Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : apocryphe

Amis du jour, re-bonjour !

Oui, le blog s’auto-alimente, et il suffit d’un mot croisé au détour d’un article pour que PAF, ça fait des Chocapics ! Et on pond un mot du jour.

Celui-ci, vous l’avez lu dans l’article précédent. Sans détour, voici donc…

Le mot du jour : apocryphe.

Si vous avez lu la dernière Pensée qui panse (#11), peut-être aurez-vous à peu près saisi le sens de ce terme. Le sens premier se rapporte à la religion. Toutes les écritures dont l’Église ne reconnaissait pas l’origine divine étaient des écritures dites apocryphes (des Évenagiles non vérifiées, etc.). Des fausses.

Par extension, apocryphe désigne aujourd’hui un faux, non authentique ou non vérifié.

Un exemple de citation apocryphe est la citation d’Oscar Wilde dont je vous parlais dans ce billet. Dans sa globalité, lorsque vous prêtez à une personne des mots qui ne sont pas les siens, on parlera de citations apocryphes (c’est souvent le cas sur les jolis mugs ou les GIFs qui circulent sur Internet).

Pour ma part, je vous en donne une sympa : Les réseaux sociaux sont la mort de l’interaction humaine. (Napoléon)

 

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #11

Amis du jour, bonjour !

J’écoute beaucoup. Je réponds souvent. Parfois je me tais (mais rarement, hein !) Et je ne suis pas toujours d’accord avec ce que j’entends. Dans ces moments, je me dis « on ne peut pas laisser dire ça ! » parce que ça va à l’encontre de la Morale, du bon sens, peu importe. Et ensuite, je réfléchis. Interdire à quelqu’un d’exprimer sa pensée, même cruelle, raciste, machiste et j’en passe, n’est-ce pas une dictature de la pensée ? Nous avons lu suffisamment de dystopies pour comprendre le danger d’interdire un discours, même pour le bien de tous.

Alors, aujourd’hui, je m’appuie sur la philosophie de Voltaire (à travers les mots de Evelyn Beatrice Hall, auteure anglaise) qui la retranscrit ainsi :

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire« 

NB : on attribue à tort la citation à Voltaire lui-même, mais il s’agit d’une citation apocryphe (et BIM, un mot du jour pour le billet suivant !). Je vous conseille de vous reporter à ce court article sur le site Projet Voltaire (et de parcourir le site, tant qu’à faire, c’est super sympa !)

Publié dans Highway to FIV

Endo… quoi ?

Salut les loulous !

Comme je vous le disais, aujourd’hui est la journée de la femme. C’est cool une femme… ça fabrique des bébés, ça fabrique du lait (oui, il y avait des façons plus jolies de dire ça), ça a un corps tout magique fabriqué à base de caoutchouc…

Mais parfois, ça a un corps qui déconne grave. Vous vous souvenez la gamine jamais malade, qui faisait à son corps une confiance aveugle ? Bon, y’a eu le HPV, c’était pas cool. La confiance est rompue. Et se sentir trahie par son corps, c’est compliqué à surmonter. C’est comme être trompé par son mec. On s’en remet jamais vraiment.

Chéri et moi avions donc le nom de notre sauveur : un éminent professeur au CHU, spécialiste de la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Je me plaignais de petites douleurs très localisées au bas ventre lorsque je restais trop debout (enfin, me plaindre… disons que j’en prenais note). Personne n’a jamais pris la peine de relever ces petites alertes (médecin, gynéco). Là, le gars m’écoute (même s’il n’en a pas l’air, parce qu’il a la tête du type le plus blasé du monde). Et il me baragouine un truc que j’ai du mal à comprendre (je sais pas, y’a que Chéri qui pige ce qu’il raconte). En gros, on va faire une écho.

Il voit rien, mais soupçonne une endométriose pariétale, au vu des symptômes. Une endo… quoi ? Mais Docteur, ça n’arrive qu’aux autres ! Verdict : je dois impérativement l’appeler et prendre RDV dès que je ressens ladite douleur. Ce que je fais. Je me retrouve le lendemain de mon appel, à 8h à l’hosto pour un exam. Pour le coup, il a réagi très vite. Et là, je vais vous raconter l’une des expériences les plus gênantes de ma vie. Aujourd’hui, j’en ris. Sur le coup, beaucoup moins.

J’avais dû prendre un de ces RDV « publics » => accueillant des internes en plus du Doc. Nous voici donc dans la petite salle d’écho, je veux que Chéri soit là, parce qu’à chaque fois qu’on nous annonce des mauvaises nouvelles, mon cerveau se met en OFF et je comprends plus rien. Je glousse. C’est nerveux.

J’entre donc dans cette petite pièce sombre, meublée seulement d’un bureau et de cette espèce de siège de gynéco avec les étriers. Deux internes dans le bureau, Chéri, et moi ; le Professeur n’est pas encore là.
« Déshabillez-vous » me dit l’interne.
« On n’attend pas le Docteur ? » je demande.
« Non, ça sera fait. »

Ni une ni deux, je tombe le bas. J’ai l’habitude maintenant. Le Doc entre. Me serre la main. Je suis cul nu. Devant lui, deux internes et mon époux. Ils ont gagné, quoi, 3 secondes ? J’aurais pu garder ce qu’il me restait de dignité, accueillir mon médecin les fesses couvertes. Mais non.

Et, le comble, je m’assieds sur le siège, les pieds dans les étriers et le même interne me dit « je vous donne une feuille d’essuie-tout pour vous couvrir un peu ». Ceux qui me connaissent connaissent la taille de mon postérieur. Une feuille de sopalin pour me couvrir ? Le comble de la connerie. J’AI PAS BESOIN DE ME COUVRIR, TU VIENS DE ME FAIRE MONTRER MON CUL À LA TERRE ENTIÈRE… teubé.

Dernière bonne nouvelle : c’est bien une endométriose. Va falloir opérer. Je me rhabille. On me donne un papier, allez au bureau des infirmières toussa toussa. On vous rappelle dès qu’on a une place pour l’opération.

Mon corps est un fourbe. Je pourrais choper la gastro, la grippe, comme les gens normaux. Non, une endométriose, c’est tellement plus… subtile.

Pour expliquer rapidement ce qu’est l’endométriose, jetez un œil à cet article, sympa en plus d’être clair.

Être une femme, c’est cool. Mais parfois, ça pue.

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #10

Amis du jour, bonjour !

En ce jour de la Femme, j’aimerais vous parler… d’un homme. Et puisqu’il est ma pensée agréable, je la partage avec vous.

Cet homme, c’est pas le genre à se mettre en avant. C’est pas le genre à se revendiquer féministe. Pas le genre macho non plus.

Pas le genre à me jeter mes règles à la figure chaque fois que je m’énerve. Toujours opé pour jouer les chevaliers servants (sans s’en rendre compte, je pense), porter les charges de plus de 500g (genre mon sac à main). Le genre à regarder une comédie romantique sans broncher, à se taper l’intégrale de High School Musical du début à la fin. À déménager et aménager une pièce 20 fois sans se plaindre de la charge de travail. Celui qui peint et ponce dans le noir pour finir ma bibliothèque.

Celui qui ramasse tout ce que je jette par terre quand je suis énervée, sans jamais rien me reprocher.

Mais surtout celui qui me tend le rouleau quand il s’agit de peindre le salon, qui me laisse faire les bandes du placo parce qu’il sait qu’il est nul. Qui fait la vaisselle, la cuisine, pendant que je bricole. Qui se sent suffisamment homme pour ne pas jouer les hommes. Qui se repose sur moi autant que je me repose sur lui. Qui me laisse être une femme comme j’ai envie de l’être, féminine avec un peu de laisser aller des fois, impulsive, parfois drôle, parfois moins, la poitrine ouverte sur un cœur qui bat trop fort.

Parce qu’être une femme n’est pas être un homme avec une paire de seins, mais être ce que l’on veut être quand on a envie de l’être, avec ceux qui nous laissent libres.

Parce que tu es l’Homme de ta Femme et que je suis la Femme de mon Homme.

Ainsi, pour illustrer cet équilibre qui nous caractérise, je terminerai mon billet sur les sages mots de Camus (in Les Justes) :

« Ne marche pas devant moi, je ne suivrai peut-être pas. Ne marche pas derrière moi, je ne te guiderai peut-être pas. Marche juste à côté de moi et sois mon ami. »

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : hystérie

Amis du jour, bonjour !

Je me penche aujourd’hui sur un mot souvent mal utilisé, ou mal compris, qui éveille en moi comme un sentiment de malaise. Parce le terme en question se fonde sur des études psychologiques et médicales, mais touche les femmes, et soulève chez moi des questions sur les hommes qui ont publié ces études et la véracité de toute cette histoire.

Le mot du jour : hystérie.

Hystérie vient du mot grec ustrera (ὐστέρα) qui veut dire matrice, et dans notre cas désigne l’utérus. L’hystérie — et je prends des pincettes dans ma définition — est une névrose qui touche surtout les femmes (et vue l’étymologie, je dirais exclusivement les femmes), causant paranoïa et crises émotionelles entre autres, allant parfois jusqu’aux symptômes physiques de contracture, anesthésie, cessité, paralysie, etc.

Là où ce mot m’intéresse, c’est que la définition et les symptômes sont le résultats de recherches masculines, qui tentent d’expliquer les élans de « folie » des femmes par une sexualité enfantine forcée (traduisez la pédophilie), une sexualité trop développée, etc.

Personnellement, je n’y connais rien, mais deux choses me gênent dans ces raisonnements :
– les « crises » (de colère, de chagrin) des femmes seraient dues à leur condition physiologique de femme ;
– aucune femme n’est citée dans les études qui ont été faites.

Je vous donne mon avis. Je suis loin des ouin-ouins je suis une pauvre femme, mais ne pensez-vous pas que la bienséance a toujours imposé aux femmes le silence, la retenue, la discrétion, et leur a enlevé les plaisirs du sexe libéré, de la gourmandise, et j’en passe ? Et tout ça refoulé, ça gangraine et ça rend fou. Ne pensez-vous pas que laisser un être humain s’exprimer pourrait éviter ce genre de transports passionnés, messieurs les Freud et autres docteurs ? Ou peut-être préférez-vous croire que la femme est une machine qui débloque…

En tout cas, tout garder à l’intérieur ce n’est jamais bon. Et encore aujourd’hui, la colère des femmes fait rire les hommes, et engendre les réactions que nous connaissons (les « mais t’as tes règles » et autres conneries). Je vous propose de jeter un oeil sur la petite BD d’Emma (qui a également fait l’excellente BD sur la charge mentale).

A méditer. En attendant, un film sympa et drôle sur le sujet : Oh ! My God. C’est un peu romancé, mais ça ouvre le débat.

 

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #9

Amis du jour, bonjour !

Ce matin, pas de grande réflexion, mais une petite vidéo dont j’ai entendu parler sur France Bleue en rentrant du boulot. Et je me suis dit qu’en voyant ça, vous ne pourriez pas vous empêcher de sourire, et peut-être de vous dire que si nous avons ces petits tracas, c’est que, quand même, on est heureux, non ?

Publié dans La pensée qui panse, Madame Je-Sais-Tout

La pensée qui panse #8

Amis du jour, rebonjour !

Je profite des quelques rayons de soleil pré-printanniers pour infuser dans votre journée une sympatique réflexion du philosophe français Henri Bergson. Personnellement, je connais assez peu, mais ses réflexions semblant fort positives, je sens que je vais me pencher sur son œuvre.

« L’homme devrait mettre autant d’ardeur à simplifier sa vie qu’il en met à la compliquer. »

Et sur ce point, je suis assez d’accord avec lui. Et je ne parle pas de simplifier le quotidien par de nouveaux super-gadgets mais plutôt de simplifier nos raisonnements, peut-être d’aller à l’essentiel dans notre manière de penser… à méditer.

Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : Agréger

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, un petit truc sympa entendu en formation. Ce fameux mot figurait dans le diapo projeté devant nous, mais avait été remplacé parce que notre formatrice ne l’avait pas compris (je ne la blâme pas, c’est justement pour réparer ce tort que je publie ce billet).

Le mot du jour : agréger.

Et là, vous vous dites : agréger, comme dans  « je vais agréger tes souffrances » ? Mais nooon, répondra votre voisin, ça c’est aBRÉger ! Effectivement. Alors, agréger ? Comme agrégation ? Oui, un peu.

Il faut remonter aux origines latines du mot, grex : le troupeau. L’instict grégaire des humains qui se baladent en troupeaux, toussa toussa (et ça fait un nouveau mot : grégaire), et celui du troupeau de moutons de Panurge. Agréger, c’est le fait de rassembler, de réunir sans forme distincte, donc de former un troupeau 🙂

De là, vous avez désagréger, le fait de séparer (les particules, un parti, etc.). Et vous pouvez décliner le concept ! Essayez, ça donne un air docte dans les conversations politiques / culturelles / économiques… et ça fait bien devant le chef !

Synonymes : agglutiner, jumeler, intégrer, rassembler.

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Neverwhere (Neil Gaiman)

Amis du jour, bonjour !

Pour changer un peu, un roman terminé samedi, gagné lors d’un sympatique concours J’ai Lu. Je dois dire que je lis peu de Gaiman, même si je m’emploie à réparer cette méprise (j’en ai quelques autres qui attendent). J’avais déjà lu L’Étrange Vie de Nobody Owens et Stardust en jeunesse, et encore une fois, je dois dire que ce monsieur est… déroutant.

neverwhere

Sarakontkoi ?
Richard Mayhew a une vie on ne peut plus ordinaire, sans histoires. Il est même très effacé face à une fiancée directive. Un soir, alors qu’ils se rendent au restaurant, Richard aperçoit sur le trottoir une jeune fille gravement blessée. N’écoutant que son instinct et contre l’avis de Jessica, il porte secours à la jeune fille. Il apprend qu’elle est une habitante de la Londres d’En Bas, que sa famille a été massacrée et qu’elle est elle-même pourchassée. Commence alors une éprouvante course poursuite pour découvrir qui a tué la Famille de Porte et rendre à Richard la vie tranquille qu’il a quittée.

Tenpenskoi ?
Je me rends compte que mon résumé est un peu pauvre. Mais résumer un livre de Neil Gaiman n’est jamais facile. Parce qu’il va au-delà du texte et au-delà du livre. Il est une caméra qui nous montre, sous différents points de vue qui finissent par se recouper, les aventures de Porte et de Richard. D’ailleurs, le roman est à la base une série écrite par Neil Gaiman, qui a décidé de développer certains points qu’il avait dû laisser de côté dans le bouquin. Personnellement, je suis curieuse de voir la série en question.

Je vous disais plus haut que le roman était déroutant. Je ne me l’explique pas, mais lorsque je lis du Gaiman, je n’ai aucun repère. C’est comme s’il créait ses univers à partir du néans, que ses personnages avançaient seuls. Les personnages, parlons-en. Il sont hauts en couleur et je dois le dire assez hors du commun. Une jeune fille nomée Porte qui peut ouvrir n’importe quelle porte, une autre qui parle aux rats, un bandit-dandy qui se fait appeler Marquis de Carabas… Le concept de double ville (En Haut et En Bas) est surprenant, et nous fais ramper dans des tunnels secrets, des égouts, et des endroits dont on n’est pas certains qu’ils aient une réelle existance. Donc, pas de point de comparaison. L’aventure n’en reste pas moins haletante, très bien écrite. Quelques couaks de traduction pour cette version-ci, mais rien de bien méchant.

Pour info :
Poche : éditions J’ai Lu, collection Science-Fiction, 380 pages, 7,80€
Grand Format : Au Diable Vauvert, collection Jeunesse, 493 pages, 20€

Publié dans Highway to FIV

Docteur Zizi

Salut les loulous !

Je reprends là où je vous avais laissés : nous avions reçu les mauvais résultats du spermogramme de Chéri, et ma courbe de température montrait que mes ovaires étaient un peu fainéants.

Les examens ne s’arrêtent pas là. Il y a les habituelles prises de sang dont la moitié ne sont pas prises en charge, pour une obscure raison, impossibles à faire sur moi de surcroit parce mes foutues micro-veines roulent et qu’il faut une aiguille spéciale bébé et qu’en sortant, je ressemble à une toxico qui a pris 15 doses dans chaque bras.

Non, il y a aussi ce qu’on appelle l’hystérosalpingographie. Ca, c’est une autre paire de manches. En gros, on veut vérifier que ni ton col ni tes trompes ne sont bouchés. Alors, on va cathétériser ton col, y injecter un produit de contraste et faire une sorte de radio.

Sauf que faire sortir quelque chose de ton utérus, passe encore. Mais le faire entrer… La petite dame s’y est reprise à 5 fois (sachant que plus de la moitié des nénettes tombent dans les vapes de douleur au bout de la première fois). Toi, 5 fois. Bon, t’as mal quoi. Mais tu supportes. Trois fois sans dilater le col, pour qu’on te dise que ça passera peut-être mieux si on dilate. Alors elle dilate. Deux fois. Ca fait toujours aussi mal, mais rien ne rentre. Bon, le col est bouché. Elle te lâche ça, et elle sort. Et la petite infirmière entre dans la pièce, le regard empli de pitié, te dit de te rhabiller (oui, parce que le doc a quitté la pièce en te laissant cul nu avec tes douleurs) et d’attendre tes résultats dans la salle d’attente.

Pas d’explication, tu as un papier, tu essaies de demander ce que tu dois faire avec, si c’est toi qui rappelles ton médecin, si c’est lui qui te rappellera, si on lui transmet les résultats. Personne n’a la réponse visiblement. Là, je vous conseille de prendre votre c** à poignée et d’appeler votre gynéco 2-3 jours après, le temps qu’il reçoive le tout.

Après ça, Chéri a réussi à avoir un RDV avec un urologue, qui « lira mieux les résultats du spermogramme ». Trois mois pour avoir un RDV, pour qu’on se pointe chez ce connard l’urologue. Il s’assied derrière son bureau, totalement nonchalant, pour nous demander ce qu’on fait là. Bon, ok, il peut pas tout savoir. On lui explique. Et clairement, il nous prend pour des cons. Il croit à peine à la transmission du HPV de la femme à l’homme, se demande pourquoi on a essayé un traimtement expérimental, et en plus, il ne connaît même pas « le confrère » qui nous a suivis (sous-entendu : vous avez pris un Doc pouce levé, au rabais)… pour nous dire qu’il ne peut rien pour nous et qu’il ne voit limite pas pourquoi on vient le voir.

Heureusement, on a le serpmogramme de Chéri sur nous. Mince, on a oublié la spermoculture. Ah bah là, il peut encore moins pour nous. Et à chaque question que je pose sur son rôle dans la PMA, il me répond « c’est pas mon problème ça, je suis pas votre gynéco ». Ok, mais il y a des façons de le dire. « Au pire je suis là pour opérer Monsieur si besoin », c’est tout ce qu’il sait dire. Bon, histoire de, il fout Chéri cul nu et regarde. Il voit pas grand chose. Et prescrit un nouveau spermogramme. En précisant : « je sais que c’est pas très agréable ». Et là, je sais pas, un truc nerveux, je ris. Docteur Zizi lève un sourcil. « Bah, y’a plus désagréable que de se branler quand même », je répond cruement, juste pour le choquer, j’avoue… et j’ajoute : « l’hystérosalpingo, ça, c’est douloureux ». Et le gars, le regard fuyant, genre « mais qu’est-ce qu’elle raconte cette pauvre fille » répond : « bof, quand c’est bien fait… »

Je pense que Chéri a vu que je montais en pression. Gentiment, il a écouté Docteur Zizi nous donner d’autres RDV, d’autres examens. En sortant, on s’est promis de faire les examens, mais surtout de ne pas retourner voir ce gars.

Et c’est avec l’hystérosalpingo, la courbe de température et le nouveau spermo de Chéri qu’on va voir le gynéco. Le couperet tombe : aucun de ces examens n’est concluant, ce n’est plus de son ressort. Maintenant, ce sera son collègue spécialiste de la PMA au CHU qui s’occupera de nous. Nous sommes en route pour la FIV, et ce n’est qu’un début. Il aura fallu 1 an, une floppée d’exams plus ou moins douloureux, de culs nus et de crises de colère, mais ça y est, on a un nom…