Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Sombre Solstice : duologie (Lizzie Felton / Johanna Marines)

Amis du jour, bonjour !

J’ai eu la chance l’an dernier de découvrir, grâce à la journée de présentation de l’éditeur, le premier tome de cette duologie. Les deux autrices, présentes lors de l’événement, avaient tellement éveillé ma curiosité que je me suis laissé tenter. Naturellement, il a bien fallu enchaîner sur le tome 2…

Le Pitch :
Dans les années 70, quatre jeunes décident de partir randonner dans le Vermont. Ils tombent sur un lac qui ne figure sur aucune carte et décident d’y établir leur camp. Sur l’autre berge du lac, un village semble abandonné. Très vite, la bande se rend compte que ses habitants sont en fait tous réfugiés dans la chapelle pour prier. En pleine nuit, alors qu’une étrange cloche sonne sept coups, des milliers de phalènes s’envolent de la surface du lac et foncent sur le village…

Mon avis :
On ne va pas se mentir, ça partait très bien ! Dans le genre paumé, ambiance de totale isolation (pas de portable, pas de GPS), comportement étrange d’habitants étranges, eau du lac salé, je me suis dit « ouat ze feuk » ! J’aurais pu être happée, alors quoi ?

L’ambiance poisseuse est super bien travaillée, on a le frisson : ces milliers d’yeux sur des ailes de papillons affolés qui observent, les bêtes de la forêt… Et doit-on rappeler la population chelou d’un village perdu dans les bois ? En soi, rien que l’histoire du village m’aurait suffit. Mais il fallait des témoins extérieurs qui se posent les questions que nous, lecteurs, nous posons. Et c’est là que ça se complique. Je n’ai pas du tout accroché aux adolescents qui constitue notre groupe de randonneurs. T’en as un qui a l’air d’avoir vécu un drame qu’on ne nomme pas de tout le tome 1 et, bon, j’ai peut-être un cœur de glace, mais même un deuil ne vaut pas tout ce tintouin ! Dis-le dès le départ quoi ! T’en as une autre, elle est là juste pour faire beau et elle s’intègre à peine, ça en est gênant. Je n’ai aimé ni leur façon de s’exprimer, ados ou pas, ni leurs réactions. C’est LE genre de personnage que tu as envie d’engueuler dans un film d’horreur. Bref, ça partait mal de leur côté.

En revanche, j’ai eu une sorte de fascination morbide pour le mystérieux village. C’est lugubre, cracra, leur histoire, elle se tient ! Bon, la conclusion est peut-être tirée par les cheveux, mais niveau frissons, on y est. C’est donc une lecture très mitigée pour moi. Je ne les déconseillerai pas, mais l’impression qui m’en reste, c’est un très bon premier jet, dont certains éléments auraient mérité un éclaircissement. Ou alors, il aurait peut-être moins fallu tirer sur la corde, pour que je ne m’attende pas à des révélations de fou. Très beau travail de fabrication sur les jaspages et les couvertures, sur lesquels je n’ai absolument rien à redire, si ce n’est que tout passait sur un roman… pour le reste, c’est à vous de vous faire votre propre opinion.

Pour info :
éditions Slalom, 2025
Le Lac tempête, 272 pages
Le Village-du-dessous, 304 pages

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