa.

Pour commencer, vous connaissez des mots composés du suffixe -doxe. Paradoxe, orthdoxe, toussa toussa…
Doxa est l’exacte retranscription du mot grec dont il est tiré, qui veut dire « opinion ». La doxa est « l’ensemble des opinions couramment admises, des croyances largement partagées, des savoirs informels diffusés au sein d’une communauté socio-historique et culturelle donnée » (pour ceux que ça intéresse, développement un peu complexe ici).
En gros, les opinions largement partagées fondées sur leur seule diffusion.

Ainsi, les orthodoxes sont ceux qui pensent avoir la bonne doctrine religieuse (ortho- = droit), un paradoxe est une chose qui contredit l’opinion commune, etc.

Vous pouvez donc dès à présent vous amuser à le placer, vous verrez, on peut crâner… 😉

 

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

L’épouvanteur (Joseph Delaney)

Amis lecteurs, bonjour !

Aujourd’hui, une lecture qui nous a bien occupés l’année passée, Chéri et moi, puisqu’il s’agit d’une série de 13 romans (pour la série principale). Laissez-moi vous raconter les circonstances de l’achat du premier tome. Nous étions, Chéri, mes amis Aurel, Maëlle, Romain et moi-même dans une librairie plutôt branchée litté de l’imaginaire. Imaginez, 2 éditrices (+ moi) dans une librairie… Maëlle s’est avérée curieuse de lire des grands classiques SF. Aurélia flânait… quant à moi, pour la première fois de ma vie, je n’avais envie de rien. Le vide. Et pour moi, ne pas avoir envie de livre, c’est douloureux. C’est alors que j’ai vu la jolie couverture en haut d’un rayon jeunesse. J’avais entendu parler du bouquin mais je ne l’avais jamais lu. Aurélia en était choquée : « quoi ? mais c’est un classique ! » m’a-t-elle gentiment morigénée. Alors du coup, je me suis lancée. Et j’avais 13 tomes devant moi !

Je ne fais donc qu’un billet pour toute la saga, parce que la commencer, c’est ne pas la lâcher…

epouvanteur

Sarakontkoi ?
Il y a longtemps, en Angleterre. Depuis toujours, Thomas Ward voit en entend des choses que le commun des mortels ne voit et n’entend pas. C’est normal, il est le septième fils d’un septième fils. C’est pourquoi, lorsqu’il atteint l’âge de 13 ans, sa mère l’envoie faire son apprentissage avec le célèbre épouvanteur John Gregory. Avec lui, il apprendra à détruire les créatures féroces et cruelles qui hantent nos cauchemars. Thomas l’ignore, mais sa vie est liée au destin du Malin.

Tenpenskoi ?
Les 13 tomes s’enchaînent à une vitesse irréelle. Thomas apprend, grandit, fait une confiance aveugle à son maître puis questionne ses décisions. Et il combat, sans jamais abandonner, même lorsque la situation paraît désespérée. Accompagné de sa fidèle amie Alice, une sorcière, il n’a de cesse de déjouer les plans du Malin, pour accomplir son destin.

Si la majorité des tomes empruntent la voie de Tom à travers son journal d’Épouvanteur, trois d’entre eux changent de point de vue pour suivre les aventures de personnages secondaires : Le Pacte de Sliter, Grimalkin et l’Épouvanteur et Alice et l’Épouvanteur. Le tout est très dynamique et j’avoue que les premiers tomes m’ont foutu une petite flipette quand même (de l’épouvante pour les enfants, c’est pas bien méchant, et celle-ci est intelligemment écrite). Donc pour les moins trouillards, on commence vers 10 ans, pour les autres, on attend 12-13 ans…

Pour info, le film Le septième fils, tiré des bouquins, est nullissime ! Pas abouti, aucun respect des personnages, de leurs relations, d’une lenteur à faire peur et bourré de clichés. On dirait un Eragon du pauvre, ça fait peur. Dommage, le casting était sympa.

Pour info :
Tome 1 : L’Apprenti Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 290 pages, 7,90€
Tome 2 : La Malédiction de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 368 pages, 7,90€
Tome 3 : Le Secret de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 371 pages, 14,90€
Tome 4 : Le Combat de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 406 pages, 14,90€
Tome 5 : L’Erreur de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 393 pages, 14,90€
Tome 6 : Le Sacrifice de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 322 pages, 14,90€
Tome 7 : Le Cauchemar de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 350 pages, 14,90€
Tome 8 : Grimalkin et l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 320 pages, 14,90€
Tome 9 : Le Sang de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 330 pages, 14,90€
Tome 10 : Le Pacte de Sliter, Bayard Jeunesse, 308 pages, 14,90€
Tome 11 : Le Combat de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 406 pages, 14,90€
Tome 12 : Alice et l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 329 pages, 14,90€
Tome 13 : La Revanche de l’Épouvanteur, Bayard Jeunesse, 352 pages, 14,90€

Publié dans Highway to FIV

Il était une fois…

Il était une fois, une gamine. La gamine jamais malade, le genre qui se pète jamais une jambe, robuste. Le seul truc qui chiait dans la colle, c’était ses oreilles. Des otites à répétitions. Le cauchemar de sa mère ces foutues otites. Mais à part ça, rien.

La gamine a grandi. À 16 ans, elle avait déjà un rêve. Non, plus qu’un rêve, une certitude. Elle devait être maman. Loin des « gna gna gna… la société… gna gna gna… les femmes se sentent obligées… » Non, elle sentait, jusqu’au plus profond de ses tripes, qu’elle était faite pour avoir des enfants. Oh, pas qu’elle les élèverait mieux, ou qu’elle serait une meilleure maman ! Non, c’était comme ça. Son corps était fait pour enfanter : bassin large, hanches porte-bébé, et par-dessus tout, il le lui disait ce corps.

Appelez ça l’instinct, je m’en fiche. Certains sont faits pour danser, chanter, façonner le bois, enseigner. Bah elle, elle était faite pour ça, entre autres.

Elle avait une confiance absolue en son corps. Pas qu’elle l’aimait ou le trouvait beau. Juste, il ne s’était jamais cassé. Jamais de médocs. La douleur, mpf, c’est pour les chochottes et tout le reste.

Et puis un jour… au détour d’un frottis chez le gynéco, c’est le drame. Quelque chose ne va pas. Des cellules malpighiennes atypiques. On en apprend des mots, quand on est malade… des mots qui veulent rien dire. Second frottis de contrôle qui confirme. Et BAM, on vous envoie vers un spécialiste. Biopsie. Aïe. Elle est pas chochotte la gamine, mais quand même, aïe ! Et elle est cassée. C’est là que tout est parti en eau de boudin.

On lui demande : « le papillomavirus, vous savez ce que c’est » ? Elle répond « oui ». On prononce les mots « état précancéreux » et « pris juste à temps ». « Conisation » aussi. « Pas de gros risques bla bla bla grossesse futures » (grand sourire et poignée de main rassurante). « Peut-être fausse couche, éventuellement cerclage, bla bla bla, accouchement préma. »

Ce corps qui l’a portée si loin, il l’a lâchée. Il tombe malade sans le lui dire. Tout seul, comme un sournois. Et il contamine Chéri. Pourriture de corps. Chéri doit faire des biopsies, des examens. Mais il comprend. Il vous aime. Et il ne dit rien. Mais il est là, toujours. Et il fait des vaccins expérimentaux. Ca a l’air de marcher… et puis, y’a des gens qui connaissent des choses bien pires, hein. Les guerres, les vrais cancers.

Opération. Arrivée à 11h. Je plaisante avec les infirmières, avec les infirmiers, avec le docteur. Tout ça cul nu. On prend l’habitude. Opération. Départ à 16h. C’était le 23 décembre 2015. J’ai pas eu trop mal. Joyeux noël.

Promis, la suite est plus drôle.

Publié dans Highway to FIV

Là où tout commence…

Salut les loulous !

Certains d’entre vous auront peut-être remarqué l’apparition d’une nouvelle catégorie : Highway to FIV. Parce que, aujourd’hui, Chéri et moi avons pris une décision (enfin, j’ai demandé la permission de Chéri pour faire ce que je m’apprête à faire).

Nous avons découvert il y a à peu près un an que nous aurions du mal à concevoir un enfant. Ca ne vient pas de lui, ça ne vient pas de moi, ça vient de nous. Nous deux. Parfois, quand ça veut pas…

Alors, après avoir maudit le monde entier, pleuré, patienté, piqué des crises de nerf, de panique, de jalousie, bref, après être passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, j’ai décidé de parler de ça.

Parce que ça a un effet appaisant. Parce que je ne veux plus lâcher de bombes en plein milieu d’une conversation. Et parce que peut-être que vous aussi, vous faites face à cette situation.

Attention, je ne suis ni médecin, ni psy. Je parle d’expérience, de faits. Rien de tout ceci ne sera rationnel. Je vous parlerai de moments gênants, douloureux, mais surtout, je vous parlerai d’une aventure !

Mon cas n’est qu’un cas parmi des milliers. Alors peut-être que vous vous y reconnaîtrez, et peut-être que non. Dans tous les cas, je vous demande de la bienveillance. Et si ce que vous lisez ne vous plaît pas, alors ne lisez pas.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le nom de la catégorie, le chemin de la FIV n’a rien d’une autoroute. C’est plutôt les routes escarpées de la vallée de Millau avant la construction du viaduc en pleine période estivale. C’est long, on peste, on a chaud, on trépigne, mais on chante à tue-tête, on pique-nique avec la famille de la voiture de devant et surtout, on garde en tête les jolies images de nos vacances.

À bientôt les loulous !