Et c’est parti pour un second round !
On change de registre avec cette fois une bande-dessinée, un petit coup de cœur perso, et une bouffée d’air frais : le tome 1 du Viandier de Polpette : L’ail des ours.
L’auberge du Coq Vert est un endroit paisible où clients et personnel vivent ensemble dans une parfaite harmonie. Polpette, le cuisinier, Alméria, l’employée survoltée et sa bande de furets, Fausto, le délicat propriétaire des lieux, ont construit leur petit paradis. Mais le jour où Fausto apprend que son père, qu’il n’a pas vu depuis plus de 10 ans (et qui n’a jamais eu, soyons honnêtes, de geste paternel après la mort de sa mère), vient lui rendre visite, c’est la panique. Et il ne vient pas seul : il est accompagné de ses cousins, des brutes épaisses que Fausto n’aime pas du tout. Un complot est sur le point d’être déjoué, dans la bonne humeur du Coq Vert…
Quel titre étrange me direz-vous. Certes. Mais le bouquin est truffé de recettes illustrées de coktails, de sandwichs parfumés, de plats simples au final. On parle donc ici de viandier comme on parlerait d’un herbier. Et ces petites touches gourmandes qui ponctuent l’histoire nous mettent l’eau à la bouche, et font de cette lecture oisive un plaisir des sens dans sa plus grande exhaustivité. On y reconnaît bien entendu le trait gracieux et léger de Julien Neel, le papa de Lou (oui, la petite Lou de la BD), qui fait de ce petit coin de paradis, et de cette histoire qui comme ça n’a l’air de rien, un délice. Bref, à lire !
Pour info :
Gallimard, collection Hors Série BD, 140 pages
