Publié dans BD, Bouquinade

Polina (Bastien Vives)

Amis du jour, bonjour !

Je ne m’arrête pas en si bon chemin, parce que je vais vous causer d’une BD de Bastien Vives. Je tiens cependant à mettre les choses au clair (je crois qu’on appelle ça un disclaimer dans le jargon) : Bastien Vives est au cœur d’un scandale sur les réseaux sociaux, et il n’est pas question ici de démentir ni de soutenir qui ou quoi que ce soit. Il s’agit d’un livre que j’ai lu, et que je vais vous présenter. Merci.

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Sarakontkoi ?
Polina est toute jeune lorsqu’elle intègre une prestigieuse école de danse classique en Russie. Son professeur, qui déplore sa raideur, décèle pourtant en elle un vrai talent. Au fur et à mesure de sa progression, et de son parcours, ce sont les écoles de la rigueur et de l’émotion qui vont se vouer un combat féroce pour les talents de la belle. Un plongeon sur les parquets des salles de classe et les coulisses de ces créatures qui nous font rêver.

Tenpenskoi ?
C’est intéressant de connaître les dessous de ce milieu très particulier qu’est la danse. On saute d’événement en événement, pour suivre la montée de l’étoile Polina. L’affection et l’admiration qu’elle porte à un professeur qui pourtant se montre d’une odieuse sévérité me rappelle un peu l’admiration que j’avais pour les profs que mes camarades aimaient le moins (parce qu’ils les craignaient). C’est un cheminement, une résilience face aux épreuves émotionnelles, physiques, aux déconvenues professionnelles. J’aime bien Polina.

C’est compliqué à expliquer. Bastien Vives fait partie de ces illustrateurs dont les œuvres me déchirent. Sur certaines vignettes, je me dis « ouah la vache, en 2 traits, il dépeint une telle grâce », tandis que sur quelques autres, je me dit « pouah, le trait est grossier et un peu dégueu quand même, il s’est pas fait chier ». Ici, il n’a pas travaillé sur le détail, mais sur une espèce d’impression de légèreté. Du trait, des ombres, et un certain minimalisme. J’oscille entre le « ouah » et le « il se fout de moi, à ce prix-la ». Et c’est peut-être tout le talent de Bastien Vives.

Pour info :
éditions Casterman, 210 pages, 20 €

 

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