Publié dans Le mot du jour, Madame Je-Sais-Tout

Le mot du jour : Synesthésie

Amis du jour, bonjour !

Ce midi, j’écoutais mes collègues échanger sur une émission (e=m6, pour votre info) diffusée hier soir. Visiblement, il était question des réflexes et gestes inconscients que nous avons / faisons lorsque nous sommes concentrés (notamment, mesdames, les grimaces que vous faites lorsque vous vous maquillez, si si).

Et ma collègue me dit : « ça a un nom… sy… sy… sy-quelque-chose ». « Synesthésie ? » je lui réponds. « Oui ! ça doit être ça ! » s’exclame-t-elle, enthousiaste (vous avez vu, je raconte bien les histoires, pas vrai ?). Et comme on me tannait pour savoir si j’allais pondre un Mot du Jour, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée. Du coup…

Le mot du jour : synesthésie.

Alors, keskecé ce truc ? Le Trésor de la Langue Française Informatisé (ou TLFI, l’un des meilleurs dicos du monde) la définit ainsi : Trouble de la perception sensorielle dans lequel une sensation normale s’accompagne automatiquement d’une sensation complémentaire simultanée dans une région du corps différente de celle où se produit l’excitation ou dans un domaine sensoriel différent.

Donc, qu’est-ce que ça implique ? Prenons un exemple. Parfois, lorsque vous entendez un son particulier, systématiquement et inconsciemment, votre cerveau lui attribue une couleur. Pour moi, un son aigü sera plutôt rouge, un son grave, plutôt bleu. Attention, la synesthésie n’est pas systématique chez tout le monde.

Je vous renvoie sur l’article de Mademoiselle Cup Of Tea, qui illustre de manière assez drôle le phénomène.

Et ne perdons pas une occasion de citer Rimbaud et son poème Voyelles qui commence ainsi : « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, / Je dirai quelque jour vos naissances latentes […] »

Finalement, je ne sais même pas si c’est vraiment le mot que nous cherchions, mais ça me permet de sortir ma science (merci les cours de français au lycée). 😉

Publié dans Albums, Bouquinade

Rose à petits pois (Amélie Callot / Geneviève Godbout)

Amis du jour, bonjour !

Aujourd’hui, on est lundi, ce qui veut dire que, comme moi, vous sortez probablement de votre week-end en vous étirant longuement et en pestant contre ces semaines si bien rythmées. Ou pas. Et puis, les giboulées de mars nous font entendre les colères d’un hiver malheureux de devoir nous quitter bientôt.

Alors on met son bel imperméable multicolore et on prend son mal en patience. Perso, mon petit biscuit de la semaine, c’est notre bibliothèque, qui est prête à accueillir nos livres (!), lesquels attendaient sagement depuis plus de 2 ans dans leurs cartons que nous terminions les travaux. Et elle est belle cette bibli… mon rêve qui devient réalité ! Du coup, je partage avec vous un peu de mon soleil, avec cette petite chose que j’ai retrouvée en ouvrant les cartons.

rose_a_pois
Sarakontkoi ?
Adèle est un rayon de soleil pour tout le village. Elle y tient un café, où se retrouvent les habitués. Ce café, c’est une bouffée de bonne humeur. Mais lorsqu’il pleut, Adèle ne vit plus. Elle ne rit plus. Elle n’ouvre même pas le café. Non, elle reste sous sa couette, déprimée. Un jour, elle trouve devant sa porte des bottes, un imperméable et un parapluie roses. Commence alors une découverte de sa campagne sous la pluie, et une enquête pour découvrir qui lui a offert cet étrange présent…
Tenpenskoi ?
Sincèrement, avant même d’avoir lu cet album, je savais que je l’aimerais. En me rendant avec Chéri sur le salon de Montreuil, je savais que je devais rencontrer l’auteur. Ce que nous avons fait. Comment exprimer ce que l’on peut ressentir à cette lecture sans tomber dans les lieux communs ?

Le dessin au crayon de couleur est d’une fraîcheur et d’une tendresse inouies. Et le texte est extraordinaire. C’est un délice d’entendre tomber la pluie, de sentir l’odeur d’herbe mouillée. C’est un concentré d’optimisme et de poésie, et vous n’aurez qu’une envie : enfiler votre plus bel imper et vos bottes de pluie pour une promenade dans les champs !

Je partage avec vous l’article de L’Étagère du bas, qui exprime tout à fait l’émerveillement que l’on peut ressentir à la lecture de cet album.
Pour info :
éditions La Pastèque, 80 pages, 19€ (même si vous ne l’achetez pas, empruntez-le à la médiathèque)